La chronique du roman « Maudits soient-ils » de Courtney Alameda

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Ma mission est d’exorciser tout ce qui est mort et ne le reste pas.
La traque des paranécrotiques est mon quotidien.
Mon appareil photo est mon arme.
Je suis la chausseuse et non la proie.

Jusqu’à la mission de trop.
La mission où tout dérape.
La mission où j’échoue.

Frappée par une terrible malédiction, poursuivie par les miens,
j’ai une semaine pour sauver mon âme de la damnation éternelle.

Le compte à rebours commence maintenant.

Il est sorti le 4 octobre 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Avec son père, Malicia est la dernière des Van Helsing. Elle est dotée d’une rareté biologique : la tétrachromatie. Cela lui permet de voir les auras des fantômes et de les classifier mieux que quiconque. Sa famille s’est toujours battue contre les morts et elle est dans l’obligation de perpétuer la tradition. Elle et son père font partie de l’organisation le Helsing Corp, une agence qui défend les villes contre le surnaturel.

Lors d’une mission avec son équipe, Malicia n’a jamais vu une entité aussi brutale et intelligente. D’ailleurs, rien ne se passera comme prévu. Elle et son équipe se retrouverons atteints d’une malédiction. Ils ont sept jours pour combattre le mal qui les ronge avant de les conduire vers un destin funeste. Sera-t-elle prête à transgresser les règles qui font d’elle une Van Helsing ? Jusqu’où faudra-t-elle qu’elle aille pour survivre ?

J’ai adoré ! Le style de Courtney Alameda est vif et addictif. Dès les premières pages, on nous plonge dans l’action. C’est très rythmé et l’on ne voit pas les pages défiler sous nos doigts. En ce qui concerne l’univers, il est passionnant, riche, original et bien développé même si j’aurais voulu en découvrir encore un peu plus.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est très bien menée et fluide, entre rebondissements, révélations et suspense avec une tension en continu. Le tout dans une ambiance assez glauque et sanglante. J’ai bien aimé les nombreuses références aux personnages emblématiques tels que Stocker, Frankenstein et Van Helsing. C’est très bien pensé.

Du côté des protagonistes, ils sont plaisants à suivre avec leurs forces et leurs faiblesses. On suit surtout Malicia avec son équipe. Olivier Stocker, un petit génie de l’informatique, Jude qui peut prédire votre mort au toucher et Ryder, son meilleur ami et faucheur. Ils ont une très bonne dynamique de groupe avec chacun une personnalité bien distincte.

Pour conclure :

« Maudits soient-ils » fut une excellente surprise. C’est divertissant, palpitant et horrifique avec une pointe de romance. Ça a un petit côté Supernaturalpour ado pas du tout désagréable. J’avoue que j’aimerais bien voir une suite un jour…

A découvrir !

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La chronique du roman « Remember Yesterday ( livre 2)  » de Pintip Dunn

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Comment changer son destin, s’il est déjà écrit ?

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé…par votre futur moi ! 

À seize ans, Jessa vit dans un monde au bord du chaos. Jusque-là, tout le monde recevait au seuil de l’âge adulte un souvenir sélectionné et envoyé par son futur moi, une carte de visite qui conditionnait la vie et la carrière de chaque individu. Mais, depuis quelques années, le processus a été interrompu. On ignore encore comment ces images étaient envoyées depuis l’avenir dans le présent, on sait simplement que la clé de cette découverte décisive, c’est Jessa elle-même. 

Ses pouvoirs psychiques en font donc la plus précieuse des habitantes d’Eden City… mais elle se refuse absolument à aider les autorités, car elles ne sont pas étrangères au suicide de sa sœur, dix ans plus tôt. Assaillie par une série d’étranges appels à l’aide, Jessa décide de se laisser guider par ces visions, quitte à devoir collaborer avec Tanner Callahan, jeune scientifique de renom sur lequel reposent justement tous les espoirs de découverte du souvenir futur. Autrement dit, son ennemi juré. 

Son instinct ne serait-il rien d’autre que la main implacable du destin ? Dans la veine de Minority Report, Remember Yesterday est une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir oser réécrire son histoire et défier le futur.

