La chronique du roman « Jackaby, livre 1 » de William Ritter

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Abigail Rook, 17 ans, débarque en Amérique. La tête pleine de rêves d’ailleurs, elle espère vivre l’aventure avec un grand A.
Elle fait la connaissance d’un étrange personnage, Jackaby, qui lui offre un emploi. Détective doué de facultés de médium, il est capable de voir les phénomènes surnaturels.
Pour sa première mission, Abigail accompagne son nouveau patron sur les lieux d’un crime particulièrement sanglant. Jackaby soupçonne l’assassin de ne pas être humain, ce que la police refuse de croire. Mais les meurtres s’enchaînent et confirment les soupçons du détective…

Il est sorti le 13 juin 2018 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Récemment arrivée à New Fiddelham, en Nouvelle-Angleterre, Abigail Rook a besoin d’un emploi. Elle rencontre R.F. Jackaby, qui est détective spécialisé en phénomènes inexpliqués. Son don lui permet de déceler la vérité là où les autres ne voient qu’illusion. De ce fait, il fournit ses services à la police. Dès son premier jour, Abigail se retrouvera dans une affaire de meurtre sordide. Dès lors, avec l’énigmatique Jackaby, elle découvrira un univers complètement nouveau et incroyable, car le tueur en série qui sévit ne serait pas tout à fait humain…

Le style de William Ritter est très agréable, prenant et immersif. On plonge facilement dans son univers convaincant, utilisé de manière intelligente, peuplé de créatures surnaturelles (lutin, banshee, nymphe, trolls, etc.). Le tout dans une atmosphère typique de l’ère victorienne.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est habilement menée, il y a de la consistance et du relief. L’auteur a su garder l’intérêt du lecteur éveillé tout du long. C’est avec plaisir que l’on suit l’enquête jusqu’à son dénouement.

Du côté des protagonistes, Abigail Rook est une héroïne délicieuse, curieuse, forte et qui n’a pas froid aux yeux. Abigail a le don de remarquer les détails ordinaires, mais importants, ce qui en fait une assistante parfaite pour Jackaby.

Quant à ce dernier, c’est un personnage complexe, astucieux avec un petit côté excentrique. Il n’est pas sans rappeler l’illustre Sherlock Holmes, sans le côté surnaturel.

Le duo que forment Abigail et Jackaby fonctionne à merveille et leurs dialogues sont savoureux. D’autre part, la galerie de personnages secondaires qui les entoure sont fascinants, notamment le fantôme, le canard et le mystérieux Charlie.

Pour conclure :

« Jackaby » est un policier surnaturel bien ficelé avec de l’humour et une dose de macabre. C’est bien rythmé. J’ai été agréablement surprise et j’attends avec impatience les nouvelles aventures de Jackaby et d’Abigail.

À découvrir !

La chronique du livre « Les Premières Aventures d’Arsène Lupin » de Maurice Leblanc

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Les premières aventures d’Arsène Lupin dans un somptueux album sous emboîtage ajouré, illustré de la totalité des dessins parus au début du XXe siècle dans le magazine Je sais tout.

Né en 1905 dans Je sais tout, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, est une figure universelle de la littérature criminelle. Le présent album regroupe l’intégrale des textes parus dans Je sais tout enrichis des illustrations originales, sur le modèle des Aventures de Sherlock Holmes paru avec succès à l’automne 2015. Plus de 600 pages, une maquette élaborée, la totalité des 130 dessins d’origine, un emboîtage ajouré, un prix de vente étudié… tout est réuni pour faire de cet album aussi somptueux qu’impressionnant un must pour les petits et les grands. 

Il est sorti le 22 septembre 2016 aux Editions Omnibus.

Mon avis:

Voici un superbe ouvrage tout illustré qui regroupe les dix-huit nouvelles de notre plus gentleman des cambrioleurs, ainsi que deux romans « Arsène lupin contre Herlock Sholmès » et « L’aiguille creuse ».

Ces nouvelles ont été publiées entre 1905 et 1913.

Ce fut un plaisir de me replonger dans l’univers de ce personnage atypique et mythique, qui a pour cadre la France de la Belle Epoque et des Années folles.

Pendant 638 pages, nous suivons avec délectation Arsène Lupin qui a l’art du déguisement et des supercheries, dans ses aventures passionnantes.

D’autre part, j’ai aimé les illustrations qui parsèment le livre. Elles apportent une âme supplémentaire à l’objet, d’autant plus que ce sont celles d’origines, parues dans le magazine Je sais tout.

