La chronique du roman graphique « Le joueur de flûte de Hamelin » de Jay Asher,‎ Jessica Freeburg & Jeff Stokely

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Jay Asher et Jessica Freeburg ont habillement revisité l’histoire du joueur de flûte de Hamelin dans ce conte fantastique effrayant.

Il était une fois, dans un petit village au fin fond de la forêt, une jeune femme sourde nommée Maggie. Maltraitée par les villageois, elle se réfugiait dans l’imaginaire, rêvant de trouver un jour le prince charmant. Quand Maggie rencontre le mystérieux joueur de flûte, il semble que tous ses vœux se réalisent. Mais à mesure qu’elle se rapproche de lui, Maggie découvre le côté sombre du garçon de ses rêves qui pourrait bien se révéler son pire cauchemar… 

Transcrite initialement par les frères Grimm, la légende évoque la disparition de cent trente garçons et filles, un désastre qui serait survenu le 26 juin 1284 dans la ville de Hamelin en Allemagne. 

Il est sort le 25 janvier 2018 aux Editions Michel Lafon.

Mon avis:

Dans un petit village au milieu de la forêt vit une jeune femme solitaire et sourde : Maggie. Cette dernière est rejetée par les habitants du village du fait de son handicap. Elle trouve du réconfort dans son imaginaire en s’inventant des histoires et elle rêve de vivre un conte de fées. Maggie croit que cela est possible lorsqu’elle rencontre ce mystérieux inconnu qui est venu débarrasser le village d’une invasion de rats, mais finalement cela pourrait bien se révéler être un cauchemar…

J’ai été happée par ce récit sombre, avec un équilibre entre la tragédie et l’espoir. Tout le monde connaît la légende allemande retranscrite par les frères Grimm, mais qui laissait des blancs. À savoir pourquoi on en est arrivé à la fin que nous connaissons tous. Jay Asher et Jessica Freeburg ont parfaitement su s’approprier la fable et nous donner certaines réponses à nos questions, sans dénaturer le ton du texte original. De plus, les illustrations sont très jolies et détaillées. Jeff Stokely a parfaitement su retranscrire à travers son trait de crayon les expressions et les sentiments des personnages, en choisissant habilement les couleurs. Cela apporte un réel plus au récit.

Pour conclure :

« Le joueur de flûte de Hamelin » est un roman graphique réussi, que ce soit par son histoire courte et puissante, ou ses illustrations. J’ai été totalement séduite par cette réécriture de conte.

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La chronique de la Bd « Mes psycho BD, tome 1 : Débordée, moi ? Plus jamais ! » de Pauline Perrolet et Pacotine

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La série

Mes psycho BD abordent les petites et grandes questions de psychologie de la vie quotidienne : comment combattre ses complexes, retrouver son estime de soi, apprivoiser ses peurs, lutter contre le stress, gérer sa vie professionnelle et sa vie privée, préserver son couple… autant de problématiques résolument ancrées dans la vie quotidienne. Mais chez Jungle, ces problèmes ne sont pas inéluctables. Chaque BD traite l’un de ces thèmes sérieux avec humour, cautionné par un ou plusieurs spécialistes du sujet (psychiatre, psychologue, praticien…) qui apporte conseils et réponses aux questions des lecteurs.

L’album

Difficulté à lâcher prise, frustration, culpabilité, stress, épuisement… la vie des femmes est loin d’être un long fleuve tranquille. Débordée, moi ? Jamais ! vous invite dans le quotidien palpitant de ses six héroïnes. Qu’elles soient mariées, en solo, mamans au foyer, mamans tout court, et/ou accros au boulot, elles vivent au quotidien une véritable course contre la montre… qu’elles espèrent bien remporter !

Eclairée par les conseils d’un expert, et illustrée avec humour, cette BD nous livre de nombreuses astuces pour survivre à son quotidien de Wonder Woman… avec un peu plus de légèreté et beaucoup de bonne humeur ! Une approche de la psychologie inédite sous forme de BD, pour dédramatiser et se simplifier enfin la vie !

Il est sorti le 4 septembre 2013 aux Editions Jungle dans la collection Mes psycho BD, 64 pages, 12€.

MON AVIS :

De la psychologie féminine en BD, voilà qui promettait de bons moments de rigolade. Eh bien, je n’ai pas été déçue, les planches sont pleines d’humour grâce aux illustrations dynamiques et aux personnages expressifs qui évoluent dans des situations d’un quotidien qui pourrait être le nôtre. En effet, tout a été pensé pour que chaque femme, qu’elle soit mère et en couple, mère célibataire, au foyer ou active, voire même sans enfant, puisse s’y retrouver. Grâce aux cinq héroïnes mises en scène, on se retrouve confronté à des réflexions qu’on se fait immanquablement concernant les tâches ménagères, le désir d’avoir des enfants, le jonglage entre bambins et travail. On évoque la place du compagnon dans tout ça, l’importance de s’accorder du temps pour soi et le fait de ne pas culpabiliser d’être une femme en plus d’être une maman.

Cet album est un excellent mix de tous ces questionnements ; les bulles sont non seulement hilarantes, mais elles délivrent aussi des messages-conseils pertinents qui passent finalement mieux que s’ils étaient dispensés à l’oral par des copines qui ressemblent trop à la femme parfaite, ou à l’écrit sans le charme des illustrations.

