Interview de l’auteur Jeanne-A Debats

 La photo a été retiré suite à la demande, encore une fois de l’auteur, ayant fait valoir son droit …

Alors voilà voilà, ce cher auteur Jeanne-A Debats a eu la « gentillesse » de répondre à une interview, la proposition venant de sa maison d’édition. Toujours heureuse de promouvoir les auteurs français, j’ai sauté sur l’occasion. 

Pendant que je préparais mon article, je suis tombée sur le blog dû dit auteur…J’avoue que j’ai été dégouté et rage également quand j’ai lu ses propos sur son article « Les dix questions à ne PAS poser à un écrivain. » (cliquer pour tomber sur l’article)

Donc, ayant posé certaines questions, je me permets de rétablir ses réponses réelles et non celle qu’elle m’a faussement donnée. 

L’auteur a répondu à cet article et m’a expressément demander d’enlever l’article:

« Vous avez parfaitement le droit d’éructer contre moi, je n’en dormirai pas moins bien, en revanche, ces réponses ne vous appartiennent plus. Il y a quelque chose dans ce pays qui s’appelle « le droit d’auteur » et je l’exerce ici.
Bien à vous
Jeanne (qui se bidonne^^) »

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Entretien avec l’auteure de la saga  » Les sentinelles de l’ombre « : J. Arden !

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1/ Est-ce que tu peux te présenter rapidement pour les lecteurs qui ne te connaîtraient pas encore ?

Je suis l’auteure de la série d’urban fantasy Les sentinelles de l’ombre publiée chez Rebelle Éditions depuis octobre 2013. J’aime les films de super-héros, Sherlock Holmes (version BBC, please!), les romans épiques pleins de magie, Orgueil et Préjugés, les belles histoires d’amour et les jolis frissons qui vont avec (xD), les M&M’s, les glaces (menthe copeaux de chocolat *_*)… Plutôt hiver qu’été, plutôt chocolat que fraise, plutôt jean que jupe, plutôt soirée tranquille que grosse fiesta, plutôt pays anglophones qu’îlots paradisiaques, plutôt grizzly que bisounours… Plus généralement, j’ai 27 ans, je suis toulousaine, je prépare un concours le jour et je suis réceptionniste dans un hôtel la nuit. Drôle de super-héros, je vous l’accorde lol À côté, je passe donc beaucoup de mon temps libre à écrire et à délirer avec les copines sur nos découvertes en tous genres (souvent portées sur des héros appétissants, j’avoue).

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 2/ Comment est née chez toi l’envie d’écrire un roman ?

Vers 22 ans, je me suis remise à lire autre chose que des manuels de droit et, après avoir découvert Twilight, je me suis dit que je lirais bien des romans de vampires. J’étais fan de Buffy, après tout, c’était donc un peu un retour aux sources. Quelques recherches sur le net plus tard, je me suis inscrite sur mon premier forum qui avait pour but de promouvoir le roman d’une jeune auteure. Comme elle était prise par ses études, plusieurs membres se sont mis à écrire pour divertir. J’ai rejoint le mouvement et je me suis rendu compte que je voulais aller au bout de l’écriture de l’histoire d’Anya sans savoir exactement où ça me mènerait. J’ai fini d’écrire le tome 1 en mode boulimique juste après mon stage de fin d’études et il est parti dans un tiroir pendant plus d’un an… J’ai plutôt eu l’impression d’écrire le début d’une histoire qu’un roman à proprement parler, car mon idée, c’était juste de coucher la vie d’Anya, pas franchement de la transformer en version reliée vendable 😀

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 3/ Qu’est-ce qui t’a décidée à sauter le pas d’être publiée ?

J’ai mis du temps avant de réaliser que l’édition, c’était quelque chose d’accessible. Il y avait des mouvements d’auteurs œuvrant dans ce sens, bien sûr, mais, dans ma tête, on ne devenait pas écrivain du jour au lendemain, alors je ne me suis pas vraiment penchée sur cette possibilité. Je crois que ça a été l’affaire de belles rencontres me concernant. Il a fallu des gens pour me donner confiance et m’enfoncer dans le crâne que non, je n’étais pas l’auteure que d’un livre comme je le craignais. Je pense, notamment, à celle que je nomme « ma marraine d’édition » : Sophie Jomain. Si elle n’avait pas cru autant en mon texte, plus particulièrement en mes loups et en ma façon de les traiter qui lui rappelait Noss Head, eh bien, je pense qu’il y aurait eu des chances pour que ma série soit restée définitivement dans un tiroir. Il y a eu une autre rencontre décisive, celle avec ma bêta lectrice, un phénomène de 74 ans qui m’a sacrément boostée. Mais la décision finale, c’est moi qui l’ai prise. Je voulais partager Anya avec les gens, qu’elle existe en dehors de ma tête et de mon cœur 🙂

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 4/ Comment s’est passée la recherche d’un éditeur ?

On vit une époque vraiment sympa, je trouve, avec tous ces petits éditeurs passionnés qui font du beau boulot (Rebelle, Chat Noir, Le Petit Caveau…). Ils ont rendu l’édition plus ouverte en acceptant de parier sur des auteurs francophones débutants. Grâce à eux, la recherche d’un éditeur s’est bien passée. C’est un long processus, mais ça laisse le temps de se faire à l’idée et de se secouer pour continuer d’écrire. Évidemment, ça ne m’a pas empêchée d’actualiser ma boîte mails plusieurs fois par jour dans l’espoir d’y trouver une réponse favorable lol

 5/ Parle-nous de ton livre. De son univers, de ses personnages.

Je n’aime pas les cases en littérature et dans la vie en général. J’ai du mal à coller l’étiquette ‘urban fantasy’ sur ma série, car chacun en a une définition bien spécifique et des attentes afférentes tout aussi spécifiques. Les sentinelles de l’ombre raconte l’histoire d’Anya, une hybride, moitié loup moitié vampire, qui a été élevée dans la communauté vampirique qui a la mainmise sur toute cette race. Il se trouve que cette communauté est dirigée par la mère de mon héroïne. Un jour, son côté loup s’affirme et elle se retrouve obligée de se rendre à San Francisco dans la meute de son père qu’elle n’a jamais connu. L’univers en lui-même est contemporain, et dans le cadre urbain, et dans le cadre émotionnel. Mon héroïne se cherche, elle est partagée entre ses deux natures, elle veut être aimée, mais n’a connu qu’un climat de violence et de haine. Il est beaucoup question d’amour, qu’il soit fraternel ou plus charnel. La mythologie égyptienne sert de fondements à l’univers, même s’il ne se réduit pas à ça. Je revisite les origines des deux créatures, vampires et loups, et je mêle les destins de quantité de personnages liés à des dieux différents. Si mes dieux sont assez manichéens, j’aime à penser que ce n’est pas le cas de mes personnages. L’ambiance générale est plutôt sombre, ténébreuse dans les émotions, mais il faut dire que j’aime assez exploiter la cruauté et la face sanglante du mystique.

