La chronique « Blackwing T1 : La Marque du corbeau » de Ed McDonald

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Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois profonds. De l’autre côté de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées observent encore –  et attendent leur heure…

Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes armé pour affronter les hommes comme les monstres, il la traverse en quête d’une jeune femme aux mystérieux pouvoirs. Quand il se retrouve pris dans une attaque qui n’aurait jamais dû être possible, émanant des Rois profonds eux-mêmes, seule l’intervention inattendue de celle qu’il recherche lui sauve la vie.

Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…

Il est sorti le 18 avril 2018 aux Editions Bragelonne.

 Mon avis: 

On suit le capitaine Ryhalt Galharrow et son équipe de mercenaires de l’Aile Noire au cours de leur dernière mission. Ils traversent la désolation, un no man’s land désertique plein de magie, à la recherche de deux personnes. Cette vaste étendue est imprévisible, effrayante et peuplée de créatures atroces. Seuls les plus courageux ou les plus fous osent s’aventurer dans cette région en se guidant des trois lunes.

Pendant cette mission, le capitaine reçoit un message de Corbac, un dieu sans nom, qui lui demande de sauver une puissante Fileuse. Ce dernier va alors retrouver son amour de jeunesse qu’il n’avait pas revu depuis vingt ans. Tous deux ont bien changé. Mais ensemble, ils devront enquêter sur l’héritage d’un sorcier mort depuis longtemps. Ils devront résoudre l’énigme avant que les Rois des profondeurs ne marchent à nouveau sur la terre et que tout soit perdu…

Le style de Ed McDonald est très agréable, fluide et contemporain. On plonge assez facilement dans son univers original et captivant. Toutefois, j’aurais apprécié un petit lexique pour nous expliquer certains termes propres à son monde.

Autrement, j’ai aimé cet univers qui a été créé suite à une guerre qui dure depuis deux siècles entre les Sans noms et les Rois des profondeurs (des êtres pourvus de magie). Cela est bien expliqué et l’on peut voir les conséquences qui en ont découlé pour la Terre et la population. Le tout est rythmé du début à la fin par des combats, des révélations et des retournements de situation.

Du côté de l’intrigue, tout est bien mené et construit. Nos deux héros vont se retrouver au milieu de jeux politiques et de pouvoirs. Ce ne sera que conspiration, complot, manipulation et trahison. Ils ne seront que des pions dans une machination bien plus grande.

En ce qui concerne les personnages, ils sont bien fouillés et attachants. Le capitaine Galharrow est un ancien de l’armée porté sur la bouteille. Il est pragmatique, dur et aguerri, mais il inspire également le respect et la loyauté à ses hommes. Il se bat pour ce qui est juste. Il est accompagné de Nem, une jeune femme sournoise et sanguinaire. C’est un personnage intéressant. Quant à Ezabeth Tanza, c’est un personnage irrévocablement endommagé, avec ses rêves perdus, mais qui est prête à tous les sacrifices pour ce qu’elle croit juste. Les dialogues avec ces trois personnages sont pointus et souvent spirituels, teintés d’humour noir.

Pour conclure :

« Blackwing » est une dark fantasy sombre et sanglante où nos anti-héros seront pris dans les tourmentes politiques. Le monde est complexe, intéressant et épique, avec des personnages fascinants et crédibles. Voici un début prometteur pour cette saga captivante !

À découvrir !

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La chronique du roman « La couleur du mensonge, livre 1 » de Erin Beaty

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Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s’en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l’évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d’une famille, d’une région, d’un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l’observation, la marieuse fait toutefois d’elle son apprentie. 

Sage s’embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d’élite qui ne tardent pas à réaliser qu’ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s’est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l’un des membres de la troupe recrute alors l’aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu… à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle… 

Il est sorti le 22 février 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Sage, 16 ans, orpheline recueillie par son oncle. Elle est perceptrice pour les enfants de ce dernier. Alors que toutes les filles rêvent d’épouser un beau parti, Sage a soif de liberté. Mais son oncle en a décidé autrement, il est temps pour elle de lui trouver un mari. De ce fait, Sage se retrouve face à Maîtresse Rodelle. Elle est la première marieuse de la province qui a pour principale responsabilité de sélectionner les jeunes filles les plus prometteuses de toute la région en vue du grand rassemblement, organisé tous les cinq ans dans la capitale pour les marier. Elle a le pouvoir de tisser des alliances entre les familles.

