La chronique du roman « Teigneux » de Daniel Kraus

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Neuf ans se sont écoulés depuis cette nuit terrible au cours de laquelle Ry Burke, tout juste âgé de dix ans, a fui la fureur dévastatrice de son père. Il n’a dû sa survie qu’à ses jouets, les Trois Inommables : le réconfortant et malicieux Mister Oursington, le sage Jésus en plastique, et l’étrange et inquiétant Teigneux, qui lui ont transmis force et conseils. 
Aujourd’hui l’heure est venue de quitter la ferme, et cette terre maudite de l’Iowa qui semble refuser de produire depuis que Marvin, le père tyrannique et maître des lieux, est en prison. 
Les Burke sont enfin prêts à se libérer du passé. Mais leurs démons refusent de lâcher prise, et la pluie des météorites qui s’abat sur la région va les déchaîner. 
Le matin du départ, Ry entend un fredonnement trop familier s’échapper de la cuisine. Marvin est de retour…

« Teigneux » est sorti le 8 février 2018 chez Fleuve éditions, collection Outrefleuve.

Mon avis:

Ry Burke, 19 ans, sa mère et sa petite sœur se débrouillent pour vivre dans leur ferme dont les terres ne donnent plus rien. Ry cherche a se distraire des sombres souvenirs qui ont jalonné son enfance jusqu’à l’âge de 9 ans où Martin Burke, un monstre, est depuis en prison. Sa vie se passe tant bien que mal jusqu’au jour où une météorite s’abat dans la cour de la ferme, en apportant avec elle un fragment d’un autre monde, mais qui sonne aussi le retour de son pire cauchemar. En effet, son père réapparait, et ce dernier est venu se venger. Ry pourra-t-il lui faire face à nouveau et sauver sa mère et sa sœur ? Devra-t-il faire revenir les « 3 sans nom » ?

Le style de Daniel Kraus est très immersif et cinématographique. Nous n’avons aucun mal à nous plonger dans son univers sombre et angoissant, imprégné de brutalité, apportant une tension qui monte crescendo pour atteindre le point culminant du récit.

L’histoire stressante et flippante de cette famille est très bien menée, avec des flashbacks occasionnels qui nous aident à comprendre ce qu’ils ont vécu. Le rythme est assez lent, mais sans jamais être ennuyeux, bien au contraire. Une fois commencé il nous est difficile de lâcher le roman. On plonge dans la psyché humaine où l’on porte un regard fasciné sur la capacité de l’esprit humain à faire face à l’innommable.

En ce qui concerne les protagonistes, ils sont bien fouillés, surtout celui de Ry. Ry est un personnage complexe ayant subi de graves traumatismes. On voit ce jeune homme se battre contre ses démons, les ravages psychologiques d’avoir grandi avec un père très violent. D’ailleurs, plus on avance dans notre lecture plus on peine à croire que les choses iront dans le bon sens. C’est absolument fascinant et addictif.

Pour conclure :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman si dérangeant et brutal. Daniel Kraus joue avec l’horreur de manière viscérale et psychologique. C’est un petit bijou dans le genre, mais il est assurément à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir.

En tout cas, j’ai adoré et je le recommande très chaudement !

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La chronique du roman « Maudits soient-ils » de Courtney Alameda

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Ma mission est d’exorciser tout ce qui est mort et ne le reste pas.
La traque des paranécrotiques est mon quotidien.
Mon appareil photo est mon arme.
Je suis la chausseuse et non la proie.

Jusqu’à la mission de trop.
La mission où tout dérape.
La mission où j’échoue.

Frappée par une terrible malédiction, poursuivie par les miens,
j’ai une semaine pour sauver mon âme de la damnation éternelle.

Le compte à rebours commence maintenant.

Il est sorti le 4 octobre 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Avec son père, Malicia est la dernière des Van Helsing. Elle est dotée d’une rareté biologique : la tétrachromatie. Cela lui permet de voir les auras des fantômes et de les classifier mieux que quiconque. Sa famille s’est toujours battue contre les morts et elle est dans l’obligation de perpétuer la tradition. Elle et son père font partie de l’organisation le Helsing Corp, une agence qui défend les villes contre le surnaturel.