Je ne vais pas faire un résumé de chacune des histoires. Mes trois de préférées sont « Le collier de la Reine », « Arsène Lupin contre Herlock Sholmès » ou encore « L’écharpe de soie rouge ».

En bref, « Les aventures d’Arsène Lupin » est un album somptueux. Ce fut une lecture divertissante et passionnante. J’ai dévoré et adoré ce livre. Tous les amoureux de ce héros populaire devraient avoir cet ouvrage dans leur bibliothèque, c’est un indémodable.

J’ai eu un coup de cœur autant pour le contenu que le contenant !

À découvrir si ce n’est pas déjà fait !

La chronique du roman « La griffe du diable » de Laura Dearman

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 » Je n’ai pas peur du noir… juste de ce qui s’y cache.  » 
Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d’enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort.
Quand le cadavre d’une jeune femme s’échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s’étendent sur une cinquantaine d’années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l’île : les  » griffes du diable « , dont la légende veut qu’elles aient été laissées par Satan lui-même…

Une île si proche de la France et pourtant si méconnue : Découvrez Guernesey, ses habitants, son folklore, ses plages, ses petits meurtres.
Une enquête de Jennifer Dorey au coeur des îles anglo-normandes, pour tous les fans de Peter May.
Bientôt adapté en série TV.

Il est sorti le 16 novembre 2017 aux Editions Robert Laffont, collection La Bête noire.

Mon avis:

Jenny est de retour dans sa ville natale suite à un évènement angoissant qui a eu lieu dans sa vie. Elle travaille désormais pour le journal local « Les nouvelles de Guernesey ». Jenny couvre des histoires assez ennuyeuses, d’ailleurs elle assiste au feu d’artifice de l’île pour en faire un article. Mais lors de cette fête, elle entend un cri. Après une courte recherche, Jenny découvre le cadavre d’une jeune fille sur la plage. Tout porte à croire que c’est un suicide, mais Jenny commence à douter. En fouillant, elle s’aperçoit qu’une série de meurtres similaire s’étend sur une période de cinquante ans.

À l’aide de l’inspecteur Michael Gilbert, elle mènera l’enquête pour découvrir la vérité, mais il n’est jamais bon d’exhumer les fantômes du passé…

Le style de Laura Dearman est très agréable et prenant. Le rythme est rapide et l’on plonge avec plaisir dans cette enquête mystérieuse qui prend racine dans le passé historique et le folklore de l’île. L’intrigue est très bien menée avec des révélations et des rebondissements. On se retrouve dans un huis clos insulaire à l’atmosphère lourde et oppressante. L’auteur a parfaitement su capturer le caractère de cette île. D’autre part, j’ai apprécié avoir l’alternance de point de vue de Jenny, Michael et du tueur (on découvre son nom qu’à la fin). On retrace leur histoire, leurs blessures personnelles qui font ce qu’ils sont. Ils sont bien dépeints, humains avec leurs failles et leurs forces. J’ai aimé la relation paternelle qui s’instaure entre Jenny et Michael, cela donne un vrai plus à leur duo.

On rencontre également de nombreux personnages secondaires qui sont tous importants et qui apportent de la consistance au récit. Cela accentue l’impression de la nature oppressive de la vie sur une petite île où tout le monde se connait.

Pour conclure :

Laura Dearman m’a séduite avec son polar immersif et obsédant dans un paysage sauvage. C’est bien construit et intelligent, je lirais la suite avec plaisir.

La chronique du roman « Le boucher de Chicago » de Robert Bloch

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Le boucher de Chicago Chicago, 1893. Une foule immense afflue des quatre coins des États-Unis pour admirer l’Exposition universelle. Ses architectes, qui voulaient créer une cité de rêve, la surnommèrent la Ville Blanche. Profitant des travaux liés à cette grandiose installation, G. Gordon Gregg a fait construire une demeure imposante, sorte de château gothique destiné à héberger le visiteur de passage. À y regarder de plus près, c’est une tout autre affaire. Chambres sans fenêtres, escaliers dérobés, trappes secrètes… Gregg est un homme magnétique, et lorsque plusieurs femmes qu’il a séduites disparaissent, on imagine une arnaque à l’assurance. Mais Crystal, jeune journaliste exaltée et intrépide, soupçonne de son côté un dessein plus diabolique…

Il est sorti le 5 octobre 2017 aux Editions 10/18.

