La chronique du roman « Laisse tomber la neige ! » de Cécile Chomin

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Le jour où tout a commencé ? Celui où je me suis embourbée dans la neige, en pleine nuit, à 600 km de Paris, après avoir été plaquée devant l’autel. La Reine des neiges, c’était moi, version robe en lambeaux et pieds gelés. C’est là que j’ai cru voir un grizzly. Un plantigrade genre Chabal, debout sur ses pattes arrière et plein de poils, qui a rugi :  » Qu’est-ce que vous faites sur ma propriété? « . Hourra ! il y avait un habitant dans ce coin perdu. J’ai avisé la propriété : en fait, c’était un vieux chalet. Mais si je ne voulais pas mourir de froid, j’avais intérêt à convaincre l’autochtone de m’héberger pour la nuit…

Il est sorti le 7 novembre 2018 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Claire, une jeune femme qui vient de se faire plaquer le jour de son mariage, fuit se ressourcer dans les Alpes du Sud. Mais ce n’est décidément pas sa journée, lorsqu’à 600 km de chez elle, elle se retrouve bloquée sur une route de montagne, en pleine nuit, seule au monde, jusqu’à ce qu’elle tombe sur un ours. Un ours taciturne, grand et barbu. Un vrai cauchemar !

Ce dernier se voit contraint de l’héberger pour son plus grand malheur, mais cette rencontre va bel et bien changer leur vie.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman. Au départ, j’ai trouvé que le style de Cécile Chomin n’était pas accrocheur et qu’il était un peu plat. L’autrice avait eu du mal à me faire ressentir des émotions et c’est dommage. Toutefois, cela s’améliore au fil des pages.

En ce qui concerne la romance, elle est de facture classique, mais agréablement menée. Nous suivons deux personnes qui ont été blessées dans la vie et qui sont un peu perdues. Ensemble, ils vont tenter de surmonter leur peine, leurs problèmes pour se reconstruire, trouver leur voie et enfin la paix. J’ai aimé que l’autrice prenne son temps pour faire évoluer les personnages et leur relation ce qui rend cela assez crédible.

Quant aux protagonistes, j’avoue avoir eu un peu de mal avec l’héroïne. Je l’ai trouvée parfois sans gêne et un peu trop pile électrique qui veut tout contrôler.

Quant à Hugo c’est un homme perdu, foncièrement bon, mais qui doit trouver son chemin. Leur duo fonctionne bien et l’on a plaisir à les suivre. D’autre part, j’ai apprécié la galerie de personnages secondaires qui apporte de la profondeur au récit.

Pour conclure :

« Laisse tomber la neige » est une comédie romantique plaisante même si elle n’est pas parfaite.  

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La chronique du roman « Anarchie, livre 1 » de Megan Devos

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Dans un monde divisé en clans, sans gouvernements ni lois, Hayden, vingt et un ans, est le chef respecté des Blackwing  : fort, loyal, juste, il assure la protection de sa communauté. Quant à Grace, elle est la fille du chef des Greystone, un clan adversaire. Difficile pourtant de ne pas succomber à ses doux yeux verts et son agilité… Lorsque Grace est blessée au cours d’une mission, Hayden choisit de la sauver.
Elle représente l’ennemi, elle est sa prisonnière et en sait bien trop sur Blackwing… Comment lui faire confiance, à elle qui a été entraînée pour le tuer  ? 

Il sort le 30 janvier 2019 aux Editions  JC Lattès .

Mon avis:

Le monde tel qu’on le connait n’existe plus. Le monde a sombré dans des guerres en laissant des villes en ruines laissées aux mains des Brutes, des gens sans foi ni loi. Le reste de la population vit dans des camps autonomes distincts, et ceux qui vivent hors de vos murs sont vos ennemis. C’est un monde de chaos et de violence où règne la loi du plus fort.

Hayden, 21 ans, est le plus jeune chef, il dirige Blackwing. Il est chargé de la protection des gens et de leur survie.

Grace est une jeune femme forte, courageuse et la fille du chef de Greystone. Mais lors d’une mission, Grace se retrouvera prisonnière des Blackwing. Le monde de Grace et de Hayden va alors basculer. Ces deux êtres qui ont été élevés dans la haine des camps adverses vont se retrouver écartelés entre leurs sentiments et le fait de ne pas trahir les siens. Comment vont-ils gérer cette situation inédite pour eux ?

Le style de Megan Devos est très agréable et prenant. Son univers est crédible, réaliste et bien développé. C’est bien rythmé et une fois commencé, vous aurez du mal à le lâcher. Quant à l’histoire, elle est bien menée et construite, mais assez centrée sur les caractères. Il y a de l’action, des rebondissements, mais surtout la naissance de cet amour interdit.

