C’est lundi, que lisez-vous ? #154

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Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Qui a été repris par Le blog de Galleane 

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

Ce que je lis:

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Ma prochaine lecture :

j’en ai aucune idée… 

Et vous, que lisez-vous ??

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Dans ma boîte aux lettres…#101

 

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Voici les livres reçus chaque semaine dans ma boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Passons aux acquisitions papier de cette semaine :

 Et vous quelles acquisitions cette semaine ?

La chronique du roman « Archer’s voice » de Mia Sheridan

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Bree Prescott a choisi la petite ville de Pelion pour trouver la paix qu’elle recherche désespérément. Après avoir vécu un épisode traumatisant dans sa ville natale, plier bagage avec sa chienne, et ce jusqu’à nouvel ordre, lui paraissait le meilleur moyen de prendre un nouveau départ. A peine installée dans sa maison près du lac, elle croise Archer Hale, un homme solitaire et mystérieux, qui cache au fond de lui une profonde souffrance. Un homme que personne ne voit, un homme qui a perdu la voix. Certaines histoires doivent tomber dans l’oubli, et d’autres sortir du silence. Ensemble, trouveront-ils la clé de la liberté ?

Il est sorti le 23 août 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:
Nous suivons l’histoire de Bree et Archer, dans la petite ville de Pelion, dans le Maine, aux États Unis. Notre héroïne atterrit ici un peu par hasard, fuyant la situation chez elle. Bree loue une maison vieillotte au bord du lac et se trouve un petit boulot de serveuse. Sa relative tranquillité se retrouve perturbée lorsqu’elle croise Archer Hale sur le parking du supermarché. Bree apprend par sa voisine que ce dernier a eu un accident quand il était petit et il n’a plus parlé depuis. Bien évidemment, cela ne fait qu’augmenter la curiosité de Bree, et celle ci a très envie d’apprendre à connaître Archer.

Depuis sa sortie en grand format, ce roman new adult me fait de l’oeil. Sa sortie en poche a été pour moi l’occasion de le découvrir enfin. J’ai été complètement happée par cette histoire terriblement émouvante. On suit Bree et Archer, leur relation, leur manière de s’apprivoiser peu à peu. Le tout va crescendo, les émotions s’amplifient au fil des chapitres. Il y a vraiment une belle alchimie entre eux. 
Le seul petit bémol que je peux souligner est la vulgarité lors des scènes charnelles. Cela ne correspond pas du tout à l’ambiance romantique du récit et c’est vraiment dommage. À mon sens, ça gâche un peu le truc sur le moment. 

Les héros de ce roman sont tous les deux très attachants. Cela vient du fait de leur passé, mais pas seulement.

Bree est une jeune femme douce et gentille qui a beaucoup souffert. Elle fait preuve d’une grande patience et de compréhension face à Archer. On sent qu’elle a le coeur sur la main. Bree est une femme que j’adorerais avoir pour amie.
Quant à Archer, je suis tombée amoureuse de ce personnage. Lui aussi a eu son lot de souffrance et il est persuadé qu’il ne sera jamais heureux. Il a également un côté enfantin et doux diablement touchants. Certaines scènes m’ont brisé le coeur !

Je n’ai pas envie de vous en dire plus sur les personnages et sur leurs histoires personnelles. C’est vraiment quelque chose qu’il faut découvrir soi même. La seule chose que je peux vous dire de plus, c’est que même si c’est dramatique, l’auteur a réussi à ne pas tomber dans le « over drama ». Mia Sheridan nous touche en utilisant les mots qu’il faut, et sans avoir besoin de surenchère dans les événements. L’auteur nous offre une magnifique histoire d’amour, de tolérance, de reconstruction. 

En conclusion, « Archer’s voice » est un roman new adult qui promet d’être émouvant dès les premiers chapitres, et il tient toutes ses promesses. L’histoire est magnifique, portée par des personnages sublimes aux blessures émotionnelles multiples et profondes. J’ai été totalement happée par le récit et je n’ai pas vu les pages défiler. Amoureux des belles romances teintées d’un peu de drame et pleines d’émotions, je ne peux que vous conseiller cette lecture ! 
Ecrit par Noémie
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La chronique du roman « Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d’enfants et puis… » de Michael Cunningham

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On connaît la chanson : la Belle succombe au charme de la Bête, Hansel et Gretel échappent à la sorcière, le crapaud se change en prince sous le baiser de la princesse, et tous vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Et puis… les années passent. La Belle regrette-t-elle d’avoir épousé la Bête ? Que devient la sorcière, vieille et seule dans sa maison de pain d’épices ? Quelle est cette mélancolie qui tenaille la princesse ? Cette nostalgie d’un moment perdu qu’elle se rejoue encore et encore ; ce moment où, juste avant que ses lèvres ne se posent sur celles du crapaud, juste avant que la monstrueuse créature ne se transforme en prince charmant, tout était encore possible… 

Au carrefour de la fable et de la nouvelle contemporaine, Michael Cunningham signe dix petits contes cruels revisités avec un soupçon de cynisme et une bonne dose d’humour. 