Mon avis:

1893, la ville de Chicago est en émoi, car l’exposition internationale, appelée aussi foire mondiale de Chicago, va bientôt ouvrir. Le Dr G. Gordon Gregg en profite pour faire construire un « château » avec sa pharmacie, son cabinet ainsi que des chambres à louer pour les voyageurs.

Crystal, journaliste intrépide, suit son fiancé lors d’un de ses rendez-vous professionnels où elle rencontre le beau Dr Gregg récemment veuf. Ce dernier l’obsède, mais plus elle s’intéresse à cet homme plus elle aimerait connaître ce qui se cache derrière la façade courtoise et amicale de ce bon vieux docteur… quitte à rentrer dans l’antre du diable.

J’ai adoré ce petit roman. Robert Blach a une plume très agréable. Je me suis facilement plongée dans cet univers sombre à l’atmosphère suffocante. L’auteur a su avec brio s’approprier l’histoire du tristement célèbre tueur en série H.H. Holmes. Il est connu pour avoir tué un grand nombre de personnes (hommes, femmes et enfants) dans son château pourvu de trappes, de portes dissimulées, de passages secrets qui étaient destinés à servir ses funestes desseins. L’histoire est succincte, j’aurais apprécié avoir un peu plus de détails et que soit un peu plus développé par moments. Toutefois, Robert Blach a su nous dépeindre la psychologie et la folie de cet homme charismatique, froid et manipulateur. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée et plaisante. Le personnage de Crystal est très agréable et elle n’a pas froid aux yeux.

Pour conclure :

« Le boucher de Chicago » mélange habilement fiction et histoire pour nous donner un récit passionnant et frissonnant. L’auteur nous plonge dans la noirceur humaine dans les années 1800.

À découvrir !

La chronique du roman « Méthode 15-33 » de Shannon Kirk

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Une jeune fille de seize ans, enceinte et sans défense, est enlevée en pleine rue et jetée dans une camionnette crasseuse. On la croirait terrorisée et vaincue. Il n’en est rien. Prodige scientifique à l’esprit calculateur et méthodique, elle va mobiliser toutes ses ressources pour atteindre ses deux objectifs : sauver l’enfant qu’elle porte et assouvir sa vengeance. De cette confrontation entre un groupe de ravisseurs sadiques et une adolescente aux tendances sociopathes, personne ne ressortira indemne. Jouissif.

Il est sorti le 18 mai 2017 aux Editions Folio Policier.

Mon avis:

L’histoire est celle d’une jeune fille de seize ans, enceinte de sept mois, qui est kidnappée et qui deviendra le bourreau à la place de la victime. Elle suivra une planification précise pour se venger et s’échapper de ce trou ainsi que sauver son enfant. Lisa est cette jeune fille, elle nous retrace les faits 17 ans après s’être évadée. Elle nous décrira méticuleusement ce qu’elle a mis en œuvre pour ses ravisseurs qui ont fait l’erreur de la croire inoffensive. L’auteur nous plonge directement dans l’univers et l’esprit de cette jeune fille pas comme les autres. En effet, elle est froide, manipulatrice et elle la capacité d’« éteindre » ses émotions. D’ailleurs, j’ai eu du mal à ressentir de l’empathie pour ce personnage qui ne ressent rien. De plus, je l’ai trouvée « trop parfaite », elle est intelligente, elle maîtrise des techniques de combats et elle est capable de construire n’importe quoi avec rien, un peu comme MacGyver. Tout lui réussit. De ce fait, cela enlève de la crédibilité au récit.

En parallèle nous suivons un duo d’inspecteurs du FBI qui mène une enquête sur un autre élèvement, c’est assez banal et l’auteur se perd dans une multitude de détails inutiles. C’est certain, les protagonistes sont très fouillés psychologiquement, mais au détriment de l’action, du suspense et de la richesse du récit qui se révèle assez ennuyeux, au bout du compte. Néanmoins, j’ai aimé que Shannon Kirk retourne les codes du genre, en cela, elle apporte une réelle originalité.

Pour conclure :

« Méthode 15-33 » est un thriller psychologique qui avait un réel potentiel, mais qui est desservi par une histoire assez creuse, même si la fin est prenante, et des personnages peu crédibles et peu attachants.  