 6/ Si tu étais un personnage de ton roman, lequel serais-tu ? Et pourquoi ?

J’aime vraiment tous mes personnages et, comme j’espère que ça se verra dans le tome 3, je prends plaisir à être dans la tête de bon nombre d’entre eux. Ceci dit, j’apprécie particulièrement Aidan Livingston, la seule sentinelle (serviteur de Maât, la déesse de l’Équilibre) qu’Anya est amenée à fréquenter. Il est à la croisée des mondes puisqu’il est unique en son genre. C’est une sentinelle, donc, et aussi un vampire, une créature normalement affiliée à Seth. Aidan a près de 400 ans (vie humaine incluse). J’apprécie sa complexité, la légèreté qu’il apporte de par son humour et, a contrario, cette espèce de sagesse qu’il communique malgré lui à mon héroïne. Je pense que c’est le personnage le plus nuancé de mon histoire ; il est très gris et ça se ressent dans les dialogues. Il faut toujours lire entre les lignes avec lui. Si ses intentions se révèlent au fil des tomes, il n’y a pas d’évolution fondamentale dans son caractère. C’est déjà un homme accompli et endurci. C’est malgré tout le personnage qui m’échappe le plus tant il est difficile de prévoir ce qu’il va dire. Ce n’est pas désagréable, ceci dit 🙂

 7/ Tes personnages sont-ils totalement sortis de ton imagination ou te bases-tu sur des personnes réelles (proches, célébrités) ?

Comme tous les auteurs, je pense que, inconsciemment, je pioche dans les personnalités des gens que je fréquente ou que j’ai fréquentés ou même seulement rencontrés brièvement. Il y a un seul personnage pour lequel je me suis consciemment inspirée de quelqu’un que je connais côté physique et côté personnalité : Eileen, la matriarche des filles d’Isis. Ma bêta lectrice ne peut pas renier la ressemblance lol Sinon, physiquement, il m’arrive de piocher dans des détails physiques d’acteurs parce que j’aime bien regarder des photos pour décrire et cerner des expressions particulières. Les yeux de Kyle, un loup de la meute d’Anya, se rapprochent de ceux de Jensen Ackles (Dean dans Supernatural). Ensuite, plus récemment, Göran, un fils d’Osiris, ressemble largement à Michael Fassbender (Magneto dans X-Men : Le commencement) 😉

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 8/ As-tu de nouveaux projets en ce moment ?

Des projets, oui. Plusieurs. Beaucoup trop même lol Mais je me consacre exclusivement à Anya, ces temps-ci. Je vais achever l’écriture du tome 3, Les Chaînes du Passé, d’ici fin septembre et attaquer le 4, Le Chant de Meute, courant octobre. Après, je compte faire une pause et m’offrir ce que j’appelle une récréation : un one-shot ! Ce sera une romance érotique assez dramatique, je pense. Je reviendrai, par contre, sur Anya 5 juste après, histoire de respecter des délais sympas pour les lecteurs. J’ai une autre série en cours dont j’ai écrit le tome 1 en 2012. C’est très différent d’Anya au regard du style (plus élaboré et ironique), du contexte et de l’héroïne puisque l’histoire se déroule à l’époque victorienne. Il s’agit de fantastique, la brume londonienne m’a toujours fait rêver. Arf, je suis en train de me relancer en décrivant la chose, alors que je m’interdis d’y revenir parce que je ne veux pas cumuler trop de séries, je trouve ça difficile à gérer.

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 9/ Pourquoi avoir choisi ce genre ?

Pourquoi l’urban fantasy ? Au début, je ne me suis pas vraiment posée la question du genre. Tout ce qui était « technique », je ne voulais rien savoir, je faisais déjà des études, alors les contraintes… Je voulais juste écrire sur les vampires et les loups (à noter que je suis devenue une pro-loup en cours de route lol) et raconter l’histoire d’une héroïne abîmée à l’intérieur, mais dotée d’une grande capacité de résilience. Il se trouve que ma tendance à aimer les beaux mâles et l’humour m’a classée dans cette catégorie xD Une fois, une personne m’a dit : « c’est fou, tu as mis tous les codes bit lit dans ton texte. » Je suis une grande lectrice de bit lit maintenant, mais à l’époque où l’histoire d’Anya s’est dessinée, je n’avais pas lu grand-chose.

 10/ Pour tes écrits, où cherches-tu ton inspiration ?

Bonne question. Si je réponds : partout et nulle part, est-ce que ça aide ? 🙂 J’ai passé mon enfance devant la télé à regarder tout et n’importe quoi. La télé était ma meilleure amie et elle a contribué à faire mon éducation, ce qui fait que j’ai des références tv enracinées dans mon esprit, et pas que des références dont je peux me vanter en société lol J’aime énormément les scènes grandioses où il y a plein de détails visuels à glaner. Je n’ai pas une âme d’artiste, mais j’apprécie les jolis mélanges de couleurs, les mouvements de caméra et la poésie des images qui peuvent parfois déclencher des émotions puissantes en chacun de nous. On dira que la Pop-culture (séries et films) constitue ma principale source d’inspiration.

 11/ As-tu des habitudes qui t’aident à écrire ?

La musique classique m’accompagne pendant la rédaction à proprement parler. Et une bande-son différente, composée de chansons avec des paroles qui me parlent et/ou des rythmes qui m’emportent, m’accompagne dans ce que j’appelle la phase « laissons émerger le chapitre » 😀 Je me mets en condition psychologique. Je gonfle mon moral pour passer en mode warrior ou, au contraire, je m’écorche l’âme pour saigner sur le clavier. Sinon, je bois du café ou du thé, j’ai besoin de m’hydrater le cerveau régulièrement et, hum, ô malédiction, j’adore les M&M’s… Je ne peux écrire que chez moi, en solitaire, quand je sais que j’ai plusieurs heures d’affilée devant moi pour rester immergée dans mon texte. J’écris aussi très bien dans le Périgord, chez ma bêta lectrice, là où je suis « comprise » quand je passe en mode oursonne.

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12/ En tant qu’auteure, tu aurais aimé écrire quel roman ?

