La chronique du roman « Les ombres de Julia, Tome 01: La fille de la noyée » de Catherine Egan


91f74nVf-lLJulia a la capacité inhabituelle de se rendre invisible. Elle ne disparaît pas exactement. Elle recule simplement en un point de l’espace où la plupart des gens ne peuvent plus la percevoir. C’est une capacité dangereuse dans une société qui a interdit toutes les formes de magie et noie les sorcières dans des cérémonies publiques. Mais c’est utile pour un voleur et un espion. Et Julia l’a compris : le crime paye.

Elle est d’ailleurs très bien payée pour infiltrer la grande maison de Mme Och, espionner ses locataires étranges et s’informer sur les transactions suspectes qui s’y déroulent. Julia découvre qu’une sourde menace plane sur toute la maisonnée.

Mais cette découverte va aussi faire basculer son existence. Car elle n’avait pas imaginé que le traître dans la maison puisse être… elle-même.

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Julia, seize ans, a la capacité inhabituelle de passer inaperçu. C’est une aptitude dangereuse dans une société où toute forme de magie (tatouage, amulettes, chiromancie…) est prohibée et où l’on noie les sorcières. Mais cela lui est très utile dans son métier de voleuse et d’espion. D’ailleurs, sa nouvelle mission paye très bien. Julia se fait passer pour une servante dans la propriété de Mme Och. Très vite, elle s’aperçoit que ses habitants sont mystérieux et elle est persuadée qu’il y a un lien entre eux et une étrange série de meurtres.

À partir de là, sa mission dérapera totalement et quand elle comprendra ce que l’on attend réellement d’elle, devra faire des choix et en payer le prix…

Le style de Catherine Egan est très agréable. L’univers que l’auteure a créé est intrigant, riche, plein de magie et de créatures qui ne demandent qu’à se dévoiler.

En ce qui concerne l’intrigue, j’avoue qu’au départ c’était un peu confus. On ne savait pas trop en quoi consistait la mission de Julia. On est parachuté dedans et cela peut être un peu déroutant. D’autant plus que le rythme est assez lent, le temps que l’auteure pose les bases de son monde et nous présente les personnages. Toutefois, plus nous allons avancer plus on sera happé et les pièces du puzzle s’emboiterons au fur et à mesure et le récit prendra son envol entre action, rebondissements et révélations.

Du côté des personnages, Julia est clairement le caractère principal. C’est une jeune fille forte, intelligente et intrépide et sa morale sera mise à rude épreuve. Elle fera des erreurs, mais elle apprendra de celles-ci. En ce qui concerne ceux qui gravitent autour d’elle, ils ont tous de l’importance et apportent de la richesse à l’histoire. Ils sont tous attachants et bien dépeints.

Pour conclure :

« La fille de la noyée » est un tome introductif plein d’aventure et de sorcellerie. C’est un début prometteur pour cette saga divertissante et immersive. Je lirai la suite avec plaisir.

Publicités

La chronique du roman « Le dernier royaume, acte 5 : L’ouragan de cristal » de Morgan Rhodes

51zl4m73P-L

MAGNUS et CLEO devront tester la force de leur amour face au retour du terrible roi du Sang, en quête de rédemption. 

LUCIA, enceinte de l’enfant d’une Sentinelle, est prête à tout pour accomplir la prophétie qui assurera la survie de son enfant, avant que la magie en elle s’éteigne définitivement. 

AMARA a pris le trône de Mytica de force mais se retrouve dans l’incapacité de déchaîner la magie de l’Eau du cristal qu’elle a volé. Sans ce pouvoir, la gloire et la vengeance restent hors de portée. 

JONAS, de retour à Mytica, souhaite renverser Amara, mais le destin le pousse sur le chemin de la belle princesse Lucia qui entraîne le rebelle dans une périlleuse aventure. 

Il est sorti le 29 mars 2018 aux Editions Michel Lafon.

Mon avis:

Attention spoiler, si vous n’avez pas lu les tomes précédents.

On reprend là où s’était arrêté « Les déferlantes de givres ». Jonas part en bateau avec Nic, Félix, Taran et Ashur, direction Mytica pour contrecarrer les plans d’Amara.

Quant à cette dernière, elle fera tout pour asseoir son autorité sur les trois royaumes, tout en cherchant activement les cristaux qui lui manquent.