Il est sorti le 6 avril 2017 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous avions quitté Forget Tomorrow sur le sacrifice de Callie pour sauver sa sœur Jessa et changer le futur. On reprend l’histoire dix ans après, du point de vue de Jessa qui a maintenant 16 ans. Depuis, elle essaye, a sa manière, de suivre l’exemple de sa sœur, en empêchant par tous les moyens les scientifiques qui n’arrivent pas à découvrir comment remettre en place le « souvenir du futur ». Mais lors d’une de ses opérations, elle se fait mordre par un rat de laboratoire et développe certaines facultés. Quelqu’un lui lance un appel à l’aide par d’étranges visions. Si elle veut découvrir ce que ça cache, elle n’aura pas d’autre choix que de faire équipe avec Tanner Callahan, ce garçon aussi sexy qu’énervant, mais qui est surtout son ennemi…

Quand j’ai commencé ce tome voyant que nous avions fait un bon dans le temps de dix ans et que l’on changeait de narrateur, j’ai eu un peu peur. Mais très vite, une fois pris dans l’histoire, on s’aperçoit que Pintip Dunn a fait un excellent travail pour que les deux histoires s’imbriquent parfaitement où le passé, le présent et le futur entrent en collision. Le récit est prenant, rythmé et écrit avec un style simple et entraînant.

Le monde s’étoffe, s’enrichit et nous apporte certaines réponses à nos questions. Le scénario est bien mené entre rebondissements, action et révélations. On ne s’ennuie pas une seconde. D’ailleurs, l’intrigue est plus palpitante et moins prévisible que l’opus précédent. L’auteure met nos nerfs à rude épreuve.

En ce qui concerne les personnages, on en retrouve certains tout en faisant la connaissance d’autres. Jessa est impulsive, courageuse et devra trouver sa place dans ce combat que sa sœur a commencé. Quant à Tanner, c’est un protagoniste bien plus complexe. Leur duo est vraiment intéressant et plaisant à suivre. J’ai apprécié également la forte amitié qui unit Jessa et son meilleur ami Ryder.

Pour conclure :

« Remember Yesterday » est une excellente suite, ce tome est d’ailleurs meilleur que son prédécesseur. De ce fait, j’ai hâte de découvrir la fin de cette dystopie épique.  

 

La chronique du roman « Les Marvels » de Brian Selznick

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Tout commence par un voyage en mer en 1766 sur le Kraken où se joue une pièce de théâtre… Entrez dans cette histoire en images et suivez une grande famille de comédiens, les Marvels, de génération en génération, jusqu’en 1900. Puis, découvrez, un siècle plus tard, l’histoire de Joseph, échappé d’un austère pensionnat. Le garçon vient chercher refuge à Londres chez son oncle Albert Nightingale. Ce dernier vit dans une étrange maison comme sortie d’un autre monde… Qui vit entre les murs ? Qui sont ces Marvels dont les portraits fleurissent partout ? Joseph décide de percer le mystère des lieux…

Il est sorti le 25 octobre 2017 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Voici un roman qui vous transportera dans une histoire magique, qui célèbre l’amour, l’art et la famille, dans un sublime écrin à la tranche dorée.

Dans un premier temps, nous avons 390 pages d’illustrations nous relatant la mystérieuse histoire, et non moins fascinante, d’une famille de comédiens, les Marvels de 1766 à 1990. Les illustrations sont très expressives, débordent d’émotions véhiculées par l’ombre et la lumière.

Ensuite vient un récit en mots, où nous rencontrons Joseph Jervis, un jeune garçon qui s’est enfui de son internat et qui est maintenant à Londres à la recherche de son oncle, qu’il ne connait pas, vivant au 18 Folgate Street. À partir de là, Joseph va faire la connaissance d’un oncle un peu fantasque qui habite une étrange demeure d’un autre temps dont il est bien décidé à percer le mystère.

Brian Selznick nous entraine dans une expérience de lecture autant esthétique qu’émotionnelle. La structure de l’histoire est unique où les illustrations et le récit s’entremêlent pour nous conter une merveilleuse histoire touchante. Il arrive avec brio à nous faire ressentir tout un panel d’émotions autant avec ses dessins qu’avec ses mots. Quant aux personnages que nous rencontrons, ils sont attachants avec de la profondeur. De plus, Brian Selznick aborde certains thèmes peu traités dans les romans jeunesse, avec subtilité et justesse. D’autre part, l’auteur rend un joli hommage au théâtre, à Shakespeare et à la « Maison de Dennis Severs » à Londres que vous pouvez visiter.

