La chronique du roman « La loi du Millénaire, t3 : La promesse de l’héritier » de Trudi Canavan

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Cinq ans ont passé depuis le terrible combat qui a opposé le Raen aux rebelles. Cinq années durant lesquelles Qall, le garçon sauvé par Rielle, a grandi en sécurité parmi les Voyageurs. Pendant que Tyen se trouvait un nouveau foyer, loin de ceux qui le considèrent comme un traître.
Mais aussi cinq années de chaos à peine contenu par Baluka et son clan. Les mondes sont en guerre, certains envahis par des armées d’insectoïdes, d’autres vidés de leur magie.
Alors que la paix instaurée par Rielle et Tyen semble de plus en plus menacée, la loyauté de chacun est sur le point d’être mise à l’épreuve. Les promesses formulées pourraient tout changer… et l’existence même de Qall dépend d’elles.
Car le sorcier Dahli a les moyens de ressusciter le pouvoir de l’Ange des Tempêtes, et il est prêt à tout pour réussir…

Il est sorti le 16 août 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Cinq ans se sont écoulés depuis que les rebelles ont affronté et vaincu le Raen. Pendant ce temps, Qall, l’enfant que Rielle a sauvé, a grandi parmi les voyageurs sans se souvenir de la vie que lui a été volé.

Les rebelles ont du mal à maîtriser le chaos qui s’est abattu sur les mondes après leur victoire. La révolution n’a pas apporté la liberté et la prospérité à tous. Des mondes sont attaqués par des armées d’insctoïdes tandis que pour d’autres, leur pouvoir est instable. Tous ce pourquoi Rielle, Baluka et Tyen se sont battu est sur le point de s’effondrer. Ils vont devoir être unis plus que jamais, leur loyauté va être testée, entre manipulation, double jeu et complot. Rielle devra tout faire pour que le jeune Qall trouve sa destinée avant que Dahli ne le retrouve, car ce dernier est encore déterminé à restaurer le pouvoir de Valhan…

Le style de Trudi Canavan est toujours aussi agréable. On n’a aucun problème pour replonger dans son univers complexe et fascinant, qui est bien pensé. Le rythme est correct, même si j’ai trouvé quelques longueurs dans le récit. Cela manquait un peu de pep’s pour moi. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée et la plupart des conflits sont résolus bien que l’auteur se soit laissé des portes ouvertes pour un quatrième tome (ce qui est apparemment prévu). Néanmoins, certains combats n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Cela était trop facile et je regrette également que la quête pour Vella, cet objet/personne qui a une place importante dans le récit depuis le début soit complètement tombé à plat. Il y avait, je pense, matière à faire quelque chose de bien mieux.

Du côté des protagonistes, on a pu apprécier leur évolution au fil des tomes et ainsi voir leurs caractères s’affirmer. Ils ont eu de nombreux choix à faire et ils vont devoir en assumer les conséquences. Toutefois, je regrette que le personnage de Qall ne soit pas plus développé alors qu’il avait un rôle important à jouer dans le récit. Je suis un peu restée sur ma faim de ce point de vue là.

Pour conclure :

« La promesse de l’héritier » clôt relativement bien la série même si l’auteur s’est gardé des portes ouvertes pour nous offrir un quatrième tome. Cependant, l’histoire est un peu en dents de scie avec des parties palpitantes et d’autres moins. Néanmoins, j’ai passé un bon moment en compagnie des héros que nous avons appris à apprécier au fil des opus.

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La chronique du roman « Les Épées de glace, T2 : Le Châtiment de l’empire » de Olivier Gay

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Le Boucher est vaincu. Prisonnier de l’Empereur, chaque heure qui passe le rapproche inexorablement de son exécution. Mais un empire est-il capable de détruire une légende ? Alors que Shani et Mahlin cherchent une solution désespérée pour sauver Rekk, certains au sein même du pouvoir pourrait voir quelque avantage à sa libération…
Aucun fer ni aucune blessure ne feront oublier sa vengeance au Boucher. Que l’Empire se prépare ; les épées de glace sont en marche.

Il est sorti le 16 juin 2017 aux Editions Milady.

Mon avis:

Je suis une très grande fan de la plume d’Olivier Gay, que j’ai découverte avec « La main de l’empereur » en début d’année. Lorsque j’ai vu que « Les épées de glace » allait sortir en poche, j’ai tout de suite voulu lire ce diptyque ! En effet, il s’agit d’une histoire qui se déroule après « La main de l’empereur » et on y retrouve plusieurs personnages, dont le fameux Rekk.

