La chronique du roman « Black Rain, S01// E1-2 » de Chris Debien

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Adam vit dans une réalité peuplée de voix et de bruits qui n’existent pas. Comment savoir ce qui est réel ? Les meurtres auxquels il assiste sont-ils le fruit de son imagination ?

Il est sorti le 31 décembre 2011 aux Editions Flammarion, 307 pages, 15€.

Mon avis:

Un livre sombre…

L’écriture de Chris de bien est très agréable voir poétique avec un côté cinématographique vivant. On sent qu’il a une belle maîtrise de la langue et de son sujet. De ce fait, on plonge facilement dans son récit au cœur de la psychiatrie emporté par une atmosphère étouffante et noire.

De plus, ce roman a une particularité, celle d’intégrer un mode narratif comme celui d’une série télé avec un générique dessiné en chaque début et fin d’un épisode, d’une façon manga, illustré par Pascal Quidault.

Quant à l’intrigue, elle est adroitement tissée entre monde réel et virtuel. La ligne qui sépare c’est deux univers est très fine et dés le départ le lecteur est dérouté. L’auteur brouille les pistes habillement entre réalité, thriller et thérapie révolutionnaire, mais au fur et à mesure, ça devient un peu plus limpide même si des zones d’ombres persistent.

Parlons du récit.

On suit une bande de personnes atteintes de certaines maladies notamment : trouble de la personnalité, autisme, schizophrénie…

Ils sont dans un institut singulier où un étrange protocole de soin voit le jour : le programme Reset. Il s’agit d’un programme virtuel qui est censé les aider à combattre leurs pathologies. Les patients sont immergés dans l’Inside à l’aide de la nanotechnologie. Mais lors d’une séance, rien n’est normal et rien ne correspond à ce qu’ils vivent d’habitude. Des meurtriers, des pédophiles font leurs apparitions, et les jeunes gens devront se battre pour ne pas mourir.

Et, à force, ils se posent la question, à quoi sert réellement Reset ? Et à quoi est-il destiné ?

À travers notre voyage, on sent que Chris Debien a été influencé par de nombreux, films (Matrix, Inception…), auteurs (Phillip K. Dick), culture musicale (Gainsbourg, Rammstein…), ainsi que par le folklore japonnais, surtout par un personnage fascinant et mystérieux.

En ce qui concerne les protagonistes, ils sont touchants et attachants. L’auteur nous présente les différents caractères. On fait la connaissance de personnes sensées malgré leurs « folies ». Ils sont crédibles et luttent contre une maladie vicieuse et la stigmatisation sociale, la peur du fou. Mais le plus fou n’est pas forcément celui qui l’est. Et en ça, Chris Debien nous le fait subtilement comprendre.

Pour conclure :

« Black Rain S01// E1-2 » est un roman d’anticipation fort et angoissant. Un mélange de thriller et de neuroscience avec complot et manipulation. C’est une lecture facile et prenante où beaucoup de choses restent à découvrir. C’est avec plaisir que je lirai la suite.

 

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Une réflexion sur “La chronique du roman « Black Rain, S01// E1-2 » de Chris Debien

  1. BlackWolf 4 avril 2013 / 17:04

    Ce livre est dans ma PAL et j’avoue que au fil des avis que je lis j’ai de plus en plus envie de le faire sortir.

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