La chronique du roman « Riverkeep » de Martin Stewart

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Le fleuve Danèk charrie cadavres et créatures maléfiques. Wull va avoir seize ans : bientôt, il reprendra la charge de son père, le Riverkeep, et devra veiller sur les eaux du fleuve.
Mais un jour, tout bascule.
Son père est entraîné dans l’eau par une force inconnue. Quand il réapparaît, hagard et agressif, il ne reconnaît plus son fils et ne se nourrit que de têtes de poissons… Il semble possédé par un esprit mauvais.
Wull apprend qu’une essence, contenue dans un monstre marin millénaire, pourrait le guérir. Sur sa pauvre barque, il se lance dans une quête désespérée. Au fil de l’eau glacée et des rencontres bizarres, il découvre un monde nouveau, lui qui n’a jamais quitté la batellerie.
Une épopée terrifiante, qui va bouleverser sa vie.

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Wull et son papa sont les gardiens du fleuve le Danèk, ils l’entretiennent depuis des générations. Ils le débarrasse de la glace, des mauvaises herbes, mais ils repêchent aussi les cadavres que recrachent les créatures maléfiques qui peuplent l’eau du Danèk. Dans quelques jours, Wull va atteindre l’âge de seize ans où il reprendra le flambeau de son père, mais ce dernier ne veut pas de cette vie difficile et féroce. Cependant, lorsque son père tombe dans le fleuve et il réapparait complètement changé. Wull n’aura pas d’autre choix que d’embrasser sa destinée et d’entreprendre un voyage épique au bord de son bateau pour trouver une créature légendaire aux vertus curatives qui pourra sauver son père.

En chemin, il affrontera la mort, il fera des rencontres, il croisera des créatures et trouvera en lui un courage qu’il ne pensait pas posséder.

Le style de Martin Stewart est assez agréable et descriptif, ce qui nous permet de bien imaginer son univers à l’atmosphère sombre et glaciale. Toutefois, ce dernier manque un peu de densité. J’avoue que j’aurais apprécié découvrir plus de créatures et qu’elles aient une place plus importante dans le récit.

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai été déçue. D’une part, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, d’autant plus que certains passages au départ ont été écrits dans un dialecte pénible à lire. Ensuite, je m’attendais à beaucoup plus d’aventure, que j’ai trouvée assez plate et creuse. En fin de compte, il ne passe pas grand chose. De ce fait, le rythme est lent, voire ennuyeux. L’auteur a eu du mal à garder mon intérêt éveillé.

En ce qui concerne les protagonistes, je n’ai pas réussi à m’attacher à Wull. Je l’ai trouvé très fade. On fait également la connaissance d’un homme fait de paille, une sorcière et une jeune fille aux mystérieux tatouages. Ce sont des personnages uniques et chacun dépendra des compétences des autres pour survivre à divers obstacles qu’ils vont rencontrer lors de leur quête. Mais malheureusement, Martin Stewart ne les développe pas et l’on n’a même pas une fin satisfaisante pour tous. On reste sur notre faim et c’est dommage, car cela aurait pu être passionnant.

Pour conclure :

Vous l’aurez compris « Riverkeep » est une déception, et pourtant, c’était vraiment prometteur, avec du potentiel. J’ai aimé l’atmosphère, les lieux, les paysages, mais tout cela manque cruellement de richesse, de rythme et d’exploitation.

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La chronique du roman « La couleur du mensonge, livre 1 » de Erin Beaty

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Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s’en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l’évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d’une famille, d’une région, d’un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l’observation, la marieuse fait toutefois d’elle son apprentie. 

Sage s’embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d’élite qui ne tardent pas à réaliser qu’ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s’est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l’un des membres de la troupe recrute alors l’aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu… à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle… 

Il est sorti le 22 février 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Sage, 16 ans, orpheline recueillie par son oncle. Elle est perceptrice pour les enfants de ce dernier. Alors que toutes les filles rêvent d’épouser un beau parti, Sage a soif de liberté. Mais son oncle en a décidé autrement, il est temps pour elle de lui trouver un mari. De ce fait, Sage se retrouve face à Maîtresse Rodelle. Elle est la première marieuse de la province qui a pour principale responsabilité de sélectionner les jeunes filles les plus prometteuses de toute la région en vue du grand rassemblement, organisé tous les cinq ans dans la capitale pour les marier. Elle a le pouvoir de tisser des alliances entre les familles.

