La chronique du roman « Les trois sœurs, Tome 3 : Shannon apprivoisée » de Nora Roberts

61x3b-rgmil

Dessinatrice de talent pour une prestigieuse agence de publicité new-yorkaise, Shannon ne vit que pour sa carrière. Jusqu’au jour où sa mère mourante lui révèle la véritable identité de son père. Boule-versée, Shannon part en Irlande à la recherche de ses origines. Elle s’y découvre une nouvelle famille en rencontrant Maggie et Brianna, ses demi-soeurs. Peu à peu, la solitude et le chagrin qu’éprouvait la jeune femme s’apaisent. La citadine qu’elle a toujours été trouvera-t-elle le véritable bonheur dans le comté de Clare ? La présence du troublant Murphy pourrait bien l’en convaincre…

Il est sorti le 6 juillet 2016 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

J’avais adoré « Maggie la rebelle », un peu moins « Douce Brianna » (à cause du personnage masculin). Qu’en est-il de ce troisième et dernier tome « Shannon apprivoisée » ?

J’attendais avec grande impatience cet ultime opus. Tout d’abord parce qu’il introduit un personnage tout nouveau, et ensuite parce que j’espérais une histoire aussi magique que dans le premier tome. Malheureusement, mes désirs n’ont été que partiellement comblés. Si j’ai bien aimé l’intrigue et l’ambiance du roman, je dois avouer que le tout a été un peu « entaché » par l’attitude de Murphy, le héros masculin.

L’ambiance est toujours aussi chaleureuse. Encore une fois, Nora Roberts m’a fait voyager au coeur de l’Irlande, et même si je n’y suis jamais allée, elle n’a fait que renforcer mon envie de m’y rendre. Cette femme a un don pour les descriptions, on s’imagine aisément aux côtés des personnages. 

La touche de fantastique est assez discrète et s’ancre bien dans le récit. Cela m’a un peu surprise au début car dans les deux premiers tomes il n’y en a pas du tout. Mais finalement, j’ai trouvé que ça collait bien à l’ambiance créée par l’auteur.  Le seul regret que j’ai, c’est que cet aspect fantastique sert d’excuse au fait que la relation entre Murphy et Shannon aille trop vite. J’aime les personnages qui apprennent à se connaître, deviennent amis et développent des sentiments profonds à force de se côtoyer. Cela donne une crédibilité en plus, cela nous rapproche des personnages (enfin, je trouve). Là, ce n’est pas le cas. Si Shannon se montre plus sceptique et résiste, Murphy déclare sa flamme presque le jour même de leur rencontre et je trouve ça ridicule…

En revanche, j’ai adoré voir la relation entre les trois soeurs se construire au fil des pages. Elles sont très touchantes toutes les trois et malgré une histoire pas facile, elles parviennent à se relever ensemble. 

J’ai également adoré revoir les couples des tomes précédents. Ils forment tous une équipe soudée, et une famille chaleureuse. Il en va de même pour leurs amis et pour les gens du village.

Mon avis sur les deux personnages principaux est un peu en demi-teinte. Si j’ai beaucoup aimé Shannon, j’ai largement moins apprécié Murphy.

Murphy est un personnage discret dans les deux premiers tomes, mais c’est un homme qui m’intriguait beaucoup. Il avait l’air d’un paysan un peu bourru, mais sous lequel on devine un coeur tendre. Malheureusement, c’est un peu trop tendre, limite guimauve. De plus, j’ai trouvé Murphy vraiment trop offensif, un brin égoïste et pas du tout à l’écoute de Shannon. C’est vraiment une déception pour moi, car j’adore les hommes/personnages comme lui : loyal, un très bon ami, attaché aux traditions…

Quant à Shannon, elle a un caractère qui ressemble un peu à Maggie. C’est une jeune femme indépendante qui ne veut pas se laisser marcher sur les pieds. Shannon est une artiste touchante, un peu perdue et surtout encore anéantie par la perte qu’elle a subie. C’est une jeune femme presque brisée qui arrive dans le comté de Clare, qui va se reconstruire peu à peu et trouver sa voie.

