Mon court avis sur « Ouragan » de Danielle Steel

71DE5S8wcuLL’ouragan Ophelia menace New York. Tous s’apprêtent à affronter la tempête.
Alors qu’Ellen tente de convaincre sa mère de quitter son appartement, Peter et Ben, deux étudiants, trépignent d’impatience d’assister au spectacle. Mais le déluge s’abat sur la ville et emporte tout avec lui. Dans un hôpital sans électricité, Juliette ne peut plus soigner ses patients. Charles ne retrouve ni ses deux filles ni son ex-femme. Bientôt, les eaux montent. La nuit sera longue…

Il est sorti le 12 septembre 2019 aux Editions Pocket.

Mon avis:

On suit l’histoire de différentes personnes qui subissent la violence d’un ouragan à New York.

À travers les pages, nous allons découvrir comment cette épreuve a impacté leur vie.

Je dois dire que j’ai bien apprécié ma lecture. Toutefois, on s’aperçoit vite qu’elle est surtout centrée sur les caractères et non sur l’ouragan qui n’est autre qu’une toile de fond.

C’est une lecture prenante, rapide et bien écrite, bien que prévisible. Les différents protagonistes sont agréables, bien que certains soient assez effacés par rapport à certains et qu’ils manquent de profondeurs.

En bref, « Ouragan » est un livre plaisant, si l’on n’attend pas un roman catastrophe.

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Mon avis sur « Comment j’ai raté mes vacances » de Geoff Nicholson

9782221241790-475x500-1 » Ne vous inquiétez pas, messieurs les policiers, je peux tout expliquer…  » 
La vie peut basculer très vite, même en vacances ! Motivé par une crise existentielle, Éric a décidé de goûter aux délices du camping-caravaning en famille. Mais, malgré sa tenace bonne volonté et son goût modéré pour l’imprévu, les événements déroutants et effrayants s’enchaînent : sa femme est prise de pulsions sexuelles irrépressibles, sa fille traverse une crise de mysticisme et son fils retourne à l’état sauvage. Et viennent se mêler à cette tribu déjantée un policier cinglé et des corps sans tête. Dans cette comédie grinçante, les scènes cocasses, voire hilarantes, en côtoient d’autres plus tragiques… À la satire s’ajoute aussi le burlesque, que Geoff Nicholson manie avec talent.

Il est sorti le 13 juin 2019 aux Editions Pavillons Poche.

Mon avis:

Éric, qui vient d’avoir 45 ans, décide qu’il doit emmener sa femme et ses deux enfants adolescents en vacances dans un camping caravaning, qui pourrait bien être leurs dernières vacances avant le départ des enfants. Eh bien, les vacances ne vont pas se passer du tout comme prévu…

Le style de Geoff Nicholson est agréable et assez prenant. Toutefois, j’ai eu du mal a accrocher à son histoire. Nous allons suivre les grandeurs et les bassesses de l’esprit humain à travers le journal intime du héros. Moult choses vont aller de travers et cela va se ponctuer de débauches sexuelles et de violence aveugle. C’est particulier, tout part à vau-l’eau, des situations abracadabrantes sans réelle cohérence, ce qui nous donne par moments un récit décousu.

En ce qui concerne les personnages, je n’en ai trouvé aucun attachant et ils sont stéréotypés à l’extrême.

Pour conclure :

Je m’attendais à beaucoup mieux. Je n’ai pas été transportée par cette satire comique très sombre, mais également absurde. J’avoue que cela a été vite lu et vite oublié. Une déception.  

Mon avis sur « La Lettre écarlate » de Nathaniel Hawthorne

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Boston, 1642. Dans la petite communauté puritaine, obsédée par la honte et le péché, la trop belle Hester Prynne est reconnue coupable d’adultère et clouée au pilori. Elle devra également porter, sa vie durant, une lettre écarlate : un « A » cousu sur sa poitrine, comme marque d’infamie. Une peine qui aurait pu être atténuée si elle avait révélé le nom de son amant, et père de sa petite fille, Perle. Mais ni les menaces, ni les promesses n’ont pu le lui arracher. Un homme pourtant, son mari porté disparu et revenu vivre à Boston sous une autre identité, va partir en quête de la vérité. Et, une fois le nom trouvé, exercer une vengeance aussi cruelle que raffinée.

Il est sorti le 7 février 2019 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Je me suis enfin lancée dans la découverte de ce classique de la littérature anglaise qu’est « La lettre écarlate ».