En fait, la plupart des livres que j’ai adorés, je n’aurais pas voulu les écrire, car je n’aurais pas pu les savourer comme une simple lectrice. Il y a néanmoins une trilogie que j’aurais aimé écrire tant c’est une réussite à tous les niveaux. Elle est d’une complexité qui me fait parler de génie littéraire et qui me rend envieuse de tout ce talent. Il s’agit de La Trilogie de l’Empire de Raymond E. Feist et Janny Wurts. C’est de la fantasy japonisante et politique avec des tableaux visuels époustouflants qui raconte l’ascension fulgurante d’une jeune femme d’un clan au bord de la disparition et qui, à coups de manœuvres politiques, va se hisser aux sommets de l’Empire. L’héroïne a une force incroyable et on suit sa vie sur plus de vingt ans de drames et d’amour. La dimension familiale m’a énormément parlé aussi, il faut l’avouer.

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13/ D’ailleurs, es-tu en premier lieu une lectrice ou as-tu toujours été auteure ?

Une lectrice. Je ne sais pas si j’écrirai jusqu’à la fin de ma vie, mais je mourrai lectrice, c’est certain 🙂

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14 / Quelle perle souhaiterais-tu faire découvrir à nos lecteurs ?

Les chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning, la série d’urban fantasy qui a changé ma vie de lectrice à tout jamais ! Dublin plein de faes, des monstres dans l’ombre, une héroïne attachante et un Barrons (oui, c’est une race limitée à un seul exemplaire) pour vous apprendre à vous passer de respirer en sa présence. LISEZ ! RELISEZ ! Mais bon sang, faites quelque chose ! lol

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15 / Quel est le livre que tu as honte de ne pas avoir lu ?

Je n’ai honte de rien en littérature, pas plus de ce que je lis que de ce que je n’ai pas encore lu alors que c’est « incontournable ». Je pars du principe que si je n’ai pas lu quelque chose, c’est juste une histoire de rendez-vous manqués. Un jour, certainement quand ma filleule sera en âge de les lire (elle a deux ans et demi, on a de la marge lol), je rattraperai mon retard et lirai les Harry Potter pour le plaisir de les découvrir en binôme avec ma crevette.

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16 / Quelle est ta première grande découverte littéraire ?

Les chroniques de MacKayla Lane… J’ai vraiment ressenti que c’était ma vie qui se jouait dans les rues de Dublin et, détail non négligeable, je suis tombée amoureuse de Barrons à chacune de ses apparitions. Une grande découverte littéraire, c’est ça pour moi : un roman qui efface la réalité et nous propulse dans un ailleurs qui devient comme une prison le temps de la lecture.

 17/ Quel métier tu rêvais de faire étant enfant ?

Franchement, j’étais assez carpe diem quand j’étais enfant. Je rêvais plus que je ne me projetais dans le temps. Je rêvais d’être heureuse tout simplement.

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 18/ Tu lis quoi en ce moment ?

Je relis Le Chardon et le Tartan de Diana Gabaldon puisque la série adaptée, Outlander, est diffusée en ce moment sur nos petits écrans *_* Encore quelque chose à découvrir si ce n’est pas déjà fait…

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19/ Par quoi souhaiterais-tu terminer par cet entretien ?

Puisqu’on est chez True Blood Addict, je suppose qu’il est possible d’avoir les coordonnées du gérant du Fangtasia, non ? Vous savez : un grand viking blond avec des yeux magnétiques ? 😉

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Merci à J. Arden d’avoir pris le temps de répondre à nos (nombreuses) questions !

Vous pouvez retrouver sa page facebook ici .

Les chroniques du T1 & 2 de sa saga « Les sentinelles de l’ombre ». 🙂

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Entretien avec l’auteure Cassandra O’Donnell

Cassandra O’Donnell, auteure de la saga “Rebecca Kean “parut aux Editions j’ai lu, a eu la gentillesse de répondre aux questions de True Blood addict.

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1/Est-ce que tu peux te présenter rapidement pour les lecteurs potentiels quine te connaîtraient pas encore ?

Je m’appelle cassandra, je suis l’auteure de la série d’urban Fantasy Rebecca Kean, une saga dont le premier tome « traquée », a été édité chez j’ai lu il y a un peu plus d’un an…

 2/Comment est née chez toi l’envie d’écrire un roman?

J’ai toujours écrit (principalement des dialogues) mais c’est lorsque j’ai décidé de lever un peu le pied dans ma vie professionnelle et de prendre du temps avec mes enfants que m’est venue l’idée d’écrire un roman d’urban fantasy, un genre que j’affectionne particulièrement….

 3/Qu’est-ce qui t’a décidée à sauter le pas d’être publiée?

J’avais déjà été publiée auparavant mais avant de confier le manuscrit de « traquée » à un éditeur, je voulais avoir l’avis de plusieurs lectrices expérimentées. J’ai donc demandé à Sabrina (vampires et sorcières), Evey (actu ya) et Aymeline (bit lit.net) de me donner leur point de vue. C’est ce qui m’a motivé.

 4/Comment s’est passé la recherche d’un éditeur ?

Plutôt facilement…en réalité, j’avais demandé à Florence lottin de chez j’ai lu de corriger mon manuscrit avant que je ne l’envoie à des éditeurs spécialisés…j’ai lu n’éditait que des des auteurs d’urban fantasy connus, étrangers et en petite quantité, je ne pensais pas qu’elle se proposerait de le publier, ça a été une très grande surprise pour moi…

 5/Parle-nous de ton livre. De son univers, de ses personnages.

Mon univers ou plutôt celui de mon héroïne , est relativement violent, noir et sanglant. Rebecca est une sorcière de guerre condamnée à mort par son clan. Elle a fui la France alors qu’elle était enceinte à l’age de seize ans et a dû survivre à la guerre qui opposait depuis des siècles les vampires et les démons au reste des créatures surnaturelles. Contrairement à la plupart des héroïnes, Rebecca est une tueuse sans pitié, elle ne cherche pas à protéger les humains et n’éprouve jamais aucun remords après avoir ôté la vie…elle n’est pas humaine, la notion judéo chrétienne du bien et du mal n’existe pas pour elle…ce qui la rend parfois dérangeante. …en tant qu’auteure, je ne voulais pas d’un personnage lisse et tourmenté, de la sempiternelle jeune femme qui d’épreuves en épreuves s’endurcit tout en se posant des milliers de questions Je voulais une héroïne à la fois plus simple (elle est terriblement expéditive) et plus complexe (dont on a parfois un peu de mal à comprendre les réactions) . En ce qui concerne la série en elle même et parce que je suis avant tout une enfant de la fantasy, Rebecca Kean va devoir affronter un destin exceptionnel où chacun des personnages qui l’entoure (ses amies, sa fille, l’homme qu’elle aime ) va jouer un rôle primordial et décisif pour l’avenir du monde tel qu’on le connait…

 6/Si tu étais un personnage de ton roman, lequel serais-tu? Et pourquoi?