Pour conclure, « Shannon apprivoisée » est un troisième tome sympathique et qui clôture bien la saga, mais, à mon sens, il n’est pas aussi bien que le premier. L’intrigue est plaisante certes, et c’était un réel plaisir de retrouver tous les personnages. Toutefois, le personnage de murphy ne m’a un peu déçue, c’est dommage. J’ai tout de même hâte de lire d’autres romans de Nora Roberts ! Elle est désormais une de mes auteurs chouchou. 

Ecrit par Noémie

jaibloguepourelle

La chronique du roman « Retour à la nuit »de Eric Maneval

51rqwyog16l

Antoine a 8 ans. C’est la fin du mois d’Aout dans la Creuse. Il joue dans une rivière dangereuse lorsque des troncs d’arbres portés par le courant l’assomment. Il se réveille dans un fourgon avec un inconnu qui lui apprend qu’il vient de lui sauver la vie, qu’il est couvert de blessures et qu’il a dû le recoudre. L’homme le dépose à l’hôpital de Limoges et disparait de sa vie. 20 ans plus tard, Antoine est veilleur de nuit dans un centre pour ados. A la télévision, on reparle de l’affaire  » du découpeur  » suite à la découverte de nouveaux témoignages. Lors de la reconstitution de l’enquête pour l’émission de télévision, Antoine reconnait dans un portrait robot l’homme qui lui a sauvé la vie dans son enfance.

Retour à la nuit est sorti le 3 novembre 2016 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Antoine est veilleur de nuit dans un foyer pour jeunes en difficulté. Il vit une existence solitaire et routinière. Mais tout va changer quand le portrait-robot de l’homme qui l’a sauvé 25 ans plutôt apparaît à la télé. Il s’avère que ce serait un tueur surnommé « le découpeur ». Antoine fera ce qui lui semble juste, en parler pour la première fois aux enquêteurs et dire ce qui lui est arrivé quand il avait huit ans. En même temps, il essaye d’aider une jeune fille perturbée qui habite au foyer.

À partir de là, son monde basculera…

J’ai beaucoup aimé le roman, enfin, à part la fin. Eric Maneval a une plume très fluide et prenante. On est vite immergé dans son récit, une fois commencé, on a du mal à le lâcher. Le rythme est rapide avec un suspense qui monte crescendo pour nous emmener vers une chute que l’on sent explosive. Mais voilà, c’est là que le bas blesse. Je suis restée totalement sur ma faim. La fin est abrupte, on demeure avec plein de questions qui n’ont pas leurs réponses. J’étais à l’apéritif et je voulais le plat et le dessert. Je me suis senti très frustrée par cette fin ouverte. J’aurais tellement aimé avoir des éclaircissements sur certains points, il y avait vraiment matière à faire de ce livre un bijou.

Pour conclure :

Eric Maneval a su écrire un roman très addictif avec un personnage attachant et bien développé, qui se retrouve malgré lui dans une affaire qui le dépassera, où toutes ses bonnes actions vont se retourner contre lui.

En bref, si vous ne craignez pas les fins ouvertes, foncez sans hésiter, car c’est une petite pépite qui vaut le coup d’être lue. Pour les autres, à vous de voir.

À découvrir !

La chronique du roman « Le Monde Secret de Sombreterre, Tome 1 : Le clan perdu » de Cassandra O’Donnell

couv22795541

Victor est un petit garçon assez solitaire. Il a été adopté et ne s’entend pas très bien avec sa famille. Il aimerait connaître ses origines. Un jour, une petite fille, Aliana, vient le chercher et lui annonce qu’il est celui qui pourra sauver son monde : le monde de Sombreterre, monde des esprits et des fantômes, dont il est originaire. Avec elle, Victor part affronter son destin.

Il est sorti le 6 avril 2016 aux Editions Flammarion jeunesse.

Mon avis:

Dans un premier temps,nous faisons la connaissance d’Alina. C’est une jeune fille qui est venue dans le monde des humains pour accomplir une mission de la plus haute importance, il en va de l’avenir du monde. Elle doit retrouver le garçon disparu, celui qui peut tous les sauver. Ce garçon, c’est Victor, 12 ans, qui ne s’est jamais senti à sa place, car il a une particularité. Il peut parler et voir les fantômes. Sa vie va être sens dessus dessous quand il fera la rencontre d’Alina et de son monstre invisible. Victor découvrira un nouveau monde et une destinée qu’il n’aurait jamais imaginée, même dans ses rêves les plus fous…

Le style de Cassandra O’Donnell est vif, prenant avec un vocabulaire très accessible à partir de neuf ans. On se laisse facilement emporter dans cette aventure terrifiante aux côté de nos deux jeunes héros. Le rythme est soutenu, on ne s’ennuie pas une seconde. Il y a de l’action et quelques retournements de situation.