Du côté de Lucia, enceinte de l’enfant d’une sentinelle, elle traverse Mytica pour retrouver sa famille. Mais rien ne se passera comme prévu et elle aura besoin de Jonas pour accomplir la prophétie qui pourrait tous les sauver. Pendant ce temps à Paelsia, Magnus et Cléo suivent à contrecœur le roi Gaïus pour trouver une puissante sorcière qui pourrait les aider à reprendre les rênes du Royaume…

Fin des spoilers. 

Quel plaisir de retrouver la plume envoûtante de Morgan Rhodes et son univers fascinant qui ne cesse de s’enrichir! Le rythme est rapide et une fois commencé, il nous est impossible de lâcher le roman. On tourne avidement les pages jusqu’à la fin, qui nous met dans un état de nerfs terrible (merci, Mme Rhodes !). Les diverses intrigues suivent leur cour entre complots, vengeance, manipulation et trahison.

Néanmoins, de nombreux personnages mettront temporairement les vieilles rancunes de côté pour s’unir contre leur ennemi commun : Amara.

Cela nous offrira notre lot de rebondissements, d’action et de révélations. L’auteure joue habilement avec nos nerfs comme elle sait si bien le faire !

En ce qui concerne les protagonistes, tous évoluent, ils sont bien dépeints et ont une grande importance dans le déroulement de l’histoire. Certains seront en quête de rédemption, d’autres de soif de pouvoir, mais tous devront faire des choix face à la bataille qui s’annonce et ils découvriront que la magie la plus sombre a un prix encore plus sombre.

Pour conclure :

Avec « L’ouragan de cristal », Morgan Rhodes ne nous déçoit absolument pas. J’ai adoré une nouvelle fois vivre cette aventure épique aux côtés de nos héros. J’espère que nous n’aurons pas trop à attendre pour découvrir la fin de ces personnages que nous avons appris à aimer au fil des tomes.

La chronique du roman « Hazel Wood, livre 1 » de Melissa Albert

91fqJTSP4EL

« Ne t’approche sous aucun prétexte d’Hazel Wood. »

Ces quelques mots laissés par la mère d’Alice juste avant son enlèvement scellent à tout jamais le destin de la jeune fille.

Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althéa Proserpine, auteur des célèbres « Contes de l’Hinterland ».
Hazel Wood, dont vient d’hériter Alice.
Hazel Wood, où Alice doit s’aventurer pour espérer sauver sa mère.
Hazel Wood, cette demeure d’où semblent s’échapper des personnages inventés par Althéa.
Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.

Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ? Un leurre ? Une porte d’entrée sur l’Hinterland ?
Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ?

Il était une fois… Hazel Wood.

Il est sorti le 25 avril 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Alice, 17 ans, a passé la plus grande partie de son existence sur les routes avec sa mère qui essaye d’échapper à la « malchance » qui les poursuit. Mais tout s’arrête lorsque la grand-mère d’Alice, qui a écrit un livre intitulé « Contes d’Hinterland », meurt seule dans son domaine d’Hazel Wood. Elle n’a jamais eu de raison de croire que le livre de sa grand-mère avait une part de réel. Toutefois, lorsque sa mère se fait kidnapper, sa vie basculera.

Elle devra se rendre à Hazel Wood, bien qu’on lui a toujours interdit. Avec l’aide d’un camarade de classe, Alice partira à l’aventure pour sauver sa mère et découvrira un univers, une destinée qu’elle ne soupçonnait pas et bien plus encore…

Le style de Melissa Albert est agréable et assez prenant. Dans son histoire, l’auteure rend hommage aux contes qui ont bercé nos enfances (pas ceux de Disney !). De ce fait, son univers est l’élément le plus intéressant et intrigant qui allie le monde actuel et les contes de fées. Cependant, j’aurais apprécié qu’il soit un peu plus développé.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est relativement bien menée entre rebondissements et révélations. Toutefois, j’ai trouvé la première partie du livre assez poussive et parfois ennuyeuse. L’histoire a du mal à prendre son envol. Heureusement, l’autre moitié est bien plus captivante et passionnante, mais tout se déroule trop vite et facilement. C’est dommage, cela aurait mérité que l’on s’y attarde un peu plus.

Du côté des personnages, Alice est le personnage central. Malheureusement, elle n’est pas très agréable, touchante ou attachante. J’ai eu beaucoup de mal à ressentir quelque chose pour elle. D’ailleurs, je n’ai ressenti aucune connexion avec l’un des personnages qui croise la route d’Alice. J’aurais aimé que les personnages aient une place plus importante dans le récit et qu’ils soient plus exploités.

