La chronique du roman « Ni mariée ni enterrée, livre 1 » de Katy Colins

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– Se faire plaquer à deux semaines de son mariage : fait.
– Se retrouver au chômage pour avoir préparé ledit mariage sur ses heures de travail : fait.
– Perdre toute dignité après avoir croisé le fiancé volage et la nouvelle femme de sa vie : fait.
 
Ce que Georgia n’a pas fait depuis longtemps, en revanche, c’est se demander ce dont elle a vraiment envie. Et, plus elle y pense, moins la sainte trinité « mariage-maison-maternité » la fait vibrer. Non, ce dont elle rêve depuis toujours, c’est de parcourir le monde. Apprendre une nouvelle langue au sommet du Kilimandjaro, s’ouvrir à la spiritualité auprès d’un moine bouddhiste, goûter des plats aux noms imprononçables… Alors, Georgia fait le grand saut : elle part. Six semaines en Thaïlande. Six semaines pour réaliser ses rêves et se recentrer sur l’essentiel : elle-même.
 
Sauf que, dans les voyages comme dans la vie, rien ne se passe jamais comme prévu – et notre Bridget Jones en sac à dos ne va pas tarder à s’en rendre compte… pour le meilleur et pour le pire.
Il est sorti le 10 mai 2017 aux Editions Harlequin, collection &H.
Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Georgia, une jeune femme de 28 ans. Depuis douze mois, elle organise et prépare son mariage sur le thème « champêtre à l’anglaise ». Il y a deux semaines, son monde s’écroule lorsque son fiancé annule leur mariage. Emmenée en Turquie par son amie Marie, cette dernière lui propose de faire une liste de ce qu’elle a envie de faire et de voir au cours de sa vie. Sans comprendre ce qui lui arrive, Georgia se retrouve avec un sac sur le dos direction la Thaïlande. Mais rien ne se passera comme elle l’avait prévu…

Le style de Katy Colins est très agréable et prenant. Elle nous transporte avec aisance, à l’aide de ses descriptions, dans l’aventure Celle-ci ne sera pas de tout repos pour notre héroïne. C’est bien mené, c’est rythmé et on ne s’ennuie pas une seconde. On suit avec plaisir Georgia, cette femme un peu paumée, crédule, naïve, mais attachante. Grâce à ce voyage elle s’épanouira, repoussera ses limites et fera des rencontres qui auront un impact positif sur sa vie, ses désirs et son attitude. Elle commettra des erreurs, mais Georgia en tirera des leçons et au bout du compte, en ressortira plus forte. Elle reprendra sa vie en main et commencera à être heureuse, tout simplement. Le tout nous est raconté avec beaucoup d’humour et de légèreté.

Pour conclure :

« Ni mariée ni enterrée, livre 1 » est un livre feel-good. C’est divertissant du début à la fin, c’est une lecture d’évasion qui vous donnera envie de partir également. C’est un roman idéal pour l’été. Je le recommande chaudement et j’ai hâte de faire le voyage en Inde avec notre miss catastrophe…

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La chronique du roman « Assassin’s creed : Le roman du film » de Christie Golden

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Nous agissons dans l’ombre pour éclairer le monde.

Nous sommes les Assassins.

Soumis à une technologie révolutionnaire qui libère ses souvenirs génétiques, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar dans l’Espagne du XVe siècle. Callum découvre alors qu’il est le descendant d’une mystérieuse société secrète, la Confrérie des Assassins. Grâce aux connaissances et aux capacités extraordinaires transmises par son aïeul, l’Assassin affrontera le tout-puissant Ordre des Templiers de sa propre époque.

Il est sorti le 6 janvier 2017 aux Editions Milady.

Mon avis:

On suit Callum Lynch, 40 ans, qui est en prison et est sur le point d’être exécuté. Contre toute attente, il se réveille à Madrid au siège d’une organisation privée qui travaille à perfectionner l’humanité. Pour ce faire, Le Dr Sofia Rikkin a besoin de Callum, car il est le dernier descendant d’Aguilar, qui pourrait être la clé pour trouver un artefact très recherché. Dès lors, Callum va plonger dans les souvenirs de son aïeul grâce à une technologie puissante connectée à son ADN qui le fera régresser en 1491.