Cette initiative devrait séduire les adeptes de la BD, mais également des personnes qui ne le sont pas vraiment mais qui trouvent le thème de la femme débordée intéressant. Une réussite, donc. Et bonne nouvelle, il s’agit d’un tome 1, vivement la suite.

Feuilletez les premières planches sur le site de l’éditeur, ici

Feuilletez d’autres planches sur Amazon.fr, ici

Ecrit par Julie

 

La chronique de la BD « The Zumbies – Tome 2 » de Julien / CDM & Yan Lindingre

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Voici une bd vraiment sympa, qui se veut légère, rythmée et déjantée à souhait !

Par contre, je préfère vous prévenir d’avance, il faut être un(e) adepte des zombies pour pleinement apprécier l’ouvrage, et surtout être doté d’un second degré béton. Car il est vrai qu’à certains égards, la religion en prend pour son grade.

Outre cela, l’histoire est prenante. Ce volume est découpé en plusieurs phases, qui relancent sans cesse l’intérêt du lecteur. Les changements de décor se multiplient et nous emmènent dans le bayou en compagnie d’une diseuse de bonne aventure, dans un western avec un colisée pour scène, ou encore sur une île un peu particulière où un savant fou, à la Cortex, tente de conquérir le monde. Tout ça avec des références rock bien senties, des bulles apparaissant de temps à autre pour siffloter une chanson du genre.

Mais ce que j’ai adoré, ce sont toutes les références planquées comme le nom du bateau « The Amy W. » (Amy Winehouse), les looks elvisiens de certains personnages secondaires et la bulle mémorable où nos quatre zombies traversent un pont à la file indienne, une scène qui n’est pas sans nous rappeler un passage pour piétons avec des Beatles dessus. J’ai également été réceptive à l’humour de notre groupe de rock morbide. Il pique un peu, faut avoir le cœur bien accroché, mais chapeau, car il fallait vraiment penser à certaines réflexions à double sens.

Exemple : dire à une momie qu’elle « fait bande à part ».

Je ne sais pas si quelques détails sont voulus, ou si c’est ma tête qui cherche à trouver des rappels d’œuvres culturelles connues, comme le coup des frères Winter qui me font penser à Dupont et Dupont de Tintin, qui ont des tatouages sur le corps à la Prison Break, sauf que la porte de sortie, ici, est une chanson, et la prison une île.

Les dessins sont tout à fait appropriés pour l’ambiance morbido-déjantée, le coup de crayon est nerveux et audacieux. Les bulles sont en général d’un vert sombre qui colle bien avec l’ambiance d’outre-tombe, et on a droit par moments à de superbes touches de couleurs, notamment un rouge vif pour le sang et assimilés 🙂

Mon passage préféré reste celui du concert avec tous les groupes concurrents qui ont chacun droit à des chansons tout à fait adaptées à leur style. Et le clin d’œil au festival de Woodstock (« Woodtonguestock ») avec ce message contestataire délivré en paroles.

Je concluerai en vous disant que ce volume est le second de la série, mais que ça ne m’a absolument pas gênée de ne pas avoir lu le premier. Surtout que les auteurs nous mettent des astérisques là où on nous renvoie aux rencontres faites dans le précédent opus.

La bd est sortie le 29 août aux éditions Fluide Glacial, au prix de 14 €.

écrit par Julie

La chronique sur « True blood, tome 1 » de Alan Ball & Charlaine Harris & David Messina

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Chez Merlotte. L’orage gronde derrière les vitres, trop fort pour être tout à fait naturel. Sookie et les habitués de Bon Temps vont bientôt comprendre qu’ils ont été piégés par une créature qui se nourrit de leurs émotions… et promet de les tuer un par un si sa faim n’est pas assouvie. Pour survivre, ils devront lui livrer leurs secrets les plus honteux. Une histoire entièrement inédite par le producteur et les scénaristes de la série télévisée.
Mon avis:

Voilà, ça y est, j’ai sauté le pas… j’ai lu mon premier roman graphic et je n’ai pas commencé avec n’importe quoi, mais avec True blood, ma série favorite. Eh bien ! Pour moi, cette lecture fut une déception. Pourtant je me faisais une joie de rejoindre tout ce petit monde à Bon Temps !
L’histoire est bien, mais pas très intéressante. J’ai trouvé que l’intrigue était moyenne et que la cadence était lente. On retrouve nos personnages préférés pris au piège dans notre cher bar, le Merlotte, par une créature des plus étrange. C’est un démon shaloop, un esprit trompeur, il va les forcer à révéler leurs plus honteux et sombres secrets pour que la bête puisse s’en nourrir et qu’ils soient libérés. Tout au long du récit, on va découvrir les flash-back de nos héros. 
Franchement, il n’y a rien de nouveau et ça reste assez ennuyeux. Je n’ai pas retrouvé la dynamique et l’atmosphère que j’aime dans les livres de Charlaine Harris ou dans la série télé. Autrement, le style d’écriture est assez semblable à ce que l’on connait, ça se lit vite et bien. Quant aux graphismes, le réalisme des décors et des protagonistes est relativement bien fait, les couleurs correctement choisies même si certains personnages sont mieux faits que d’autres. Les actions et les scènes glauques sont agréablement exécutées. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le fait que chaque chapitre soit annoncé par une affiche graphic et une photo des acteurs de la saga ainsi que la galerie des couves qui se trouve à la fin.
Pour conclure :
Les dessins sont sympa, l’ambiance et l’histoire sont passables. Je m’attendais à mieux. Où alors, c’est peut-être moi qui n’ai pas su accrocher au genre comics.