La chronique du roman « The crime (livre 2) » de Marie Rutkoski.

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Gagner peut être la pire des malédictions…

Fille du général le plus titré de l’Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu’elle réprouve l’esclavage, d’acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d’Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami… et de laisser la ville entière s’en émouvoir. Elle n’a compris qu’au dernier moment son erreur, en découvrant l’impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir. 

À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d’elle et a dû supporter la douleur de la trahison d’Arin – elle dont l’éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l’impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l’Empereur. S’ouvre, à la cour, un terrible jeu d’échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d’autrui – jusqu’à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n’espèrent que sa chute. 

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple !

Il est sorti le 21 septembre 2017 aux Editions Lumen.

Mon avis:

« The crime » reprend là où l’on s’était arrêté dans « The curse ». Krestel est devenue l’ambassadrice pour échanger avec les Herranis pour qui elle s’est sacrifiée. Par la même occasion, elle est également la fiancée du prince héritier de l’Empire Valoriens. Mais elle est loin de se douter de toutes les machinations du Roi des Valoriens, la voilà lancée dans une partie de jeu complexe où ses décisions affecteront un grand nombre de personnes… Elle devra se montrer fin stratège, car sa vie en dépendra.

Dans cet opus, nous découvrons une Krestel bien différente, elle est plus humaine et moins triviale. Elle essaye de se faire à sa nouvelle existence,  de comprendre les rouages d’une vie à la cour où sous ses apparats, il n’y a que complots, mensonges et faux semblants. Elle devra faire face à de nombreux pièges et obstacles. Elle sera testée sans jamais révéler ses motivations. Cela ne sera que manipulation et trahison. De plus, sans réellement le vouloir, elle se retrouvera au milieu d’un projet qui visera la liberté des Herranis et les plaines orientales. De ce fait, Kestrel essayera de faire au mieux pour faire les bonnes choses et sauver ceux qu’elle aime, quitte à se mettre en danger, même si ses choix pourront paraître douteux et auront parfois de terribles conséquences.

Quant à sa relation avec Arin, elle est très frustrante. Le peu de scènes qu’ils ont ensemble sont déchirantes et intenses. On a souvent envie de les secouer et de leur ouvrir les yeux, surtout à Arin. Tous deux sont tombés amoureux dans des circonstances peu propices à développer leurs sentiments. Cela engendre un manque de confiance en eux qui les érode lentement et qui les conduit à bien trop de malentendus.

C’est un tome très dur pour nos nerfs où l’on ne voit aucune lumière au bout du tunnel. De nombreux enjeux politiques sont présents. L’auteur a su développer son univers, on découvre d’autres mondes, de nouvelles cultures et d’autres personnages qui apportent de la consistance au récit. L’histoire gagne en intensité, bien que le rythme soit assez lent avec peu d’action et beaucoup plus d’introspection, mais cela n’en demeure pas moins passionnant et bien écrit.

Pour conclure :

« The crime » est un très bon second tome, la série va crescendo. C’est plus sombre avec un drame politique complexe. C’est un livre dévastateur et qui,une fois arrivé au bout, nous donne qu’une envie, c’est de découvrir la suite ! Vivement !

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La chronique du roman « Grisha, livre 1 » de Leigh Bardugo

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OMBRE. GUERRE. CHAOS.Un royaume envahi par les ténèbres.Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.Parmi eux : Alina Starkov.ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.L’Invocatrice de lumière.

Il est sorti le 11 octobre 2017 aux Editions Milan.

Mon avis:

Le royaume de Rawka est déchiré depuis des années par le Shadow Fold, une nappe d’ombre presque impénétrable où vivent des créatures cruelles, elle gagne du terrain d’année en année.

Alina Starkov et Mal sont orphelins, ils ont grandi ensemble au domaine du Duc jusqu’au moment où ils ont dû servir leur pays. Mal est un traqueur accompli, quant à Alina, elle est cartographe, car elle est douée pour peu de choses, en plus d’être chétive et maladroite.