Située dans la colonie puritaine du Massachusetts, au XVIIe siècle, pendant les années 1642 à 1649, elle raconte l’histoire d’Hester Prynne, qui conçoit une fille à travers une liaison et se bat pour créer une nouvelle vie de repentance et de dignité. Hawthorne explore tout au long du livre les thèmes de la culpabilité, du péché et du pardon. Le tout avec un style relativement soutenu et grandiloquent, qui est parfois un peu poussif. Toutefois, je suis heureuse de l’avoir lu. Néanmoins, je conseillerais de sauter la longue introduction qui est ennuyeuse à mourir.

« La lettre écarlate » est un roman ouvertement féministe et complexe à analyser avec ses nombreuses nuances. Il fait réfléchir aux croyances et certains dogmes déraisonnables de la société que certaines personnes peuvent suivre inconsciemment, uniquement parce que leurs esprits sont conditionné pour elles. Il nous montre les incidences sur les choix faits par des individus, tout comme Salem et sa chasse aux sorcières.

Pour conclure : « La lettre écarlate » est un roman qui révolte et pousse à la réflexion. Il est très intéressant et mené par une héroïne forte, pleine de courage et de ténacité.  

Mon avis sur le roman « Shore » de Sarah Taylor

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Au large de la Virginie, un archipel oublié des Américains et du reste du monde, Shore, abrite depuis des siècles deux familles isolées par l’océan. Sur le rivage, on croise des chevaux sauvages parcourant des terres à la rare végétation, des routes parsemées de coquilles d’huîtres, des maisons délabrées, abandonnées par des femmes dans la misère, fuyant un mari ou un père irascible, capable de meurtre. 
À l’abri des regards, ces mêmes femmes s’adonnent à la magie noire. Elles luttent contre la sécheresse de leur terre, la violence des hommes, la pauvreté, sans jamais perdre de vue l’amour qu’elles portent à leur famille. 

Il est sorti le 4 janvier 2018 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Le récit se concentre principalement sur des femmes qui vivent au large de la côte de Virginie. Au cours des 250 dernières années, au fil des histoires, qui renferment de nombreux secrets et qui, au fil des récits, sont révélés. Nous allons rencontrer et revoir ces femmes à différentes étapes de leur vie, leurs familles, les conséquences de leurs actions pour les générations suivantes. Nous serons témoins d’assassinats, d’agressions, de pauvreté, de toxicomanies et de petites déceptions quotidiennes. Bien que cela soit écrit comme des nouvelles, ces dernières sont toutes liées, mais non racontées dans l’ordre chronologique. Elles forment un roman fort et émouvant mêlant traditions et croyances de ces insulaires. Les personnages sont touchants et complexes, et vont essayer de survivre dans un environnement particulièrement rude.

En conclusion, Shore est un livre foncièrement féminin avec des femmes qui cherchent à contrôler leur propre destin. Ce fut une lecture calme, puissante et touchante.

La chronique du roman « On regrettera plus tard » d’ Agnès Ledig

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Cela fait bientôt sept ans qu’Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu’à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d’un destin que l’on croyait tout tracé ? Avec la vitalité, l’émotion et la générosité qui ont fait l’immense succès de Juste avant le bonheur et Pars avec lui, Agnès Ledig explore les chemins imprévisibles de l’existence et du coeur. Pour nous dire que le désir et la vie sont plus forts que la peur et les blessures du passé.

Il est sorti le 8 novembre 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Tout commence une nuit d’orage où Valentine, institutrice d’un petit village, trouve devant sa porte un homme et sa fille malade dans ses bras. Ne pouvant les laisser sous cette tempête, elle les accueille chez elle.

Dans ce récit, nous suivons deux âmes blessées par la vie. Tous deux vivent une existence solitaire et bien tranquille, mais leur rencontre va tout changer. Ils devront faire face à leurs doutes et leurs peurs pour avancer, et essayer de vivre tout en s’ouvrant aux autres et en laissant entrer l’amour dans leur cœur, même si parfois cela peut faire souffrir. Quant aux personnages, principaux ou secondaires, ils sont touchants, attachants et humains. J’ai aimé partager cette tranche de vie à leurs côtés. Agnès Ledig nous embarque avec facilité dans son monde et son histoire parfois difficile, mais profonde et addictive, aux multiples émotions. Le tout avec un style simple et prenant.

Pour conclure :

« On regrettera plus tard » est un roman plein de bon sentiments et d’humanité avec une belle morale. À découvrir !  