Pour conclure :

« Hazel Wood » est une lecture sympathique, mais sans plus. Le monde est intéressant, mais il manque de consistance et est servi par des caractères peu attrayants et sous développés. À voir si je tenterais la suite…

 

La chronique du roman « La Faucheuse, Tome 2: Thunderhead » de Neal Shusterman

71RpLyQj-pL

 » Les humains apprennent de leurs erreurs. Moi pas. Je ne commets jamais d’erreur. « 

Le Thunderhead, l’intelligence artificielle qui gouverne le monde, a interdiction de se mêler des affaires de la communauté des faucheurs.
Il ne peut qu’observer… et il n’aime pas ce qu’il voit.

Il est sorti le 15 mars 2018 aux Editions Robert Laffont, Collection R’.

Mon avis:

On reprend quelques mois après les évènements du premier opus. Citra, alias Dame Anastasia, est devenue faucheuse. Elle travaille avec Dame Currie. Quant à Rowan, il est devenu un hors la loi. Il s’est autoproclamé faucheur en se faisant appeler Maitre Lucifer pour essayer d’enrayer la corruption au sein des faucheurs. Bien que Citra et Rowan ont pris deux trajectoires différentes, ils œuvrent pourtant pour la même cause : faire disparaitre le Nouvel Ordre et asseoir la position de l’Ancien ordre.

Mais le Nouvel Ordre n’est pas décidé à se laisser faire et ceux qui se mettront en travers de leur chemin se retrouveront en danger. Citra et Rowan se trouveront dans un jeu terrible où la trahison et la manipulation seront de mise. Heureusement pour eux, ils pourront compter sur un allié de poids : le Thunderhead, mais est ce que cela sera suffisant ?

Le style de Neal Shusterman est toujours aussi agréable. Toutefois, dans ce tome, j’ai eu du mal à me plonger dans le récit. J’ai trouvé le rythme très lent et le gros de l’histoire peu intéressante. J’ai aimé que l’auteur exploite un peu plus son univers, on a pu découvrir la politique et la façon dont fonctionne la société des faucheurs. Mais pour le reste, on fait du surplace, le complot s’installe. Il y a quelques rebondissements et révélations, mais on avance très peu. Le concept du Thunderhead est bien exploité, mais cela n’a pas suffi. J’ai souvent décroché, il y a trop de longueurs. Seules les soixante-dix dernières pages sont passionnantes et c’est elles qui sauvent clairement le roman. D’ailleurs, c’est la fin qui nous donne envie de découvrir la suite.

Du côté des protagonistes, on les voit évoluer dans leur « fonction », mais cela demeure très lisse. Il n’y a pas de réel développement. Il m’a manqué quelque chose pour me les rendre intrigants et touchants. Je suis restée complètement en retrait. Je n’ai pas ressenti grand-chose pour eux. De plus, les interactions entre les personnages sont assez plates. Quant aux caractères secondaires, ils sont moyennement intéressants et peu importe à quel point ils ont pu être déterminants dans le récit.

Pour conclure :

« Thunderhead » fut une lecture mitigée penchant vers la déception. On est clairement dans un tome de transition qui, malheureusement, manque de rythme et de consistance. Je lirais tout de même la suite, car la fin a titillé ma curiosité…

La chronique du roman « Covenant, Tome 2 : Sang-pur » de Jennifer L.Armentrout

416TwVgsaRL

Étant donné son passif familial et ce qu’elle est vouée à devenir, on attend d’Alexandria une conduite exemplaire. Entre ses entraînements supplémentaires, les cauchemars qui l’assaillent et la présence continuelle de Seth, il s’agit quasiment d’une mission impossible ! De plus, la jeune femme doit se rendre à l’évidence : sa connexion avec l’Apollyon s’intensifie chaque jour, même si cela ne change en rien ce qu’elle ressent pour Aiden, ni ce qu’il sacrifie pour elle… 
Quand les démons trouvent le moyen d’infiltrer le Covenant pour attaquer des cadets, les dieux envoient des Furies en guise de protection. Bras armé de la justice divine, ces dernières sont chargées d’éliminer tout danger ou menace, sans distinction ni exception. Et il semble que quelqu’un soit déterminé à pousser Alex à la faute…

Il est sorti le 11 avril 2018 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