La chronique du roman « Les aventures improbables de Julie Dumont » de Cassandra O’Donnell

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Julie est jeune, belle, célibataire, parisienne et journaliste pour la presse féminine. Séduisant tableau, mais sous ses talons hauts, Julie traîne une poisse aussi grosse qu’une nuée de frelons asiatiques. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse, il y aura toujours un couac. Bref, Julie est une catastrophe ambulante ! De retour dans son Neubourg natal, petite bourgade normande où les ragots courent plus vite que les habitants, elle va devoir réapprendre à cohabiter avec sa famille : papy lubrique, mère hystérique, père gérant d’une entreprise de pompes funèbres, sans oublier Michaël, un bel et sombre inconnu bien décidé à devenir son petit ami ! Attention : roman anti-déprime, à ouvrir en cas d’urgence !

Il est sorti le 15 février 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

J’ai connu la plume de Cassandra O’Donnell avec sa série d’urban fantasy « Rebecca Kean » et je l’ai adorée. J’ai également lu sa série de romance historique « Les soeurs Charbrey », que j’ai également beaucoup aimée. C’est donc avec impatience et curiosité que je voulais découvrir Cassandra O’Donnell dans un autre style : le roman « policier » avec un brin d’humour.

Julie Dumont, vingt-six ans et célibataire (au grand dam de sa mère), est une journaliste parisienne pour la presse féminine. Alors qu’elle est à la station essence, en route pour la Normandie pour l’anniversaire de mariage de ses parents, Julie assiste à une scène digne d’un film de mafieux. Un homme se fait jeter d’une voiture, il est dans un sale état et s’est fait tabasser. Lorsque Julie emmène Benjamin à l’hôpital, elle apprend qu’il est journaliste et enquête sur le meurtre de quelqu’un du coin (Mathilde, la fille de la plus puissante et la plus riche famille de la ville). Très vite, Julie se retrouve mêlée à l’enquête et décide d’aider Benjamin dans ses investigations.

Julie est une héroïne originale et pleine d’esprit, qui se laisse souvent emporter par ses émotions. Je l’ai tout simplement adorée, même si elle est loin d’être parfaite. Son brin de folie lui cause souvent des problèmes, pour le bien de l’intrigue mais certainement pas pour notre bien (j’ai eu envie de lui crier dessus ou de la secouer, cette petite Julie !). Elle est un vrai cataclysme ambulant, il lui arrive toujours des tuiles. Ceci dit, c’est souvent drôle !

J’ai également adoré la galerie de personnages secondaires. Le père de Julie a un côté adorable, tandis que sa mère est vraiment à baffer (et on adore pester contre elle). Le grand-père est mon protagoniste secondaire préféré ! Il est drôle et son tempérament de feu nous offre des situations cocasses hilarantes.

L’enquête avance doucement, mais je ne me suis pas ennuyée. On découvre les indices en même temps que Julie et j’ai beaucoup aimé cet aspect du récit. Cela permet de réfléchir en même temps qu’elle. Malgré les morts qui s’accumulent, l’ambiance du roman reste assez légère, notamment grâce à l’humour. L’équilibre entre l’enquête, la romance et l’aspect humoristique du roman est bien dosé. J’ai eu de gros doutes sur le coupable dès le début, mais les différentes pistes empruntées et les différents mobiles abordées, nous poussent à orienter nos doutes vers pas mal de personnages. Cela rend le récit vraiment vivant et accrocheur.

En conclusion, « Les aventures improbables de Julie Dumont » est un roman avec lequel j’ai passé un super moment, à mi chemin entre l’intrigue policière et la comédie romantique. L’histoire, parfois abracadabrantesque, m’a passionnée jusqu’au bout et l’humour de l’héroïne ainsi que ses péripéties m’ont beaucoup fait sourire. J’espère qu’il y aura une suite !

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Derrière les panneaux, il y a des hommes » de Joseph Incardona

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Pierre a tout abandonné, il vit dans sa voiture, sur l’autoroute. Là où sa vie a basculé il y a six mois.
Il observe, il surveille, il est patient.
Parmi tous ceux qu’il croise, serveurs de snack, routiers, prostituées, cantonniers, tout ce peuple qui s’agite dans un monde clos, quelqu’un sait, forcément.
Week-end du 15 août, caniculaire, les vacanciers se pressent, s’agacent, se disputent. Sous l’asphalte, lisse et rassurant, la terre est chaude, comme les désirs des hommes.
Soudain ça recommence, les sirènes, les uniformes.
L’urgence.
Pierre n’a jamais été aussi proche de celui qu’il cherche.