Je serais Martha, la femme de Gordon. Une louve très protectrice et qui possède un grand sens de la famille et de l’amitié..

 7/Tes personnages sont -ils totalement sorti de ton imagination ou tu te bases sur des personnages réels?

Les deux. En réalité, il m’arrive de m’inspirer de personnes réelles pour construire mes personnages..ainsi j’ai piqué chez mon mari plusieurs traits pour Bruce (son goût pour la cuisine, sa patience, etc…)

 8/As-tu de nouveaux projets en ce moment?

Oui. Mais c’est un secret…

 9/Pourquoi avoir choisi ce genre ?

Parce que j’ai toujours préféré le merveilleux au réel…

 10/Pour tes écrits, où cherches-tu ton inspiration ?

En réalité, je ne sais pas trop…j’imagine que je suis comme tous les auteurs,imprégnée de tous les livres, films, peintures, personnes, croisés dans ma vie…je rêve en permanence…

 11/As-tu des habitudes qui t’aide à écrire?

J’écris tous les jours sur un canapé dans mon salon, une bouteille de coca zero à mes pieds….j’ai besoin d’écrire au même endroit, chez moi…même si les enfants courent partout et que j’ai parfois envie d’hurler…

 12/En tant qu’auteure, tu aurais aimé écrire quel roman ?

Pas un roman…mais une pièce de théâtre : Hamlet …

 13/D’ailleurs, es-tu en premier lieu une lectrice ou as-tu toujours été auteure ?

En réalité les deux. J’ai toujours été auteure et lectrice. J’écris depuis l’enfance…

 14/Quel(s) conseil(s) voudrais-tu donner aux auteurs débutants ?

Pfff…je ne me sens pas très bien placée pour donner des conseils à qui que ce soit…

 15/Quel métier tu rêvais de faire étant enfant ?

Pilote de chasse…(à l’époque, c’était encore réservé aux hommes, les femmes ne pilotaient que les avions cargo)

 16/Tu lis quoi en ce moment ?

Plusieurs livres en même temps…le dernier en date est Nephyr, le livre d’une jeune auteure française qui va sortir en 2013 chez j’ai lu…

Merci à Cassandra.

Page facebook du roman, ma chronique du T1 & T 2

Entretien avec l’auteur Dénys Karahasanovic, auteur de la saga « Eléments »

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1/ Est-ce que tu peux te présenter rapidement pour les lecteurs potentiels qui ne te connaîtraient pas encore ? 

 

Bonjour à tous, je m’appelle Dénys Karahasanovic et je suis un jeune auteur qui publie sa saga fantastique young adult (il faudrait que je me mette un jour à accepter cette qualification ^^). Eléments est une saga de deux livres fantastiques! Le premier tome sort aux Editions Kirographaires en septembre 2012, selon mon contact, la date ayant été avancée, ce qui dans un sens, m’arrange.J’espère que mon univers vous plaira !  

 

2/ Comment est née chez toi l’envie d’écrire un roman? 

 

L’envie m’a toujours poursuivi. En fait, je pense que j’étais poussé vers cette voie et ce, inconsciemment. Le destin l’a peut-être choisi (non, je n’ai pas rencontré la Pythie ^^) mais quand j’étais enfant, j’ai été attiré par les livres et après la vision d’un film fantastique, je me suis dit que ce genre d’histoires me plaisaient. Au début, c’était une histoire de dragons classique et mon père m’a appris les ficelles, d’après ce qu’il savait. Ensuite, j’ai mené mes recherches sur les livres et un jour, j’ai commencé à lire. Vraiment. Tobie Lolness à scellé le début d’une grande aventure puisque qu’aujourd’hui, je compte plus de 76 livres, ce qui est pour les bloggeurs et d’autres, ridicule mais bon, les prix des livres sont chers mais quand je les dévore, je prends un plaisir fou. 

 

Pour Eléments, ça à été un peu différent. J’étais dans mon jardin en été où il faisait chaud et à l’ombre d’un arbre, j’ai eu comme un flash de visages. Des couvertures. Au fond, de l’eau, du feu, de la terre. Et soudain, tous s’est mis en place. Ce fût perturbant mais je savais ce que je voulais faire avec ça. J’ai passé le restant de l’été à profiter du bon temps pour réfléchir mais aussi écrire. 

 

 

 

3/ Qu’est-ce qui t’a décidée à sauter le pas d’être publiée ? 

 

Ce qui m’a décidé, c’est mes parents et les livres. Quand ils me voyaient lire, ils étaient content et ils me disaient « Imagine qu’un jour, ce soit ton livre sur une de ses étagères ». Cette phrase à pris tous son sens et je me suis mis à la recherche d’un éditeur. J’ai reçu quelques conseils d’auteurs dans le même cas comme moi qui était plus avancé dans les services manuscrits et ces conseils m’ont été utiles, très utiles. Ils se reconnaîtront, surtout quelqu’un  

 

 

4/ Comment s’est passée la recherche d’un éditeur ?

 

 

La recherche d’un éditeur à été plutôt facile, dans le sens où je savais où l’envoyer. J’ai dû essayer pas moins de 10 maisons d’éditions et au départ, je suis allé voir vers de grandes maisons d’éditions mais j’ai très vite compris que les auteurs américains ou ceux qui avaient beaucoup beaucoup d’expérience était mise en avant. Sinon, c’était plus compliqué. J’ai reçu des refus mais je n’ai jamais baissé les bras. Sans prétention, si je donnerais un conseil à ceux qui débutent, comme moi il y a deux ans, travailler le plus sur votre texte et armez vous de patience et créer vous une carapace. Tous les manuscrits ont une chance, c’est un fait. Il suffit de trouver le bon éditeur qui saura faire de votre ouvrage, le tissu de rêve que vous aviez imaginé. 

 

 

5/ Parle-nous de ton premier livre. De son univers, de ses personnages.