Lors d’une mission avec son équipe, Malicia n’a jamais vu une entité aussi brutale et intelligente. D’ailleurs, rien ne se passera comme prévu. Elle et son équipe se retrouverons atteints d’une malédiction. Ils ont sept jours pour combattre le mal qui les ronge avant de les conduire vers un destin funeste. Sera-t-elle prête à transgresser les règles qui font d’elle une Van Helsing ? Jusqu’où faudra-t-elle qu’elle aille pour survivre ?

J’ai adoré ! Le style de Courtney Alameda est vif et addictif. Dès les premières pages, on nous plonge dans l’action. C’est très rythmé et l’on ne voit pas les pages défiler sous nos doigts. En ce qui concerne l’univers, il est passionnant, riche, original et bien développé même si j’aurais voulu en découvrir encore un peu plus.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est très bien menée et fluide, entre rebondissements, révélations et suspense avec une tension en continu. Le tout dans une ambiance assez glauque et sanglante. J’ai bien aimé les nombreuses références aux personnages emblématiques tels que Stocker, Frankenstein et Van Helsing. C’est très bien pensé.

Du côté des protagonistes, ils sont plaisants à suivre avec leurs forces et leurs faiblesses. On suit surtout Malicia avec son équipe. Olivier Stocker, un petit génie de l’informatique, Jude qui peut prédire votre mort au toucher et Ryder, son meilleur ami et faucheur. Ils ont une très bonne dynamique de groupe avec chacun une personnalité bien distincte.

Pour conclure :

« Maudits soient-ils » fut une excellente surprise. C’est divertissant, palpitant et horrifique avec une pointe de romance. Ça a un petit côté Supernaturalpour ado pas du tout désagréable. J’avoue que j’aimerais bien voir une suite un jour…

A découvrir !

La chronique du roman « Hex » de Thomas Olde Heuvelt

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Quiconque né en ce lieu est condamné à y rester jusqu’à la mort.
Quiconque y vient n’en repart jamais.

Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville de la Hudson Valley. Du moins en apparence : Black Spring est hantée par une sorcière, dont les yeux et la bouche sont cousus. Aveugle et réduite au silence, elle rôde dans les rues et entre chez les gens comme bon lui semble, restant parfois au chevet des enfants des nuits entières. Les habitants s’y sont tellement habitués qu’il leur arrive d’oublier sa présence. Ou la menace qu’elle représente. En effet, si la vérité échappe de ses murs, la ville tout entière disparaîtra.

Pour empêcher la malédiction de se propager, les anciens de Black Spring ont utilisé des techniques de pointe pour isoler les lieux. Frustrés par ce confinement permanent, les adolescents locaux décident de braver les règles strictes qu’on leur impose. Ils vont alors plonger leur ville dans un épouvantable cauchemar…

Il est sorti le 20 septembre 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Le style de Thomas Olde Heuvelt est immersif et très cinématographique. On plonge aisément dans cet univers sombre à l’atmosphère étouffante et malsaine. Le rythme est lent, mais sans pour autant rendre le texte ennuyeux. Au contraire, cela colle parfaitement à l’histoire. Il a su parfaitement nous dépeindre l’ambiance. On suit avec attention ce qu’il se passe dans cette ville pittoresque de Black Spring qui est maudite, ainsi que ses habitants. « Hex » est effrayant non seulement en raison de l’aspect surnaturel et horrible des choses, mais aussi en raison de l’issue inévitable quand il entre en collision avec la nature humaine où la peur est une motivation puissante et dangereuse.

Thomas Olde Heuvelt a écrit une histoire forte, intelligente mélangeant modernité et superstition datant du XVII siècle avec brio où l’homme laisse libre cours à ses instincts les plus sordides. Il devient vite évident que Katherine (la sorcière) n’est pas le seul facteur obscur de la ville. La tension et la peur sont omniprésentes. La trame est très bien menée avec de nombreux personnages intrigants qui devront faire face aux conséquences de leur choix.

Pour conclure :

« Hex » est un conte sombre qui creuse dans les recoins obscurs de l’âme humaine où la suggestion de l’horreur est parfois plus effrayante que la réalité. Je recommande chaudement si vous voulez frissonner, c’est un coup de cœur !

