Mon avis sur « Supplices » de Sophie Jordan

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Si Dom Juan avait un double féminin, ce serait Emerson. Véritable tentatrice, elle a toujours choisi ses amants avec soin, respectant trois règles : ne jamais se dévoiler, ne jamais tomber amoureuse et toujours les faire espérer. Un cocktail qui s’est révélé jusque-là des plus efficaces. Sauf avec Shawn, un biker sexy en diable qu’Emerson rencontre un soir dans un bar. Face à lui, ses tentatives de séduction sont vaines. Incapable de résister à ce défi de taille, elle se promet de le faire succomber. Mais telle est prise qui croyait prendre car elle tombe dangereusement dans ses filets…

Il est sorti le 20 février 2019 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Dans cet opus, nous suivons l’histoire d’Emerson. Cette jeune femme qui derrière sa réputation de fêtarde et d’allumeuse, cache une maniaque du contrôle. Elle contrôle tout, chaque action, chaque décison, et veut toujours être en terrain connu. Mais son univers et ses règles vont voler en éclats lorsqu’elle fera la connaissance de Shaw. Cet homme qui dégage une aura de rebelle et qui semble indomptable. Cet homme qu’elle doit impérativement fuir est bien déterminé à entrer dans sa vie, car il voit qui elle est réellement derrière sa carapace…

Le style de Sophie Jordan est très agréable. L’histoire a beau être prévisible, elle est très bien menée, bien écrite et rythmée. On se laisse facilement emporter et happer par cette romance profonde et sincère.

Quant aux personnages, ils sont touchants, même si Emerson est parfois irritante. J’ai aimé la voir évoluer et s’épanouir au contact de Shaw. Ensemble, ils vont trouver la force d’affronter le passé, faire preuve de courage et se pardonner. Shaw est un personnage facile à aimer. Il est intelligent et bienveillant. Leur duo fonctionne très bien et leur relation est tendre, sexy et tout en émotion.

Pour conclure : « Supplices » est une romance comme je les aime avec de la passion, de l’émotion et une pointe de drame. Le tout est conduit par des caractères humains et attachants. Maintenant, j’ai hâte de découvrir l’histoire de Georgia.

L’avis de Noémie sur « Déracinée » de Naomi Novik

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Depuis toujours, le village de Dvernik est protégé des assauts du Bois – une forêt maléfique douée d’une volonté propre – par le « Dragon », un puissant magicien. Celui-ci, en échange de ses services, prélève un lourd tribut : à chaque génération, la plus jolie jeune femme de la communauté disparaît dans sa tour. Cette année, c’est Kasia qui sera choisie. Forcément, c’est la plus belle, la plus populaire. Personne n’en doute, et encore moins Agnieszka, qui n’a jamais voulu de cet honneur. Mais les choses ne vont pourtant pas se passer comme prévu, et Agnieszka va découvrir un monde au-delà de l’entendement…

Il est sorti le 28 septembre 2018 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:
Agnieszka vit dans le petit village de Dvernik, en lisière d’une forêt maléfique et dangereuse. Les habitants sont protégés par un puissant magicien surnommé le Dragon, qui en échange de sa protection choisi une jeune fille tous les dix ans. Tout le monde pense que cette fois il va choisir Kasia, la meilleure amie d’Agnieszka, mais c’est notre héroïne qui sera choisie et emmenée dans la tour du Dragon…

L’univers créé par l’auteure est original, riche, bien travaillé et très prenant, tout comme le scénario qu’elle a imaginé. Naomi Novik prend le temps d’installer son intrigue sans pour autant nous ennuyer. Cela nous permet de nous familiariser avec les personnages et leur monde qui se trouve être à la fois enchanteur et effrayant. L’influence polonaise dans la mythologie de l’auteure est vraiment géniale. 
Nous assistons à une crise politique parfois injuste mais passionnante, ainsi qu’à une lutte entre le bien et le mal où tout n’est pas forcément évident pour les personnages. 

J’ai adoré voyager aux côtés d’Agnieszka. C’est une jeune femme maladroite qui a tendance à se salir tout le temps, ce qui a le don d’énerver le Dragon. Agnieszka est également une jeune fille téméraire, courageuse, peu adepte des convenances, et qui va tout simplement se révéler et mûrir au fil des chapitres. Les combats qu’elle va mener vont transformer sa vision du monde pour toujours. 