Mais contre toute attente son entretien avec l’entremetteuse ne se déroulera pas comme prévu. Cette dernière qui voit en Sage un autre potentiel, et lui propose de devenir son apprenti. Sage ne peut décemment pas refuser, c’est un pas de plus vers la liberté.

La voilà partie pour le Concordium, accompagnée par un bataillon d’élite dirigé par le capitaine Quinn. Pendant ce long voyage, un complot se dessinera. Sage qui est connue pour son sens aigu d’observation, son intelligence et sa débrouillardise, sera recrutée par le sergent Ash pour infiltrer les rangs ennemis et récolter des informations afin d’enrayer leur plan.

Dès lors, Sage sera pris dans un dangereux exercice d’équilibre qui déterminera le sort du royaume.

J’ai adoré ! Le style de Earin Beaty est très agréable et prenant. On se plonge facilement dans cet univers riche et passionnant, mais dont il nous reste beaucoup à découvrir.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée et construite entre complots, enjeux politiques, vengeance et trahison. La première partie du récit est un peu lente, mais aucunement ennuyeuse, le temps que l’auteure pose les bases, nous présente les personnages et qu’ils tissent des liens. Quant à la seconde partie, elle est beaucoup plus vive avec des révélations, de l’action et de la romance. Earin Beaty ne ménage pas ses personnages. De plus, le fait qu’Earin Beaty nous offre différents points de vue, cela donne une dimension et une richesse supplémentaire au récit.

Du côté des protagonistes, nombreux sont ceux qui vont croiser la route de Sage. Ils ont tous une bonne caractérisation, ils sont mémorables et passionnants à suivre. J’ai adoré Ash et Maîtresse Rodelle par qui l’on peut voir que les marieuses détiennent le vrai pouvoir.

Pour conclure :

« La couleur du mensonge » est un roman fantasy young adult classique qui regroupe tous les codes du genre, mais diablement bien fait, mené par des caractères fascinants. Voici un début très prometteur pour cette saga captivante ! Vivement la suite, coup de cœur !

La chronique du roman « Le dernier royaume, Acte IV: Les déferlantes de givre » de Morgan Rhodes

 

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La guerre pour la possession de Mytica et de sa magie fait rage. Roi déchu, empereur cruel, princesse rebelle, héritier… tous sont prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de leur sang afin de régner sur cette terre sacrée.

Cléo : de nouveau privée de son trône, pris de force par Amara grâce à la magie qu’elle a volée, la princesse devra faire preuve d’imagination et d’énormément de courage pour protéger son peuple des envahisseurs. 
Magnus : au cœur d’un royaume plongé dans le chaos, tiraillé entre sa jeune sœur en danger de mort et ses nouveaux sentiments pour Cléo, le prince d’acier est de nouveau déchiré entre l’amour et le devoir. 
Lucia : enfin vengée de la mort cruelle de son premier et unique amour, elle s’allie au dieu du Feu et fomente avec lui la plus sinistre des vengeances. 
Jonas : après avoir échappé de justesse à la mort, il est de nouveau réuni avec la princesse Cléo. Et il est prêt à tout pour l’aider dans sa quête des Quatre Sœurs, les cristaux capables de déchaîner sur Mytica la puissance des éléments.

Il est sorti le 11 février 2016 aux Editions Michel Lafon. Il est sorti en format poche le 11 mai 2017.

Mon avis:

Nous reprenons là où « le ralliement des ténèbres » s’était arrêté. Nous retrouvons Magnus et Cléo qui ont fui à Liméros après l’acte de haute trahison de ce dernier. Cléo est bien décidée à reconquérir son trône. Quant à Magnus, il veut reprendre sa destinée en main. Au même moment, Lucia part avec le dieu du feu pour assouvir une vengeance et sa soif de pouvoir et Jonas, le rebelle raté, tente de revenir et raviver la rébellion…

J’ai adoré ma lecture ! Encore une fois, Morgan Rhodes nous offre une histoire totalement addictive, imprévisible avec de nombreux rebondissements. On ne s’ennuie pas une seconde.

Pour ce qui est du scénario, il ne cesse de s’étoffer et de se développer. Des alliances se forment, d’autres volent en éclat. On se passionne à suivre tout ces retournements de situation, ces trahisons et manipulations.

