La chronique du roman « La terrifiante histoire de Prosper Reeding, t1 : une alliance diabolique » d’Alexandra Bracken

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Vivre avec un démon – un véritable démon ! – à l’intérieur de soi n’est pas chose facile… Surtout si votre famille, après l’avoir découvert, veut vous faire disparaître…

Prosper Redding, pourtant, va devoir s’habituer. Alastor, le démon qui, progressivement, prend possession de lui, ne semble pas décidé à le laisser tranquille. Il a des comptes à régler avec la famille Redding et Prosper fait partie de son plan.

Prosper pourra-t-il compter sur l’aide de son oncle Barnabas et de sa cousine Nell ? Ou sera-t-il obligé, comme l’ont fait ses ancêtres, de pactiser avec Alastor ?

Car les Redding pourraient s’avérer plus dangereux et démoniaques que le démon lui-même… Et Alastor serait alors seul capable de le protéger !

Il est sorti le 11 janvier 2018 aux Editions De la Martinière jeunesse.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Prosper Reeding, un jeune garçon de 12 ans issu d’une famille prestigieuse dans la ville de Redhoud où ils ont toujours vécu. C’est le jour de la fête des fondateurs, Prosper est attendu chez sa grand-mère (le diable en personne) pour un repas de famille. Mais cela va déraper lors d’une étrange cérémonie où Prosper devra prendre la fuite. Il trouvera refuge chez son oncle où il découvrira l’histoire de sa famille et la malédiction dont ils sont victimes. Car en effet, Posper n’est plus seul, il partage désormais son corps avec un démon…

Le style d’Alexandra Bracken est très agréable, fluide et prenant. J’ai beaucoup aimé l’univers que l’auteure a su créer, plein de magie avec diverses créatures qui croiseront notre chemin : changelin, farfadet, elfe, fée, sorcière… Le tout dans une ambiance halloweenesque au cœur de Salem. J’ai été happée dans ce monde intéressant et bien construit même s’il nous reste encore des choses à découvrir. En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée entre vengeance, manipulation, trahison et mensonge. On ne s’ennuie pas une seconde.

Du côté des protagonistes, nous suivons principalement Prosper et Al, le démon ancestral coincé à l’intérieur de ce dernier. J’avoue avoir eu un gros faible pour Al. C’est un personnage complexe qui ne s’avère pas si mauvais que ça. La cohabitation entre Prosper et Al est parfois chaotique et cela nous donne des scènes cocasses, et chacun apprendra beaucoup au contact de l’autre. Prosper est un garçon attachant qui évoluera au fil du récit, il prendra plus confiance en lui.

Quant aux caractères secondaires, ils sont plaisants à suivre, ils ajoutent de la richesse au récit et apportent une bonne dynamique entre les personnages.

Pour conclure :

« La terrifiante histoire de Prosper Reeding, livre 1 » est un conte fantasmagorique avec de l’humour dans un univers magique et terrifiant où les apparences peuvent être trompeuses. L’auteure nous offre une très bonne introduction et j’ai qu’une envie, c’est de découvrir la suite des aventures de Prosper et Al.

À lire !

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La chronique du roman « Pour le meilleur et pour le pire » de Sarah Morgan.

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Colère, frustration… Les sentiments se bousculent dans la tête de Selene après qu’elle a appris que Stefan Ziakas – l’homme dans les bras duquel elle s’est abandonnée le temps d’une nuit – s’est en fait servi d’elle. Car Stefan ne souhaitait qu’une chose en la séduisant  : atteindre le père de Selene, son plus grand rival en affaires… Blessée, Selene décide alors de fuir le plus loin possible, et ne plus rien avoir à faire avec cet homme arrogant et sans cœur. Une résolution qui serait plus facile à tenir si les images de la nuit inoubliable qu’ils ont partagée ne revenaient la hanter, jour et nuit…

Il est sorti le 1 février 2018 aux Editions Harlequin.

Mon avis:

Selene est la fille d’un riche homme d’affaires vivant sur une île grecque. Tout le monde la voit comme une princesse gâtée et couvée par son père. Mais derrière le visage de la famille parfaite, Selene et sa mère sont prisonnières d’un homme abusif.

Selene se sentant de plus en plus en danger, réfléchi à un plan d’évasion. Fuir et créer sa propre entreprise, mais pour cela il lui faut de l’argent. Elle ne voit qu’un homme capable de se confronter à son père, Stefanos Ziakas, un milliardaire qui n’a peur de rien ni de personne… Mais rien ne se passera comme prévu…

Le style de Sarah Morgan est toujours agréable, toutefois elle m’avait habituée à mieux, beaucoup mieux. Avec « Pour le meilleur et pour le pire », on tombe dans une romance clichée, à l’intrigue banale et  creuse, avec des personnages caricaturaux et plats. Je n’ai pas été transportée par ma lecture et je n’ai pas réussi à m’attacher à Selene et Stefanos. Ils manquent de profondeur, d’alchimie, de crédibilité et tout se déroule trop facilement et simplement.

Pour conclure :

Sarah Morgan, avec qui j’ai eu tant de coups de cœur avec ses autres sagas, m’offre ma première déception. C’est une comédie romantique assez mièvre qui manque cruellement d’exploitation et de sentiments. Cette fois, cela a été pour le pire… dommage.