En ce qui concerne l’univers, il est original et joue avec une peur enfantine, celle du noir et des monstres tapis dans la nuit. Nous n’avons qu’un petit aperçu de Sombreterre, mais le peu que l’on voit est très intrigant.

Du côté de l’intrigue, elle est bien menée. L’auteur pose surtout les bases et nous présente les personnages. A mon avis, tout va réellement commencer dans le prochain tome. Les protagonistes sont correctement développés et Cassandra O’Donnell a su les rendre attachants.

Pour conclure :

« Le clan perdu » est un premier opus introductif qui nous plonge dans l’univers foisonnant de Cassandra O’Donnell. C’est une belle histoire d’amitié avec de l’aventure, de la magie et des créatures fantastiques. C’est une vraie réussite qui plaira aux plus petits comme aux plus grands.

Le plus : le récit est jalonné de très chouettes illustrations en noir et blanc de Jérémie Fleury qui apportent de la vie à l’histoire.

À découvrir !

La chronique du roman « Aeternia: Tome 1 : La Marche du Prophète » de Gabriel Katz

51ef4be93pl

Leth Marek se retire invaincu des arènes de Morgoth après des années de combats, de triomphes et de gloire. Le gladiateur a décidé d’emmener ses fils à Kyrenia – cité du savoir et de la culture – pour leur offrir l’éducation à laquelle il n’a pas eu droit. Mais sa route croise celle d’un culte itinérant et de son Prophète.
Les nomades prêchent leur religion au détriment de la Grande Déesse adorée par les Kyréniens. Leur foi est profonde, leur progression, inexorable. Dans la cité mère, où les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte va éclater. Les fanatismes et les ambitions vont s’aiguiser. Et la hache de Leth va de nouveau tremper dans le sang…

Il est sorti le 8 septembre 2016 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Gabriel Katz est un auteur qui ne m’est pas totalement inconnu puisque j’avais déjà pu lire un de ses romans lors de l’opération Coup de cœur pour auteurs peu médiatisés (qui n’existe désormais plus). Je suis entrée dans son univers avec le premier tome de sa série Le puits des mémoires qui fut un immense coup de cœur. C’est donc les yeux fermé que j’ai commencé sa nouvelle série.

 *

 Aeternia est un roman qui place la religion au centre de l’intrigue.  Deux religions s’affrontent : le tout nouveau culte d’Ochin et celui, déjà bien établi, de la Déesse. En ce sens, l’auteur s’ancre, prend son inspiration dans l’histoire de l’Humanité mais également dans l’actualité. Ce qui est intéressant avec les univers de Gabriel Katz, c’est qu’ils sont loin d’être aussi gentillets que l’on peut croire. C’est plus particulièrement le cas dans ce premier tome. En effet, l’ambiance est sombre, pleine de violence. Il est énormément question de vengeance, de complots pour enfin avoir le plus haut poste dans le Temple, de meurtres… Il n’y a pas de magie mais nous pouvons sentir qu’il y a un certain mysticisme qui se dégage. Peut-être que cela viendra par la suite ? En tout cas, cette atmosphère est très bien décrite et c’est un véritable régal à lire.

 Concernant l’histoire en elle-même, il n’y a rien à redire. C’est prenant, rempli de suspense. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde pendant ma lecture. L’auteur sait clairement comment tenir son lecteur en haleine du début à la fin. Le fait de partager le déroulement de l’intrigue entre Leth Marek, le champion d’arènes qui protège le culte d’Ochin et le prêtre Varian qui nous offre une plongée dans les entrailles du grand Temple de la Déesse de la capitale est intéressant et nous permet d’avoir le point de vue des deux ennemis, savoir ce qu’il se passe en parallèle. Cela donne du rythme à l’histoire, tout en évitant d’ennuyer le lecteur.