Je vous conseille de ne pas lire mon avis si vous n’avez pas lu le premier tome. 

L’intrigue qui nous est proposée commence dans le sang dans le premier tome, et se termine de la même manière. Je ne vous spoile rien, on se doute qu’avec Rekk le Boucher, l’issue de l’histoire ne sera pas « pétales de fleurs et bisounours ». Encore une fois, l »auteur m’a captivée du début à la fin. On n’a pas le temps de s’ennuyer entre l’action, les révélations et les retournements de situation.

Nous retrouvons Shani et Mahlin qui survivent de justesse à un plongeon dans le Verdoyant. Ils réussissent tant bien que mal à rejoindre Dareen, l’alliée de Rekk. Nos deux héros vont mettre au point un plan pour tenter de faire évader Rekk, mais rien ne se déroulera comme prévu.

Fin des spoilers éventuels sur le premier tome. 

Si je n’avais pas lu « La main de l’empereur » avant « Les épées de glace », j’aurai pris Rekk pour un gros taré, c’est tout. Dans ce premier tome on le découvre sous son pire jour, sans vraiment de balancier niveau émotions. On a l’impression qu’il est toujours en colère, avide de vengeance et de sang. Heureusement, moi je sais qu’il se cache davantage de choses sous la surface, et je sais pourquoi il est devenu tel qu’il est aujourd’hui (lisez « La main de l’empereur » !!!). Rekk est un homme loin d’être parfait, avec une grosse part d’ombre, mais je l’adore. C’est un personnage complexe, torturé, superbe !

J’ai été bouleversée par le destin de Mahlin et Shani. J’avais adoré les suivre dans le premier tome, et c’est tout autant le cas ici. Shani nous offre son lot de surprises, elle devient une vraie guerrière, c’est génial ! Mahlin m’a un peu déçue, mais je ne peux pas vous dire pourquoi sous peine de trop vous spoiler. Le personnage de Laath devient une partie intégrante de l’intrigue et j’ai adoré le suivre. 

En conclusion, Olivier Gay m’a conquise avec ce deuxième tome des Epées de glace. C’est un dyptique génial, tout comme « La main de l’Empereur ». A chaque fin de chapitre, on veut en savoir plus, c’est terriblement addictif ! Cette aventure à hauts risques m’a captivée du début à la fin.

Une citation de Rekk, dans le chapitre 13 :

« Lorsqu’il y a peu d’ennemis, je les tue. Lorsqu’il y en a beaucoup… je leur déclare la guerre. »
Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Impyrium, Livre I » de Henry H. Neff

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Depuis trois mille ans, les Faeregine règnent sur Impyrium.

Pourtant, au fil des siècles, leur magie s’est affaiblie. Aujourd’hui, elle n’est presque plus qu’un souvenir. D’autres mages, plus puissants, convoitent le trône.

Hazel est le dernier espoir des Faeregine. Sa magie paraît sans limites. Mais est-ce une chance ou une malédiction, pour Hazel, pour sa famille, pour Impyrium ?

Il est sorti le 25 janvier 2017 aux Editions Hachette roman.

Mon avis:

Nous sommes en 3014, après le cataclysme qui a ravagé le monde que l’on connait. Depuis, les dirigeants ont adopté un mode de vie plus médiéval. Depuis des millénaires, les Faeregine règnent d’une main de fer grâce à la magie sur Impyrium. Mais depuis quelques temps, leur magie s’épuise et ils doivent faire face à de nombreuses attaques de personnes qui sont prêtes à tout pour s’asseoir sur le trône. Hazel, une jeune fille de 12 ans, qui n’a que faire des obligations familiales et de la politique, va se retrouver sur le devant de la scène. En effet, elle est la seule à avoir une capacité magique qui la rend inestimable aux yeux de sa grand-mère qui cherche à garder l’Empire sous leur contrôle. Hazel, malgré elle, se retrouve au centre d’un complot qui la dépassera.

En parallèle, nous suivons Hob, un jeune homme de 13 ans, vif et curieux qui vit loin de l’agitation du royaume et de la princesse. Il est mineur et tente de subvenir au mieux aux besoins de sa famille. Un soir, il est abordé par un homme qui lui offre une chance d’en savoir plus sur son père disparu et de travailler contre l’Empire avec un salaire qu’il ne peut refuser. Hob croisera alors la route de la princesse. Dès lors, tous deux vont se heurter à des vérités sur eux-mêmes et sur un monde où tout n’est ni blanc ou noir. De nombreux défis attendront nos héros dans cet univers riche, peuplé de danger, de corruption et de créatures surnaturelles (farfadets, harpies, lycanthrope…). Ils plongeront au milieu de querelles intestines où tous deux seront confrontés à la tromperie et à la trahison.