La chronique du roman graphique « Le joueur de flûte de Hamelin » de Jay Asher,‎ Jessica Freeburg & Jeff Stokely

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Jay Asher et Jessica Freeburg ont habillement revisité l’histoire du joueur de flûte de Hamelin dans ce conte fantastique effrayant.

Il était une fois, dans un petit village au fin fond de la forêt, une jeune femme sourde nommée Maggie. Maltraitée par les villageois, elle se réfugiait dans l’imaginaire, rêvant de trouver un jour le prince charmant. Quand Maggie rencontre le mystérieux joueur de flûte, il semble que tous ses vœux se réalisent. Mais à mesure qu’elle se rapproche de lui, Maggie découvre le côté sombre du garçon de ses rêves qui pourrait bien se révéler son pire cauchemar… 

Transcrite initialement par les frères Grimm, la légende évoque la disparition de cent trente garçons et filles, un désastre qui serait survenu le 26 juin 1284 dans la ville de Hamelin en Allemagne. 

Il est sort le 25 janvier 2018 aux Editions Michel Lafon.

Mon avis:

Dans un petit village au milieu de la forêt vit une jeune femme solitaire et sourde : Maggie. Cette dernière est rejetée par les habitants du village du fait de son handicap. Elle trouve du réconfort dans son imaginaire en s’inventant des histoires et elle rêve de vivre un conte de fées. Maggie croit que cela est possible lorsqu’elle rencontre ce mystérieux inconnu qui est venu débarrasser le village d’une invasion de rats, mais finalement cela pourrait bien se révéler être un cauchemar…

J’ai été happée par ce récit sombre, avec un équilibre entre la tragédie et l’espoir. Tout le monde connaît la légende allemande retranscrite par les frères Grimm, mais qui laissait des blancs. À savoir pourquoi on en est arrivé à la fin que nous connaissons tous. Jay Asher et Jessica Freeburg ont parfaitement su s’approprier la fable et nous donner certaines réponses à nos questions, sans dénaturer le ton du texte original. De plus, les illustrations sont très jolies et détaillées. Jeff Stokely a parfaitement su retranscrire à travers son trait de crayon les expressions et les sentiments des personnages, en choisissant habilement les couleurs. Cela apporte un réel plus au récit.

Pour conclure :

« Le joueur de flûte de Hamelin » est un roman graphique réussi, que ce soit par son histoire courte et puissante, ou ses illustrations. J’ai été totalement séduite par cette réécriture de conte.

La chronique du roman « La Liste de nos interdits » de Koethi ZAN

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– Ne pas se rendre seule à la bibliothèque le soir 
– Ne pas se garer à plus de six places de sa destination 
– Ne pas faire confiance à un inconnu 
– Ne pas sortir sans bombe lacrymo 
– Toujours repérer les sorties 
– Toujours suivre les règles 
– Ne jamais paniquer… 

ET LA RÈGLE N°1 
Ne jamais monter dans la voiture d’un inconnu 

Sarah et Jennifer ont tout prévu. Rédigé une liste exhaustive des dangers. Énuméré tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sûr. Aucun imprévu ne devait pouvoir les surprendre. Mais un soir, elles enfreignent la première règle. Elles prennent un taxi. Dès lors, le cauchemar n’aura plus de fin. 

Il est sorti le 14 septembre 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Treize ans avant le début de l’histoire, Jennifer et Sarah se retrouvent enfermées dans un sous-sol avec deux autres jeunes filles, prisonnières de Jack Deber (on connaît le ravisseur dès les premières pages), un sadique sociopathe. Pendant trente-deux mois et onze jours, elles seront humiliées et torturées jusqu’à ce qu’elles s’échappent, mais seules trois jeunes femmes sur quatre ont pu s’enfuir, Jennifer n’a pas eu cette chance…

Dix ans plus tard, quand l’agent du FBI en charge de l’affaire l’informe que son tortionnaire risque de retrouver sa liberté, Sarah doit à tout pris trouver le corps de Jennifer et prouver que ce n’est pas seulement un bourreau, mais un meurtrier. Commence alors une enquête où Sarah devra lutter contre ses phobies et ses peurs pour apprendre l’horrible vérité…

Le style de Koethi Zan est agréable et fluide. On entre facilement dans son récit sombre aux diverses ramifications qui vous tient en haleine du début à la fin. L’enquête est bien menée avec des rebondissements et des révélations. Toutefois, j’aurais apprécié que l’agent du FBI soit plus présent ainsi que le ravisseur, pour apporter une autre dimension psychologique au récit. De plus, l’héroïne souffrant de stress post-traumatique brave ses craintes beaucoup trop facilement.

Néanmoins, cela n’en demeure pas moins une histoire prenante avec des personnages bien fouillés où l’on plonge dans la vie de Sarah avant, pendant et après son enlèvement. La fin est bien construite même si j’avais deviné le retournement final.

Pour conclure :

« La liste de nos interdits » est un thriller psychologique plaisant, bien que non exempt de défauts, où l’horreur est suggérée sur le thème de la torture et de la manipulation.