La chronique du livre « Les Premières Aventures d’Arsène Lupin » de Maurice Leblanc

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Les premières aventures d’Arsène Lupin dans un somptueux album sous emboîtage ajouré, illustré de la totalité des dessins parus au début du XXe siècle dans le magazine Je sais tout.

Né en 1905 dans Je sais tout, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, est une figure universelle de la littérature criminelle. Le présent album regroupe l’intégrale des textes parus dans Je sais tout enrichis des illustrations originales, sur le modèle des Aventures de Sherlock Holmes paru avec succès à l’automne 2015. Plus de 600 pages, une maquette élaborée, la totalité des 130 dessins d’origine, un emboîtage ajouré, un prix de vente étudié… tout est réuni pour faire de cet album aussi somptueux qu’impressionnant un must pour les petits et les grands. 

Il est sorti le 22 septembre 2016 aux Editions Omnibus.

Mon avis:

Voici un superbe ouvrage tout illustré qui regroupe les dix-huit nouvelles de notre plus gentleman des cambrioleurs, ainsi que deux romans « Arsène lupin contre Herlock Sholmès » et « L’aiguille creuse ».

Ces nouvelles ont été publiées entre 1905 et 1913.

Ce fut un plaisir de me replonger dans l’univers de ce personnage atypique et mythique, qui a pour cadre la France de la Belle Epoque et des Années folles.

Pendant 638 pages, nous suivons avec délectation Arsène Lupin qui a l’art du déguisement et des supercheries, dans ses aventures passionnantes.

D’autre part, j’ai aimé les illustrations qui parsèment le livre. Elles apportent une âme supplémentaire à l’objet, d’autant plus que ce sont celles d’origines, parues dans le magazine Je sais tout.

Je ne vais pas faire un résumé de chacune des histoires. Mes trois de préférées sont « Le collier de la Reine », « Arsène Lupin contre Herlock Sholmès » ou encore « L’écharpe de soie rouge ».

En bref, « Les aventures d’Arsène Lupin » est un album somptueux. Ce fut une lecture divertissante et passionnante. J’ai dévoré et adoré ce livre. Tous les amoureux de ce héros populaire devraient avoir cet ouvrage dans leur bibliothèque, c’est un indémodable.

J’ai eu un coup de cœur autant pour le contenu que le contenant !

À découvrir si ce n’est pas déjà fait !

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La chronique du roman « La griffe du diable » de Laura Dearman

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 » Je n’ai pas peur du noir… juste de ce qui s’y cache.  » 
Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d’enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort.
Quand le cadavre d’une jeune femme s’échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s’étendent sur une cinquantaine d’années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l’île : les  » griffes du diable « , dont la légende veut qu’elles aient été laissées par Satan lui-même…

Une île si proche de la France et pourtant si méconnue : Découvrez Guernesey, ses habitants, son folklore, ses plages, ses petits meurtres.
Une enquête de Jennifer Dorey au coeur des îles anglo-normandes, pour tous les fans de Peter May.
Bientôt adapté en série TV.

Il est sorti le 16 novembre 2017 aux Editions Robert Laffont, collection La Bête noire.

Mon avis:

Jenny est de retour dans sa ville natale suite à un évènement angoissant qui a eu lieu dans sa vie. Elle travaille désormais pour le journal local « Les nouvelles de Guernesey ». Jenny couvre des histoires assez ennuyeuses, d’ailleurs elle assiste au feu d’artifice de l’île pour en faire un article. Mais lors de cette fête, elle entend un cri. Après une courte recherche, Jenny découvre le cadavre d’une jeune fille sur la plage. Tout porte à croire que c’est un suicide, mais Jenny commence à douter. En fouillant, elle s’aperçoit qu’une série de meurtres similaire s’étend sur une période de cinquante ans.

À l’aide de l’inspecteur Michael Gilbert, elle mènera l’enquête pour découvrir la vérité, mais il n’est jamais bon d’exhumer les fantômes du passé…

Le style de Laura Dearman est très agréable et prenant. Le rythme est rapide et l’on plonge avec plaisir dans cette enquête mystérieuse qui prend racine dans le passé historique et le folklore de l’île. L’intrigue est très bien menée avec des révélations et des rebondissements. On se retrouve dans un huis clos insulaire à l’atmosphère lourde et oppressante. L’auteur a parfaitement su capturer le caractère de cette île. D’autre part, j’ai apprécié avoir l’alternance de point de vue de Jenny, Michael et du tueur (on découvre son nom qu’à la fin). On retrace leur histoire, leurs blessures personnelles qui font ce qu’ils sont. Ils sont bien dépeints, humains avec leurs failles et leurs forces. J’ai aimé la relation paternelle qui s’instaure entre Jenny et Michael, cela donne un vrai plus à leur duo.