Pour conclure :

Brian Selznick m’a totalement embarquée dans ce conte magique à l’atmosphère si particulière avec une fin poignante. Ce récit vous touchera en plein cœur, que vous soyez grands ou petits. Je recommande chaudement.

La chronique du roman « The crime (livre 2) » de Marie Rutkoski.

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Gagner peut être la pire des malédictions…

Fille du général le plus titré de l’Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu’elle réprouve l’esclavage, d’acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d’Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami… et de laisser la ville entière s’en émouvoir. Elle n’a compris qu’au dernier moment son erreur, en découvrant l’impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir. 

À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d’elle et a dû supporter la douleur de la trahison d’Arin – elle dont l’éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l’impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l’Empereur. S’ouvre, à la cour, un terrible jeu d’échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d’autrui – jusqu’à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n’espèrent que sa chute. 

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple !

Il est sorti le 21 septembre 2017 aux Editions Lumen.

Mon avis:

« The crime » reprend là où l’on s’était arrêté dans « The curse ». Krestel est devenue l’ambassadrice pour échanger avec les Herranis pour qui elle s’est sacrifiée. Par la même occasion, elle est également la fiancée du prince héritier de l’Empire Valoriens. Mais elle est loin de se douter de toutes les machinations du Roi des Valoriens, la voilà lancée dans une partie de jeu complexe où ses décisions affecteront un grand nombre de personnes… Elle devra se montrer fin stratège, car sa vie en dépendra.

Dans cet opus, nous découvrons une Krestel bien différente, elle est plus humaine et moins triviale. Elle essaye de se faire à sa nouvelle existence,  de comprendre les rouages d’une vie à la cour où sous ses apparats, il n’y a que complots, mensonges et faux semblants. Elle devra faire face à de nombreux pièges et obstacles. Elle sera testée sans jamais révéler ses motivations. Cela ne sera que manipulation et trahison. De plus, sans réellement le vouloir, elle se retrouvera au milieu d’un projet qui visera la liberté des Herranis et les plaines orientales. De ce fait, Kestrel essayera de faire au mieux pour faire les bonnes choses et sauver ceux qu’elle aime, quitte à se mettre en danger, même si ses choix pourront paraître douteux et auront parfois de terribles conséquences.

Quant à sa relation avec Arin, elle est très frustrante. Le peu de scènes qu’ils ont ensemble sont déchirantes et intenses. On a souvent envie de les secouer et de leur ouvrir les yeux, surtout à Arin. Tous deux sont tombés amoureux dans des circonstances peu propices à développer leurs sentiments. Cela engendre un manque de confiance en eux qui les érode lentement et qui les conduit à bien trop de malentendus.

C’est un tome très dur pour nos nerfs où l’on ne voit aucune lumière au bout du tunnel. De nombreux enjeux politiques sont présents. L’auteur a su développer son univers, on découvre d’autres mondes, de nouvelles cultures et d’autres personnages qui apportent de la consistance au récit. L’histoire gagne en intensité, bien que le rythme soit assez lent avec peu d’action et beaucoup plus d’introspection, mais cela n’en demeure pas moins passionnant et bien écrit.

Pour conclure :

« The crime » est un très bon second tome, la série va crescendo. C’est plus sombre avec un drame politique complexe. C’est un livre dévastateur et qui,une fois arrivé au bout, nous donne qu’une envie, c’est de découvrir la suite ! Vivement !

La chronique du roman « Grisha, livre 1 » de Leigh Bardugo

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OMBRE. GUERRE. CHAOS.Un royaume envahi par les ténèbres.Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.Parmi eux : Alina Starkov.ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.L’Invocatrice de lumière.

Il est sorti le 11 octobre 2017 aux Editions Milan.

Mon avis:

Le royaume de Rawka est déchiré depuis des années par le Shadow Fold, une nappe d’ombre presque impénétrable où vivent des créatures cruelles, elle gagne du terrain d’année en année.

Alina Starkov et Mal sont orphelins, ils ont grandi ensemble au domaine du Duc jusqu’au moment où ils ont dû servir leur pays. Mal est un traqueur accompli, quant à Alina, elle est cartographe, car elle est douée pour peu de choses, en plus d’être chétive et maladroite.