Une romance entre deux êtres qui sont dans un monde où l’homme a perdu confiance en les siens, où ils sont censés ce détester et non ressentir cette attirance dévorante. Tout du long nous sentiront leur lutte intérieure, leur obligation où ils doivent peser chaque choix et vivre avec les conséquences.

Ce sont de vraies montagnes russes émotionnelles.

Quant aux protagonistes, ils sont touchants, imparfaits, tout simplement humains.

J’ai aimé les développements progressifs des personnages et le fait que l’on ait un point de vue alterné. Cela nous permet de bien tout comprendre.

De plus, j’ai adoré la galerie de personnages secondaires qui apportent un vrai plus au récit et qui sont tout aussi attrayants et touchants.

Pour conclure :

Megan Devos m’a totalement séduite avec « Anarchie ». Cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu ce genre de roman et cela fait du bien. J’ai hâte d’avoir la suite entre les mains, c’est un coup de cœur !

C’est lundi, que lisez-vous ? #194

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Ce fut de très bonne lecture. Juste un petit bémol pour Laisse tomber la neige, où quelques détails m’a gêné. Autrement, j’ai eu un coup de cœur pour Dry et j’ai beaucoup aimé La fille des deux mondes. 

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

Ce que je lis:

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Ma prochaine lecture :

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Et vous, que lisez-vous ??

La chronique du roman « Les sœurs de la lune, t11 : Shaded Vision » de Yasmine Galenorn

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C’est la Saint-Valentin, et les sœurs D’Artigo se préparent pour le mariage de leur amie Iris. Mais quand Delilah, Camille et Menolly apprennent que le Conseil de la communauté surnaturelle a été victime d’un attentat à la bombe, la situation dégénère. Les Koyanni, les coyotes métamorphes diaboliques, sont de retour, et Newkirk, leur nouveau chef de meute, s’est allié avec un groupe de sorciers hors-la-loi. Puis, quand les trois sœurs se disent que les choses ne peuvent plus empirer, l’Ombre Ailée, le seigneur démoniaque, envoie un nouvel émissaire sur Terre, et leur vie devient un véritable enfer…

Il est sorti le 23 janvier 2019 aux Editions Milady.

Mon avis:

Quel plaisir de retrouver enfin, après des années, les sœurs d’Artigo ! Nous reprenons là où les évènements s’étaient arrêtés dans « Courting Darkness ». Tout le monde se remet, plus ou moins bien, de ses blessures suite à la dernière bataille. Malgré ces heures sombres, un moment de joie s’annonce avec le mariage d’Iris.

Ils espèrent avoir un instant pour souffler et fêter comme il se doit ce mariage. Toutefois, quelqu’un en a décidé autrement, car des attentats touchent la communauté surnaturelle.

Pour que cela ne dégénère pas et éviter qu’une guerre éclate entre les humains et les êtres surnaturels, les sœurs d’Artigo devront stopper ces ennemis au plus vite…

J’ai beaucoup aimé ce tome du point de vue de Delilah. Il se passe de nombreuses choses entre les attentats, les nouveaux adversaires, les secrets de familles révélés et la recherche des sceaux spirituels. Autant vous dire que l’on ne s’ennuie pas une seconde, c’est toujours aussi mouvementé entre action, combats et rebondissements.

Les sœurs d’Artigo et leur famille devront être plus unis que jamais pour affronter le mal et déjouer le complot pour sauver la communauté. Ils devront faire même des alliances assez improbables.

L’histoire globale est captivante même si l’on avance peu sur la trame de fond. J’ai trouvé que c’était une sorte de tome de transition.

Pour ce qui est de Delilah, elle évolue beaucoup dans cet opus. Elle devient moins naïve et accepte ses responsabilités en tant que fiancée de la mort. Tout comme elle fait un grand pas dans sa relation avec Shade, toutefois, elle reste une peu trop gémissante par moment. D’autre part, Yasmine Galenorn n’oublie pas les autres personnages et nous réserve quelques surprises pour certains.

Pour conclure :

« Shaded Vision » fut une lecture agréable. J’ai été ravie de retrouver les sœurs d’Artigo et leur univers fascinant. J’ai hâte de lire leurs prochaines aventures qui s’annoncent palpitantes avec l’introduction d’un nouvel ennemi bien difficile à combattre.  

La chronique du roman « Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige » de Juliette Bonte

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Ils n’étaient pas censés s’aimer…
 
Dès leur première rencontre, une complicité naturelle les relie.
Dès leur premier fou rire, leur amitié devient une évidence.
Mais, lorsque le désir s’immisce entre eux, tout se complique…
 
Depuis qu’elle a menacé Luke avec une fourchette lors de leur première rencontre – épique –, Allison le considère très naturellement comme son meilleur ami. Il aime se moquer de son obsession pour les cookies maison et de sa façon de manger les hot-dogs  ; elle adore l’écouter parler d’architecture et le remettre à sa place. Mais plus ils passent du temps ensemble, et plus Allison prend conscience que Luke est bien plus qu’un ami… À ses côtés, elle découvre de nouveaux sentiments, plus intenses, plus troublants. Des sentiments qu’elle ne devrait pas éprouver. Car Luke est le seul homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer.