Malheureusement, son régiment a reçu l’ordre de traverser le Shadow Fold. Ils subissent une attaque des affreuses créatures et lorsque Mal est blessé, Alina va malgré elle réussir à repousser leurs ennemis. À partir de ce moment, son existence prendra une toute autre tournure. Elle deviendra la personne la plus importante. Arrachée à tout ce qu’elle connait, Alina sera emmenée à la cour royale pour être formée et pour apprivoiser sa véritable nature… Dans ce monde d’opulence et de grandeur. Alina devra démêler le vrai du faux, où les pièges et les ennemis seront nombreux pour l’empêcher d’accomplir sa destinée, qui pourrait rendre la paix à son royaume.

Le style de Leigh Bardugo est très prenant et descriptif. De ce fait, on s’immerge facilement dans cet univers riche où rien n’est tout blanc ou tout noir, inspiré du folklore russe. Il est relativement bien exploité, bien que nous en sommes qu’au début, c’est très intéressant.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est de prime abord assez classique avec la soif de pouvoir, les enjeux politiques, une touche de romance et une héroïne qui découvre sa destinée. Toutefois, cela se révèle très bien mené, plus complexe que prévu avec un rythme correct qui nous offre son lot d’action, de rebondissements et de révélations.

Pour ce qui est des protagonistes, je les ai tous aimés, autant les bons que les mauvais, qui ne sont pas forcément ceux qu’ils semblent être. Ils sont humains avec leurs forces et leurs faiblesses avec une caractérisation bien fouillée. J’avoue que le Darkling (celui qui prend sous son aile Alina) est fascinant et il ne manque pas de profondeur. Quant à Alina, c’est un personnage qui va se découvrir et se révéler au fil des pages. Elle devra affronter ses peurs et faire face à des choix qui auront un impact sur l’avenir. Ils sont tous attachants et intrigants, j’ai hâte d’en apprendre plus sur eux.

Pour conclure :

Leigh Bardugo m’a totalement envoûtée avec ce tome trépidant bien qu’assez introductif. J’ai été happée par son univers, son histoire et ses personnages. C’est un très bon roman de fantasy qui vous fera vibrer et qui vous captivera.

C’est un coup de cœur et mai 2018 me paraît bien loin pour connaître la suite des aventures d’Alina.

À découvrir !

La chronique du roman « La loi du Millénaire, t3 : La promesse de l’héritier » de Trudi Canavan

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Cinq ans ont passé depuis le terrible combat qui a opposé le Raen aux rebelles. Cinq années durant lesquelles Qall, le garçon sauvé par Rielle, a grandi en sécurité parmi les Voyageurs. Pendant que Tyen se trouvait un nouveau foyer, loin de ceux qui le considèrent comme un traître.
Mais aussi cinq années de chaos à peine contenu par Baluka et son clan. Les mondes sont en guerre, certains envahis par des armées d’insectoïdes, d’autres vidés de leur magie.
Alors que la paix instaurée par Rielle et Tyen semble de plus en plus menacée, la loyauté de chacun est sur le point d’être mise à l’épreuve. Les promesses formulées pourraient tout changer… et l’existence même de Qall dépend d’elles.
Car le sorcier Dahli a les moyens de ressusciter le pouvoir de l’Ange des Tempêtes, et il est prêt à tout pour réussir…

Il est sorti le 16 août 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Cinq ans se sont écoulés depuis que les rebelles ont affronté et vaincu le Raen. Pendant ce temps, Qall, l’enfant que Rielle a sauvé, a grandi parmi les voyageurs sans se souvenir de la vie que lui a été volé.

Les rebelles ont du mal à maîtriser le chaos qui s’est abattu sur les mondes après leur victoire. La révolution n’a pas apporté la liberté et la prospérité à tous. Des mondes sont attaqués par des armées d’insctoïdes tandis que pour d’autres, leur pouvoir est instable. Tous ce pourquoi Rielle, Baluka et Tyen se sont battu est sur le point de s’effondrer. Ils vont devoir être unis plus que jamais, leur loyauté va être testée, entre manipulation, double jeu et complot. Rielle devra tout faire pour que le jeune Qall trouve sa destinée avant que Dahli ne le retrouve, car ce dernier est encore déterminé à restaurer le pouvoir de Valhan…

Le style de Trudi Canavan est toujours aussi agréable. On n’a aucun problème pour replonger dans son univers complexe et fascinant, qui est bien pensé. Le rythme est correct, même si j’ai trouvé quelques longueurs dans le récit. Cela manquait un peu de pep’s pour moi. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée et la plupart des conflits sont résolus bien que l’auteur se soit laissé des portes ouvertes pour un quatrième tome (ce qui est apparemment prévu). Néanmoins, certains combats n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Cela était trop facile et je regrette également que la quête pour Vella, cet objet/personne qui a une place importante dans le récit depuis le début soit complètement tombé à plat. Il y avait, je pense, matière à faire quelque chose de bien mieux.