Notre héros masculin est lui aussi un protagoniste très intéressant. Au départ très froid et flippant, le mystère à son sujet se lève peu à peu. J’ai également beaucoup apprécié la relation conflictuelle qu’il entretien avec Agnieszka (et avec le reste du monde!).

En conclusion, je suis totalement tombée sous le charme de la plume de l’auteure et de son univers. Son intrigue est captivante, tout comme sa palette de personnages. « Déracinée » m’a fait penser à un conte, avec sa part de magie et de cruauté.

C’est lundi, que lisez-vous ? #199

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Cette semaine, j’ai lu de l’urban fantasy en passant par un young adult. J’ai beaucoup aimé « Sauvages » qui est assez original. J’ai adoré, même un petit coup de cœur, pour « Comment sauver la peau d’un mort-vivant ». On en est qu’au début mais que c’est bon… Et je suis en train de lire « La cité des âmes perdues », j’aime beaucoup et j’espère terminer cette saga cette année. 

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

Ce que je lis:

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Ma prochaine lecture :

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Et vous, que lisez-vous ??

Mon avis sur « Dividing Eden, Tome 02: Le royaume des vents » de Joëlle Charbonneau

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Andreus est enfin roi d’Eden. Mais loin d’être comblé, il est hanté par ce qu’il a fait pour accéder au pouvoir : il croit avoir tué sa jumelle Carys. Et sa culpabilité redouble quand il se rend compte que ses sujets sont toujours fidèles à la disparue. Pour couronner le tout, les vents sont retombés sur Eden et les moulins ne fabriquent plus d’électricité, le royaume est plongé dans l’obscurité ; il faut trouver au plus vite le moyen de sauver le royaume.
Et si Carys était la solution à tous ces problèmes ? Car Carys est en vie. Et elle compte bien revenir auprès de son frère, qu’il le veuille ou non.

Il est sorti le 13 février 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Six jours se sont écoulés depuis les derniers évènements. Andreus est désormais le roi d’Eden, mais à quel prix ? Surtout lorsqu’il fait la lumière sur certains complots au cœur de son royaume. De plus, la menace des Xhelozis n’a jamais été aussi présente…

Quant à Carrys, elle tente de se remettre de ses blessures tout en apprivoisant ses pouvoirs. Au cours de son voyage, elle part à la recherche de réponses et de son destin. Toutefois, elle reste déterminée à sauver Eden et son peuple en faisant face à son frère,  tout en démasquant ceux qui ont comploté dans l’ombre pour l’évincer. Elle pourra compter sur l’aide de Larkin, sa meilleure amie, de Lord Érik ainsi que celle de Garret.

Le style est toujours aussi plaisant. On se replonge avec plaisir dans cet univers de magie. D’ailleurs, l’autrice ajoute de nouveaux éléments, toutefois, je regrette que ces derniers ne soient pas plus exploités. J’avoue être restée un peu sur ma faim et j’attendais plus d’explications sur les Xhelozis.

Autrement, le rythme est rapide, on alterne les points de vue entre Andreus et Carrys, ce qui nous offre une vue d’ensemble et de nombreuses révélations, action et rebondissements.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée et prenante, néanmoins, cela aurait pu être un peu plus poussé afin de nous offrir toutes les réponses à nos questions. Il m’a manqué quelque chose pour être parfaitement satisfaite. De plus, la romance est, pour moi, pas assez étoffée et c’est bien dommage. Je pense que cela aurait apporté un peu plus de profondeur aux émotions des personnages.

Du côté des protagonistes, ils sont attachants. Ils grandissent, évoluent et ils ont appris de leurs erreurs. Cependant, ils auraient mérité un peu plus de développement.

Pour conclure :

« Le royaume des vents » est un dernier tome sympathique, qui m’a fait passer un très bon moment de lecture bien qu’il n’ai pas tenu toutes ses promesses. C’est dommage, car le premier opus était un coup de cœur. 