Il est sortie le 9 février 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

On suit Pierre Castan, ancien médecin légiste. Il a tout abandonné le jour où sa petite fille a disparue. Son couple est au bord de l’implosion. Sa femme est dépressive, et lui, il vit depuis six mois dans sa voiture en sillonnant les aires d’autoroutes. Il ne peut se résoudre à quitter l’aire où sa fille a été enlevée. Depuis six mois, il analyse et décortique le microcosme des aires d’autoroutes. Jusqu’au jour où un nouvel enlèvement à lieu, Pierre est présent et il est prêt pour la chasse…

« Derrière les panneaux, il y a des hommes » est un roman très noir, tragique, sans joie ni espoir, ainsi qu’une satyre social narrée par un style concis, nerveux et corrosif. Les phrases sont courtes ce qui donne un rythme assez haché de la lecture. Cela risque de gêner certains lecteurs au début, c’est assez déconcertant, mais finalement cela va très bien avec le récit. On se laisse facilement embarqué par cette histoire sombre et angoissante où la frontière est fine entre le bien et le mal.

Joseph Incardona nous livre plus qu’un thriller dans ce huis clos particulier. Il nous dresse le portrait de gens authentiques, que ce soit employés ou voyageurs. Ils sont vulnérables de bien des manières surtout dans ce monde égoïste et déshumanisé. On voit leurs failles, leurs doutes, leurs espoirs et comment l’obsession et la vengeance peut redonner à l’homme son côté animal.

Quant à l’intrigue, elle est bien menée même si l’on sait que tout est perdu d’avance. Mais l’auteur arrive à nous maintenir éveillé, car l’on veut savoir comment tout cela va se terminer.

Pour conclure :

« Derrière les panneaux, il y a des hommes » est un livre obscur et prenant, avec des personnages tourmentés. C’est un vivier de réflexion sociale à la narration atypique qui donne une saveur si particulière à ce roman. À découvrir.  

La chronique du roman « Elastique nègre » de Stéphane PAIR

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Vieux-Bourg, Guadeloupe.
Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d’hommes dans la mangrove. C’est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu’on retrouve le corps d’une femme blanche.
Qui était-elle ?
Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d’amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l’enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète.
Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n’a d’égale que l’obscure la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

Il est sorti le 9 février 2017 chez Fleuve Editions.

Mon avis:

L’histoire se passe en Guadeloupe, où un jeune garçon trouve le corps d’une femme blanche morte dans la mangrove. Le gendarme Gradé mène cette enquête, mais il va vite s’apercevoir qu’elle sent mauvais et qu’elle est bien plus complexe qu’il ne le pensait.

Voici le début du premier roman de Stéphane Pair. Dans ce récit nous allons faire la connaissance de huit narrateurs qui nous racontent leur histoire dans une chronologie aléatoire. Je dois vous avouer que cela m’a complètement empêchée de rentrer dans le livre. Je n’ai pas aimé la structure non linéaire du récit et les trop nombreux changements de caractère. J’ai été perdue plus d’une fois. De plus, les transitions sont abruptes et cela casse le rythme de lecture. Je n’ai pas accroché aux personnages et je n’ai trouvé aucune énergie au récit. Je l’ai même trouvé ennuyeux, d’ailleurs je l’ai abandonné à 100 pages de la fin.

En ce qui concerne le style de l’auteur, il est trop haché, il manque de fluidité. Quant à l’intrigue, je déplore l’absence de l’enquête. J’ai eu plutôt l’impression que l’on nous brossait le portrait d’une Guadeloupe sombre et dure, pleine de rancœurs où se côtoient la drogue, la prostitution et le meurtre avec une pointe de vaudou.

Pour conclure :

« Élastique Nègre » avait un réel potentiel, mais Stéphane Pair n’a pas su me convaincre. J’ai trouvé cela fade et tout m’a laissé de marbre. À vous de voir si vous voulez tenter l’aventure. 

La chronique du roman « Retour à la nuit »de Eric Maneval

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Antoine a 8 ans. C’est la fin du mois d’Aout dans la Creuse. Il joue dans une rivière dangereuse lorsque des troncs d’arbres portés par le courant l’assomment. Il se réveille dans un fourgon avec un inconnu qui lui apprend qu’il vient de lui sauver la vie, qu’il est couvert de blessures et qu’il a dû le recoudre. L’homme le dépose à l’hôpital de Limoges et disparait de sa vie. 20 ans plus tard, Antoine est veilleur de nuit dans un centre pour ados. A la télévision, on reparle de l’affaire  » du découpeur  » suite à la découverte de nouveaux témoignages. Lors de la reconstitution de l’enquête pour l’émission de télévision, Antoine reconnait dans un portrait robot l’homme qui lui a sauvé la vie dans son enfance.