Il va découvrir bon nombre de secrets et tout comme son ancêtre, Callum devra affronter le tout puissant Ordre des Templiers.

Je n’ai jamais joué aux jeux vidéos, ni lut les précédents livres ou encore vu le film. C’était ma première plongée dans l’univers d’Assassin’s creed et j’ai adoré !

Le style de Christie Golden est simple, prenant et très cinématographique, les scènes de combat sont particulièrement réussies. On est très vite immergé dans l’histoire. On oscille entre deux périodes, le présent et l’Andalousie en 1491. C’est bien réalisé, la mythologie est très intéressante et on ne s’ennuie pas. Toutefois, je suis surprise que la majeure partie de l’histoire se passe dans le présent. Néanmoins, cela permet d’en découvrir plus sur les personnages, le bien fondé de cette technologie qu’est l’Animus, les enjeux de cette guerre qui oppose les templiers et les assassins.

Pour conclure :

« Assassin’ s Creed : le roman du film » est un livre réussi qui pose bien les bases. C’est un tome introductif parfait pour les néophytes comme moi. J’ai hâte de découvrir la suite !

La chronique du roman « Truffe et sentiments »de Emilie Devienne

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« Bonjour ! Je m’appelle Gibus. Je suis un pur SPA et fier de l’être. Quand Rose et Julien m’ont recueilli, je pensais couler des jours sereins dans leur grande maison avec jardin et croquettes de premier choix. Or, « patte à tra » : ils divorcent ! Bien sûr, ils ont tout prévu : garde alternée pour les enfants, partage équitable des meubles, nouvel appartement… Et qu’en est-il de moi ? Pour m’avoir, tous les coups sont permis. Mais c’est sans compter sur les plans épiques de mes jeunes maîtres, Paul et Sophie. Pendant ce temps, Pinotte refuse mes avances, la mère de Rose tombe amoureuse à plus de soixante ans et encore, je ne vous dis pas tout… » Quand les désaccords se multiplient dans un couple, comment gérer la crise sans y laisser son pelage ? Rassurez-vous, fin psychologue et philosophe à ses heures, Gibus a plus d’une astuce sous la patte !

Il est sorti le 20 avril 2016 aux Editions Pygmalion.

Mon avis:

Rose et Julien mènent une vie heureuse pendant plusieurs années. Un chien (Gibus) et deux enfants (Paul et Sophie) plus tard, ils divorcent. Julien a du mal à encaisser la pilule. Chacun doit désormais trouver sa place et son équilibre dans cette nouvelle organisation familiale. A travers les yeux de Gibus, notre narrateur qui a du chien, on observe les effets secondaires du divorce dans cette petite famille.

Gibus n’est pas seulement observateur, il peut être aussi un véritable acteur de l’histoire par moments. Avec l’aide des enfants, il met en scène des plans pour tenter d’arranger les choses pour lui et pour les membres de sa « meute », pour leur faire comprendre que s’ignorer et se mettre en colère n’est pas la solution. Il se dégage de Gibus une certaine innocence, avec un petit côté naïf, comme un enfant. J’ai adoré avoir ce petit chien comme narrateur. C’était original et très intéressant.

Le personnage de Rose est vraiment détestable. Tout d’abord, elle divorce et « éclate » sa famille sans vraiment avoir de raison. Son égoïsme sans bornes m’a exaspérée. Une fois qu’elle obtient son divorce, elle se positionne en victime et ne pense qu’à elle, tout en pourrissant la vie de son ex, de ses enfants et de son chien. Pour moi, elle n’agit pas en adulte, elle cherche seulement « à gagner » (si tant est qu’on ai quelque chose à gagner dans ce genre de situation…).

Julien m’a fait l’effet d’un type un peu paumé qui ne comprend pas ce qui lui tombe dessus (et on le comprend !). Je ne peux pas vous parler de la fin du roman, mais je suis contente que l’auteure ai choisi ce type d’évolution pour son personnage. Au départ, Julien subit, mais il fini par sortir les griffes, par se faire entendre et fini par se battre pour son bonheur.