Mais contre toute attente son entretien avec l’entremetteuse ne se déroulera pas comme prévu. Cette dernière qui voit en Sage un autre potentiel, et lui propose de devenir son apprenti. Sage ne peut décemment pas refuser, c’est un pas de plus vers la liberté.

La voilà partie pour le Concordium, accompagnée par un bataillon d’élite dirigé par le capitaine Quinn. Pendant ce long voyage, un complot se dessinera. Sage qui est connue pour son sens aigu d’observation, son intelligence et sa débrouillardise, sera recrutée par le sergent Ash pour infiltrer les rangs ennemis et récolter des informations afin d’enrayer leur plan.

Dès lors, Sage sera pris dans un dangereux exercice d’équilibre qui déterminera le sort du royaume.

J’ai adoré ! Le style de Earin Beaty est très agréable et prenant. On se plonge facilement dans cet univers riche et passionnant, mais dont il nous reste beaucoup à découvrir.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée et construite entre complots, enjeux politiques, vengeance et trahison. La première partie du récit est un peu lente, mais aucunement ennuyeuse, le temps que l’auteure pose les bases, nous présente les personnages et qu’ils tissent des liens. Quant à la seconde partie, elle est beaucoup plus vive avec des révélations, de l’action et de la romance. Earin Beaty ne ménage pas ses personnages. De plus, le fait qu’Earin Beaty nous offre différents points de vue, cela donne une dimension et une richesse supplémentaire au récit.

Du côté des protagonistes, nombreux sont ceux qui vont croiser la route de Sage. Ils ont tous une bonne caractérisation, ils sont mémorables et passionnants à suivre. J’ai adoré Ash et Maîtresse Rodelle par qui l’on peut voir que les marieuses détiennent le vrai pouvoir.

Pour conclure :

« La couleur du mensonge » est un roman fantasy young adult classique qui regroupe tous les codes du genre, mais diablement bien fait, mené par des caractères fascinants. Voici un début très prometteur pour cette saga captivante ! Vivement la suite, coup de cœur !

La chronique du roman « Le dernier royaume, Acte IV: Les déferlantes de givre » de Morgan Rhodes

 

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La guerre pour la possession de Mytica et de sa magie fait rage. Roi déchu, empereur cruel, princesse rebelle, héritier… tous sont prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de leur sang afin de régner sur cette terre sacrée.

Cléo : de nouveau privée de son trône, pris de force par Amara grâce à la magie qu’elle a volée, la princesse devra faire preuve d’imagination et d’énormément de courage pour protéger son peuple des envahisseurs. 
Magnus : au cœur d’un royaume plongé dans le chaos, tiraillé entre sa jeune sœur en danger de mort et ses nouveaux sentiments pour Cléo, le prince d’acier est de nouveau déchiré entre l’amour et le devoir. 
Lucia : enfin vengée de la mort cruelle de son premier et unique amour, elle s’allie au dieu du Feu et fomente avec lui la plus sinistre des vengeances. 
Jonas : après avoir échappé de justesse à la mort, il est de nouveau réuni avec la princesse Cléo. Et il est prêt à tout pour l’aider dans sa quête des Quatre Sœurs, les cristaux capables de déchaîner sur Mytica la puissance des éléments.

Il est sorti le 11 février 2016 aux Editions Michel Lafon. Il est sorti en format poche le 11 mai 2017.

Mon avis:

Nous reprenons là où « le ralliement des ténèbres » s’était arrêté. Nous retrouvons Magnus et Cléo qui ont fui à Liméros après l’acte de haute trahison de ce dernier. Cléo est bien décidée à reconquérir son trône. Quant à Magnus, il veut reprendre sa destinée en main. Au même moment, Lucia part avec le dieu du feu pour assouvir une vengeance et sa soif de pouvoir et Jonas, le rebelle raté, tente de revenir et raviver la rébellion…

J’ai adoré ma lecture ! Encore une fois, Morgan Rhodes nous offre une histoire totalement addictive, imprévisible avec de nombreux rebondissements. On ne s’ennuie pas une seconde.