On rencontre également de nombreux personnages secondaires qui sont tous importants et qui apportent de la consistance au récit. Cela accentue l’impression de la nature oppressive de la vie sur une petite île où tout le monde se connait.

Pour conclure :

Laura Dearman m’a séduite avec son polar immersif et obsédant dans un paysage sauvage. C’est bien construit et intelligent, je lirais la suite avec plaisir.

La chronique du roman « Le boucher de Chicago » de Robert Bloch

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Le boucher de Chicago Chicago, 1893. Une foule immense afflue des quatre coins des États-Unis pour admirer l’Exposition universelle. Ses architectes, qui voulaient créer une cité de rêve, la surnommèrent la Ville Blanche. Profitant des travaux liés à cette grandiose installation, G. Gordon Gregg a fait construire une demeure imposante, sorte de château gothique destiné à héberger le visiteur de passage. À y regarder de plus près, c’est une tout autre affaire. Chambres sans fenêtres, escaliers dérobés, trappes secrètes… Gregg est un homme magnétique, et lorsque plusieurs femmes qu’il a séduites disparaissent, on imagine une arnaque à l’assurance. Mais Crystal, jeune journaliste exaltée et intrépide, soupçonne de son côté un dessein plus diabolique…

Il est sorti le 5 octobre 2017 aux Editions 10/18.

Mon avis:

1893, la ville de Chicago est en émoi, car l’exposition internationale, appelée aussi foire mondiale de Chicago, va bientôt ouvrir. Le Dr G. Gordon Gregg en profite pour faire construire un « château » avec sa pharmacie, son cabinet ainsi que des chambres à louer pour les voyageurs.

Crystal, journaliste intrépide, suit son fiancé lors d’un de ses rendez-vous professionnels où elle rencontre le beau Dr Gregg récemment veuf. Ce dernier l’obsède, mais plus elle s’intéresse à cet homme plus elle aimerait connaître ce qui se cache derrière la façade courtoise et amicale de ce bon vieux docteur… quitte à rentrer dans l’antre du diable.

J’ai adoré ce petit roman. Robert Blach a une plume très agréable. Je me suis facilement plongée dans cet univers sombre à l’atmosphère suffocante. L’auteur a su avec brio s’approprier l’histoire du tristement célèbre tueur en série H.H. Holmes. Il est connu pour avoir tué un grand nombre de personnes (hommes, femmes et enfants) dans son château pourvu de trappes, de portes dissimulées, de passages secrets qui étaient destinés à servir ses funestes desseins. L’histoire est succincte, j’aurais apprécié avoir un peu plus de détails et que soit un peu plus développé par moments. Toutefois, Robert Blach a su nous dépeindre la psychologie et la folie de cet homme charismatique, froid et manipulateur. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée et plaisante. Le personnage de Crystal est très agréable et elle n’a pas froid aux yeux.

Pour conclure :

« Le boucher de Chicago » mélange habilement fiction et histoire pour nous donner un récit passionnant et frissonnant. L’auteur nous plonge dans la noirceur humaine dans les années 1800.

À découvrir !

La chronique du roman « Méthode 15-33 » de Shannon Kirk

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Une jeune fille de seize ans, enceinte et sans défense, est enlevée en pleine rue et jetée dans une camionnette crasseuse. On la croirait terrorisée et vaincue. Il n’en est rien. Prodige scientifique à l’esprit calculateur et méthodique, elle va mobiliser toutes ses ressources pour atteindre ses deux objectifs : sauver l’enfant qu’elle porte et assouvir sa vengeance. De cette confrontation entre un groupe de ravisseurs sadiques et une adolescente aux tendances sociopathes, personne ne ressortira indemne. Jouissif.

Il est sorti le 18 mai 2017 aux Editions Folio Policier.

Mon avis:

L’histoire est celle d’une jeune fille de seize ans, enceinte de sept mois, qui est kidnappée et qui deviendra le bourreau à la place de la victime. Elle suivra une planification précise pour se venger et s’échapper de ce trou ainsi que sauver son enfant. Lisa est cette jeune fille, elle nous retrace les faits 17 ans après s’être évadée. Elle nous décrira méticuleusement ce qu’elle a mis en œuvre pour ses ravisseurs qui ont fait l’erreur de la croire inoffensive. L’auteur nous plonge directement dans l’univers et l’esprit de cette jeune fille pas comme les autres. En effet, elle est froide, manipulatrice et elle la capacité d’« éteindre » ses émotions. D’ailleurs, j’ai eu du mal à ressentir de l’empathie pour ce personnage qui ne ressent rien. De plus, je l’ai trouvée « trop parfaite », elle est intelligente, elle maîtrise des techniques de combats et elle est capable de construire n’importe quoi avec rien, un peu comme MacGyver. Tout lui réussit. De ce fait, cela enlève de la crédibilité au récit.