L’histoire reprend là où on l’avait laissée, depuis les derniers évènements. Alex a repris ses entraînements avec Aiden et avec Seth pour apprivoiser sa nature d’Apollyon. Elle est épuisée et est une vraie pelote de nerfs, d’autant plus qu’elle dort très mal et qu’elle est dans le collimateur des élèves et de ses profs. Alex essaye tant bien que mal de faire bonne figure. Mais lorsque les démons se mettent à attaquer le covenant et qu’une personne est bien décidée à l’éliminer de toutes les manières possibles, Alex devra garder son calme. Elle devra découvrir qui est derrière tout ça avant que cela n’empire et que cette personne arrive à ses fins. Heureusement pour elle, Alex pourra compter sur Aiden et Seth pour la protéger d’elle-même et de ses ennemis plus que nombreux…

J’ai adoré ! Le style de Jennifer L. Armentrout est toujours aussi plaisant. On se plonge avec délectation dans cette nouvelle aventure au côté d’Alex. J’ai été, dès les premières pages, complètement absorbée par le roman. C’est bien rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde entre action, rebondissements et révélations. Autant vous dire que l’auteure ne nous ménage pas. De plus, Jennifer L. Armentrout nous en dévoile un peu plus sur son univers sur fond de mythologique Grecque et c’est fascinant.

En ce qui concerne l’intrigue, elle s’étoffe avec l’apparition d’un complot où l’on en découvre que les prémices. Cela donne un climat de tension qui monte crescendo, d’autant plus que l’injustice et l’inégalité entre Sang pur et Sang mêlé se creuse encore plus.

Du côté des protagonistes, ils sont imparfaits et touchants. Ils continuent à être développés, et tous devront faire des choix et en assumer les conséquences. Un triangle amoureux s’installe, mais il est bien mené.

Le lien qui unit Alex et Seth s’intensifie, il sera présent dans les moments les plus sombres auprès d’elle. L’auteure nous en dévoile beaucoup plus sur ce personnage même s’il reste assez mystérieux. Mais Jennifer L. Armentrout arrive à nous le faire voir différemment et l’on comprend mieux ses actions envers Alex et le chapitre bonus de son point de vue est juste parfait !

Quant à Aiden, l’attirance entre Alex et lui est toujours aussi forte. Aiden fera tout pour la protéger quitte à museler ses sentiments pour elle. On perçoit bien qu’il est tiraillé, car d’une certaine manière, il l’a jette dans les bras de Seth et l’on voit que c’est terrible pour lui.

Autrement, j’ai bien aimé la dynamique de leur « groupe », leurs interactions sont géniales, Jennifer L. Armentrout a parfaitement su nous faire ressentir les émotions de ses personnages, leurs peurs, leurs doutes, leurs envies et leurs frustrations. J’ai hâte de voir comment tout cela évoluera.

D’autre part, elle intègre de nouveaux caractères assez intrigants qui apportent de la richesse au récit.

Pour conclure :

« Sang pur » est une excellente suite entre amour interdit, destinée, combats et corruption. Ce tome annonce une suite assez sombre et j’ai très envie de connaître la suite. C’est un coup de cœur !

jaibloguepourelle

La chronique du roman « The rain, Tome 02: Après l’apocalypse » de Virginia Bergin

81DEFnBa4bL

Je m’appelle Ruby Morris. Je déteste la pluie.
Je vais vous dire un truc étrange au sujet des apocalypses, un truc que je ne savais pas avant d’en vivre une.
Ça a l’air assez horrible, hein ?
Faites-moi confiance…
Ça peut toujours être pire.
C’est ce qui arrive quand vous êtes seul, qu’il y a eu une apocalypse mondiale et que vous espérez l’arrivée de votre père comme il l’avait promis, mais qu’il ne se pointe pas. Alors qu’est-ce que vous allez devenir ? Et chaque jour, vous essayez de ne pas vous poser la question…
Tout va bien se passer. Ou pas…

Il est sorti le 14 mars 2018 aux Editions Bayard.

Mon avis:

On retrouve Ruby trois mois après le début de la pluie mortelle qui a dévasté le monde. Depuis trois longs mois, elle essaye de survivre tant bien que mal en attendant le retour de son père. Alors que la folie la guette, Saskia fait un jour sa réapparition, ce qui motive Ruby à partir, de nouveau, à la recherche de son père…

Le style de Virginia Bergin est agréable, toutefois, j’ai eu du mal à être touchée par Ruby et son épopée, du fait de la structure du texte, façon journal intime. En ce qui concerne l’intrigue, elle est plaisante, mais assez redondante et elle manque de profondeur. Tout se passe trop facilement et simplement. De plus, certains passages manquent de cohérence, c’est brouillon et ça part dans tous les sens, même si nous avons quelques révélations et rebondissements intéressants.