Pour ce qui est du scénario, il ne cesse de s’étoffer et de se développer. Des alliances se forment, d’autres volent en éclat. On se passionne à suivre tout ces retournements de situation, ces trahisons et manipulations.

En ce qui concerne le monde, il continue de s’enrichir. On en découvre encore un peu plus sur les quatre sœurs et sur un nouveau royaume, celui de Kraeshien, dirigé par un homme sans scrupules.

Du côté des personnages, on les voit grandir, évoluer et faire des choix, qui malheureusement ne seront pas forcément les meilleurs et seront lourds de conséquences. J’espère que certains apprendront de leur erreur. Alors que certains personnages disparaissent (oui, comme à son habitude l’auteur ne nous ménage pas) d’autres font leur apparition. D’ailleurs, Morgan Rhodes leur offre leur propre point de vue, ce qui apporte un souffle nouveau à la saga et redistribue les cartes pour notre plus grand plaisir. J’ai apprécié également qu’il y ait eu plus d’interactions entre les divers protagonistes.

Pour conclure :

« Les déferlantes de givre » est une excellente suite. L’auteur nous emporte facilement dans son histoire explosive entre romance, complot et magie. J’ai hâte de lire le prochain opus, car je me demande vraiment comment tout cela évoluera… C’est un coup de cœur !

❤ ❤ ❤

La chronique du roman « Le dernier royaume, Tome 2 : Le roi du sang » de Morgan Rhodes

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Les royaumes d’Auranos et Paelsia sont tombés, annexés à Liméros et à son roi du Sang, Gaïus. Au même moment, dans les cendres d’Auranos, se réveille une magie ancestrale. Un pouvoir tel qu’il pourrait changer le destin du monde. Pour le sauver… ou le détruire.

CLEO : l’héritière d’Auranos est désormais captive, promise à l’assassin de l’homme qu’elle aimait. Résistant à l’envahisseur, elle s’unit aux rebelles paelsiens et espionne le roi pour eux.

MAGNUS : toujours inquiet pour sa sœur, le prince héritier de l’Empire part à la recherche des Quatre Sœurs, des cristaux censés contenir une magie absolue.

LUCIA : l’Enchanteresse rencontre en rêve Alexius, une Sentinelle du Sanctuaire qui lui annonce qu’elle doit impérativement apprendre à contrôler son pouvoir exceptionnel avant qu’il ne la consume.

JONAS : le paysan paelsien est désormais à la tête de la résistance contre l’envahisseur, prêt à tout pour venger son frère et son peuple.
Lorsque le roi du Sang annonce qu’une route doit être construite à travers les montagnes interdites, il déclenche une chaîne d’événements cataclysmiques qui changeront le monde à jamais.

DOMINEZ LA MAGIE.

Il est sorti le 10 avril 2014 aux Editions Michel Lafon, 15.95€. Il est sorti en format poche le 12 mais 2016. 

Mon avis:

Nous voici de retour à Mytica après les évènements du premier opus. Le roi Gaïus a brutalement et rapidement conquis le pays en installant un climat de peur, car tous ceux qui s’opposent à lui, meurent.

Dans ce nouveau monde nous retrouvons Cleo, princesse déchue et prisonnière, qui se voit contrainte d’épouser son ennemi. Elle ne laisse rien paraître, mais Cleo cherche un moyen de récupérer son trône. Le tout sera de trouver comment et à quel prix.

Il y a également Jonas, le chef des rebelles, qui souhaite se dresser contre le monarque au nom de Palesia. Il est prêt à risquer le tout pour voir les terres volées échapper au tyran qui désormais les dirige.

Enfin de compte, Cloe et Jonas se retrouveront du même côté. Tous deux ont soif de vengeance et veulent voir mourir le roi.

Quant à Magnus, il essaye de faire le maximum pour faire plaisir à son père. Il sera en conflit constant avec lui même. C’est un personnage complexe qu’on a du mal à détester.

Pour ce qui est de Lucia, l’enchanteresse a sombré dans un profond coma après l’utilisation de la magie interdite. Dans cet opus, on en apprend beaucoup plus sur elle, notamment sur son rôle dans la prophétie.