Paul et Sophie ont attiré toute ma sympathie. L’auteur ne tombe pas dans le cliché des enfants énervants qui en profitent, tout en nous offrant tout de même des enfants avec du caractère. Ils ne sont pas offensifs (enfin, pas toujours) mais plutôt inventifs et se serrent les coudes avec Gibus.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé « Truffe et sentiments » qui est un roman original, souvent touchant, parfois drôle et divertissant. J’ai beaucoup aimé suivre cette famille et la façon dont elle se relève de cette épreuve. On ne tombe jamais dans le drame, on reste en équilibre entre le malaise que peut provoquer la situation et l’espoir d’une vie meilleure.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Là où naissent les ombres » de Colin Winnette

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Brooke et Sugar sont frères, et chasseurs de prime. Contraints de quitter la ville après une tuerie particulièrement violente, ils se réfugient dans les bois. Un matin, à leur réveil, ils trouvent à leurs côtés un mystérieux garçon amnésique, Bird. Autour d’eux et sur des kilomètres, rien d’autre que du désert, une nature hostile, et parfois des hommes. Lors d’une expédition punitive dans un village, Brooke et Sugar sont capturés par la police locale et mis en prison. Brooke parvient à s’enfuir, Sugar, sorte de bête humaine, sale et hostile, reste derrière les barreaux.

Il est sorti le 22 avril 2016 aux Editions Denöel. Traduit par  Sarah Gurcel.

Mon avis:

« Là où naissent les ombres » était un roman qui me faisait envie tant par son résumé, que part sa couverture. Cependant, à la fin de ma lecture, j’en ressors déçue.

Le début était pourtant prometteur. Nous faisons la connaissance de deux « frères » (Brooke et Sugar), psychopathes un peu particuliers, qui après une altercation violente dans un village se voient contraints de fuir dans la forêt.

Dans cette dernière, ils rencontrent un jeune garçon amnésique. Ils feront un bout de chemin ensemble jusqu’à ce qu’un évènement les sépare…

Et à partir de là, Colin Winnette m’a perdue… En effet, bien que le scénario était intéressant et les personnages intrigants, au bout de quelques pages, c’est devenu creux, confus, et même, carrément ennuyeux. Je n’ai pas aimé la direction que l’histoire a prise. De plus, certaines scènes d’action sont trop sommaires. De surcroît, le style lapidaire et incisif de l’auteur ne nous permet pas de ressentir la moindre émotion. Je suis restée en retrait, rien ne m’a touchée dans ce roman. Et, c’est bien dommage !

Je crois que ce que je regrette le plus, c’est le fait que les personnages ne soient pas plus fouillés psychologiquement. Je pense qu’il y avait un réel potentiel de ce côté-là. Cela aurait apporté une toute autre dimension au récit, quelque chose de bien plus sombre, une plongée dans l’âme complexe des êtres humains. On demeure vraiment trop en surface…

Pour conclure :

J’avais de grands espoirs pour ce western acide « Là où naissent les ombres » et Colin Winnette n’a pas su me convaincre ni m’embarquer. Tout reste trop simple, fade et ça manque d’exploitation.

À vous de voir si vous voulez tenter l’aventure.  

La chronique du roman « Le puits » de Ivàn Replia

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Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Comment surtout se sont-ils retrouvés là ?

Il est sorti le 4 mai 2016 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Deux enfants, des frères nommés « le grand » et « le petit » (nous n’en saurons pas plus sur eux) sont tombés dans un puits de sept mètres de fond dans la forêt.

Nous, lecteur, nous plongeons avec eux dans leur lutte incessante pour survivre. On est au cœur de leur combat avec tout ce que cela entraîne. D’ailleurs, Ivàn Replia exagère tout et nous décrit les moindres détails avec un style très métaphorique et plein d’envolées lyriques. Il nous emmène vers les profondeurs de la folie et l’indomptabilité de l’esprit humain face à certains évènements. Néanmoins, il nous montre que face à l’adversité écrasante, la volonté de survivre éclipse tout. Malgré les obstacles que la vie met sur notre chemin, celle-ci vaut la peine d’être vécue. « Le puits » est un récit très sombre, plein d’angoisse et de douleur, mais qui apporte une certaine lueur d’espoir.