Il est sorti le 9 novembre 2017 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Michael Cunningham nous donne une perspective différente sur neuf histoires, neuf contes qui ont bercé notre enfance.

Il s’est approprié avec brio ces figures mythiques en leur donnant un nouveau souffle, tout en essayant d’humaniser les personnages, bons ou mauvais, en les transposant dans notre époque. Il offre des tournures intéressantes en explorant leur passé ou leur avenir. J’ai aimé la profondeur avec laquelle il m’a emmenée dans les esprits, les cœurs et les âmes des différents caractères que nous rencontrons. Il invente les motivations et les antécédents derrière toutes les actions et les évènements que nous tenions pour acquis. Cela nous oblige à changer de point de vue sur certains personnages. C’est très passionnant à lire. De plus, le style de Michael Cunningham est très agréable et l’on se laisse facilement embarquer dans ses histoires. D’autre part, j’ai adoré les illustrations en noir et blanc de Yuko Shimizu qui embellissent le roman.

Pour conclure :

« Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d’enfants, et puis… » est un recueil de contes fascinants qui peuvent être sombres, touchants ou pervers, ancrés dans notre époque. L’auteur explore toute la complexité humaine et ses travers. Ce fut une lecture divertissante.

Vous trouverez :

– Les cygnes sauvages

– Hansel et Gretel

– Jack et le haricot magique

– Blanche neige et les sept nains

– La patte du singe

– Rumpelstiltskin

– Le petit soldat de plomb

– La belle et la bête

– Rapunzel

 

La chronique du roman « Un hiver nomme désir » de Ruby Jefferson

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Le week-end commençait pourtant bien. Amy avait quitté Washington pleine d’entrain pour son reportage en Virginie. Hélas, trahie par son GPS, elle se perd dans les monts Allegheny. Son pneu crève, une tempête de neige se lève, et la voici contrainte d’accompagner un inconnu dans son pick-up. Orson, mélange de bûcheron et de Viking, l’emmène, visiblement à contrecoeur, dans son chalet coupé de toute civilisation. « Quand ça tombe, ça tombe, prévient-il, et cela peut durer des jours entiers. » Comment supporter la cohabitation forcée avec cet ours qui la prend pour une écervelée ? Un cauchemar ! Même si, il faut l’avouer, il est terriblement sexy quand il coupe du bois…

Il est sorti le 29 novembre 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Amy vient de sortir d’un rendez-vous important pour son travail, elle prend la route direction Lexington. Malheureusement, elle se perd en chemin. Elle se retrouve seule, perdue en pleine de tempête de neige avec un pneu crevé.

Heureusement pour elle, Orson croise sa route. Les routes étant inaccessibles, il n’a pas d’autre choix que de la ramener chez lui. La situation est très inconfortable d’autant plus que son hôte de fortune est aussi aimable qu’un iceberg. Néanmoins, ils devront cohabiter, car ils se retrouveront coincés ensemble plusieurs jours de suite à la tempête qui fait rage. Ce séjour forcé au cœur des Appalaches pourrait bien se révéler plein de surprises…

Le style de Ruby Jefferson est agréable avec un assez bon rythme. En ce qui concerne la romance, elle est mignonne, sans obstacles, à part l’imagination débordante de l’héroïne. Toutefois, elle s’avère peu crédible et elle manque de profondeur, de saveur et de sentiment. Cela se ressent, car les deux héros se protègent trop derrière leurs carapaces par peur d’être à nouveau blessés. De ce fait, il y a peu d’interaction entre les personnages et cela laisse peu de place à la construction de la relation amoureuse. Elle arrive trop rapidement sans, réel développement, et c’est dommage.

Du côté des protagonistes, ils sont plaisants, on apprécie de les découvrir. Orson, derrière ses airs bourrus et rustiques, est un homme tendre et attentionné. Quant à Amy, c’est une jeune femme fragile qui a des problèmes d’insécurité et qui est pleine de complexes. Ses vacances imposées au côté d’Orson lui permettront de se révéler, de découvrir qui elle est réellement et de ne plus se cacher derrière des faux semblants. Son personnage évolue beaucoup au fil des pages.

Cependant, son caractère est parfois très énervant avec certains de ces actes et raisonnements. L’auteur a trop fait dans l’excès par moment, on est trop dans la surenchère et cela en devint risible.