Le tout nous est conté par une plume très agréable et prenante. Le rythme est un peu lent en première partie, le temps que Henri H. Neff nous présente son monde complexe, riche et fascinant ainsi que les nombreux protagonistes. Ensuite l’auteur va nous mener vers plus d’action, de rebondissements et de révélations. Toutefois, il nous reste encore beaucoup à découvrir. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien conçue, l’auteur a réussi à me happer du début à la fin. Pour ce qui est des personnages, ils sont plaisants et intéressants. Au fil des épreuves, ils vont évoluer et remettre en cause ce qu’on leur a appris. Cependant, je trouve que l’âge des héros ne colle pas avec leur maturité, je leur aurais donné plus 16 ans que 12.

Pour conclure :

« Impyrium, livre1 » est un tome introductif passionnant qui a un grand potentiel. Henri H. Neff signe là le début d’une saga fantasy épique où j’ai hâte de découvrir la suite. Je recommande.  

La chronique du roman « Le Bâtard de Kosigan, I : L’ombre du pouvoir » de Fabien Cerutti

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XIVe siècle. Le chevalier assassin Pierre Cordwain de Kosigan dirige une compagnie de mercenaires d’élite, parmi les plus réputées d’Occident. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses capacités surnaturelles et son art de la manipulation au service des plus grands seigneurs d’Angleterre, de France et d’Italie. Au mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, ne doit certainement rien au hasard. De joutes verbales en tournois, de combats sans merci en diplomatie nocturne, de la boue des bas-fonds aux alcôves des palais, chacun de ses actes semble servir un but précis. Bien malin qui pourra déterminer lequel… Dans la lignée des meilleurs auteurs de fantasy historique, comme Jean-Philippe Jaworski ou Mary Gentle, Fabien Cerutti mêle avec brio roman d’aventures et histoire médiévale.

Il est sorti le 4 mai 2017 aux Editions Folio SF.

Mon avis:

Troyes, au milieu du XIVème siècle. Pierre Cordwain de Kosigan arrive pour participer au tournoi organisé par Catherine la comtesse de Champagne, qui est également une princesse elfique. L’avenir de la Champagne est en jeu, tiraillée entre le roi de France et le duc de Bourgogne. Lors de ce tournoi, on se trouve également au milieu de pourparlers diplomatiques. Solenne, la fille de la comtesse, doit choisir d’épouser Robert de Navarre (le cousin du roi de France) ou le baron Marc de Saulieu (le fils du duc de Bourgogne). Malheureusement, ce dernier a disparu, mettant la comtesse et la Champagne dans une situation diplomatique catastrophique. Pierre Cordwain pourra-t-il tout de même mener à bien ses projets ?

 

J’ai tout simplement adoré ce roman ! Fabien Cerrutti a imaginé un univers magico-médiéval (oui, je sais, le terme n’existe pas) passionnant et intéressant. De plus, le rythme est très prenant, l’histoire m’a complètement captivée. La trame générale du récit est régulièrement agrémentée d’action, de rebondissement, de complots, de trahisons… On nous offre des joutes, des batailles, de la bravoure, des enjeux diplomatiques… bref, on n’a pas le temps de s’ennuyer ! En outre, les divers personnages rencontrés apportent tous leur pierre à l’édifice, ils sont tous différents et intrigants. Pour couronner le tout, Pierre Cordwain de Kosigan, est un héros charismatique à souhait. 

 

Pierre Cordwain de Kosigan a un plan depuis le début et il ne fait rien au hasard. Toutefois, nous, on ne sait rien, ou presque. On a aucune idée de ce qu’il prépare ni pourquoi il le fait. Le tout nous apparaît dans le final et c’est assez surprenant. Pierre est un fin stratège qui peut jouer sur tous les tableaux. Une aura de mystère l’entoure et j’ai hâte d’avoir des réponses sur certains aspects de sa vie.

 

Je ne connaissais pas du tout l’écriture de Fabien Cerrutti et dans l’ensemble, je dois dire que le roman est plutôt fluide. Certes, l’auteur possède une plume riche et il nous offre de belles descriptions, mais le tout est franchement agréable. L’auteur nous immerge tellement dans son univers qu’on a l’impression que la version de l’Histoire de l’Europe médiévale qu’il nous présente est la vraie. L’aspect fantasy est très bien intégré dans l’intrigue et nous paraît terriblement « naturel ». Les peuples « magiques » sont bien associés au paysage médiéval.