 

 

Eléments est une saga YA fantastique en deux tomes. En Californie, dans une ville de la région, gorgée de soleil avec la mer murmurant des symphonies, entre le flux et le reflux des vagues, où la vie est aussi monotone qu’un été à la ferme, un évènement particulier va transformer la petite ville de Californie en un théâtre de faits et de secrets, aux risques et périls des habitants… Alors qu’il s’apprête à surfer, Noah l’aperçoit. Une jeune fille dont la beauté est incommensurable et n’égale pas les filles qu’il rencontrait au lycée quand il voulait encore y aller. Quand il la sauve de la noyade, il découvre là une jeune adolescente, amnésique qui ne se souvient que de son prénom ; Maggie. Rapidement, son arrivée va attirer le Mal lui-même. Petit à petit, Noah va dévoiler son secret et celui d’une légion entière, à la jeune fille dont les souvenirs semblent effacés. Ils sont des Eléments, des êtres auxquels leur appartient un élément naturel, passant par l’eau et ses récifs, le feu et ses brasiers mortels, l’air et ses tourbillons sanglants et la terre, arable et empreinte de tribus inconnus. Bientôt, des évènements plus qu’effrayants mette la ville à genoux qui frôle la déchéance mainte fois. Magie et Noah vont devoir retrouver les deux autres éléments et vite. La jeune fille contrôle l’eau et lui l’air mais leurs pouvoirs peuvent les rendre fous et damner leurs esprits… Maggie va devoir retrouver ses souvenirs et lutter contre son désir, l’amour naissant et profond qu’elle ressent envers son sauveur. Tandis que dans l’ombre, Luke, le fils d’un puissant guerrier de la guerre élémentaire, membre d’une Guilde aux pouvoirs incontestables, cherche Noah, son demi-frère, pour le tuer. Insatiable de sang, mauvais garçon et prêt à tous, même à invoquer les forces de l’enfer et les hybrides, mi-homme, mi-corbeau, il souhaite tuer Noah et mettre le monde à ses genoux. Seul la force des quatre éléments le détruira. Mais ils ne sont pas au bout de leur surprise… 

 

C’est un résumé un peu long mais l’histoire ne manque pas de rebondissements. Sur les personnages, il y en a beaucoup d’autres, secondaires ou importants, que vous découvrirez. Je ne voudrais pas gâcher votre plaisir 

 

Un triangle amoureux, des pouvoirs dangereux, une guerre ancestrale, des créatures démoniaques, des desseins méphistophéliques et une trahison brutale… J’espère qu’Eléments vous plaira 

 

6/Si tu étais un personnage de ton roman, lequel serais-tu? Et pourquoi?

 

Sans aucun doute : Noah! C’est un homme fort, un peu mystérieux, qui s’est toujours étonné de son pouvoir, valsant avec les identités pour que Luke ne le retrouve pas. Il est prêt à tous pour sauver celle qui habite son coeur et sa relation avec Maggie n’est pas vraiment facile. Noah est quelqu’un de puissant, qui à un coeur d’or et qui sait ce qu’il veut et quand il le veut. Il sait mettre fin aux tensions et pour lui, mourir debout est bien plus préférable que vivre toute son existence à genoux – phrase tiré du tome deux, d’ailleurs ^^.

 

 

7/ As-tu de nouveaux projets en ce moment? 

 

Oui, je travaille sur un roman qui me tient à coeur. Je travaille plutôt sur les décors, assez nombreux et la mythologie de l’univers de ce projet, pour commencer ensuite l’écriture. Je dévoilerais quelques news quand j’aurais enfin commencé l’écriture ou achevé – je verrais à ce moment-là  C’est encore du fantastique mais ça mélange plusieurs ambiances – uchronie, steampunk, space opera. En fait, il y a plusieurs scènes dans plusieurs époques, ce qui relève le tous mais le genre absolu du roman, dans le fond, reste quand même du fantastique YA mais bien différent de ce qu’on voit en ce moment. 

 

 

8/ Pourquoi avoir choisi ce genre ? 

 

Le fantastique m’a toujours attiré. Ces histoires d’orques, de hobbits, de petits êtres comme dans Tobie Lolness, de hobbits qui sont embarqués dans une aventure qu’il n’avait jamais demandé comme avec Bilbo, un oeuf de dragon qui change une vie comme dans Eragon et encore… Chimères, vampires, loups-garous, anges, aliens… Le fantastique m’a toujours fasciné et il le fait encore aujourd’hui. Actuellement, je suis en plein dans la dystopie. Hunger Games fut un coup de coeur, Delirium le fût aussi et j’attends de me procurer un roman qui m’attire vraiment – pour ne pas dire beaucoup trop ^^.

 

 

 

9/ Pour tes écrits, où cherches-tu ton inspiration ? 

 

Le cinéma donne texture à des ambiances, des nuances et des décors qui sont plutôt réceptifs à mon imagination. Des images, des tableaux, des gravures, des miniatures ou des bijoux anciens peuvent aussi me donner de l’inspiration. Mais celle qui me donne milles mots, milles idées et m’inspire et me happe dans d’autres univers, c’est la musique. 
Les musiques tristes m’inspire beaucoup, surtout dans les moments difficiles. Pour les scènes où les héros partent un peu dans la démence et vole une voiture – par exemple, hein, ce n’est pas présent dans Eléments ^^ – j’écoute des musiques dansantes, plutôt pop. Les musiques japonaises aussi me donnent de l’inspiration. J’adore le Japon, tous comme j’adore l’Irlande et la Grèce. Ces pays me font rêver.

 

 

10/ En tant qu’auteur, tu aurais aimé écrire quel roman ? 

 

Oh, tellement… Mais je crois que l’oeuvre que j’aurai voulu écrire, c’est le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare. Cet auteur brillant était vraiment fait de la même matière que les rêves, tous comme ses écrits. Hamlet, Macbeth, Roméo et Juliette et bien d’autres, ouvrent des voies enchanteresses et je tiens vraiment à lui rendre hommage. Cet auteur est un pilier de la littérature. En second, j’aurais bien aimé écrire Dracula de Bram Stocker. En troisième, je pense que j’aurais voulu écrire Oliver Twist. 

 

 

11/ D’ailleurs, es-tu en premier lieu un lecteur ou as-tu toujours été auteur ? 

 

En premier, j’ai été lecteur.

 

 

12/ Quel(s) conseil(s) voudrais-tu donner aux auteurs débutants ? 

 

Arf. Sans paraître prétentieux, bien que je sois un minuscule auteur dans un énorme fleuve d’écrivains célèbres, je donnerais comme conseil le plus véritable : la patience. Sans patience, vous n’arriverez à rien. Je le sais.

 

 

13/Quel métier tu rêvais de faire étant enfant ? 