En ce qui concerne le monde, il continue de s’enrichir. On en découvre encore un peu plus sur les quatre sœurs et sur un nouveau royaume, celui de Kraeshien, dirigé par un homme sans scrupules.

Du côté des personnages, on les voit grandir, évoluer et faire des choix, qui malheureusement ne seront pas forcément les meilleurs et seront lourds de conséquences. J’espère que certains apprendront de leur erreur. Alors que certains personnages disparaissent (oui, comme à son habitude l’auteur ne nous ménage pas) d’autres font leur apparition. D’ailleurs, Morgan Rhodes leur offre leur propre point de vue, ce qui apporte un souffle nouveau à la saga et redistribue les cartes pour notre plus grand plaisir. J’ai apprécié également qu’il y ait eu plus d’interactions entre les divers protagonistes.

Pour conclure :

« Les déferlantes de givre » est une excellente suite. L’auteur nous emporte facilement dans son histoire explosive entre romance, complot et magie. J’ai hâte de lire le prochain opus, car je me demande vraiment comment tout cela évoluera… C’est un coup de cœur !

❤ ❤ ❤

La chronique du roman « L’île des disparus, t1 : La fille de l’eau » de Camilla & Viveca Sten

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La nouvelle série de la reine du polar suédois.

La timide Tuva n’a pas grand-chose en commun avec ses camarades de classe. Elle ne se sent bien que sur l’île où elle habite, dans l’archipel de Stockholm dont elle connaît chaque recoin. Mais, alors que l’automne arrive, le changement se profile dans ce havre si tranquille. Des gens disparaissent en mer, des ombres se cachent sous les vagues et d’étranges lueurs éclairent la forêt. 

Lors d’une sortie, l’un des élèves s’évapore à son tour. La jeune fille se retrouve embarquée dans une terrible aventure, là où les vieilles superstitions des marins rencontrent la mythologie nordique… 

Un archipel de brume et de mystère où vit une enfant pas comme les autres.

Il est sorti le 8 février 2018 aux Editions Michel Lafon.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Tuva, 12 ans, qui vit avec ses parents dans l’archipel de Stockholm. C’est une jeune fille solitaire qui s’est toujours sentie à part et ses camarades ne font rien pour arranger ça. Depuis quelques temps, elle est en proie à des cauchemars toutes les nuits, où elle rêve qu’elle se noie. Depuis, elle sent que la mer ne se comporte pas comme d’habitude et son malaise s’accroît lorsqu’un des élèves de sa classe disparaît durant une course d’orientation. À l’aide de Rasmus, un nouveau qui vient juste d’arriver, ils mèneront l’enquête et ils découvriront un monde de légendes et de superstitions, où Tuva se découvrira une destinée hors du commun…

Le style de Camilla et Viveca Sten est très agréable, fluide et prenant. J’ai tout de suite été happée dans leur univers qui est intéressant, empreint de folklore scandinave, dans les paysages envoûtants de la baltique. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien rythmée avec de l’action, des révélations et des rebondissements. Tout est bien mené, bien que cela demeure assez prévisible et tout se déroule un peu trop facilement. Du côté des protagonistes, ils sont plaisants à suivre. Tuva va beaucoup évoluer. Elle découvrira de nombreuses choses sur elle et sur sa famille, qui risquent bien de changer sa vision sur elle et ce qui l’entoure. Quant à Rasmus, il sera un vrai soutient pour cette jeune fille qui s’est toujours sentie rejetée, une belle amitié va les unir et voir peut-être plus…

Pour conclure :

« La fille de l’eau » est une agréable surprise, c’est bien écrit et addictif. Ce tome introductif nous donne envie de connaître la suite, d’explorer un peu plus cet univers qui n’en est qu’à ses balbutiements, où l’amour de la mer et de l’archipel brille à travers l’histoire. Je lirais la suite avec plaisir, elle s’annonce prometteuse !

À noter que les auteurs font également passer un message sur la situation assez critique de l’état de la mer baltique.

La chronique du roman « Le dernier royaume, Tome 2 : Le roi du sang » de Morgan Rhodes

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Les royaumes d’Auranos et Paelsia sont tombés, annexés à Liméros et à son roi du Sang, Gaïus. Au même moment, dans les cendres d’Auranos, se réveille une magie ancestrale. Un pouvoir tel qu’il pourrait changer le destin du monde. Pour le sauver… ou le détruire.