Malheureusement, son régiment a reçu l’ordre de traverser le Shadow Fold. Ils subissent une attaque des affreuses créatures et lorsque Mal est blessé, Alina va malgré elle réussir à repousser leurs ennemis. À partir de ce moment, son existence prendra une toute autre tournure. Elle deviendra la personne la plus importante. Arrachée à tout ce qu’elle connait, Alina sera emmenée à la cour royale pour être formée et pour apprivoiser sa véritable nature… Dans ce monde d’opulence et de grandeur. Alina devra démêler le vrai du faux, où les pièges et les ennemis seront nombreux pour l’empêcher d’accomplir sa destinée, qui pourrait rendre la paix à son royaume.

Le style de Leigh Bardugo est très prenant et descriptif. De ce fait, on s’immerge facilement dans cet univers riche où rien n’est tout blanc ou tout noir, inspiré du folklore russe. Il est relativement bien exploité, bien que nous en sommes qu’au début, c’est très intéressant.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est de prime abord assez classique avec la soif de pouvoir, les enjeux politiques, une touche de romance et une héroïne qui découvre sa destinée. Toutefois, cela se révèle très bien mené, plus complexe que prévu avec un rythme correct qui nous offre son lot d’action, de rebondissements et de révélations.

Pour ce qui est des protagonistes, je les ai tous aimés, autant les bons que les mauvais, qui ne sont pas forcément ceux qu’ils semblent être. Ils sont humains avec leurs forces et leurs faiblesses avec une caractérisation bien fouillée. J’avoue que le Darkling (celui qui prend sous son aile Alina) est fascinant et il ne manque pas de profondeur. Quant à Alina, c’est un personnage qui va se découvrir et se révéler au fil des pages. Elle devra affronter ses peurs et faire face à des choix qui auront un impact sur l’avenir. Ils sont tous attachants et intrigants, j’ai hâte d’en apprendre plus sur eux.

Pour conclure :

Leigh Bardugo m’a totalement envoûtée avec ce tome trépidant bien qu’assez introductif. J’ai été happée par son univers, son histoire et ses personnages. C’est un très bon roman de fantasy qui vous fera vibrer et qui vous captivera.

C’est un coup de cœur et mai 2018 me paraît bien loin pour connaître la suite des aventures d’Alina.

À découvrir !

La chronique du roman « The rain, livre1 » de Virginia Bergin

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Une pluie mortelle s’abat sur la Terre :

l’humanité est menacée de disparition.

Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.

Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire.

Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie.

Question : quand faut-il abandonner tout espoir?

a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus.

b) Dans deux semaines, environ.

c) Jamais.

d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé…

Il est sorti le 20 septembre 2017 aux Editions Bayard.

Mon avis:

On suit Ruby, âgée de 15 ans. Lors d’un jour férié, elle participe à une fête avec ses amis où tout se passe pour le mieux, jusqu’au moment où la pluie s’abat sur eux, se transformant en arme fatale… Quelques jours plus tard, Ruby se retrouve seule, elle n’a pas d’autre choix pour survivre que de retrouver son père. La voilà entreprenant un voyage périlleux à travers le pays où la pluie et l’eau courante peuvent la tuer, mais aussi dans un pays où l’eau est devenue une denrée rare, ce qui engendre le chaos…

J’ai beaucoup aimé. Le style de Virginia Bergin est très agréable et prenant. On se laisse facilement embarquer dans l’histoire au côté de Ruby. L’auteur nous fait témoins de la précarité de sa situation, de ses doutes, de ses peurs, mais également de sa force. Le rythme est rapide et il se passe assez de choses pour maintenir notre intérêt éveillé, même si le roman est un peu conçu comme un journal de bord. De ce fait, il y a peu de dialogues et beaucoup de réflexions intérieures, mais c’est loin d’être ennuyeux, bien au contraire. D’autre part, j’ai aimé l’origine de cette pluie mortelle et tout ce qui en découle : la panique, l’effondrement de la société… c’est bien fait et plausible.

Pour ce qui est de Ruby, c’est un personnage crédible. Elle est parfois immature, elle fait des choix peu judicieux, mais cela est en adéquation avec son âge. Néanmoins, elle est forte, débrouillarde et elle évolue un peu au fil des pages. C’est un personnage assez attachant. Lors de sa traversée, nous allons croiser de nombreux caractères, ils sont souvent de passage dans sa vie, mais ils apportent tous de la consistance au récit.

