La chronique du roman « Les Etoiles de la Fortune, Tome 2 : Annika » de Nora Roberts

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Créature fabuleuse, Annika n’a pas hésité à quitter l’océan pour partir en quête des illustres Etoiles de la Fortune. Or, étrangère au monde des Humains, elle doit tout apprendre de leurs coutumes. Heureusement, elle peut compter sur ses amis et sur Sawyer, le séduisant voyageur du temps. Toutefois, ses jours parmi eux sont comptés, et il leur faut à tout prix retrouver l’Etoile d’Eau. Et s’il s’avérait qu’Annika était la clé qui les conduira tous à l’astre légendaire ?

Il est sorti le 4 octobre 2017 aux Editions J’ai Lu. 

Mon avis:

Par bien des aspects, cette saga me fait penser à la série « Les héritiers de Sorcha », qui est une trilogie que j’ai adorée. Toutefois, je dois bien avouer que ce deuxième tome m’a un peu déçue. L’intrigue de cet opus, avec Annika comme narratrice, est moyennement prenante. Il y a beaucoup de longueurs, et je me suis un peu ennuyée. Il y a beaucoup de discussions, de mise en place de plan, de repas… C’est vraiment trop répétitif.

Il y a tout de même de bonnes choses dans ce deuxième tome. 

Une fois de plus, Nora Roberts mêle habilement la réalité avec le côté fantastique et folklorique de la Grèce et des déesses, si bien que l’on a envie d’y croire. Les descriptions du pays sont superbes et nous font rêver.  

Autre point positif : j’étais vraiment ravie de retrouver les six personnages principaux du roman qui forment une « famille » forte et soudée. Sasha, Riley, Sawyer, Annika, Bran et Doyle vont davantage se rapprocher et les évènements qu’ils vont vivre vont indéniablement resserrer leurs liens.

La plume de Nora Roberts est pleine de douceur, à l’image de la belle Annika. C’est une jeune femme presque pure, innocente. Par certains côtés, elle est comme une enfant : sans filtres, et cela nous donne quelques situations cocasses qui m’ont fait sourire.

En conclusion, si le premier tome « Sasha » avait été un vrai coup de cœur, ce n’est malheureusement pas le cas avec « Annika ». Je trouve que l’on ressent qu’il s’agit d’un tome de transition, à mi-chemin dans l’histoire, et quelque part, c’est dommage. En effet, j’ai ressenti pas mal de longueurs dans ce deuxième opus. Toutefois, j’ai été ravie de retrouver tous les personnages, Annika est une jeune femme adorable et la magie de Nora Roberts opère toujours. Je vous dis à bientôt pour le troisième tome.

Ecrit par Noémie

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La chronique du roman « Les hommes du Duc, t3: Les secrets de lady Zoé » de sabrina jeffries

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Bâtard d’un vicomte, Tristan Bonnaud collabore à l’agence Manton Investigations, fondée par son demi-frère. Un jour, lady Zoé Keane se présente pour leur confier une mission bien particulière. Soupçonnant ses parents de l’avoir adoptée en secret, elle leur demande de retrouver sa vraie mère. L’enquête va être corsée car, d’emblée, Tristan prend en grippe cette jeune personne aussi hardie qu’obstinée qui, de son côté, le trouve absolument odieux. Ces deux-là se détestent et n’ont vraiment rien pour s’entendre. À moins que…

Il est sorti le 27 septembre 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Londres, février 1829. Zoé, jeune Lady de 21 ans, souhaite que les hommes du duc retrouvent ses vrais parents. Toutefois les hommes du duc doivent être discrets car si cela venait à se savoir, l’avenir de Zoé serait détruit et Windborough, le domaine familial, serait perdu à jamais. Sa famille s’est mise en tête de le marier avec son cousin, l’artiste américain Jeremy Keane, afin d’assurer à Zoé de garder le domaine. Zoé n’a que peu d’indices mais ils seront sans doute suffisants pour commencer une enquête. La jeune femme espère que personne d’autre n’est au courant de sa situation.
Parallèlement à cette histoire, nous suivons celle de Tristan Bonnaud, qui cherche à se venger de son demi frère aîné George. Cela tombe bien,car ses recherches et celles concernant les parents biologiques de Lady Zoé vont le mener au même endroit…

J’ai beaucoup aimé ce troisième tome de la saga. L’enquête sur le passé de Zoé est très intéressante, et on a enfin le fin mot de l’histoire concernant le problème de Tristan (dont on entend parler depuis le tome 1). L’auteure parvient à obtenir un bon équilibre entre l’enquête et la romance, cette dernière arrivant progressivement dans le récit.