En parallèle nous suivons un duo d’inspecteurs du FBI qui mène une enquête sur un autre élèvement, c’est assez banal et l’auteur se perd dans une multitude de détails inutiles. C’est certain, les protagonistes sont très fouillés psychologiquement, mais au détriment de l’action, du suspense et de la richesse du récit qui se révèle assez ennuyeux, au bout du compte. Néanmoins, j’ai aimé que Shannon Kirk retourne les codes du genre, en cela, elle apporte une réelle originalité.

Pour conclure :

« Méthode 15-33 » est un thriller psychologique qui avait un réel potentiel, mais qui est desservi par une histoire assez creuse, même si la fin est prenante, et des personnages peu crédibles et peu attachants.  

La chronique du roman « Les aventures improbables de Julie Dumont » de Cassandra O’Donnell

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Julie est jeune, belle, célibataire, parisienne et journaliste pour la presse féminine. Séduisant tableau, mais sous ses talons hauts, Julie traîne une poisse aussi grosse qu’une nuée de frelons asiatiques. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse, il y aura toujours un couac. Bref, Julie est une catastrophe ambulante ! De retour dans son Neubourg natal, petite bourgade normande où les ragots courent plus vite que les habitants, elle va devoir réapprendre à cohabiter avec sa famille : papy lubrique, mère hystérique, père gérant d’une entreprise de pompes funèbres, sans oublier Michaël, un bel et sombre inconnu bien décidé à devenir son petit ami ! Attention : roman anti-déprime, à ouvrir en cas d’urgence !

Il est sorti le 15 février 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

J’ai connu la plume de Cassandra O’Donnell avec sa série d’urban fantasy « Rebecca Kean » et je l’ai adorée. J’ai également lu sa série de romance historique « Les soeurs Charbrey », que j’ai également beaucoup aimée. C’est donc avec impatience et curiosité que je voulais découvrir Cassandra O’Donnell dans un autre style : le roman « policier » avec un brin d’humour.

Julie Dumont, vingt-six ans et célibataire (au grand dam de sa mère), est une journaliste parisienne pour la presse féminine. Alors qu’elle est à la station essence, en route pour la Normandie pour l’anniversaire de mariage de ses parents, Julie assiste à une scène digne d’un film de mafieux. Un homme se fait jeter d’une voiture, il est dans un sale état et s’est fait tabasser. Lorsque Julie emmène Benjamin à l’hôpital, elle apprend qu’il est journaliste et enquête sur le meurtre de quelqu’un du coin (Mathilde, la fille de la plus puissante et la plus riche famille de la ville). Très vite, Julie se retrouve mêlée à l’enquête et décide d’aider Benjamin dans ses investigations.

Julie est une héroïne originale et pleine d’esprit, qui se laisse souvent emporter par ses émotions. Je l’ai tout simplement adorée, même si elle est loin d’être parfaite. Son brin de folie lui cause souvent des problèmes, pour le bien de l’intrigue mais certainement pas pour notre bien (j’ai eu envie de lui crier dessus ou de la secouer, cette petite Julie !). Elle est un vrai cataclysme ambulant, il lui arrive toujours des tuiles. Ceci dit, c’est souvent drôle !

J’ai également adoré la galerie de personnages secondaires. Le père de Julie a un côté adorable, tandis que sa mère est vraiment à baffer (et on adore pester contre elle). Le grand-père est mon protagoniste secondaire préféré ! Il est drôle et son tempérament de feu nous offre des situations cocasses hilarantes.

L’enquête avance doucement, mais je ne me suis pas ennuyée. On découvre les indices en même temps que Julie et j’ai beaucoup aimé cet aspect du récit. Cela permet de réfléchir en même temps qu’elle. Malgré les morts qui s’accumulent, l’ambiance du roman reste assez légère, notamment grâce à l’humour. L’équilibre entre l’enquête, la romance et l’aspect humoristique du roman est bien dosé. J’ai eu de gros doutes sur le coupable dès le début, mais les différentes pistes empruntées et les différents mobiles abordées, nous poussent à orienter nos doutes vers pas mal de personnages. Cela rend le récit vraiment vivant et accrocheur.

En conclusion, « Les aventures improbables de Julie Dumont » est un roman avec lequel j’ai passé un super moment, à mi chemin entre l’intrigue policière et la comédie romantique. L’histoire, parfois abracadabrantesque, m’a passionnée jusqu’au bout et l’humour de l’héroïne ainsi que ses péripéties m’ont beaucoup fait sourire. J’espère qu’il y aura une suite !