Du côté des protagonistes, on a pu apprécier leur évolution au fil des tomes et ainsi voir leurs caractères s’affirmer. Ils ont eu de nombreux choix à faire et ils vont devoir en assumer les conséquences. Toutefois, je regrette que le personnage de Qall ne soit pas plus développé alors qu’il avait un rôle important à jouer dans le récit. Je suis un peu restée sur ma faim de ce point de vue là.

Pour conclure :

« La promesse de l’héritier » clôt relativement bien la série même si l’auteur s’est gardé des portes ouvertes pour nous offrir un quatrième tome. Cependant, l’histoire est un peu en dents de scie avec des parties palpitantes et d’autres moins. Néanmoins, j’ai passé un bon moment en compagnie des héros que nous avons appris à apprécier au fil des opus.

La chronique du roman « Les Épées de glace, T2 : Le Châtiment de l’empire » de Olivier Gay

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Le Boucher est vaincu. Prisonnier de l’Empereur, chaque heure qui passe le rapproche inexorablement de son exécution. Mais un empire est-il capable de détruire une légende ? Alors que Shani et Mahlin cherchent une solution désespérée pour sauver Rekk, certains au sein même du pouvoir pourrait voir quelque avantage à sa libération…
Aucun fer ni aucune blessure ne feront oublier sa vengeance au Boucher. Que l’Empire se prépare ; les épées de glace sont en marche.

Il est sorti le 16 juin 2017 aux Editions Milady.

Mon avis:

Je suis une très grande fan de la plume d’Olivier Gay, que j’ai découverte avec « La main de l’empereur » en début d’année. Lorsque j’ai vu que « Les épées de glace » allait sortir en poche, j’ai tout de suite voulu lire ce diptyque ! En effet, il s’agit d’une histoire qui se déroule après « La main de l’empereur » et on y retrouve plusieurs personnages, dont le fameux Rekk.

Je vous conseille de ne pas lire mon avis si vous n’avez pas lu le premier tome. 

L’intrigue qui nous est proposée commence dans le sang dans le premier tome, et se termine de la même manière. Je ne vous spoile rien, on se doute qu’avec Rekk le Boucher, l’issue de l’histoire ne sera pas « pétales de fleurs et bisounours ». Encore une fois, l »auteur m’a captivée du début à la fin. On n’a pas le temps de s’ennuyer entre l’action, les révélations et les retournements de situation.

Nous retrouvons Shani et Mahlin qui survivent de justesse à un plongeon dans le Verdoyant. Ils réussissent tant bien que mal à rejoindre Dareen, l’alliée de Rekk. Nos deux héros vont mettre au point un plan pour tenter de faire évader Rekk, mais rien ne se déroulera comme prévu.

Fin des spoilers éventuels sur le premier tome. 

Si je n’avais pas lu « La main de l’empereur » avant « Les épées de glace », j’aurai pris Rekk pour un gros taré, c’est tout. Dans ce premier tome on le découvre sous son pire jour, sans vraiment de balancier niveau émotions. On a l’impression qu’il est toujours en colère, avide de vengeance et de sang. Heureusement, moi je sais qu’il se cache davantage de choses sous la surface, et je sais pourquoi il est devenu tel qu’il est aujourd’hui (lisez « La main de l’empereur » !!!). Rekk est un homme loin d’être parfait, avec une grosse part d’ombre, mais je l’adore. C’est un personnage complexe, torturé, superbe !

J’ai été bouleversée par le destin de Mahlin et Shani. J’avais adoré les suivre dans le premier tome, et c’est tout autant le cas ici. Shani nous offre son lot de surprises, elle devient une vraie guerrière, c’est génial ! Mahlin m’a un peu déçue, mais je ne peux pas vous dire pourquoi sous peine de trop vous spoiler. Le personnage de Laath devient une partie intégrante de l’intrigue et j’ai adoré le suivre. 