Nous voilà plongés dans une épopée épique pleine d’incertitudes, de chagrins et de drames. On suit les protagonistes dans leur quête des quatre sœurs, ces pierres qui peuvent offrir un pouvoir éternel et tout puissant. Nos héros devront se débattre dans les méandres des mensonges et de la manipulation pour essayer de construire des alliances fragiles afin de retrouver ou conforter leur position. Les stratégies politiques et la lutte de pouvoir sont très présentes avec une tension quasi constante de savoir quelles répercussions auront leurs gestes, leurs mots ou leurs actions.

Morgan Rhodes nous donne une version plus large de la situation avec de nouvelles perspectives.

Bien que le rythme soit relativement lent au départ, à mi-chemin, cela devient plus vif grâce aux combats et moult rebondissements, autant vous dire que l’auteur ne nous ménage pas. Il y aura de nombreux morts, leur croisade sera faite de sang…

Du côté des personnages, on revoit ceux du premier tome. Il y a plus d’interactions entre eux. Leur caractère commence à gagner en force. Chacun a ses propres démons à combattre, personne n’a été laissé indemne après la guerre. Ils devront faire des choix pour forger leur destinée.

Nous faisons également la connaissance de Lysandra, une jeune rebelle impétueuse et le prince Ashur qui, à mon avis, jouera un rôle important dans la suite des évènements. On en apprend plus, aussi, sur les desseins des Sentinelles.

Pour conclure :

« Le roi du sang » est une continuité plaisante, même si l’intrigue, en soi, avance peu.

Les protagonistes prennent de la profondeur et progressent vers leur destinée. C’est une bonne fantasy jeunesse, où morts, destructions, prophéties et magie s’entremêlent brillamment.

C’est sombre et sanglant, vivement la suite !

La chronique du roman « Le dernier Royaume, Acte 1 : Les cendres d’Auranos » de Morgan Rhodes

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La guerre approche… Choisissez votre camp

Cleo : La princesse gâtée d’Auranos s’embarque dans un dangereux périple en territoire ennemi à la recherche d’une magie que tous pensent éteinte.

Jonas : Un Paelsien rebelle, indigné par les injustices que subit son peuple, se retrouve à la tête d’une révolution qui grondait depuis des siècles.

Lucia : L’Enchanteresse, adoptée à la naissance par la famille royale de Limeros, devra découvrir la vérité sur son passé et apprendre à contrôler son héritage surnaturel avant qu’il ne la détruise.

Magnus : Le prince limérien, élevé dans le sang, la violence et la soif de conquête, réalise que son cœur pourrait lui être bien plus fatal que la plus tranchante des épées.

Après des siècles de paix, une rumeur de guerre se propage dans les trois royaumes d’Auranos, de Paelsia et de Limeros. Au centre de ce conflit naissant, une funeste prophétie : une sombre magie perdue, sur le point de resurgir. Pour la maîtriser, tous les coups sont permis et seuls les plus forts, ou les plus rusés, s’en sortiront.

Il est sorti le 3 octobre 2013 aux Editions Michel Lafon, 438 pages. Il est sorti en format poche en février 2016!

Mon avis:

Tout commence lorsque des sœurs sorcières enlèvent un enfant qui selon la prophétie posséderait une magie suffisamment puissante pour trouver les quatre objets à l’origine de l’Elementia, la magie fondamentale regroupela terre, le feu, l’eau et l’air.

Seize années ont passé et une tragédie servira de catalyseur pour de terribles événements qui sont à venir…

La plume de Morgan Rhodes est fluide, addictive et descriptive. Elle nous transporte avec aisance dans son monde de manipulations politiques, de luttes économiques et de nations qui s’affrontent pour le trône. Le tout se déroule rapidement dans une ambiance sombre et oppressante qui nous offre son lot de rebondissements et de révélations.

Pour ce qui est de l’univers que l’auteure a créé, il est bien dépeint. Le folklore est complexe, intéressant et bien exécuté. Il mélange Déesses, magie, sorcières et sentinelles entre autres…

L’histoire se déroule à travers trois royaumes : Liméros, Paelisia et Auranos.