CLEO : l’héritière d’Auranos est désormais captive, promise à l’assassin de l’homme qu’elle aimait. Résistant à l’envahisseur, elle s’unit aux rebelles paelsiens et espionne le roi pour eux.

MAGNUS : toujours inquiet pour sa sœur, le prince héritier de l’Empire part à la recherche des Quatre Sœurs, des cristaux censés contenir une magie absolue.

LUCIA : l’Enchanteresse rencontre en rêve Alexius, une Sentinelle du Sanctuaire qui lui annonce qu’elle doit impérativement apprendre à contrôler son pouvoir exceptionnel avant qu’il ne la consume.

JONAS : le paysan paelsien est désormais à la tête de la résistance contre l’envahisseur, prêt à tout pour venger son frère et son peuple.
Lorsque le roi du Sang annonce qu’une route doit être construite à travers les montagnes interdites, il déclenche une chaîne d’événements cataclysmiques qui changeront le monde à jamais.

DOMINEZ LA MAGIE.

Il est sorti le 10 avril 2014 aux Editions Michel Lafon, 15.95€. Il est sorti en format poche le 12 mais 2016. 

Mon avis:

Nous voici de retour à Mytica après les évènements du premier opus. Le roi Gaïus a brutalement et rapidement conquis le pays en installant un climat de peur, car tous ceux qui s’opposent à lui, meurent.

Dans ce nouveau monde nous retrouvons Cleo, princesse déchue et prisonnière, qui se voit contrainte d’épouser son ennemi. Elle ne laisse rien paraître, mais Cleo cherche un moyen de récupérer son trône. Le tout sera de trouver comment et à quel prix.

Il y a également Jonas, le chef des rebelles, qui souhaite se dresser contre le monarque au nom de Palesia. Il est prêt à risquer le tout pour voir les terres volées échapper au tyran qui désormais les dirige.

Enfin de compte, Cloe et Jonas se retrouveront du même côté. Tous deux ont soif de vengeance et veulent voir mourir le roi.

Quant à Magnus, il essaye de faire le maximum pour faire plaisir à son père. Il sera en conflit constant avec lui même. C’est un personnage complexe qu’on a du mal à détester.

Pour ce qui est de Lucia, l’enchanteresse a sombré dans un profond coma après l’utilisation de la magie interdite. Dans cet opus, on en apprend beaucoup plus sur elle, notamment sur son rôle dans la prophétie.

Nous voilà plongés dans une épopée épique pleine d’incertitudes, de chagrins et de drames. On suit les protagonistes dans leur quête des quatre sœurs, ces pierres qui peuvent offrir un pouvoir éternel et tout puissant. Nos héros devront se débattre dans les méandres des mensonges et de la manipulation pour essayer de construire des alliances fragiles afin de retrouver ou conforter leur position. Les stratégies politiques et la lutte de pouvoir sont très présentes avec une tension quasi constante de savoir quelles répercussions auront leurs gestes, leurs mots ou leurs actions.

Morgan Rhodes nous donne une version plus large de la situation avec de nouvelles perspectives.

Bien que le rythme soit relativement lent au départ, à mi-chemin, cela devient plus vif grâce aux combats et moult rebondissements, autant vous dire que l’auteur ne nous ménage pas. Il y aura de nombreux morts, leur croisade sera faite de sang…

Du côté des personnages, on revoit ceux du premier tome. Il y a plus d’interactions entre eux. Leur caractère commence à gagner en force. Chacun a ses propres démons à combattre, personne n’a été laissé indemne après la guerre. Ils devront faire des choix pour forger leur destinée.

Nous faisons également la connaissance de Lysandra, une jeune rebelle impétueuse et le prince Ashur qui, à mon avis, jouera un rôle important dans la suite des évènements. On en apprend plus, aussi, sur les desseins des Sentinelles.

Pour conclure :

« Le roi du sang » est une continuité plaisante, même si l’intrigue, en soi, avance peu.

Les protagonistes prennent de la profondeur et progressent vers leur destinée. C’est une bonne fantasy jeunesse, où morts, destructions, prophéties et magie s’entremêlent brillamment.

C’est sombre et sanglant, vivement la suite !

La chronique du roman « Le dernier Royaume, Acte 1 : Les cendres d’Auranos » de Morgan Rhodes

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La guerre approche… Choisissez votre camp

Cleo : La princesse gâtée d’Auranos s’embarque dans un dangereux périple en territoire ennemi à la recherche d’une magie que tous pensent éteinte.