Parallèlement à l’histoire de Pierre Cordwain, on suit celle de son descendant, Kergaël de Kosigan, qui lui fait des recherches sur son ancêtre en 1899. Kergaël est professeur d’histoire à l’université qui se retrouve héritier direct de Pierre Cordwain. L’intrigue le concernant ne m’a pas passionnée des masses, même si elle est en lien direct avec ce qui se déroule au XIVème siècle. Pour moi, heureusement que cela ne prend pas trop de place dans le récit. C’est le seul petit bémol que je pourrais trouver à l’ouvrage, mais c’est une vision toute personnelle. Par exemple, mon mari a aimé ces moments avec Kergaël.

 

Petite mention spéciale pour la carte que l’on trouve en début d’ouvrage. C’est vraiment génial. Cela nous permet de bien nous imprégner des lieux, d’imaginer la situation et également de comprendre tous les tenants et aboutissants politiques.

En conclusion, c’est un carton plein chez nous pour « L’ombre du pouvoir ». Mon mari a adoré et moi aussi. A tel point que nous avons déjà acheté la suite, « Le fou prend le roi », qui vient de paraître début septembre en poche chez Folio 😉 A travers mon article, j’espère avoir réussi à vous transmettre tout mon enthousiasme pour cette saga.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Djinn, la maudite » de Jean-Louis Fetjaine

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1130, Princée d’Antioche – au nord de l’actuelle Syrie. 
Fille du roi Baudouin de Jérusalem, la princesse Alix d’Antioche s’apprête à accoucher en secret de son enfant illégitime, fruit de ses amours avec le connétable Renaud Mazoir. Personne ne doit apprendre cette naissance : sa mère a décidé que l’enfant ne survivrait pas. 
Mais son père, prévenu par ses informateurs, arrive à temps pour le sauver. L’accoucheuse, elle, est sacrifiée, non sans avoir jeté sur Alix une malédiction : l’esprit malin d’un Djinn s’attache désormais à ses pas. 
Mis à l’abri des velléités meurtrières de sa mère, le nouveau-né grandira au sein de la mystérieuse secte des Assassins ; son destin sera lié à celle-ci. Et la princesse maudite, poussée par son ambition dévorante, se voit emportée dans les tourments d’une terre dont l’histoire s’écrit trop souvent dans le sang… 

De Byzance à Jérusalem, d’Alep à Damas, une grande fresque où se côtoient l’histoire et le fantastique, dans le fracas des batailles incessantes entre Turcs, Byzantins et Croisés. 

Il est sorti le 13 avril 2017 chez Fleuve Editions, collection Outre fleuve.

Mon avis:

Nous voilà partis dans le Moyen-Orient du XII siècle à l’époque des croisades. L’histoire se concentre sur Alix, la deuxième fille du roi Baudouin II de Jérusalem, qui est devenue, à vingt ans, régente d’Antioche après le décès de son époux.

Mais voilà, cette dernière met au monde, dans le plus grand des secrets, un enfant illégitime qu’elle décide de tuer. Mais le père de l’enfant, Renaud Mazoir, un connétable de l’une des plus puissantes forteresses de la région, arrive à temps pour le sauver et l’emmener. En même temps, l’accoucheuse  lance une malédiction à la princesse avant d’être tuée. Désormais l’esprit du Djinn n’est jamais bien loin…

Dès lors, se lance une guerre de pouvoir, de territoire, avec des alliances, des trahisons et des manipulations. Jean-Louis Fetjaine nous embarque dans une épopée terrible, dans une lutte fratricide marquée par la religion et les croyances où le destin d’un enfant qui n’aurait jamais dû naître se retrouve lié à des choses qui le dépasseront. Le tout est bien mené avec une plume très prenante, descriptive et l’auteur maîtrise son sujet. Toutefois, je déplore que le côté fantastique ne soit pas plus développé et que certains évènements se déroulent trop rapidement et facilement. En ce qui concerne les protagonistes, j’ai aimé les suivre tous autant qu’ils sont et l’auteur a fait un bon travail au niveau de la psychologie.

Pour conclure :

« Djinn, la maudite » est une fresque historico-fantasy où le côté historique est très prononcé, mené par des figures féminines fortes. J’ai eu plaisir à suivre ce début de saga plein de promesses, au fort potentiel qui nous fait voyager. 