En conclusion, Olivier Gay m’a conquise avec ce deuxième tome des Epées de glace. C’est un dyptique génial, tout comme « La main de l’Empereur ». A chaque fin de chapitre, on veut en savoir plus, c’est terriblement addictif ! Cette aventure à hauts risques m’a captivée du début à la fin.

Une citation de Rekk, dans le chapitre 13 :

« Lorsqu’il y a peu d’ennemis, je les tue. Lorsqu’il y en a beaucoup… je leur déclare la guerre. »
Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Impyrium, Livre I » de Henry H. Neff

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Depuis trois mille ans, les Faeregine règnent sur Impyrium.

Pourtant, au fil des siècles, leur magie s’est affaiblie. Aujourd’hui, elle n’est presque plus qu’un souvenir. D’autres mages, plus puissants, convoitent le trône.

Hazel est le dernier espoir des Faeregine. Sa magie paraît sans limites. Mais est-ce une chance ou une malédiction, pour Hazel, pour sa famille, pour Impyrium ?

Il est sorti le 25 janvier 2017 aux Editions Hachette roman.

Mon avis:

Nous sommes en 3014, après le cataclysme qui a ravagé le monde que l’on connait. Depuis, les dirigeants ont adopté un mode de vie plus médiéval. Depuis des millénaires, les Faeregine règnent d’une main de fer grâce à la magie sur Impyrium. Mais depuis quelques temps, leur magie s’épuise et ils doivent faire face à de nombreuses attaques de personnes qui sont prêtes à tout pour s’asseoir sur le trône. Hazel, une jeune fille de 12 ans, qui n’a que faire des obligations familiales et de la politique, va se retrouver sur le devant de la scène. En effet, elle est la seule à avoir une capacité magique qui la rend inestimable aux yeux de sa grand-mère qui cherche à garder l’Empire sous leur contrôle. Hazel, malgré elle, se retrouve au centre d’un complot qui la dépassera.

En parallèle, nous suivons Hob, un jeune homme de 13 ans, vif et curieux qui vit loin de l’agitation du royaume et de la princesse. Il est mineur et tente de subvenir au mieux aux besoins de sa famille. Un soir, il est abordé par un homme qui lui offre une chance d’en savoir plus sur son père disparu et de travailler contre l’Empire avec un salaire qu’il ne peut refuser. Hob croisera alors la route de la princesse. Dès lors, tous deux vont se heurter à des vérités sur eux-mêmes et sur un monde où tout n’est ni blanc ou noir. De nombreux défis attendront nos héros dans cet univers riche, peuplé de danger, de corruption et de créatures surnaturelles (farfadets, harpies, lycanthrope…). Ils plongeront au milieu de querelles intestines où tous deux seront confrontés à la tromperie et à la trahison.

Le tout nous est conté par une plume très agréable et prenante. Le rythme est un peu lent en première partie, le temps que Henri H. Neff nous présente son monde complexe, riche et fascinant ainsi que les nombreux protagonistes. Ensuite l’auteur va nous mener vers plus d’action, de rebondissements et de révélations. Toutefois, il nous reste encore beaucoup à découvrir. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien conçue, l’auteur a réussi à me happer du début à la fin. Pour ce qui est des personnages, ils sont plaisants et intéressants. Au fil des épreuves, ils vont évoluer et remettre en cause ce qu’on leur a appris. Cependant, je trouve que l’âge des héros ne colle pas avec leur maturité, je leur aurais donné plus 16 ans que 12.

Pour conclure :

« Impyrium, livre1 » est un tome introductif passionnant qui a un grand potentiel. Henri H. Neff signe là le début d’une saga fantasy épique où j’ai hâte de découvrir la suite. Je recommande.  

La chronique du roman « Le Bâtard de Kosigan, I : L’ombre du pouvoir » de Fabien Cerutti

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XIVe siècle. Le chevalier assassin Pierre Cordwain de Kosigan dirige une compagnie de mercenaires d’élite, parmi les plus réputées d’Occident. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses capacités surnaturelles et son art de la manipulation au service des plus grands seigneurs d’Angleterre, de France et d’Italie. Au mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, ne doit certainement rien au hasard. De joutes verbales en tournois, de combats sans merci en diplomatie nocturne, de la boue des bas-fonds aux alcôves des palais, chacun de ses actes semble servir un but précis. Bien malin qui pourra déterminer lequel… Dans la lignée des meilleurs auteurs de fantasy historique, comme Jean-Philippe Jaworski ou Mary Gentle, Fabien Cerutti mêle avec brio roman d’aventures et histoire médiévale.