La chronique du roman « La Dernière des Stanfield » de Marc Levy

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Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres. 
Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel. 
George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec. 
Lui aussi reçoit un message accusant sa mère des mêmes faits. 
Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas. 
L’auteur des lettres leur donne rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore. 
Quel est le lien qui les unit ? 
Quel crime leurs mères ont-elles commis ? 
Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ? 
Au cœur d’un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée de l’été 1944, à Baltimore dans la liberté des années 1980, jusqu’à Londres et Montréal de nos jours.

Il est sorti le 18 mai 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Marc Levy nous offre une histoire prenante, une enquête que l’on n’a pas envie de lâcher. Certes, le début est un peu long à se mettre en place, mais j’ai tout de même été intriguée. Du coup, j’avais envie de continuer pour découvrir ce que l’auteur allait nous réserver avec ce roman.

L’intrigue de l’auteur est très bien menée, nous baladant à la découverte de divers personnages, de différents destins, à de multiples époques, mais aussi plusieurs lieux, et tout ça, sans jamais nous perdre dans les méandres de ses secrets de famille. Vraiment, chapeau bas ! Je ne connaissais pas Marc Levy dans ce registre des secrets de famille et ça lui va plutôt bien !

 

La relation entre George-Harrison et Eleanor-Rigby ne m’a pas passionnée outre mesure, et je l’ai trouvée plutôt mal amenée à vrai dire. C’est sans doute un des points noirs du livre qui font que pour moi, ce n’est pas un coup de coeur. 

J’ai également eu du mal à m’attacher aux personnages de May et de Sally-Anne. Leur histoire est très intéressante, imbriquée à celles du présent, et la plume de Marc Levy a réussi à me faire passer outre mon non-attachement aux protagonistes. Et je dois avouer que c’est une véritable prouesse, car, personnellement, quand un personnage m’insupporte, ça me gâche l’histoire d’habitude.

En conclusion, Marc Lévy nous embarque avec brio dans son histoire à travers les époques, avec ses divers narrateurs. C’est une bonne saga familiale où se fondent des non-dits, des secrets de famille et destins croisés. Cela n’a pas été un coup de coeur à cause de mon manque d’attachement aux personnages, mais ce fut une excellente lecture quand même.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « La nuit a dévoré le monde » de Martin Page (Pit Agarmen)

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Après une soirée mouvementée, Antoine Vernet se réveille dans un appartement parisien vide, maculé de sang. Dehors, c’est la guerre. La police lutte inutilement contre une armée de zombies affamés, qui ne cesse de s’agrandir. Face à cette catastrophe, Antoine, qui n’a rien d’un héros, décide de se barricader dans l’appartement. Mais les zombies ne sont pas la seule menace dans ce monde apocalyptique.

Il est sorti le 1 mars 2018 aux Editions Robert Laffont.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance d’Antoine Verney, un écrivain de romans à l’eau de rose, lors d’une soirée sur Paris. Après une cuite, il part s’isoler dans une pièce. Au petit matin, il se réveille dans un bain de sang, dans un monde où tout a changé…

Le style de Martin Page est très agréable, concis et prenant. On ne se perd pas dans les descriptions, nous allons à l’essentiel, mais cela n’en est pas moins profond. Le rythme est assez lent, car tout le long nous sommes plus sur l’attente et l’observation, mais l’on ne s’ennuie pas. L’auteur aborde, à travers son personnage misanthrope, une critique de notre société de consommation où il faut être forcément dans la norme et de l’isolement social. Via l’introspection d’Antoine, nous faisons un point sur l’humanité avec ses bons et mauvais côtés. Antoine a l’impression de tenir sa revanche sur une société qu’il a toujours méprisée. Dans son huis clos avec pour seule interaction les zombies, il va comprendre qu’après la phase d’euphorie d’être seul, l’être humain est fait pour vivre avec d’autres êtres humains. Cette catastrophe lui redonnera goût en l’humanité et de la vie. C’est un récit assez sombre, mais avec une lueur d’espoir. Quant au côté zombie, ces derniers sont très classiques. Toutefois, ils sont très peu présents et nous n’avons aucune explication sur cet aspect du roman. On demeure totalement sur le flou, mais à ma grande surprise, cela ne m’a pas gênée.

Pour conclure :

À travers son livre post-apocalyptique, Martin Page fait une critique de notre société où l’homme est un loup pour l’homme. Mais nous avons besoin d’interaction avec notre espèce pour se sentir vivant, et malgré le fait de la violence de nos vies, il y a du très bon.