 

Au départ, je voulais être archéologue ; l’Egypte, les reliques, les tombeaux, les pyramides piégées et toutes ces choses, ça m’excite et l’adrénaline me prend comme une furie! Dans une autre vie, peut-être ? Peut-être que les réincarnations existe, qui sait ? 
Aujourd’hui, je m’oriente vers l’édition pour être éditeur. Ou libraire. J’ai encore le temps et je pense y réfléchir sérieusement quand je serais vraiment dans le sujet. 

 

 

14/ Tu lis quoi en ce moment ? 

 

 

J’ai terminé ce matin Devil City de Jana Oliver et je compte lire Starters de Lissa Price, voilà  

 

 

15/ Par quoi souhaiterais-tu terminer par cet entretien ?

 

Un grand merci à toi pour cette interview, en espérant que vous rejoindrez la page Facebook pour ceux qui n’y seraient pas et merci pour votre soutien, ça me donne de la force! Merci au blog True Blood Addict et à toi, Céline. C’était merveilleux! 

 

 

 

 

 

Rencontre avec Simone Elkeles – Samedi 17 mars 2012!

(Je m’excuse par avance pour toute erreur ou toute mauvaise interprétation vu que toute la rencontre s’est déroulée en anglais)

J’ai eu la chance de pouvoir représenter True Blood Addict à la rencontre organisée par La Martinière Jeunesse avec Simone Elkeles. Talentueuse et merveilleuse, elle est l’auteure de la trilogie Irrésistible Alchimie, qui raconte le quotidien et les amours des frères Fuentes, ainsi que de la série Paradise. Tous ces romans ont reçu, à juste titre, d’excellentes critiques et ont rencontré l’engouement du public, jeune et moins jeune (eh oui, il n’y a pas d’âge pour tomber sous le charme des frères Fuentes !).

Je suis vraiment enchantée et émerveillée par cette rencontre. Nous étions en petit comité dans le cadre enchanteur du salon de Thé Angelina, rue de Rivoli à Paris. Et surtout Simone est plus qu’adorable et a su mettre tout le monde à l’aise par sa simplicité et sa joie de vivre. Elle est arrivée et, avant même de s’installer, à commencer à nous parler et à nous dire qu’avec elle, nulle honte à avoir. On pouvait lui poser toutes les questions qui nous passaient par la tête, même les plus ridicules. Et d’enchaîner tout de suite en demandant qui avait une question. Nous avons tous ri et l’attaché de presse a fait remarquer que peut-être nous pouvions commencer d’abord par nous installer… 😉

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La collection La Martinière Jeunesse a été créée il y a deux ans, et sa fondatrice s’est dite vraiment ravie du succès des romans de Simone Elkeles. Elle a été particulièrement heureuse de promouvoir des textes d’une telle qualité sans paranormal, vampires, anges ou autres créatures de ce genre. Elle a été aussi touchée et contente de voir l’énorme engouement pour ces livres dans la blogosphère grâce aux chroniques plus que positives des bloggeurs qui, tous, parlaient d’addiction ou de coups de cœur. C’est donc aussi pour les remercier que cette rencontre a été organisée.

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Le discours de Simone a été surtout une succession d’anecdotes intéressantes et hilarantes sur son quotidien et son métier.Elle a ainsi débuté en nous disant qu’elle a la fâcheuse habitude d’oublier les prénoms. Or, il lui arrive souvent de voir arriver à des séances de dédicaces des personnes qu’elle connaît, comme des amis de ses deux enfants. Elle a pris donc l’habitude de cacher son oubli en leur demandant d’épeler leur prénom. Mais un jour, une amie de sa fille a juste répondu à cela : c’est avec un H à la fin (elle s’appelait Sarah). Elle était très mal… 😉

Ça a tout de suite donné le ton de la rencontre : conviviale, drôle et passionnante.

Adolescente, Simone n’était pas une grande lectrice. On ne lui proposait que des lectures difficiles qui lui donnaient l’impression de ne rien comprendre à rien. Elle a ensuite intégré un club de lecture qui proposait souvent des livres sur des sujets trop sérieux et tristes comme la mort, l’inceste ou les problèmes psychologiques. Elle a compris que ce n’était définitivement pas le genre qu’il lui fallait. Puis elle a découvert les romans d’amour et son univers s’en est trouvé transformé. Elle est tombée amoureuse de la lecture. Rien de tel qu’un bon roman d’amour pour s’évader et oublier ce qui nous entoure. D’autant que ce sont des lectures faciles avec des fins toujours heureuses. Elle adore la Romance Historique, notamment les ouvrages de Julia Quinn (on plussoie !) et la Romance contemporaine avec des auteurs de prédilection comme Susan Elizabeth Phillips (série sur les Chicago Stars) ou Nora Roberts. On comprend mieux pourquoi ses romans sont si géniaux avec de tels goûts en matière de littérature : ce n’est que du lourd et du très bon.

C’est bien plus tard qu’elle en est venue à l’écriture. Elle s’est essayée d’abord à la romance historique, mais a vite compris que ce n’était pas pour elle. Ça demande trop de rigueur historique (c’est un milieu assez fermé et ils sont à l’affut de la moindre faute historique) et l’écriture ne coulait pas de source. Elle se contente donc d’en lire…

Comme son mari est Israëlien, elle avait pensé ensuite écrire une romance entre une Palestinienne et un Israëlien (ou l’inverse), mais cela n’a pas abouti. Mais c’est à ce moment que l’idée d’Irrésistible Alchimie lui est venue.

C’était clair pour elle désormais qu’elle allait écrire des romances (elle aime trop les Happy Ends pour qu’il en soit autrement) et de la Young Adult. Elle adore les premières fois et ce qu’on peut ressentir à ce moment : la 1re fois qu’on conduit une voiture, le 1er baiser, le 1er amour, la 1re relation sexuelle…

Un livre sur les Latinos venait de sortir et a cartonné au box-office et elle s’est dit pourquoi pas. Quitte à écrire quelque chose, autant gagner de l’argent aussi 😉

L’écriture du premier tome a été extrêmement longue, car il lui a demandé d’énormes recherches. Simone ne parle pas un mot d’espagnol vu qu’elle a pris français au lycée. Elle ne connaissait aussi absolument rien à la culture hispanique. Et il lui fallait rendre aussi crédible que possible en décrivant leur mode de vie aux États-Unis et la culture hybride qu’ils ont su recréer, par exemple avec le Spanglish (mélange d’espagnol et d’anglais). D’ailleurs bon nombre de fans sont stupéfiés quand ils découvrent que Simone n’a rien de latino !