En bref, « Le puits » est un conte allégorique très intense et très bien écrit. Toutefois, personnellement, je n’ai pas apprécié ma lecture. Je ne m’attendais pas à ça et de ce fait, je l’ai trouvé ennuyeuse. Je pensais que c’était une simple fable alors qu’en fait, c’est beaucoup plus cérébral que ça, et ce genre de lecture, ce n’est pas ce que j’aime. C’est juste une question de goût. Donc à voir si vous voulez tenter l’aventure…

La chronique du roman « La bibliothèque des cœurs cabossés »de Katarina Bivald

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Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose : Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l’Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l’invite à venir passer des vacances chez elle. A son arrivée, une malheureuse surprise l’attend : Amy est décédée. Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque… grâce aux livres, bien sûr.

Il est sorti le 4 mai 2016 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Je mentirais si je disais que je n’ai pas apprécié ma lecture, mais il y a tout de même pas mal de points qui m’ont moyennement convaincue. La bibliothèque des cœurs cabossés est une gentille histoire qui manque malheureusement de crédibilité et d’envergure psychologique.

Contrairement à ce que j’ai pu lire dans les avis à droite et à gauche, j’ai trouvé l’écriture maîtrisée, pleine de bon sens et saupoudrée d’un humour agréable. Pour un livre qui parle de livres justement, tout lecteur ne peut que se retrouver dans l’esprit de l’héroïne quand elle évoque la littérature. Les passages à ce sujet sont ceux qui m’ont le plus emportée et ils m’ont fait me questionner sur mon propre rapport à la lecture. Le lecteur est un rêveur né qui se cherche pas mal et il a tendance à vivre au travers des romans qu’il lit sans oser sauter le pas dans sa propre vie de peur d’éprouver un décalage, voire un sentiment d’insipide dans le quotidien. Cette recherche de soi m’a parlé. Une réussite à ce niveau.

J’ai également aimé me promener dans Broken Wheel (la petite ville est une valeur sûre en littérature), les échanges avec Amy que l’on découvrait au compte-gouttes, ce sentiment que le destin a amené le personnage dans cette ville.

Le souci principal que j’ai finalement relevé en refermant le roman se résume à ça : un bel enrobage (d’écriture) pour pas grand-chose concernant l’histoire.

Selon moi, les protagonistes sont mignons, gentillets, mais ils manquent d’intensité et frôlent le stéréotype. C’est dommageable, car la narration leur rend plutôt justice, mais pas les péripéties qu’ils vivent et qui, additionnées, m’ont fait l’effet d’être un panier social clé en main. Entre le père alcoolique, la Bree Van de Kamp, le presque Darcy dont on dit du bien mais que Sara ne cerne jamais vraiment jusqu’à la fin… Ensuite, il faut m’expliquer comment on peut survivre sans réellement travailler dans une ville où les commerces sont voués à la faillite. Il n’y a personne, que des habitués, alors comment un snack et un bar peuvent-ils tenir le coup dans un bled pareil ?

Je maintiens, j’ai aimé les moments où Sara évoque les livres, la vie, certaines scènes avec les habitants de Broken Wheel, mais j’ai peiné avec les soucis personnels de chacun et, ô malheur pour moi qui suis friande de romance, je n’ai pas été convaincue par l’histoire d’amour. Du compliqué de façade qui m’a laissée sceptique quant au revirement…

En conclusion, un roman plaisant qui détend, mais dont il ne faut pas attendre plus. Étonnamment, malgré la fin peu satisfaisante, mais grâce à l’enthousiasme livresque de l’héroïne et aux références connues, un livre qui peut réconcilier avec la lecture en cas de panne.