Liméros est le royaume du nord, il est gouverné par un roi tyrannique, qui instille la peur chez son peuple.

Paelisia, c’est l’empire du milieu dirigé par un chef qui a des pouvoirs. C’est un pays pauvre où ses habitants souffrent et luttent pour survivre.

Quant à Auranos, c’est le royaume du sud. Il est envié, car la population jouit d’une vie prospère sous la direction bienveillante de leur souverain.

Mais alors que la paix dure depuis plus d’un siècle, des dissensions couvent et la violence fera couler le sang.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est passionnante et menée de main de maître. Ce n’est jamais ennuyeux et plein d’actions. De plus, on s’aperçoit au fil des pages que la trame s’avère beaucoup plus compliquée. Ce qui débutera comme une simple altercation conduira à une révolte, à des manigances et des alliances. Des vies seront perdues, des amours impossibles naîtront, des amis deviendront des ennemis et vice versa. Morgan Rhodes n’arrêta pas de nous surprendre.

Quant aux protagonistes, ils sont nombreux, mais sans être source de confusion. Ils sont imparfaits, humains avec leurs défauts et qualités, ce qui les rend crédibles. Ils sont convenablement développés et l’on s’attache facilement à eux, aucun d’eux n’est réellement bon ou mauvais. Et, il est intéressant de voir quel rôle ils jouent dans l’histoire.

On suivra surtout quatre narrateurs, bien que certains ont plus la parole que d’autres, notamment Cléo.

Cléo est la princesse gâtée d’Auranos. Mais au fil des pages, elle se dévoile étant une personne d’imprudente, de fougueuse et tenace. Quand sa sœur tombe malade, Cléo est déterminée à trouver le remède quitte à défier l’autorité de son père et s’aventurer en territoire ennemi.

On fera également la connaissance de Magnus, un personnage complexe, qui penche du côté du mal, mais que l’on n’arrive pas à détester malgré ses actes. Nous avons aussi Jonas, le frère de l’homme qui a été tué devant Cléo. Il est habité par la vengeance et est prés à tout pour détruire la princesse. C’est un caractère intriguant qui sait apprendre de ses erreurs. Et, il y a Lucia, l’un des rôles le plus importants, bien que mis en retrait dans cet opus. Elle découvrira la vérité sur son passé et son héritage.

Pour conclure :

Morgan Rhodes ne me déçoit absolument pas avec « Les cendres d’Auranos ». L’histoire est incroyable, elle vous tient en haleine du début à la fin. C’est féroce, sanglant et hypnotique !

J’ai hâte de connaître la suite, car tout ne fait que commencer…

C’est un coup de cœur, À lire !

La chronique du roman « La crécerelle »de Patrick Moran

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La Crécerelle a le goût du sang. Mais qui sait pourquoi elle tue ? Pour l’argent, pour le plaisir, ou bien pour servir les puissances de l’outre-monde ?

Femme du Sud dans les terres du Nord, experte des arts magiques dans une contrée qui les méprise, la Crécerelle parcourt les cités-États du désert, semant violence et mort sur son passage. Une question demeure… combien de temps encore pourra-t-elle supporter cette vie d’atrocités ?

C’est justement en cherchant à se libérer de l’entité maléfique qui contrôle sa vie, qu’elle va déclencher une série d’événements d’ampleur cataclysmique. Une spirale infernale dont, cette fois, elle ne pourra pas se sortir seule.

La Crécerelle est un premier roman détonnant, à l’héroïne exceptionnelle et à la mécanique implacable, qui renverse les clichés du genre en proposant un mélange inventif d’action, de mystère et d’horreur.

Il est sorti le 15 février 2018 aux Editions Mnemos.