Elle a également mis longtemps avant de trouver un éditeur, puis à tomber d’accord sur une version finale. Elle a dû notamment couper des scènes de sexe qui ne convenait pas à une publication Young Adult. Une longue scène par exemple a été remplacée par un simple « and so he did », et depuis son mari n’arrête pas de la charrier là-dessus 😉

Ce qu’elle a préféré évidemment dans toute cette aventure, ça a été le casting des frères Fuentes pour les trailers. La première fois qu’elle a vu celui qui interprète Alex, cela a été dans le clip de Katy Perry, Hot N Cold.

Elle a appelé Katy et lui a demandé de la mettre en contact avec l’acteur qui s’avérait être en fait un de ses amis de lycée. Le jeune homme a été tout de suite emballé par l’idée d’interpréter Alex et a accepté. Quand Simone l’a rencontré pour la première fois, elle a été éblouie et son cœur a eu des ratés. Il est tellement beau et grand qu’elle s’est dit : « c’est bon là je suis amoureuse ». On la comprend parfaitement…

Carlos a été choisi parmi une trentaine d’autres garçons. Elle a adoré sa nonchalance et sa manière sexy et bad boy de marcher. À la fin il a fait un clin d’œil à la caméra et elle s’est dit qu’il était son Carlos ! On plussoie encore…

Quant à Luiz, elle l’avait déjà vu dans Ecrire pour exister et avait été plus que convaincue par sa performance. Elle lui a donc envoyé un mail pour lui demander s’il acceptait d’interpréter Luiz et il a accepté de suite.

La trilogie va être adaptée à la télévision pour une série et elle vient d’en écrire le pilot. Elle est plus que ravie que ce soit pour la télé et non le cinéma. Cela lui apporte plus de libertés et moins d’astreintes marketing. Évidemment, elle a dû inventer des détails qui n’étaient que sous-entendus dans les livres. Pour le pilot par exemple on en découvre davantage sur le quotidien d’Alex et l’absence de son père. Elle aimerait beaucoup que les acteurs qu’elle a choisis soient retenus. Elle les visualise trop bien comme les personnages qu’elle a créés. Elle a été tellement déçue par exemple quand Robert Pattinson a été choisi pour interpréter Edward. Bien que très beau, ce n’est absolument pas Edward Cullen. Pas question qu’il en soit de même pour les frères Fuentes !

Il y aura peut-être un quatrième tome aux frères Fuentes, sur le futur, lorsqu’ils sont parents.

Nous avons bien évidemment aussi discuté de Paradise. Ce livre a également nécessité de nombreuses recherches. Simone a beaucoup discuté avec des jeunes hommes qui ont fait de la prison. Elle a su les mettre en confiance en leur faisant comprendre qu’elle n’était en aucun cas là pour les juger. Du coup, ils se sont vraiment confiés à elle. Ça a été très émouvant et c’est ce qui lui a été le plus utile pour écrire Paradise.

Au départ, il devait être un roman unique. Mais elle n’était absolument pas satisfaite de la fin. Elle a aussitôt appelé son éditeur en lui disant que ça ne devait pas finir comme ça. Son éditeur l’a tout de suite suivi en lui répondant qu’il fallait qu’elle laisse ses personnages comme ils le devaient. Elle a donc fait écrit la fin qu’on connaît tous, celle qui nous a fait crier de frustration. Mais Simone, en bonne romantique qui se respecte, n’aime que les happy ends, pas question donc de laisser les choses en l’état. D’où la nécessité d’écrire une suite qui nous apportera enfin la fin heureuse qu’on attend tous.

Et qu’en est-il de ses projets ?

Simone est en train d’écrire une nouvelle série qui comptera très probablement quatre tomes. Elle aura pour cadre le monde du football américain dans un lycée américain. Ce sera bien évidemment des histoires d’amour.

Simone adore le sport. Sa famille et elle sont de grands supporters depuis toujours du football américain, mais aussi, étant donné que son mari est Israëlien, du football classique. Sa fille joue également au Hockey. Enfin bref, le sport fait partie intégrante de sa vie et il lui a semblé comme une évidence d’écrire sur ce monde. Le premier tome ne sortira qu’en 2013, il nous faudra donc prendre notre mal en patience…

Nous avons également discuté de ses fans les plus « fous », de ceux qui l’appellent chez elle ou qui se sont fait tatouer le visage d’Alex.

Elle a aussi mentionné l’importance que tient la blogosphère aujourd’hui pour la promotion d’un livre. Des chroniques positives ou négatives peuvent faire toute la différence pour la réussite d’un roman. Pour Irrésistible Alchimie, son éditeur avait refusé de prendre en compte ce moyen de promotion. Elle avait donc utilisé sa première avance pour engager une compagnie chargée d’envoyer aux bloggers des exemplaires de son livre. Elle a bien sûr été plus que ravie quand elle a lu les premiers retours.

La rencontre s’est achevée par une séance de dédicaces et de photos. Simone nous a aussi offert des posters des frères Fuentes et des stylos.

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Un grand merci à elle pour sa gentillesse et son enthousiasme qui nous font encore plus aimer ses livres, si cela est possible. Merci également à l’équipe de La Martinière pour avoir permis cette magnifique rencontre !

Chroniques des roman de Simone Elkeles:

-Irrésistible Alchimie

-Irrésitible Attraction

-Paradise

écrit par Karen.

Entretien avec l’auteure Cécilia Correia

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Cécilia Correia, auteure de la saga « La Guilde de Nod « parut chez Rebelle Editions, a eu la gentillesse de répondre aux questions de True Blood addict.

 

 1/Est-ce que tu peux te présenter rapidement pour les lecteurs potentiels qui ne te connaîtraient pas encore ? 

 

 Je m’appelle Cécilia Correia, j’ai 33 ans et je suis originaire de Toulouse, belle ville rose, citée des violettes, si bien chantée par le regretté Nougaro… Mon premier roman, qui est également le premier Tome d’une trilogie, La guilde de Nod, vient de paraître chez Rebelle Editions. Ça tombe bien, je suis une rebelle dans l’âme…

 

2/ Comment est née chez toi l’envie d’écrire un roman? 