Jonas : Un Paelsien rebelle, indigné par les injustices que subit son peuple, se retrouve à la tête d’une révolution qui grondait depuis des siècles.

Lucia : L’Enchanteresse, adoptée à la naissance par la famille royale de Limeros, devra découvrir la vérité sur son passé et apprendre à contrôler son héritage surnaturel avant qu’il ne la détruise.

Magnus : Le prince limérien, élevé dans le sang, la violence et la soif de conquête, réalise que son cœur pourrait lui être bien plus fatal que la plus tranchante des épées.

Après des siècles de paix, une rumeur de guerre se propage dans les trois royaumes d’Auranos, de Paelsia et de Limeros. Au centre de ce conflit naissant, une funeste prophétie : une sombre magie perdue, sur le point de resurgir. Pour la maîtriser, tous les coups sont permis et seuls les plus forts, ou les plus rusés, s’en sortiront.

Il est sorti le 3 octobre 2013 aux Editions Michel Lafon, 438 pages. Il est sorti en format poche en février 2016!

Mon avis:

Tout commence lorsque des sœurs sorcières enlèvent un enfant qui selon la prophétie posséderait une magie suffisamment puissante pour trouver les quatre objets à l’origine de l’Elementia, la magie fondamentale regroupela terre, le feu, l’eau et l’air.

Seize années ont passé et une tragédie servira de catalyseur pour de terribles événements qui sont à venir…

La plume de Morgan Rhodes est fluide, addictive et descriptive. Elle nous transporte avec aisance dans son monde de manipulations politiques, de luttes économiques et de nations qui s’affrontent pour le trône. Le tout se déroule rapidement dans une ambiance sombre et oppressante qui nous offre son lot de rebondissements et de révélations.

Pour ce qui est de l’univers que l’auteure a créé, il est bien dépeint. Le folklore est complexe, intéressant et bien exécuté. Il mélange Déesses, magie, sorcières et sentinelles entre autres…

L’histoire se déroule à travers trois royaumes : Liméros, Paelisia et Auranos.

Liméros est le royaume du nord, il est gouverné par un roi tyrannique, qui instille la peur chez son peuple.

Paelisia, c’est l’empire du milieu dirigé par un chef qui a des pouvoirs. C’est un pays pauvre où ses habitants souffrent et luttent pour survivre.

Quant à Auranos, c’est le royaume du sud. Il est envié, car la population jouit d’une vie prospère sous la direction bienveillante de leur souverain.

Mais alors que la paix dure depuis plus d’un siècle, des dissensions couvent et la violence fera couler le sang.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est passionnante et menée de main de maître. Ce n’est jamais ennuyeux et plein d’actions. De plus, on s’aperçoit au fil des pages que la trame s’avère beaucoup plus compliquée. Ce qui débutera comme une simple altercation conduira à une révolte, à des manigances et des alliances. Des vies seront perdues, des amours impossibles naîtront, des amis deviendront des ennemis et vice versa. Morgan Rhodes n’arrêta pas de nous surprendre.

Quant aux protagonistes, ils sont nombreux, mais sans être source de confusion. Ils sont imparfaits, humains avec leurs défauts et qualités, ce qui les rend crédibles. Ils sont convenablement développés et l’on s’attache facilement à eux, aucun d’eux n’est réellement bon ou mauvais. Et, il est intéressant de voir quel rôle ils jouent dans l’histoire.

On suivra surtout quatre narrateurs, bien que certains ont plus la parole que d’autres, notamment Cléo.

Cléo est la princesse gâtée d’Auranos. Mais au fil des pages, elle se dévoile étant une personne d’imprudente, de fougueuse et tenace. Quand sa sœur tombe malade, Cléo est déterminée à trouver le remède quitte à défier l’autorité de son père et s’aventurer en territoire ennemi.

On fera également la connaissance de Magnus, un personnage complexe, qui penche du côté du mal, mais que l’on n’arrive pas à détester malgré ses actes. Nous avons aussi Jonas, le frère de l’homme qui a été tué devant Cléo. Il est habité par la vengeance et est prés à tout pour détruire la princesse. C’est un caractère intriguant qui sait apprendre de ses erreurs. Et, il y a Lucia, l’un des rôles le plus importants, bien que mis en retrait dans cet opus. Elle découvrira la vérité sur son passé et son héritage.