Pour conclure :

« The rain » est un bon roman catastrophe post-apocalyptique, intriguant, et avec un concept de base intéressant. Nous sommes clairement dans un tome introductif, j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Ruby.

À découvrir !

La chronique du roman « Covenant, Tome 1 : Démon ; Sang-mêlé » de Jennifer L. Armentrout

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Sur une île au large de la Caroline du Nord vivent les hematoï, des individus au sang pur et aux pouvoirs divins capables de maîtriser les quatre éléments. Ceux dont la lignée a connu un métissage sont contraints de choisir leur destin : intégrer le corps des Sentinelles du Covenant pour chasser les démons, leurs ennemis originels, ou être réduits à la servitude. De retour depuis peu au Covenant pour des raisons qui lui appartiennent, Alexandria n’a pas le choix : fille d’une hématoï et d’un simple mortel, elle se doit de réussir l’examen lui permettant de devenir Sentinelle. L’institution applique une discipline de fer, et les relations entre sang-pur et sang-mêlé sont formellement interdites, sous peine d’exclusion, ou pire. Une règle qui pourrait être simple si Aiden, un sang-pur aux yeux couleur d’orage qu’Alex convoite depuis toujours, n’avait pas été désigné comme son entraîneur personnel…

Il est sorti le 11 octobre 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Alexandria est une Sang-mêlé née d’une union entre un dieu et un mortel. Depuis trois ans, elle vit dans le monde des humains avec sa mère. Mais un évènement inattendu la forcera à réintégrer le Covenant, l’endroit qu’elle a dû quitter. Emplie de chagrin, elle devra se faire accepter de nouveau et travailler dur pour devenir une sentinelle. Mais suite à son évasion avec se mère, son avenir est incertain. Alex est menacée d’une vie de servitude si elle ne rattrape pas son retard dans trois mois. Contre toute attente, Aiden St Delphi, un sang-pur qui est un redoutable guerrier, a décidé de prendre en main sa formation. Cela serait parfait, si Alex n’était pas amoureuse de lui depuis des années et que cet amour est impossible. Car un Sang-pur n’a pas le droit d’être avec un Sang-mêlé. Alex s’apercevra vite que cela ne sera pas son seul problème, avec les démons qui la traquent et une étrange prophétie qui fait son apparition…

Le style de Jennifer L. Armentrout est agréable et addictif. Sa plume a su me captiver et me faire ressentir tout un panel d’émotions intenses. Le rythme est soutenu entre révélations, action et rebondissements, même si certains sont prévisibles. Toutefois, on ne s’ennuie pas une seconde. J’ai été emportée par ma lecture, une fois commencé, il m’a été difficile de lâcher le roman.

En ce qui concerne l’univers que l’auteur à crée, il est attrayant, s’inspirant de la mythologie grecque avec un système de caste, de hiérarchie de sang avec dieu, demi-dieu, le pouvoir des quatre éléments tec…

C’est bien expliqué et convaincant même si nous en sommes qu’aux prémices. Pour ce qui est de la trame, elle est classique, mais parfaitement exécutée. Du côté des protagonistes, ils sont très plaisants et intrigants. Alex est courageuse, forte et vulnérable bien qu’impulsive et parfois immature dans ses choix. Elle devra d’ailleurs en payer les conséquences. Quant à Aiden, on ne peut que l’aimer. Il est loyal, patient et prêt à tout pour les personnes qu’il aime. Leur duo est explosif, leurs joutes verbales sont amusantes et dès qu’ils se retrouvent ensemble on sent une tension sexuelle à couper au couteau. On fait également la connaissance de Caleb, le meilleur ami d’Alex, et Seth qui aura un rôle bien particulier dans la vie d’Alex.

Pour conclure :

Jennifer L. Armentrout m’a conquise avec « Sang-mêlé ». Tous les ingrédients sont présents pour vous piéger dans ses filets. C’est envoûtant, j’ai littéralement dévoré le roman. C’est un coup de cœur, vivement la suite !

À noter que j’ai vu de nombreuses personnes dire que c’était un « plagiat » de la série Vampire academy. J’ai détesté VA (dont je n’ai aucun souvenir), mais je suis totalement tombée sous le charme de Covenant par l’écriture de l’auteur, ses personnages, etc. Donc à vous de voir.