La chronique du roman « Les Épées de glace, T1 : Le Sang sur la lame » de Olivier Gay

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Lorsque Deria, fille d’un obscur baron du Nord, est retrouvée assassinée dans la capitale, les plus puissants de l’Empire font tout pour cacher sa mort à son père. Les deux amis les plus proches de la jeune fille, Shani, sa servante, et Mahlin, un garde du palais, se retrouvent alors mêlés malgré eux à cette conspiration. N’écoutant que leur coeur, ils décident d’annoncer eux-mêmes la nouvelle au mystérieux baron.

Ils n’auraient sans doute jamais entrepris un tel voyage vers le Nord s’ils avaient su qui était réellement le père de Deria. Car, désormais, l’Empire va trembler.

Il est sorti le 19 mai 2017 aux Editions Milady.

Mon avis:

Je suis une très grande fan de la plume d’Olivier Gay, que j’ai découverte avec « La main de l’empereur » en début d’année. Lorsque j’ai vu que « Les épées de glace » allait sortir en poche, j’ai tout de suite voulu lire ce diptyque ! En effet, il s’agit d’une histoire qui se déroule après « La main de l’empereur » et on y retrouve plusieurs personnages, dont le fameux Rekk.

Deria est une jeune noble nouvellement arrivée à Musheim, au palais de l’Empereur. Elle se lie d’amitié avec Mahlin, un jeune homme de la garde du palais, et Shani, sa servante. Lorsque Deria est assassinée et que les hommes de l’Empereur veulent étouffer l’affaire, Mahlin et Shani décident de se rendre dans le nord pour raconter au baron Froideval le meurtre de sa fille. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que le baron est un homme impitoyable qui ne reculera devant rien pour connaître la vérité… quitte à mettre l’Empire en danger !

L’intrigue qui nous est proposée commence dans le sang, et on se doute que l’histoire n’en sera que plus sombre par la suite. L’auteur m’a captivée du début à la fin, on évolue entre l’action, les rebondissement, les révélations, les coups de théâtre, des complots, des batailles, des trahisons ! Oui, oui, il y a tout ça dans « Le sang sur la lame ». Vous l’avez compris, on n’a pas le temps de s’ennuyer.

L’univers d’Olivier Gay est toujours aussi sombre, impitoyable et passionnant. On se retrouve certes dans de la fantasy moyenâgeuse dite classique, mais il nous transporte avec son univers si bien dépeint et ses personnages géniaux. 

Si je n’avais pas lu « La main de l’empereur » avant « Les épées de glace », j’aurai pris Rekk pour un gros taré, c’est tout. Dans ce premier tome on le découvre sous son pire jour, sans vraiment de balancier niveau émotions. On a l’impression qu’il est toujours en colère, avide de vengeance et de sang. Heureusement, moi je sais qu’il se cache davantage de choses sous la surface, et je sais pourquoi il est devenu tel qu’il est aujourd’hui (lisez « La main de l’empereur » !!!). Rekk est un homme loin d’être parfait, avec une grosse part d’ombre, mais je l’adore. C’est un personnage complexe, torturé, superbe !

J’ai également aimé suivre le destin de Mahlin et Shani. Ils ont énormément évolué tout au long du livre. Il se passe plusieurs mois entre le début et la fin du récit, et l’auteur a pleinement exploité les capacités de ces deux personnages au destin hors du commun. Bien sûr, on sent qu’ils peuvent encore nous réserver de nombreuses surprises, mais je suis plus que satisfaite de leurs évolutions personnelles.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, et m’ont charmée eux aussi. Je pense surtout à Mandonius et à Dareen. Je les aimais déjà beaucoup dans « La main de l’empereur » et je suis ravie de les retrouver et de voir ce qu’ils sont devenus. Ils sont certes secondaires, mais ils sont essentiels à cette histoire. A mes yeux ils sont comme des clés de voûte 😉

En conclusion, l’auteur m’a conquise avec ce premier tome des Épées de glace, « Le sang sur la lame ». J’ai retrouvé avec grand plaisir certains personnages de « La main de l’empereur » (que je vous conseille de lire aussi) et j’ai adoré en découvrir d’autres.  L’intrigue est géniale et ne nous laisse pas le temps de souffler. J’ai déjà le deuxième tome dans ma bibliothèque et j’ai prévu de le commencer dans les jours à venir (vous ai-je dit que le final est un véritable cliffhanger ?).

Ecrit par Noémie