La chronique du roman « Covenant, Tome 1 : Démon ; Sang-mêlé » de Jennifer L. Armentrout

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Sur une île au large de la Caroline du Nord vivent les hematoï, des individus au sang pur et aux pouvoirs divins capables de maîtriser les quatre éléments. Ceux dont la lignée a connu un métissage sont contraints de choisir leur destin : intégrer le corps des Sentinelles du Covenant pour chasser les démons, leurs ennemis originels, ou être réduits à la servitude. De retour depuis peu au Covenant pour des raisons qui lui appartiennent, Alexandria n’a pas le choix : fille d’une hématoï et d’un simple mortel, elle se doit de réussir l’examen lui permettant de devenir Sentinelle. L’institution applique une discipline de fer, et les relations entre sang-pur et sang-mêlé sont formellement interdites, sous peine d’exclusion, ou pire. Une règle qui pourrait être simple si Aiden, un sang-pur aux yeux couleur d’orage qu’Alex convoite depuis toujours, n’avait pas été désigné comme son entraîneur personnel…

Il est sorti le 11 octobre 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Alexandria est une Sang-mêlé née d’une union entre un dieu et un mortel. Depuis trois ans, elle vit dans le monde des humains avec sa mère. Mais un évènement inattendu la forcera à réintégrer le Covenant, l’endroit qu’elle a dû quitter. Emplie de chagrin, elle devra se faire accepter de nouveau et travailler dur pour devenir une sentinelle. Mais suite à son évasion avec se mère, son avenir est incertain. Alex est menacée d’une vie de servitude si elle ne rattrape pas son retard dans trois mois. Contre toute attente, Aiden St Delphi, un sang-pur qui est un redoutable guerrier, a décidé de prendre en main sa formation. Cela serait parfait, si Alex n’était pas amoureuse de lui depuis des années et que cet amour est impossible. Car un Sang-pur n’a pas le droit d’être avec un Sang-mêlé. Alex s’apercevra vite que cela ne sera pas son seul problème, avec les démons qui la traquent et une étrange prophétie qui fait son apparition…

Le style de Jennifer L. Armentrout est agréable et addictif. Sa plume a su me captiver et me faire ressentir tout un panel d’émotions intenses. Le rythme est soutenu entre révélations, action et rebondissements, même si certains sont prévisibles. Toutefois, on ne s’ennuie pas une seconde. J’ai été emportée par ma lecture, une fois commencé, il m’a été difficile de lâcher le roman.

En ce qui concerne l’univers que l’auteur à crée, il est attrayant, s’inspirant de la mythologie grecque avec un système de caste, de hiérarchie de sang avec dieu, demi-dieu, le pouvoir des quatre éléments tec…

C’est bien expliqué et convaincant même si nous en sommes qu’aux prémices. Pour ce qui est de la trame, elle est classique, mais parfaitement exécutée. Du côté des protagonistes, ils sont très plaisants et intrigants. Alex est courageuse, forte et vulnérable bien qu’impulsive et parfois immature dans ses choix. Elle devra d’ailleurs en payer les conséquences. Quant à Aiden, on ne peut que l’aimer. Il est loyal, patient et prêt à tout pour les personnes qu’il aime. Leur duo est explosif, leurs joutes verbales sont amusantes et dès qu’ils se retrouvent ensemble on sent une tension sexuelle à couper au couteau. On fait également la connaissance de Caleb, le meilleur ami d’Alex, et Seth qui aura un rôle bien particulier dans la vie d’Alex.

Pour conclure :

Jennifer L. Armentrout m’a conquise avec « Sang-mêlé ». Tous les ingrédients sont présents pour vous piéger dans ses filets. C’est envoûtant, j’ai littéralement dévoré le roman. C’est un coup de cœur, vivement la suite !

À noter que j’ai vu de nombreuses personnes dire que c’était un « plagiat » de la série Vampire academy. J’ai détesté VA (dont je n’ai aucun souvenir), mais je suis totalement tombée sous le charme de Covenant par l’écriture de l’auteur, ses personnages, etc. Donc à vous de voir.  