 

 C’est venu comme ça, sur un coup de tête. Les mots trottaient quelque part dans mes méninges, alors il me fallait les coucher sur le papier ; une attraction irrésistible, qui depuis ne me quitte plus. J’ai bien écrit quelques bribes de poésies sur mes cahiers d’adolescente entre deux dessins griffonnés, surtout pendant les longues heures d’étude, mais guère plus. Personne ne devait les lire, c’était, pour ainsi dire, mon jardin secret. La Guilde est pour moi le véritable premier texte que j’ai rédigé. C’est venu tout naturellement, comme si une muse me dictait chaque phrase, chaque mot et chaque syllabe. J’ai laissé parler mon cœur. J’avais surtout envie de partager avec les autres une histoire, juste pour les faire rêver.

 

3/ Qu’est-ce qui t’a décidée à sauter le pas d’être publiée ? 

 

 Eh bien, j’ai commencé la Guilde avec cet objectif-là. C’était une sorte de challenge que je m’étais imposée dès le départ. Même si je devais rester réaliste, je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’un jour, je réussirai. C’est cette volonté qui m’anime tous les jours, qui me dit qu’il faut aller de l’avant, coûte que coûte.

 

4/ Comment s’est passé la recherche d’un éditeur ? 

 

Ç’a été assez rapide. J’ai terminé mes premières corrections et je l’ai envoyé à un éditeur, le seul en fait. Rebelle venait d’ouvrir ses portes, j’avais envie de tenter l’aventure avec une équipe dynamique, sérieuse, qui a le même désir que moi d’aller de l’avant. Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas ce choix.

 

5/ Parle-nous de ton premier livre. De son univers, de ses personnages.

 

La Guilde de Nod est avant tout une aventure épique onirique, mais aussi un voyage au cœur même d’une vision imaginaire de la création du vampire. Car cette histoire parle bien de création, sinon elle ne s’appellerait pas genèse… Le début vous plonge dans l’obscure Londres victorienne et ses secrets. On y découvre Lily, jeune et fragile femme qui refuse le destin que son père lui a imposé. Guillaume, un vampire noyé dans le chagrin et la solitude, croisera sa route et ensemble, ils partiront en quête de la vérité sur la nature étrange de Lily et de son lien la rattachant à une terrible malédiction. Sur la route, ils seront aidés par Marcus, vampire Mage de la lignée de l’Alchimie : un brillant inventeur de machines toutes aussi étonnantes les unes que les autres, mais également un guerrier aussi rusé et qu’intrépide. Cependant, l’aventure sera parcourue d’embûches : démons, mercenaires, mystérieuse confrérie de prêtres chasseurs de vampires. L’amour, l’envie et la jalousie tourmenteront les personnages, les souvenirs déchirants du passé seront d’autant plus d’étapes douloureuses à franchir. Ce roman est un mélange de Mythologie, Aventure, Magie et Steampunk. La Guilde, je l’espère, va vous faire rêver.

 

6/Si tu étais un personnage de ton roman, lequel serais-tu? Et pourquoi?

 

 Sans aucune hésitation : Marcus. Bon, Ok, je suis loin de ressembler à un guerrier gigantesque tout en muscle, et surtout, je ne suis pas un homme. Mais Marcus est tellement attachant ! En vérité, je pense que c’est surtout parce que nous avons le même humour… 

 

7/ As-tu de nouveaux projets en ce moment? 

 

Oui, je suis une vraie locomotive, mon cerveau bouillonne tant que, parfois, il me faudrait cesser d’alimenter la chaudière, juste le temps que piquer un petit roupillon… Je travaille sur un nouveau roman, plutôt branché Bit-lit, mais un Bit-lit « à la française ! », le tout agrémenté (oui, je l’avoue) d’une sacrée dose d’humour… Ensuite, et bien, il me faut trouver le bouton off de la machine à imaginer (ou alors être en rupture totale de charbon), parce que j’ai pleins d’idées, beaucoup trop, en fait, en comparaison du temps que m’impose ce sacré Chronos ! (pirates, anges, dragons et enchanteurs…) Bien entendu, je rassure les lecteurs de la Guilde (j’ai déjà reçu des menaces, les maîtres-chanteurs se reconnaitront…), la suite sera programmée pour le début d’année prochaine. Désolée pour la Team Marcus, vous vous en remettrez les filles… il vous faudra attendre pour retrouver la « vieille chaussette ». 

 

8/ Pourquoi avoir choisi ce genre ?

 

 Tout simplement parce que c’est le genre que j’aime lire, et celui avec lequel je suis le plus à l’aise.

 

9/ Pour tes écrits, où cherches-tu ton inspiration ?

 

 Un peu partout, au fil de mes recherches, dans la mythologie, le cinéma, la lecture, mais aussi dans mes rêves.

 

10/ En tant qu’auteure, tu aurais aimé écrire quel roman ? 

 

 Je ne sais pas, je trouve la question difficile. Sans doute une œuvre de Jules Vernes, pourquoi pas, le tour du monde en quatre-vingts jours.

 

11/ D’ailleurs, es-tu en premier lieu une lectrice ou as-tu toujours été auteure ? 

 

 Cela risque de surprendre, mais je suis loin d’être une dévoreuse de livre, la passion m’est venue très tard. Je pense que je suis donc avant tout une auteure.

 

12/ Quel(s) conseil(s) voudrais-tu donner aux auteurs débutants ? 

 

 La persévérance est la meilleure des qualités, mais également bannir toutes les idées négatives et défaitistes. Ensuite : La bêta-lecture ! (Je sais que pour certains c’est une véritable torture, mais elle est essentielle). Faites-vous bêta-lire et bêta-lisez les autres, c’est la meilleure solution pour progresser. Je conseille vivement certains forums comme Cocyclics. (Pas de pub ? Trop tard !)

 

13/Quel métier tu rêvais de faire étant enfant ? 

 

La profession que j’exerce actuellement, l’une des plus belles : soigner les gens. L’écriture est également une manière de soigner, de faire oublier les tracas du quotidien aux lecteurs. Faire ce métier à plein temps ne me déplairait pas.

 

14/ Tu lis quoi en ce moment ? 

 

Plusieurs choses : je lis trois romans en même temps (quand je parlais de locomotive, j’aurai mieux fait de dire que celle si carburait au Kérosène…) : Les Scarifiés de China Miéville. (j’ai des envies de pirates en ce moment, allez savoir pourquoi…) Tarots Divins d’Aurélie Mendonça. Le premier tome de l’Évangile de Damnés d’Alick.

 

15/ Par quoi souhaiterais-tu terminer par cet entretien ?

 

Par un grand merci à l’équipe de True blood Addict pour cette interview.

 

Merci à Cécilia, vous pouvez retrouver son univers sur sa page facebook, sur son site et vous avez également ma chronique ici sur son premier roman.