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Derrière les panneaux, il y a des hommes » de Joseph Incardona

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Pierre a tout abandonné, il vit dans sa voiture, sur l’autoroute. Là où sa vie a basculé il y a six mois.
Il observe, il surveille, il est patient.
Parmi tous ceux qu’il croise, serveurs de snack, routiers, prostituées, cantonniers, tout ce peuple qui s’agite dans un monde clos, quelqu’un sait, forcément.
Week-end du 15 août, caniculaire, les vacanciers se pressent, s’agacent, se disputent. Sous l’asphalte, lisse et rassurant, la terre est chaude, comme les désirs des hommes.
Soudain ça recommence, les sirènes, les uniformes.
L’urgence.
Pierre n’a jamais été aussi proche de celui qu’il cherche.

Il est sortie le 9 février 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

On suit Pierre Castan, ancien médecin légiste. Il a tout abandonné le jour où sa petite fille a disparue. Son couple est au bord de l’implosion. Sa femme est dépressive, et lui, il vit depuis six mois dans sa voiture en sillonnant les aires d’autoroutes. Il ne peut se résoudre à quitter l’aire où sa fille a été enlevée. Depuis six mois, il analyse et décortique le microcosme des aires d’autoroutes. Jusqu’au jour où un nouvel enlèvement à lieu, Pierre est présent et il est prêt pour la chasse…

« Derrière les panneaux, il y a des hommes » est un roman très noir, tragique, sans joie ni espoir, ainsi qu’une satyre social narrée par un style concis, nerveux et corrosif. Les phrases sont courtes ce qui donne un rythme assez haché de la lecture. Cela risque de gêner certains lecteurs au début, c’est assez déconcertant, mais finalement cela va très bien avec le récit. On se laisse facilement embarqué par cette histoire sombre et angoissante où la frontière est fine entre le bien et le mal.

Joseph Incardona nous livre plus qu’un thriller dans ce huis clos particulier. Il nous dresse le portrait de gens authentiques, que ce soit employés ou voyageurs. Ils sont vulnérables de bien des manières surtout dans ce monde égoïste et déshumanisé. On voit leurs failles, leurs doutes, leurs espoirs et comment l’obsession et la vengeance peut redonner à l’homme son côté animal.

Quant à l’intrigue, elle est bien menée même si l’on sait que tout est perdu d’avance. Mais l’auteur arrive à nous maintenir éveillé, car l’on veut savoir comment tout cela va se terminer.

Pour conclure :

« Derrière les panneaux, il y a des hommes » est un livre obscur et prenant, avec des personnages tourmentés. C’est un vivier de réflexion sociale à la narration atypique qui donne une saveur si particulière à ce roman. À découvrir.  

La chronique du roman « Elastique nègre » de Stéphane PAIR

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Vieux-Bourg, Guadeloupe.
Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d’hommes dans la mangrove. C’est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu’on retrouve le corps d’une femme blanche.
Qui était-elle ?
Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d’amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l’enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète.
Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n’a d’égale que l’obscure la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

Il est sorti le 9 février 2017 chez Fleuve Editions.

Mon avis:

L’histoire se passe en Guadeloupe, où un jeune garçon trouve le corps d’une femme blanche morte dans la mangrove. Le gendarme Gradé mène cette enquête, mais il va vite s’apercevoir qu’elle sent mauvais et qu’elle est bien plus complexe qu’il ne le pensait.

Voici le début du premier roman de Stéphane Pair. Dans ce récit nous allons faire la connaissance de huit narrateurs qui nous racontent leur histoire dans une chronologie aléatoire. Je dois vous avouer que cela m’a complètement empêchée de rentrer dans le livre. Je n’ai pas aimé la structure non linéaire du récit et les trop nombreux changements de caractère. J’ai été perdue plus d’une fois. De plus, les transitions sont abruptes et cela casse le rythme de lecture. Je n’ai pas accroché aux personnages et je n’ai trouvé aucune énergie au récit. Je l’ai même trouvé ennuyeux, d’ailleurs je l’ai abandonné à 100 pages de la fin.

En ce qui concerne le style de l’auteur, il est trop haché, il manque de fluidité. Quant à l’intrigue, je déplore l’absence de l’enquête. J’ai eu plutôt l’impression que l’on nous brossait le portrait d’une Guadeloupe sombre et dure, pleine de rancœurs où se côtoient la drogue, la prostitution et le meurtre avec une pointe de vaudou.

Pour conclure :

« Élastique Nègre » avait un réel potentiel, mais Stéphane Pair n’a pas su me convaincre. J’ai trouvé cela fade et tout m’a laissé de marbre. À vous de voir si vous voulez tenter l’aventure.