Nos deux héros n’ont pas une relation facile, entre les secrets cachés, leurs caractères plutôt forts et leurs obligations personnelles. Pour moi, les obstacles de ce récit résident surtout dans la relation des deux
personnages principaux, car il est vrai que l’intrigue se déroule un peu trop facilement par moments. Toutefois, cela ne m’a pas vraiment dérangée et cela ne m’a pas empêché de trouver le récit intéressant.

En conclusion, « Les secrets de Lady Zoé » est un troisième tome très plaisant à découvrir. L’intrigue sur la vie de Zoé et l’enquête de Tristan sont vraiment prenantes. Sabrina Jeffries m’a une fois de plus convaincue avec ses personnages, leurs histoires personnelles et leurs aventures.

Ecrit par Noémie.

La chronique du roman « Riverkeep » de Martin Stewart

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Le fleuve Danèk charrie cadavres et créatures maléfiques. Wull va avoir seize ans : bientôt, il reprendra la charge de son père, le Riverkeep, et devra veiller sur les eaux du fleuve.
Mais un jour, tout bascule.
Son père est entraîné dans l’eau par une force inconnue. Quand il réapparaît, hagard et agressif, il ne reconnaît plus son fils et ne se nourrit que de têtes de poissons… Il semble possédé par un esprit mauvais.
Wull apprend qu’une essence, contenue dans un monstre marin millénaire, pourrait le guérir. Sur sa pauvre barque, il se lance dans une quête désespérée. Au fil de l’eau glacée et des rencontres bizarres, il découvre un monde nouveau, lui qui n’a jamais quitté la batellerie.
Une épopée terrifiante, qui va bouleverser sa vie.

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Wull et son papa sont les gardiens du fleuve le Danèk, ils l’entretiennent depuis des générations. Ils le débarrasse de la glace, des mauvaises herbes, mais ils repêchent aussi les cadavres que recrachent les créatures maléfiques qui peuplent l’eau du Danèk. Dans quelques jours, Wull va atteindre l’âge de seize ans où il reprendra le flambeau de son père, mais ce dernier ne veut pas de cette vie difficile et féroce. Cependant, lorsque son père tombe dans le fleuve et il réapparait complètement changé. Wull n’aura pas d’autre choix que d’embrasser sa destinée et d’entreprendre un voyage épique au bord de son bateau pour trouver une créature légendaire aux vertus curatives qui pourra sauver son père.

En chemin, il affrontera la mort, il fera des rencontres, il croisera des créatures et trouvera en lui un courage qu’il ne pensait pas posséder.

Le style de Martin Stewart est assez agréable et descriptif, ce qui nous permet de bien imaginer son univers à l’atmosphère sombre et glaciale. Toutefois, ce dernier manque un peu de densité. J’avoue que j’aurais apprécié découvrir plus de créatures et qu’elles aient une place plus importante dans le récit.

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai été déçue. D’une part, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, d’autant plus que certains passages au départ ont été écrits dans un dialecte pénible à lire. Ensuite, je m’attendais à beaucoup plus d’aventure, que j’ai trouvée assez plate et creuse. En fin de compte, il ne passe pas grand chose. De ce fait, le rythme est lent, voire ennuyeux. L’auteur a eu du mal à garder mon intérêt éveillé.

En ce qui concerne les protagonistes, je n’ai pas réussi à m’attacher à Wull. Je l’ai trouvé très fade. On fait également la connaissance d’un homme fait de paille, une sorcière et une jeune fille aux mystérieux tatouages. Ce sont des personnages uniques et chacun dépendra des compétences des autres pour survivre à divers obstacles qu’ils vont rencontrer lors de leur quête. Mais malheureusement, Martin Stewart ne les développe pas et l’on n’a même pas une fin satisfaisante pour tous. On reste sur notre faim et c’est dommage, car cela aurait pu être passionnant.

Pour conclure :

Vous l’aurez compris « Riverkeep » est une déception, et pourtant, c’était vraiment prometteur, avec du potentiel. J’ai aimé l’atmosphère, les lieux, les paysages, mais tout cela manque cruellement de richesse, de rythme et d’exploitation.

La chronique du roman « La couleur du mensonge, livre 1 » de Erin Beaty

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Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s’en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l’évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d’une famille, d’une région, d’un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l’observation, la marieuse fait toutefois d’elle son apprentie. 