Retour à la nuit est sorti le 3 novembre 2016 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Antoine est veilleur de nuit dans un foyer pour jeunes en difficulté. Il vit une existence solitaire et routinière. Mais tout va changer quand le portrait-robot de l’homme qui l’a sauvé 25 ans plutôt apparaît à la télé. Il s’avère que ce serait un tueur surnommé « le découpeur ». Antoine fera ce qui lui semble juste, en parler pour la première fois aux enquêteurs et dire ce qui lui est arrivé quand il avait huit ans. En même temps, il essaye d’aider une jeune fille perturbée qui habite au foyer.

À partir de là, son monde basculera…

J’ai beaucoup aimé le roman, enfin, à part la fin. Eric Maneval a une plume très fluide et prenante. On est vite immergé dans son récit, une fois commencé, on a du mal à le lâcher. Le rythme est rapide avec un suspense qui monte crescendo pour nous emmener vers une chute que l’on sent explosive. Mais voilà, c’est là que le bas blesse. Je suis restée totalement sur ma faim. La fin est abrupte, on demeure avec plein de questions qui n’ont pas leurs réponses. J’étais à l’apéritif et je voulais le plat et le dessert. Je me suis senti très frustrée par cette fin ouverte. J’aurais tellement aimé avoir des éclaircissements sur certains points, il y avait vraiment matière à faire de ce livre un bijou.

Pour conclure :

Eric Maneval a su écrire un roman très addictif avec un personnage attachant et bien développé, qui se retrouve malgré lui dans une affaire qui le dépassera, où toutes ses bonnes actions vont se retourner contre lui.

En bref, si vous ne craignez pas les fins ouvertes, foncez sans hésiter, car c’est une petite pépite qui vaut le coup d’être lue. Pour les autres, à vous de voir.

À découvrir !

La chronique du roman « Rock Chick, Tome 2: À la rescousse » de Kristen Ashley

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Si vous voulez savourer le cocktail explosif qu’est « Rock chick », prenez une libraire timide mais qui travaille dans un club de strip-tease le soir, un flic ultra-sexy, un père accro aux jeux et un homme d’affaires qui ressemble à une chanteuse de country. Mélangez le tout avec un soupçon de bagarres dans une boutique de bagels et quelques petites virées aux casinos et aux tables de poker. C’est prêt. À déguster frappé !

Il est sorti le 28 octobre 2016 aux Editions Milady.

Mon avis:

Dans cet opus, nous nous concentrons sur Jet, qui travaille dans la boutique d’Indy la journée et le soir, elle travaille en tant que serveuse dans un club de striptease. Jet menait une vie plutôt fade et routinière jusqu’au jourd où les choses sont devenues nettement plus intéressantes, mais aussi dangereuses.

En effet, elle additionne deux boulots pour subvenir à ses besoins et ceux de sa mère et payer ses frais médicaux. Jet est épuisée, sa voiture la lâche et son père réapparaît dans sa vie en faisant d’elle une cible pour des malfrats pas vraiment gentils gentils… Son existence est devenue un foutoir monstrueux et la situation lui échappe quelque peu. Mais Jet a l’habitude de régler ses problèmes toute seule et elle n’a besoin de personne, surtout pas d’Eddie Chavez, le flic sexy qui fait battre son cœur en secret.

Mais ce dernier en a décidé autrement et Eddie est bien déterminé à prendre les choses en mains quand la vie de Jet est menacée.

Cette femme indépendante devra apprendre à faire confiance, à accepter l’aide des autres et surtout s’apercevoir qu’elle n’est plus toute seule.

J’ai adoré ce deuxième tome. Le style de Kristen Ashley est plein de pep’s. Le rythme est rapide et l’on ne s’ennuie pas une seconde. L’intrigue est habilement menée et il y a un équilibre parfait entre la romance et le côté policier. On rigole, il y a de l’aventure et c’est sexy.

Du côté des protagonistes, j’ai aimé revoir ceux que l’on a rencontrés dans « À la diable », Indy et Tex sont toujours aussi fous et c’est un pur bonheur ! Kristen Ashley intègre de nouveaux personnages qui apportent un souffle d’air frais. Ils sont imparfaits, humains, attachants et un brin extravagants.

Pour conclure :

Avec « À la rescousse », Kristen Ashley ne nous déçoit pas. C’est intense. C’est un vrai cocktail explosif de bonne humeur, d’action et de grain de folie qui vous donne le sourire. Je recommande chaudement cette saga, Rock Chick est une série rafraîchissante à consommer sans modération.