La chronique du roman « Nous allons tous très bien, merci » de Daryl Gregory

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Ils sont cinq, traumatisés, victimes de maniaques, poursuivis par leurs peurs, leurs démons, prisonniers d’un choc post-traumatique, et rassemblés par le Dr Jan Sayer pour une thérapie de groupe. Médecin psychiatre, elle est là pour les aider, les amener à se libérer des événements qui ont irrémédiablement marqué leur vie du sceau de l’horreur.
Mais quelque chose de plus profond les lie tous. Une menace que certains d’entre eux sentent, d’autres voient, dont ils portent la marque dans leur chair, leurs os…
Ces êtres brisés vont devoir trouver la force de s’ouvrir les uns aux autres et de s’allier pour stopper le cauchemar qui s’apprête à prendre forme et envahir le monde.

Il est sorti le 14 septembre 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Dr Jan Sayer, psychologue, réunit trois hommes et deux femmes de tous âges, pour un groupe de parole. Tous sont des survivants qui ont subi de graves traumatismes, des expériences horribles qui ont toutes un aspect plus ou moins surnaturel. Au fil des séances de groupe des relations se développeront. Ils raconteront leur histoire et à partir de là, une série de drames s’abattra sur le groupe. Ils s’apercevront que leurs destins sont plus ou moins enchevêtrés et que les horreurs du passé reviendront hanter leur présent. Seront-ils capables de surmonter leurs angoisses pour sauver l’un des leurs ?

J’ai beaucoup aimé ce petit conte fantastique. En très peu de pages (177), Daryl Gregory a réussi à me happer dans son monde imaginatif, terrifiant et à l’atmosphère mystérieuse. En ce qui concerne le scénario, il est bien mené. Il y a des révélations, de l’action et même des retournements de situation. C’est bien écrit, même la fin ouverte ne m’a pas gênée, avec un casting de personnages touchants. Ils sont intrigants avec une bonne caractérisation, même pour ce petit format.

Pour conclure :

« Nous allons tous très bien, merci » est un roman fantastique/horreur assez unique par son histoire et son style particulier de narration. J’ai eu vraiment plaisir à découvrir le récit de ces victimes pas comme les autres. 

La chronique du roman « Hemlock Grove » de Brian McGreevy

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Libérez la bête en vous !

Hemlock Grove (Pennsylvanie) n’est plus une petite ville paisible. Dans les bois, le corps mutilé d’une jeune fille vient d’être retrouvé. Une chasse à l’homme est lancée. Au sein de la communauté, cependant, une angoissante question se fait jour : ce meurtre est-il vraiment l’œuvre d’un homme ?Et si certains en savaient plus qu’ils ne voulaient bien le dire ? 

C’est sans doute le cas de Peter Rumancek, jeune gitan qui vient d’emménager en ville avec sa mère et qui a raconté aux élèves du lycée qu’il était un loup-garou. Ou de Roman Godfrey, héritier local, qui fait preuve auprès de ses camarades d’un complexe de supériorité pathologique, alors que sa petite sœur Shelley souffre d’une maladie monstrueuse. Les deux garçons – que tout oppose – vont se rapprocher à la suite de ce meurtre pour tenter d’en percer le mystère. Parallèlement, la famille de Roman s’efforce de cacher les étranges expériences scientifiques effectuées par le Dr Johann Pryce au sein de la société Godfrey… 

Il est sorti le 24 août 2017 aux Editions Super 8.

Mon avis:

Peter Rumancek, un gitan énigmatique de surcroît loup-garou, arrive à Hemlock Grove, une ville étrange pleine transition, dont l’avenir est basé sur la santé et la biotechnologie. À peine arrivé, voilà que des jeunes filles sont retrouvées mortes, horriblement mutilées par un homme ou une bête, on ne saurait le dire…

Peter pense de suite à Roman, ce fils héritier d’une grande fortune qui est un Upir (vampire). Quant à Roman, il pense que c’est Peter. Tous deux vont vite s’apercevoir que ce n’est ni l’un ni l’autre. Ils décident alors de s’unir pour mener l’enquête afin d’arrêter l’assassin avant que des personnes ne s’intéressent d’un peu trop près à eux…

Le style de Brian McGreevy est solide et très cinématographique. On a aucun mal à se plonger dans cet univers riche et mystérieux, entre expériences médicales, asile, Immaculée Conception et créatures surnaturelles…

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée et prenante, avec une ambiance sombre et envoûtante. Toutefois, on demeure avec de nombreuses questions sans réponses, par exemple sur les fameuses expérimentations, les secrets que cache Hemlock Grove ainsi que certaines personnes. On reste en surface et c’est dommage.