Il est sorti le 31 octobre 2018 aux Editions Harlequin , Collection &H poche.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance d’Allison (Alli) qui travaille au « Peppy Coffee » à New York. Elle a de bons amis, Syd qui aspire à devenir comédienne et Trevor, son patron. Elle a également un petit ami, Carl, un architecte réputé. Alli aime sa vie, même si elle doit admettre qu’avec Carl, elle ne sait plus trop où elle en est.

Mais pour essayer de sauver son couple, Alli accepte d’emménager avec lui. Cela pourrait bien être sa plus grosse erreur, surtout lorsqu’elle rencontre Luke Petterson, l’associé et ami de Carl. Entre eux deux le courant passera tout de suite et une belle complicité naîtra entre eux. Mais lorsque cela se transformera en quelque chose de plus profond, troublant et intense sans se l’avouer à l’un ou à l’autre, seront-ils capables de garder leurs distances sachant qu’il y a Carl…

Le style de Juliette Bonte est très agréable et prenant. L’histoire est rythmée, bien construite et a tous les ingrédients d’une comédie romantique, sans tomber dans la mièvrerie. Une fois commencé, il vous sera difficile de lâcher le roman avant la fin. J’ai été totalement happée et l’autrice ne cesse de jouer habilement avec nos émotions, ce sont de vraies montagnes russes.

J’ai aimé que Juliette Bonte prenne son temps pour construire la relation entre Alli et Luke. Tous deux sont en proie à un dilemme, laisser parler leur sentiment sans faire mal a un être qu’il aime. Alli veut essayer de sauver son couple et Luke ne peut pas toucher à la petite amie de son meilleur ami. Mais l’amour ne se commande pas. Ils devront faire des choix. Heureusement, ils trouveront soutien et aide auprès de leurs amis. Ces derniers sont hauts en couleur et attrayants avec, parfois, un grain de folie qui n’est pas pour déplaire. Tout comme notre héroïne qui est pleine de pep’s et a un caractère bien trempé. Quant à Luke, il fera fondre votre petit cœur.

Pour conclure :

« Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige » est une romance bien écrite, bien équilibrée où tout est juste. Les personnages sont touchants, attachants et humains et l’on ne s’ennuie pas une seconde. Je recommande chaudement, c’est un coup de cœur !

La chronique du livre « Le chant des ronces » de Leigh Bardugo & Sara Kipin.

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Embarquez dans un voyage vers des terres sombres et dangereuses, peuplées de villes hantées et de bois affamés, de monstres bavards et de golems en pain d’épices, où la voix d’une sirène peut invoquer une tempête mortelle, où les rivières font de terribles promesses d’amour…

Ayama et le bois aux épines
Une jeune fille est envoyée négocier l’avenir de son royaume avec un terrible monstre.

Le renard trop rusé
Un renard compense son apparence disgracieuse par une intelligence hors du commun, qui pourrait bien lui jouer des tours.

La sorcière de Duva
Dans un village frappé par un hiver perpétuel, les jeunes filles se mettent à disparaître mystérieusement.

Petite lame
Une jeune fille découvre que les souhaits de son père à son encontre et ses propres envies prennent deux directions opposées.

Le prince soldat
Une réécriture inquiétante de Casse-Noisette.

Quand l’eau chantait le feu
Deux Sild aux voix merveilleuses quittent leur royaume marin pour la terre où elles rencontrent les mystérieux Grisha.

Il est sorti le 24 octobre 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Les Éditions Milan nous offrent avec « Le chant des ronces », un magnifique recueil de contes assez sombres dans un écrin aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Leigh Bardugo, à travers sa plume envoûtante,  nous plonge dans six récits aussi bien enchanteurs que parfois cruels avec toujours une morale.

L’autrice s’inspire des mythes, du folklore ainsi que des contes des frères Grimm ou Anderson qui ont bercé notre enfance.

C’est délicieusement funeste et angoissant. On croisera toute sorte de bêtes, des féroces, dotées de parole. Mais aussi des sirènes, des sorcières, des golems en pain d’épice, des bois magiques, des princes et des princesses. Leurs fables sont passionnantes. Elles parlent de trahison, d’amour, de magie, de vengeance et de sacrifice…

De plus, l’ouvrage est richement illustré et fourmille de détails. J’ai beaucoup aimé que les dessins qui encadrent le récit évoluent au fil des pages pour à la fin nous offrir un tableau complet. C’est tout aussi captivant que l’histoire.

Pour conclure :

« Le chant des ronces » est un superbe livre objet. J’ai été happée du début à la fin. Je le recommande chaudement à tous ceux qui aiment les contes.

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