Il est sorti le 4 mai 2017 aux Editions Folio SF.

Mon avis:

Troyes, au milieu du XIVème siècle. Pierre Cordwain de Kosigan arrive pour participer au tournoi organisé par Catherine la comtesse de Champagne, qui est également une princesse elfique. L’avenir de la Champagne est en jeu, tiraillée entre le roi de France et le duc de Bourgogne. Lors de ce tournoi, on se trouve également au milieu de pourparlers diplomatiques. Solenne, la fille de la comtesse, doit choisir d’épouser Robert de Navarre (le cousin du roi de France) ou le baron Marc de Saulieu (le fils du duc de Bourgogne). Malheureusement, ce dernier a disparu, mettant la comtesse et la Champagne dans une situation diplomatique catastrophique. Pierre Cordwain pourra-t-il tout de même mener à bien ses projets ?

 

J’ai tout simplement adoré ce roman ! Fabien Cerrutti a imaginé un univers magico-médiéval (oui, je sais, le terme n’existe pas) passionnant et intéressant. De plus, le rythme est très prenant, l’histoire m’a complètement captivée. La trame générale du récit est régulièrement agrémentée d’action, de rebondissement, de complots, de trahisons… On nous offre des joutes, des batailles, de la bravoure, des enjeux diplomatiques… bref, on n’a pas le temps de s’ennuyer ! En outre, les divers personnages rencontrés apportent tous leur pierre à l’édifice, ils sont tous différents et intrigants. Pour couronner le tout, Pierre Cordwain de Kosigan, est un héros charismatique à souhait. 

 

Pierre Cordwain de Kosigan a un plan depuis le début et il ne fait rien au hasard. Toutefois, nous, on ne sait rien, ou presque. On a aucune idée de ce qu’il prépare ni pourquoi il le fait. Le tout nous apparaît dans le final et c’est assez surprenant. Pierre est un fin stratège qui peut jouer sur tous les tableaux. Une aura de mystère l’entoure et j’ai hâte d’avoir des réponses sur certains aspects de sa vie.

 

Je ne connaissais pas du tout l’écriture de Fabien Cerrutti et dans l’ensemble, je dois dire que le roman est plutôt fluide. Certes, l’auteur possède une plume riche et il nous offre de belles descriptions, mais le tout est franchement agréable. L’auteur nous immerge tellement dans son univers qu’on a l’impression que la version de l’Histoire de l’Europe médiévale qu’il nous présente est la vraie. L’aspect fantasy est très bien intégré dans l’intrigue et nous paraît terriblement « naturel ». Les peuples « magiques » sont bien associés au paysage médiéval.

Parallèlement à l’histoire de Pierre Cordwain, on suit celle de son descendant, Kergaël de Kosigan, qui lui fait des recherches sur son ancêtre en 1899. Kergaël est professeur d’histoire à l’université qui se retrouve héritier direct de Pierre Cordwain. L’intrigue le concernant ne m’a pas passionnée des masses, même si elle est en lien direct avec ce qui se déroule au XIVème siècle. Pour moi, heureusement que cela ne prend pas trop de place dans le récit. C’est le seul petit bémol que je pourrais trouver à l’ouvrage, mais c’est une vision toute personnelle. Par exemple, mon mari a aimé ces moments avec Kergaël.

 

Petite mention spéciale pour la carte que l’on trouve en début d’ouvrage. C’est vraiment génial. Cela nous permet de bien nous imprégner des lieux, d’imaginer la situation et également de comprendre tous les tenants et aboutissants politiques.

En conclusion, c’est un carton plein chez nous pour « L’ombre du pouvoir ». Mon mari a adoré et moi aussi. A tel point que nous avons déjà acheté la suite, « Le fou prend le roi », qui vient de paraître début septembre en poche chez Folio 😉 A travers mon article, j’espère avoir réussi à vous transmettre tout mon enthousiasme pour cette saga.

Ecrit par Noémie