D’autre part, je n’ai pas aimé la façon dont l’auteur nous a amené le final, toute cette mise en scène n’était pas nécessaire et cela l’a même desservit. Elle reste satisfaisante, mais je demeure sur ma faim.

En ce qui concerne les protagonistes, nous retrouvons certains dont on avait fait la connaissance dans le premier opus et d’autres qui « enrichissent » le récit. Cependant, les uns manquent d’évolution et tous manquent de développement. On reste  trop en surface. De plus, je n’ai pas apprécié la réaction de certains personnages face à certains évènements, cela n’était pas crédible.

Pour conclure :

« Après l’apocalypse » a été une déception. Ce tome est largement en dessous du premier. C’est vraiment dommage, car il y avait du potentiel pour faire beaucoup mieux.

La chronique du roman « Riverkeep » de Martin Stewart

51lUMRj9w+L

Le fleuve Danèk charrie cadavres et créatures maléfiques. Wull va avoir seize ans : bientôt, il reprendra la charge de son père, le Riverkeep, et devra veiller sur les eaux du fleuve.
Mais un jour, tout bascule.
Son père est entraîné dans l’eau par une force inconnue. Quand il réapparaît, hagard et agressif, il ne reconnaît plus son fils et ne se nourrit que de têtes de poissons… Il semble possédé par un esprit mauvais.
Wull apprend qu’une essence, contenue dans un monstre marin millénaire, pourrait le guérir. Sur sa pauvre barque, il se lance dans une quête désespérée. Au fil de l’eau glacée et des rencontres bizarres, il découvre un monde nouveau, lui qui n’a jamais quitté la batellerie.
Une épopée terrifiante, qui va bouleverser sa vie.

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Wull et son papa sont les gardiens du fleuve le Danèk, ils l’entretiennent depuis des générations. Ils le débarrasse de la glace, des mauvaises herbes, mais ils repêchent aussi les cadavres que recrachent les créatures maléfiques qui peuplent l’eau du Danèk. Dans quelques jours, Wull va atteindre l’âge de seize ans où il reprendra le flambeau de son père, mais ce dernier ne veut pas de cette vie difficile et féroce. Cependant, lorsque son père tombe dans le fleuve et il réapparait complètement changé. Wull n’aura pas d’autre choix que d’embrasser sa destinée et d’entreprendre un voyage épique au bord de son bateau pour trouver une créature légendaire aux vertus curatives qui pourra sauver son père.

En chemin, il affrontera la mort, il fera des rencontres, il croisera des créatures et trouvera en lui un courage qu’il ne pensait pas posséder.

Le style de Martin Stewart est assez agréable et descriptif, ce qui nous permet de bien imaginer son univers à l’atmosphère sombre et glaciale. Toutefois, ce dernier manque un peu de densité. J’avoue que j’aurais apprécié découvrir plus de créatures et qu’elles aient une place plus importante dans le récit.

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai été déçue. D’une part, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, d’autant plus que certains passages au départ ont été écrits dans un dialecte pénible à lire. Ensuite, je m’attendais à beaucoup plus d’aventure, que j’ai trouvée assez plate et creuse. En fin de compte, il ne passe pas grand chose. De ce fait, le rythme est lent, voire ennuyeux. L’auteur a eu du mal à garder mon intérêt éveillé.

En ce qui concerne les protagonistes, je n’ai pas réussi à m’attacher à Wull. Je l’ai trouvé très fade. On fait également la connaissance d’un homme fait de paille, une sorcière et une jeune fille aux mystérieux tatouages. Ce sont des personnages uniques et chacun dépendra des compétences des autres pour survivre à divers obstacles qu’ils vont rencontrer lors de leur quête. Mais malheureusement, Martin Stewart ne les développe pas et l’on n’a même pas une fin satisfaisante pour tous. On reste sur notre faim et c’est dommage, car cela aurait pu être passionnant.

Pour conclure :

Vous l’aurez compris « Riverkeep » est une déception, et pourtant, c’était vraiment prometteur, avec du potentiel. J’ai aimé l’atmosphère, les lieux, les paysages, mais tout cela manque cruellement de richesse, de rythme et d’exploitation.