Ecrit par Julie

La chronique du roman « Supernova » de Emma Daumas

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Supernova : Explosion spectaculaire des étoiles massives qui, vidées de leur substance, s’effondrent sur elles-mêmes. C’est l’histoire d’Annabelle, seize ans, une jolie petite chanteuse de bal de province et de son avatar, Bella, créature née de sa participation à Starcatcher, télé-crochet en vogue servant de fusée médiatique aux adolescents en quête de poussière d’étoiles. Pas de factice suspens dans ce récit ou l’extinction violente et véloce d’une gloire est programmée à sa naissance mais au-delà de la trajectoire d’une étoile filante, il est question ici de l’initiation d’une enfant à la vie des grands, la plus cruelle et cynique qu’il soit, entraînant inexorablement la mort de ses illusions et de l’Amour. Dans un monde de spectacle et d’exhibition, où l’on confond amour et séduction, narcissisme et respect de soi, Annabelle réussira-t-elle à retrouver le chemin vers la vraie lumière, sa lumière intérieure ?

Il est sorti le 8 avril 2016 aux Editions Scrinéo.

Mon avis:

Annabelle, jeune chanteuse de province, est repérée par le producteur de l’émission Starcatcher lors d’un petit concert dans son village. La jeune fille se rend sur Paris pour passer une audition et quelques mois plus tard elle apprend qu’elle a été sélectionnée pour participer à l’émission. Au départ fraîche, naïve et gentille, Annabelle fini par se perdre dans cette émission, dans sa recherche de célébrité…

Je ne sais pas vraiment quoi penser de ce roman. Si au départ j’ai été emportée par l’histoire (malgré le fait que je n’aime pas tout ce qui touche à la téléréalité) j’ai fini par ne plus supporter l’héroïne et par me détacher du récit. J’attendais une héroïne qui évolue, qui apprend de ses erreurs, mais ce n’est pas le cas.

Par conséquent, je n’arrive pas à le prendre comme « un livre qui dénonce » tant l’héroïne est « cruche » jusqu’au bout. Il se passe des choses extrêmement graves dans la vie d’Annabelle et celle de ses proches, et on a l’impression que son égoïsme l’entoure d’une bulle. Annabelle devient complètement déconnectée de la réalité, elle perd totalement pied, elle devient injuste voire méchante. Cette célébrité fulgurante détruit tout ou presque dans la vie de l’héroïne, et elle ne s’en rend pas vraiment compte.

Je vois dans les différentes interview d’Emma Daumas qu’elle dit, en gros, avoir voulu aborder/expliquer tout le star system, ses qualités mais aussi ses travers, tout en le poussant à son paroxysme. Toutefois, ce n’est pas ce que j’ai ressenti en lisant ce roman. Certes, l’auteur décrit vraiment bien tout ce star system, cette recherche de célébrité, l’envers du décor, le côté « création de star et rejet » etc. 

Malheureusement, son héroïne subit jusqu’au bout, il n’y a pas de rébellion, pas de message fort, pas de « morale ». Pour moi, ce n’est pas un roman « engagé » au final, et c’est bien dommage. A mon sens, cela aurait donné une dimension particulière à son roman.

Je tiens tout de même à souligner que la plume d’Emma Daumas m’a agréablement surprise. On sent un vrai travail sur son écriture et j’ai trouvé cela vraiment fluide. Je n’étais pas particulièrement fan de ses chansons (je crois que j’étais un peu trop vieille) et je ne l’ai pas suivie dans la Star Academy (j’ai horreur de la téléréalité et de ce qu’elle fait subir aux gens qui y participent) mais je la découvre en tant qu’auteur et j’ai beaucoup aimé son écriture. Si elle publie autre chose, je la lirai très certainement.

En conclusion, j’avais très envie d’aimer « Supernova » mais j’avoue que j’ai été un peu déçue. J’ai bien compris la démarche de l’auteur et son envie de montrer que la célébrité n’est pas à rechercher à n’importe quel prix, que l’amour de soi est préférable. Toutefois, je pense que ce message est abordé de manière un peu maladroite à travers une héroïne qui devient détestable. J’aurais préféré une véritable évolution de la part du personnage principal.

Ecrit par Noémie