La chronique du livre « Les imposteurs, livre 1 : Fille du cimetière » de Charlaine Harris et Christopher Golden, illustrateur Don Kramer

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Avec ce roman graphique de Christopher Golden et de Charlaine Harris, l’auteure de la série incontournable La communauté du Sud, découvrez Calexa, la fille du cimetière. Laissée pour morte sur une tombe, elle s’est réveillée amnésique. Tant qu’elle ignorera ses origines et pourquoi on a tenté de l’assassiner, elle ne quittera pas son refuge…

Il est sorti le 8 octobre 2014 aux Editions J’ai lu, 15.90€.

Mon avis:

Une jeune fille se réveille dans un cimetière, amnésique. Sa seule certitude : elle est censée être vraiment morte.

Quelqu’un la tuée elle doit découvrir qui et pourquoi, tout en restant discrète. Elle décide de se cacher et de survivre dans le cimetière où elle à atterri. Au fil des jours, d’étranges choses se produisent jusqu’un soir où un fantôme lui demande son aide pour qu’il puisse reposer en paix.

Mais peut-elle prendre le risque de sortir de l’ombre ?

Je ne suis pas une grande fan, à la base, des romans graphiques, mais vu les auteurs , il fallait que je tente. J’avoue avoir été un peu déçue. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas transcendant non plus.

L’atmosphère du roman est un peu comme à la Harper Connelly, pour ceux qui connaissent la saga de Charlaine Harris. C’est sombre et la jeune fille a une certaine particularité.

Pour ce qui est du scénario, il est très simpliste et banal. C’est très visuel avec très peu de dialogue. Tout se déroule facilement et rapidement. Il y a peu d’action et pas de rebondissement.

D’ailleurs, on se concentre surtout sur l’histoire du fantôme, tout en laissant de côté la trame de fond qui paraît intéressante.

En ce qui concerne les personnages, il y a peu de développement. Je n’ai pas su à m’attacher à eux, de plus l’héroïne fait très jeune. Je suis restée en retrait tout du long du récit.

Du côté des graphismes, c’est un récit visuellement attrayant même si certaines fois, les traits me paraissent grossiers et l’expression des visages pas très bien réussie. Quant aux couleurs, elles sont bien utilisées et respectent bien l’ambiance sombre du livre.

Pour conclure :

Charlaine Harris et Christopher Golden nous offrent un roman qui n’a rien de spectaculaire. Toutefois, cela peut vous faire passer un petit moment de lecture sans prise de tête. C’est un tome introductif qui pose les bases où il demeure beaucoup de questions sans réponses.

À noter que c’est une trilogie. 
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La chronique de la BD « The Zumbies – Tome 2 » de Julien / CDM & Yan Lindingre

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Voici une bd vraiment sympa, qui se veut légère, rythmée et déjantée à souhait !

Par contre, je préfère vous prévenir d’avance, il faut être un(e) adepte des zombies pour pleinement apprécier l’ouvrage, et surtout être doté d’un second degré béton. Car il est vrai qu’à certains égards, la religion en prend pour son grade.

Outre cela, l’histoire est prenante. Ce volume est découpé en plusieurs phases, qui relancent sans cesse l’intérêt du lecteur. Les changements de décor se multiplient et nous emmènent dans le bayou en compagnie d’une diseuse de bonne aventure, dans un western avec un colisée pour scène, ou encore sur une île un peu particulière où un savant fou, à la Cortex, tente de conquérir le monde. Tout ça avec des références rock bien senties, des bulles apparaissant de temps à autre pour siffloter une chanson du genre.

Mais ce que j’ai adoré, ce sont toutes les références planquées comme le nom du bateau « The Amy W. » (Amy Winehouse), les looks elvisiens de certains personnages secondaires et la bulle mémorable où nos quatre zombies traversent un pont à la file indienne, une scène qui n’est pas sans nous rappeler un passage pour piétons avec des Beatles dessus. J’ai également été réceptive à l’humour de notre groupe de rock morbide. Il pique un peu, faut avoir le cœur bien accroché, mais chapeau, car il fallait vraiment penser à certaines réflexions à double sens.