Sage s’embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d’élite qui ne tardent pas à réaliser qu’ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s’est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l’un des membres de la troupe recrute alors l’aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu… à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle… 

Il est sorti le 22 février 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Sage, 16 ans, orpheline recueillie par son oncle. Elle est perceptrice pour les enfants de ce dernier. Alors que toutes les filles rêvent d’épouser un beau parti, Sage a soif de liberté. Mais son oncle en a décidé autrement, il est temps pour elle de lui trouver un mari. De ce fait, Sage se retrouve face à Maîtresse Rodelle. Elle est la première marieuse de la province qui a pour principale responsabilité de sélectionner les jeunes filles les plus prometteuses de toute la région en vue du grand rassemblement, organisé tous les cinq ans dans la capitale pour les marier. Elle a le pouvoir de tisser des alliances entre les familles.

Mais contre toute attente son entretien avec l’entremetteuse ne se déroulera pas comme prévu. Cette dernière qui voit en Sage un autre potentiel, et lui propose de devenir son apprenti. Sage ne peut décemment pas refuser, c’est un pas de plus vers la liberté.

La voilà partie pour le Concordium, accompagnée par un bataillon d’élite dirigé par le capitaine Quinn. Pendant ce long voyage, un complot se dessinera. Sage qui est connue pour son sens aigu d’observation, son intelligence et sa débrouillardise, sera recrutée par le sergent Ash pour infiltrer les rangs ennemis et récolter des informations afin d’enrayer leur plan.

Dès lors, Sage sera pris dans un dangereux exercice d’équilibre qui déterminera le sort du royaume.

J’ai adoré ! Le style de Earin Beaty est très agréable et prenant. On se plonge facilement dans cet univers riche et passionnant, mais dont il nous reste beaucoup à découvrir.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée et construite entre complots, enjeux politiques, vengeance et trahison. La première partie du récit est un peu lente, mais aucunement ennuyeuse, le temps que l’auteure pose les bases, nous présente les personnages et qu’ils tissent des liens. Quant à la seconde partie, elle est beaucoup plus vive avec des révélations, de l’action et de la romance. Earin Beaty ne ménage pas ses personnages. De plus, le fait qu’Earin Beaty nous offre différents points de vue, cela donne une dimension et une richesse supplémentaire au récit.

Du côté des protagonistes, nombreux sont ceux qui vont croiser la route de Sage. Ils ont tous une bonne caractérisation, ils sont mémorables et passionnants à suivre. J’ai adoré Ash et Maîtresse Rodelle par qui l’on peut voir que les marieuses détiennent le vrai pouvoir.

Pour conclure :

« La couleur du mensonge » est un roman fantasy young adult classique qui regroupe tous les codes du genre, mais diablement bien fait, mené par des caractères fascinants. Voici un début très prometteur pour cette saga captivante ! Vivement la suite, coup de cœur !

La chronique de l’album « Mon beau livre à gratter : les trésors de la forêt » de Dinara Mirtalipova

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En grattant avec le stylet fourni la fine pellicule noire qui recouvre les illustrations de ce livre, le lecteur fait apparaître d’incroyables formes et couleurs pour révéler toute la beauté de la forêt et de ses habitants.
C’est au lecteur d’exprimer sa créativité pour faire de chaque image une oeuvre d’art originale et personnelle !

Il est sorti le 18 avril 2018 aux Editions Casterman.

Mon avis:

Avec mes enfants de 8 et 11 ans, nous avons eu un coup de cœur pour ce cahier d’activités. Il ne faut pas grand chose pour se lancer, juste un stylet qui est fourni, et c’est parti pour de nombreuses heures d’amusement et d’émerveillement. En effet, à travers neuf tableaux sur le thème de la forêt, nous allons faire apparaître des motifs et des couleurs en grattant la fine pellicule noire. Sur chaque double page, nous trouverons des consignes simples pour guider les enfants afin qu’ils fassent apparaître progressivement les images, mais ils peuvent également laisser libre court à leur créativité et leur imagination.

De plus, il faut noter les sublimes illustrations qui se cachent dessous la pellicule noire. Elles sont pleines de couleurs vives et de détails qui attirent l’œil.

D’autre part, cela a un effet relaxant sur les enfants et cela leur fait travailler leur motricité fine et la concentration. De plus, on a aimé que les pages soient cartonnées et plastifiées, ce qui les rend solides.

En bref, « Mon beau livre à gratter : les trésors de la forêt » est une vraie réussite avec neuf tableaux colorés aux motifs variés qui raviveront petits et grands, garçons comme filles. Je recommande.

À noter qu’il existe également un autre album sur le thème de l’océan.