Du côté des protagonistes, ils sont fascinants, complexes et ambigus. Néanmoins, on s’attache facilement à eux bien qu’ils ont un côté obscur, notamment nos deux héros qui sont en pleine recherche identitaire. J’ai aimé l’amitié improbable qui les lie. Cependant, j’ai eu un petit coup de cœur pour Shelley, la sœur de Roman, qui est une fillette gigantesque avec certaines particularités. Elle est intelligente et touchante. J’aurais aimé connaître un peu plus son histoire et la voir évoluer.

Le tout est entouré d’une galerie de personnages secondaires tous plus ou moins intéressants et intriguants, avec de nombreuses ramifications qui les unis les uns aux autres.

Pour conclure :

« Hemlock Grove » est un roman d’horreur gothique très prenant. Malheureusement, cela reste un tome introductif car bien trop d’aspects ne sont pas approfondis ou abordés, ce qui nous laisse sur un goût d’inachevé malgré les révélations, les rebondissements et une enquête bien construite.

À noter que j’ai commencé à regarder la série TV éponyme. Elle est vraiment bien faite et je pense qu’elle va m’apporter ce qui me manquait au roman.  

La chronique du roman « Le ferry » de Mats Strandberg

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Ce soir, mille deux cents passagers se réjouissent de faire la traversée maritime entre la Suède et la Finlande, à bord du ferry luxueux qui les emporte sur la mer Baltique. L’espace de vingt-quatre heures, ils abandonnent derrière eux leur vie quotidienne et se laissent aller à être quelqu’un d’autre.

Mais le mal rôde à bord. Et au cœur de la nuit, au milieu de la Baltique, il n’y a pas d’échappatoire possible. Surtout quand tout contact avec la terre ferme est mystérieusement coupé…

Si face à l’adversité certains se comportent en héros, cette nuit fatidique fait parfois surgir le pire chez d’autres – et à mesure que les disparitions inexplicables s’enchaînent, il devient vital que le ferry n’arrive jamais à destination…

Il est sorti le 14 juin 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

1200 passagers vont monter à bord du ferry pour faire une traversée maritime entre la Suède et la Finlande. Les gens laissent pendant 24 heures leur vie derrière eux, où tous les excès sont permis. Mais, au milieu de la nuit, le ferry est soudainement coupé du monde sans aucun moyen de communication extérieur et quelque chose rôde dans les couloirs du bateau…

Nous allons connaître les passagers et le personnel à travers le regard de 7 protagonistes. Une vielle femme solitaire en quête d’aventure, deux copines, une pop star surannée qui anime des soirées karaoké, un ancien employé qui a organisé une demande en mariage. Mais également, des employés du bar, un agent de sécurité qui gère les problèmes quotidiens sur le ferry et un cousin de 12 ans qui a retrouvé sa cousine.

Toutes les relations, leurs certitudes, vont être testées dans une situation désespérée qui va les dépasser. Ces gens ordinaires vont être contraints de devenir des héros. Mais le mal qui frappe peut également faire ressortir le pire en eux.

J’ai beaucoup aimé le style de Mats Strandberg qui est très plaisant et cinématographique. Le rythme est un peu lent au départ, le temps de nous présenter les différents caractères. Mais lorsque tout bascule, l’action et la tension montent crescendo. C’est sanglant et violent, ceux qui n’aiment pas l’hémoglobine, mieux vaut s’abstenir.

D’autre part, les personnages sont bien fouillés psychologiquement, variés et convaincants. Ils éveillent la sympathie, l’empathie, mais aussi le dégoût et la haine.

Pour conclure :

« Le ferry » est un roman fantastique/horreur divertissant et flippant, où un mal mystérieux frappe les passagers qui les rendent sauvages et assoiffés de sang. C’est un bon mélange de réalisme social et de fantastique.

Bienvenue à bord du Baltic Charisma !