Pour conclure :

« Un hiver nommé désir » est une petite romance légère, sans prise de tête qui n’est pas exempte de défauts. Toutefois, elle sera une bonne lecture en cette période hivernale. 

La chronique du roman « Hades Hangmen, T3 : La Loi d’attraction » de Tillie Cole

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Dans le chaos, seules deux âmes tourmentées peuvent se reconnaître…

Considéré comme le plus colérique des Hades Hangmen, Flamme a pour mission de veiller sur Maddie, une timide jeune femme qui n’a connu que souffrance et humiliation dans une secte sordide. Il la surveille avec une intensité à couper le souffle, et parvient à réveiller le coeur endormi de Maddie. Mais après un choc qui lui rappelle son passé, Flamme sombre dans la folie la plus noire. Tandis que ses frères le croient perdu, Maddie décide de se battre et de prendre tous les risques pour cet homme, aussi brisé qu’elle.

Il est sorti le 29 septembre 2017 aux Editions Milady.

Mon avis:
Maddie a vécu captive, sous la coupe de l’Ordre. C’est une secte immonde qui avilie ses femmes, surtout les plus belles, qui sont considérées comme Maudites car tentatrices. Ils vivent cachés aux yeux du monde et abreuvent leurs ouailles de mensonges sur le monde extérieur. Maddie a été libérée par les Hadès Hangmen quelques semaines plus tôt. Elle a du mal à se faire à sa nouvelle existence, même si elle est ravie d’avoir été sauvée des griffes de l’Ordre. Lors de sa libération, Maddie a serré Flamme dans ses bras. Ce dernier, qui est instable psychologiquement, ne se laisse toucher par personne. Pourtant, au contact de Maddie, il n’a rien ressenti de mal. 

J’attendais avec impatience la sortie de ce troisième tome. Non seulement parce que j’adore cette série, mais aussi parce que je voulais découvrir l’histoire de Flamme depuis que je l’ai rencontré. 

J’ai dévoré cette histoire que j’ai aimée pour plusieurs raisons ! Tout d’abord, j’ai adoré retrouver les intrigues du club, qui me rappellent celles de Sons of Anarchy, la série télévisée (guerres de clubs, trafics de drogue ou d’armes, lutte contre les Néonazis…). Dans ce tome, l’intrigue au sujet de l’Ordre prédomine, mais cela ne m’a pas dérangée. À vrai dire je trouve que c’est passionnant et j’ai hâte qu’ils se fassent tous éclater, lol. J’ai également été ravie de retrouver la compagnie des Hadès Hangmen. De plus, l’intrigue autour du couple Flamme/Maddie m’a passionnée, même si elle n’est pas facile au milieu de toute cette violence et au milieu de leurs différents problèmes personnels.  

Les liens entre les Hangmen sont vraiment forts. Ils mènent certes une vie atypique et violente, mais ils forment une véritable famille, ils sont soudés,  loyaux et font tout pour protéger ceux qu’ils aiment ou qu’ils ont sous leur protection. Je suis très sensible aux liens familiaux et fraternels de ce type, du coup j’adore cet aspect de la saga.

Je sentais que j’allais aimer Flamme, mais je n’imaginais pas à quel point. C’est un personnage à la psychologie particulière et au passé terrible. On découvre tout au fur et à mesure, et à chaque révélation, j’avais la boule au ventre. Certains passages m’ont même tiré des larmes tant ils sont durs.
Quant à Maddie, elle craint le contact des hommes, qu’elle trouve répugnants. Étant donné ce qu’elle a vécu, cela se comprend tout à fait. Cependant, aux côtés de Flamme, elle ressent les choses différemment et doit lutter contre ses démons pour trouver la force d’aller au delà de ses limites. 
Maddie et Flamme apprennent à s’apprivoiser et se reconstruisent sous nos yeux. C’est parfois sombre, souvent difficile, mais c’est toujours émouvant. C’est un couple à la relation au départ fragile, mais le fait que celle ci se construise dans l’adversité lui donne une dimension toute particulière, ainsi que des bases solides.

En conclusion, ce troisième tome est, selon moi, une réussite. L’auteur continue de nous passionner avec ses intrigues, tout en nous offrant un nouveau couple hyper intéressant à suivre. Maddie et Flamme sont deux âmes brisées, soignées par la patience et l’amour. Tillie Cole signe là un opus génial et j’ai hâte de découvrir ce qu’elle nous réserve dans la suite. D’ailleurs, j’ai déjà acheté le tome 4 en VO étant donné que Milady n’a donné aucune information concernant la publication en VF.

Ecrit par Noémie