Exemple : dire à une momie qu’elle « fait bande à part ».

Je ne sais pas si quelques détails sont voulus, ou si c’est ma tête qui cherche à trouver des rappels d’œuvres culturelles connues, comme le coup des frères Winter qui me font penser à Dupont et Dupont de Tintin, qui ont des tatouages sur le corps à la Prison Break, sauf que la porte de sortie, ici, est une chanson, et la prison une île.

Les dessins sont tout à fait appropriés pour l’ambiance morbido-déjantée, le coup de crayon est nerveux et audacieux. Les bulles sont en général d’un vert sombre qui colle bien avec l’ambiance d’outre-tombe, et on a droit par moments à de superbes touches de couleurs, notamment un rouge vif pour le sang et assimilés 🙂

Mon passage préféré reste celui du concert avec tous les groupes concurrents qui ont chacun droit à des chansons tout à fait adaptées à leur style. Et le clin d’œil au festival de Woodstock (« Woodtonguestock ») avec ce message contestataire délivré en paroles.

Je concluerai en vous disant que ce volume est le second de la série, mais que ça ne m’a absolument pas gênée de ne pas avoir lu le premier. Surtout que les auteurs nous mettent des astérisques là où on nous renvoie aux rencontres faites dans le précédent opus.

La bd est sortie le 29 août aux éditions Fluide Glacial, au prix de 14 €.

écrit par Julie

La chronique sur « True blood, tome 1 » de Alan Ball & Charlaine Harris & David Messina

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Chez Merlotte. L’orage gronde derrière les vitres, trop fort pour être tout à fait naturel. Sookie et les habitués de Bon Temps vont bientôt comprendre qu’ils ont été piégés par une créature qui se nourrit de leurs émotions… et promet de les tuer un par un si sa faim n’est pas assouvie. Pour survivre, ils devront lui livrer leurs secrets les plus honteux. Une histoire entièrement inédite par le producteur et les scénaristes de la série télévisée.
Mon avis:

Voilà, ça y est, j’ai sauté le pas… j’ai lu mon premier roman graphic et je n’ai pas commencé avec n’importe quoi, mais avec True blood, ma série favorite. Eh bien ! Pour moi, cette lecture fut une déception. Pourtant je me faisais une joie de rejoindre tout ce petit monde à Bon Temps !
L’histoire est bien, mais pas très intéressante. J’ai trouvé que l’intrigue était moyenne et que la cadence était lente. On retrouve nos personnages préférés pris au piège dans notre cher bar, le Merlotte, par une créature des plus étrange. C’est un démon shaloop, un esprit trompeur, il va les forcer à révéler leurs plus honteux et sombres secrets pour que la bête puisse s’en nourrir et qu’ils soient libérés. Tout au long du récit, on va découvrir les flash-back de nos héros. 
Franchement, il n’y a rien de nouveau et ça reste assez ennuyeux. Je n’ai pas retrouvé la dynamique et l’atmosphère que j’aime dans les livres de Charlaine Harris ou dans la série télé. Autrement, le style d’écriture est assez semblable à ce que l’on connait, ça se lit vite et bien. Quant aux graphismes, le réalisme des décors et des protagonistes est relativement bien fait, les couleurs correctement choisies même si certains personnages sont mieux faits que d’autres. Les actions et les scènes glauques sont agréablement exécutées. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le fait que chaque chapitre soit annoncé par une affiche graphic et une photo des acteurs de la saga ainsi que la galerie des couves qui se trouve à la fin.
Pour conclure :
Les dessins sont sympa, l’ambiance et l’histoire sont passables. Je m’attendais à mieux. Où alors, c’est peut-être moi qui n’ai pas su accrocher au genre comics.