Mon avis:

La crécerelle est une sorcière, une dévoreuse, qui sème la mort là où elle passe. Son voyage l’a emmenée vers la cité de Shaz-Narim bâtie au bord d’un précipice. Elle veut rencontrer le Publicain pour lui échanger un artéfact contre une information. En effet, la crécerelle veut trouver un rituel pour se débarrasser de l’entité de l’outre-monde avec qui elle est liée et qui lui réclame toujours plus de sang. Mais voilà, sa décision se répercutera sur le monde, elle va déclencher quelque chose de pire encore et elle n’aura pas d’autre choix que de trouver vite un moyen de réparer son erreur et sauver le monde…

Le style de Patrick Moran est agréable et prenant. Toutefois, je m’attendais à un récit plus rythmé avec plus d’action et de magie. En ce qui concerne son univers, je dois admettre que l’auteur m’a fréquemment perdue. Effectivement, il nous parle de réalité alternative, de cognition, de canaux métaphysiques et d’univers tridimensionnel. Ses explications sont souvent tortueuses et lourdes, de ce fait, j’ai décroché plusieurs fois du récit et j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. À contrario, la partie la plus intéressante sur la quête de la crécrelle est, pour moi, sous-développée. Cela manque de consistance et c’est un peu dommage, car le personnage et l’histoire de la crécerelle sont très intrigants et passionnants.

Pour conclure :

« La crécerelle » est une déception. Même si le personnage était intéressant, les explications de la nature mathématique de l’univers ne m’ont pas convaincue.

La chronique du roman « The crime (livre 2) » de Marie Rutkoski.

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Gagner peut être la pire des malédictions…

Fille du général le plus titré de l’Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu’elle réprouve l’esclavage, d’acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d’Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami… et de laisser la ville entière s’en émouvoir. Elle n’a compris qu’au dernier moment son erreur, en découvrant l’impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir. 

À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d’elle et a dû supporter la douleur de la trahison d’Arin – elle dont l’éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l’impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l’Empereur. S’ouvre, à la cour, un terrible jeu d’échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d’autrui – jusqu’à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n’espèrent que sa chute. 

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple !

Il est sorti le 21 septembre 2017 aux Editions Lumen.

Mon avis:

« The crime » reprend là où l’on s’était arrêté dans « The curse ». Krestel est devenue l’ambassadrice pour échanger avec les Herranis pour qui elle s’est sacrifiée. Par la même occasion, elle est également la fiancée du prince héritier de l’Empire Valoriens. Mais elle est loin de se douter de toutes les machinations du Roi des Valoriens, la voilà lancée dans une partie de jeu complexe où ses décisions affecteront un grand nombre de personnes… Elle devra se montrer fin stratège, car sa vie en dépendra.

Dans cet opus, nous découvrons une Krestel bien différente, elle est plus humaine et moins triviale. Elle essaye de se faire à sa nouvelle existence,  de comprendre les rouages d’une vie à la cour où sous ses apparats, il n’y a que complots, mensonges et faux semblants. Elle devra faire face à de nombreux pièges et obstacles. Elle sera testée sans jamais révéler ses motivations. Cela ne sera que manipulation et trahison. De plus, sans réellement le vouloir, elle se retrouvera au milieu d’un projet qui visera la liberté des Herranis et les plaines orientales. De ce fait, Kestrel essayera de faire au mieux pour faire les bonnes choses et sauver ceux qu’elle aime, quitte à se mettre en danger, même si ses choix pourront paraître douteux et auront parfois de terribles conséquences.

Quant à sa relation avec Arin, elle est très frustrante. Le peu de scènes qu’ils ont ensemble sont déchirantes et intenses. On a souvent envie de les secouer et de leur ouvrir les yeux, surtout à Arin. Tous deux sont tombés amoureux dans des circonstances peu propices à développer leurs sentiments. Cela engendre un manque de confiance en eux qui les érode lentement et qui les conduit à bien trop de malentendus.

C’est un tome très dur pour nos nerfs où l’on ne voit aucune lumière au bout du tunnel. De nombreux enjeux politiques sont présents. L’auteur a su développer son univers, on découvre d’autres mondes, de nouvelles cultures et d’autres personnages qui apportent de la consistance au récit. L’histoire gagne en intensité, bien que le rythme soit assez lent avec peu d’action et beaucoup plus d’introspection, mais cela n’en demeure pas moins passionnant et bien écrit.

Pour conclure :

« The crime » est un très bon second tome, la série va crescendo. C’est plus sombre avec un drame politique complexe. C’est un livre dévastateur et qui,une fois arrivé au bout, nous donne qu’une envie, c’est de découvrir la suite ! Vivement !