L’avis de Noémie sur « 28 jours » de David Safier

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Ghetto de Varsovie, 1942. Mira, 16 ans, sait ce qu’elle risque à franchir le mur et à introduire, en toute illégalité, de la nourriture de contrebande. SS, milices, hyènes en tout genre… Sa malice et ses yeux verts lui ont, jusqu’ici, évité le pire. Mais l’étau se resserre sur le ghetto… 
Lorsqu’elle apprend qu’un vent de résistance souffle parmi la jeunesse, elle décide de se joindre aux combattants. Aux côtés de Daniel, Ben et Amos, elle va prendre les armes et choisir son destin. 28 jours pour résister, vivre et aimer.

Il est sorti le 25 octobre 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:

🔅« 28 jours » est un roman qui passionne et qui bouleverse. Il passionne grâce aux personnages mis en place par l’auteur et également grâce à sa plume. Il bouleverse parce que ces faits sont réels, parce que cette guerre était terrible.
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🔅C’est le genre de roman qui m’émeut de manière très particulière. Et même si ce genre de récit sur la seconde guerre mondiale est souvent dur à lire pour moi, je vais au bout de ma lecture, par respect envers ces gens qui ont vécu ces choses horribles, envers les personnes qui les ont aidés, et par extension, envers toutes ces personnes qui sont mortes durant cette période sombre de l’histoire.
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🔅L’auteur nous pousse aussi à la réflexion sur l’impact psychologique de cette guerre. Ce n’était pas forcément tout noir ou tout blanc pour l’ensemble des populations : les « collabo » (certains partagés entre leur humanité et leur envie de sauver leur famille), les allemands (il n’y avait pas que des « vilains nazis »), les polonais (qui détournaient leur regard du ghetto de Varsovie), et bien évidemment ces millions de juifs exterminés (entre 5 et 6 millions, soit 40% de la population juive mondiale) et les juifs qui ont décidé de se battre malgré leur peur et leur dégoût de tuer.
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🔅Au delà des aspects historique et psychologique du roman, l’auteur nous offre également une fresque de personnages principaux et secondaires très touchante et très bien travaillée. 
Tout au long du récit, le personnage de Mira se demande quel humain veut-elle être. Elle obtient sa réponse au fur et à mesure des événements : Mira veut être celle qui protège ceux qu’elle aime, celle qui tient tête aux SS, celle qui veut mourir comme elle l’entend et non gazée, celle qui prend les armes.
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🔅« 28 jours » m’a certes bouleversée et souvent rendue triste, mais il m’a également passionnée et captivée grâce à l’histoire de Mira.

Mon avis sur « Captive » de Margaret Atwood

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1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de son amnésie. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?

Il est sorti le 8 novembre 2018 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Nous sommes en 1843 et Grace Marks a été arrêtée et condamnée pour son implication présumée dans deux meurtres. Elle n’a que 16 ans et sera incarcérée pendant des années.

Pourquoi cette une jeune fille commettrait un tel crime ? Et pourquoi a-t-elle donné trois confessions contradictoires de ce qui s’est passé ? Était-ce un crime passionnel ou des circonstances malheureuses ? La réponse à ces questions est exactement ce que le  Dr Jordan espère découvrir.

Nous voilà partis dans les méandres de la vie et de la mémoire de Grace Marks. Dans ce récit dramatique (tiré d’une histoire vraie) qui suscite la réflexion, Margaret Atwood parvient à souligner l’injustice et le sexisme, à la fois manifestes et subtils. Elle donne également un aperçu du traitement historique des troubles mentaux et du développement de ce que nous connaissons sous le nom de psychiatrie, des différences sociales et du système pénitentiaire. C’est tout à fait intéressant et captivant.

Outre les sujets intéressants et importants abordés dans « Captive », c’est une histoire bien conçue qui m’a complètement happée. L’écriture est prenante, immersive et les mœurs de l’époque sont bien décrites.

Quant au personnage de Grace Marks, il est fascinant, énigmatique et ambigu. D’ailleurs, à la fin, on ne sait toujours pas trop quoi en penser… En tout cas, rien n’est tout noir ou tout blanc.

Pour conclure : « Captive » de Margaret Atwood est un roman incontournable où le lecteur est plongé dans une histoire entourée de sexe, de violence et d’insubordination.