 L’auteur a également réussi un tour de force avec la fin et dans les toutes dernières pages. Il y a un sacré retournement de situations qui m’a laissé sans voix. En effet, je croyais parfaitement savoir comment La marche du Prophète allait se terminer. Ça aurait été plutôt logique mais Gabriel Katz a décidé de jouer avec son lecteur en proposant un cliffhanger « de malade ». En faisant cela, il donne juste envie de se précipiter sur la suite dès sa sortie car un grand nombre de questions se posent. Cela donne également au roman l’impression que tout est maîtrisé du début à la fin.

 *

 Enfin, La marche du Prophète nous présente un certain nombre de personnages, facilement identifiable et différents les uns des autres. Le lecteur apprend à les connaître au fur et à mesure, à s’attacher à eux. Leth Marek, malgré son caractère bourru, sa soif de vengeance a quelque chose d’attendrissant. On comprend facilement l’opportunisme de Varian, qui est un personnage si facile à cerner. Beaucoup cachent étonnamment bien leur jeu. Certains le révèlent dès le début, d’autres à la toute fin pour nous livrer un final plutôt explosif.

 *

 Ce premier tome fut à la hauteur de mes espérances. C’est prenant, très bien écrit. J’ai essayé de deviner de quelle époque historique l’auteur a bien pu s’inspirer par moment. Par certains aspects, il me semblait y voir une inspiration de l’Antiquité et, par d’autres, l’ambiance semble plus médiévale. C’est un mélange plutôt réussi et un coup de cœur énorme. 

Dans ma boîte aux lettres…#55

surprise_by_ocularfracture-d3hwm5n

Bonjour à tous !

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

RDV français repris depuis par Lire ou Mourir.

Passons aux acquisitions papier de cette semaine :

Et vous quelles acquisitions cette semaine ?

La chronique du roman « La reine du Tearling, livre 1 » de Erika Johansen

81hn-xkrbjl

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.
Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.
La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d’embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende… ou la détruira.

Il est sorti le 2 novembre 2016 aux Editions J.C Lattès.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Kelsea Raleigh Glynn, princesse héritière du Tearling. Elle a été élevée loin de tout pendant dix-neuf ans. À la mort de sa mère, des gardes son venus la chercher pour l’escorter à son Royaume et pour qu’elle monte sur le trône.

Dès lors, Kelsea découvrira un royaume brisé et corrompu, ainsi que la perfidie du Régent, son oncle, et la Reine rouge, une reine sanguinaire qui veut la voir morte. Sa vie deviendra une existence pleine de dangers et de complots. Son chemin sera dur et semé d’embûches, mais Kelsea sera aussi le seul espoir d’une nation souffrante. Tant de choses dépendront d’elle. Sera-t-elle capable de faire les bons choix tout en ayant conscience des conséquences ? Sera-telle à la hauteur des attentes de son peuple ?

J’ai adoré !

La plume de Erika Johansen est très agréable et immersive. On est happé par l’histoire et par l’univers très intrigant que l’auteur a créé. On sait que l’on se trouve dans un futur où notre civilisation a été mise à mal et qu’ils ont adopté un mode de vie plus médiéval. C’est très intéressant, mais j’avoue que je suis un peu restée sur ma faim. J’espère que dans le prochain opus, nous en découvrirons plus sur la construction du monde, ce qu’il c’est passé et comment la magie est apparue. En somme, il reste de nombreuses questions sans réponses.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est riche et complexe. Il y a de l’action, du suspense et quelques retournements de situation, même si le texte est assez introspectif. De ce fait, le rythme peut paraître assez lent, mais je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. C’est très addictif.

En ce qui concerne les protagonistes, on se concentre surtout sur Kelsea, sur sa prise de pouvoir et ses responsabilités. C’est une héroïne forte et audacieuse, au tempérament rebelle. Mais elle sera prête à se sacrifier pour son peuple et corriger les torts commis par sa mère. Kelsea est très attachante et elle évoluera beaucoup dans ce tome. J’ai vraiment accroché à ce personnage très humain.

Kelsea est entourée d’une galerie de personnages secondaires très riches, ils sont parfaits et intrigants, les bons comme les mauvais. Ils apportent un vrai plus au récit et ils marquent les esprits.

Pour conclure :

« La reine du Tearling » est une fantasy dystopique passionnante avec un grand potentiel. C’est un tome introductif, il nous reste beaucoup de choses à découvrir. C’est un excellent départ pour cette nouvelle saga, j’ai hâte de lire la suite qui paraîtra au milieu de l’année 2017.

À découvrir !