Pour conclure :

Morgan Rhodes ne me déçoit absolument pas avec « Les cendres d’Auranos ». L’histoire est incroyable, elle vous tient en haleine du début à la fin. C’est féroce, sanglant et hypnotique !

J’ai hâte de connaître la suite, car tout ne fait que commencer…

C’est un coup de cœur, À lire !

La chronique du roman « Live Today, livre 3 » de Pintip Dunn

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Comment changer son destin, s’il est déjà écrit ?

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi ! 

Sur le papier, Olivia a tout pour être heureuse… Non seulement c’est la fille de la présidente Dresden, la femme toute-puissante qui dirige d’une main de fer la ville d’Eden City, mais c’est aussi la seule prophétesse du monde : elle est capable de voir les différents avenirs possibles de tous ceux qu’elle approche. Malgré tout, à seize ans, c’est surtout une adolescente mal dans sa peau. Loin de lui faciliter la vie, son pouvoir de précognition la terrorise, surtout depuis le jour où, à peine âgée de six ans, elle a vu sa mère perpétrer un génocide dans un lointain futur. Depuis, elle n’a de cesse d’éviter que son cauchemar ne se réalise. Mais quelle prise pourrait-elle bien avoir sur le Destin, elle qui s’est isolée pendant dix ans loin des autres pour échapper aux images et aux voix qui l’assaillaient sans cesse ? 

Tout bascule le jour où Ryder Russel, l’un des membres les plus éminents du Réseau, une organisation dissidente redoutée du pouvoir, est capturé. Effarée, Olivia découvre le futur du jeune homme et assiste alors en direct à sa propre mise à mort : le garçon est destiné à devenir son bourreau ! C’est pour elle un terrible cas de conscience : mérite-t-il pour autant d’être torturé, lui qui se bat pour un avenir meilleur ? Se sachant condamnée – toutes ses visions ne le lui avaient-elles pas prédit ce tragique destin ? –, la jeune Précognitive ose pour la première fois défier sa mère et aide Ryder à s’échapper… avant de le suivre dans la clandestinité. 

Il est sorti le 18 janvier 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous reprenons l’histoire six mois après que Jessa a trahi sa famille et qu’elle est devenue l’assistante personnelle de la présidente Dresden. Dans ce tome, nous suivons Olivia, la fille de cette dernière. Elle est toujours restée dans l’ombre. Son enfance, elle l’a vécue comme une personne marginalisée, exclue de sa propre société de par ses capacités précognitives. Elle a vécu des années d’isolement, elle n’a jamais développé de relation humaine forte et cela l’a profondément marquée. Toutefois, lorsque Ryder Russell, le meilleur ami de Jessa, est prisonnier, Olivia n’hésite pas à l’aider à s’échapper. Et bien que Ryder nourrisse des sentiments indéfinis envers Olivia, ils devront apprendre à se faire confiance pour empêcher la présidente d’accomplir ses desseins génocidaires.

Le style de Pintip Dunn est toujours aussi agréable. Le récit est intense, rythmé avec un univers riche, complexe et passionnant entre temporalité, voyage dans le temps et dimension parallèle. Tout est bien expliqué sans jamais être confus.

En ce qui concerne la trame, l’auteure nous fournit toutes les réponses en présentant une intrigue dense et intéressante, pleine de révélations et de rebondissements.

Du côté des protagonistes, Olivia est le personnage central du récit. Cette jeune fille solitaire, effacée, qui ressent un grand manque d’affection, trouvera la force, à côté de Ryder, de s’affirmer, de trouver sa place dans le monde et de donner un sens à sa vie. Elle évoluera énormément, c’est un personnage fascinant à suivre. De plus, son duo avec Ryder fonctionne à merveille. Autrement, j’ai adoré revoir tous les caractères que nous avons rencontrés dans les précédents opus. L’auteure a su parfaitement nous faire ressentir les liens uniques et forts qui les unissent malgré les épreuves et les différences de chacun. D’autre part, Pintip Dunn développe le personnage de la présidente Dresden. De ce fait, on apprendra pourquoi elle est devenue ce qu’elle est et on lui découvrira un côté plus humain.

Pour conclure :

Avec « Live today », Pintip Dunn nous offre une fin palpitante où romance, famille et amitié sont une partie importante du récit. C’est un épilogue parfait pour une trilogie épique emmenée par des personnages mémorables.