La chronique du roman « Hex » de Thomas Olde Heuvelt

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Quiconque né en ce lieu est condamné à y rester jusqu’à la mort.
Quiconque y vient n’en repart jamais.

Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville de la Hudson Valley. Du moins en apparence : Black Spring est hantée par une sorcière, dont les yeux et la bouche sont cousus. Aveugle et réduite au silence, elle rôde dans les rues et entre chez les gens comme bon lui semble, restant parfois au chevet des enfants des nuits entières. Les habitants s’y sont tellement habitués qu’il leur arrive d’oublier sa présence. Ou la menace qu’elle représente. En effet, si la vérité échappe de ses murs, la ville tout entière disparaîtra.

Pour empêcher la malédiction de se propager, les anciens de Black Spring ont utilisé des techniques de pointe pour isoler les lieux. Frustrés par ce confinement permanent, les adolescents locaux décident de braver les règles strictes qu’on leur impose. Ils vont alors plonger leur ville dans un épouvantable cauchemar…

Il est sorti le 20 septembre 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Le style de Thomas Olde Heuvelt est immersif et très cinématographique. On plonge aisément dans cet univers sombre à l’atmosphère étouffante et malsaine. Le rythme est lent, mais sans pour autant rendre le texte ennuyeux. Au contraire, cela colle parfaitement à l’histoire. Il a su parfaitement nous dépeindre l’ambiance. On suit avec attention ce qu’il se passe dans cette ville pittoresque de Black Spring qui est maudite, ainsi que ses habitants. « Hex » est effrayant non seulement en raison de l’aspect surnaturel et horrible des choses, mais aussi en raison de l’issue inévitable quand il entre en collision avec la nature humaine où la peur est une motivation puissante et dangereuse.

Thomas Olde Heuvelt a écrit une histoire forte, intelligente mélangeant modernité et superstition datant du XVII siècle avec brio où l’homme laisse libre cours à ses instincts les plus sordides. Il devient vite évident que Katherine (la sorcière) n’est pas le seul facteur obscur de la ville. La tension et la peur sont omniprésentes. La trame est très bien menée avec de nombreux personnages intrigants qui devront faire face aux conséquences de leur choix.

Pour conclure :

« Hex » est un conte sombre qui creuse dans les recoins obscurs de l’âme humaine où la suggestion de l’horreur est parfois plus effrayante que la réalité. Je recommande chaudement si vous voulez frissonner, c’est un coup de cœur !

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La chronique du roman « Covenant, Tome 1 : Démon ; Sang-mêlé » de Jennifer L. Armentrout

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Sur une île au large de la Caroline du Nord vivent les hematoï, des individus au sang pur et aux pouvoirs divins capables de maîtriser les quatre éléments. Ceux dont la lignée a connu un métissage sont contraints de choisir leur destin : intégrer le corps des Sentinelles du Covenant pour chasser les démons, leurs ennemis originels, ou être réduits à la servitude. De retour depuis peu au Covenant pour des raisons qui lui appartiennent, Alexandria n’a pas le choix : fille d’une hématoï et d’un simple mortel, elle se doit de réussir l’examen lui permettant de devenir Sentinelle. L’institution applique une discipline de fer, et les relations entre sang-pur et sang-mêlé sont formellement interdites, sous peine d’exclusion, ou pire. Une règle qui pourrait être simple si Aiden, un sang-pur aux yeux couleur d’orage qu’Alex convoite depuis toujours, n’avait pas été désigné comme son entraîneur personnel…

Il est sorti le 11 octobre 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Alexandria est une Sang-mêlé née d’une union entre un dieu et un mortel. Depuis trois ans, elle vit dans le monde des humains avec sa mère. Mais un évènement inattendu la forcera à réintégrer le Covenant, l’endroit qu’elle a dû quitter. Emplie de chagrin, elle devra se faire accepter de nouveau et travailler dur pour devenir une sentinelle. Mais suite à son évasion avec se mère, son avenir est incertain. Alex est menacée d’une vie de servitude si elle ne rattrape pas son retard dans trois mois. Contre toute attente, Aiden St Delphi, un sang-pur qui est un redoutable guerrier, a décidé de prendre en main sa formation. Cela serait parfait, si Alex n’était pas amoureuse de lui depuis des années et que cet amour est impossible. Car un Sang-pur n’a pas le droit d’être avec un Sang-mêlé. Alex s’apercevra vite que cela ne sera pas son seul problème, avec les démons qui la traquent et une étrange prophétie qui fait son apparition…

Le style de Jennifer L. Armentrout est agréable et addictif. Sa plume a su me captiver et me faire ressentir tout un panel d’émotions intenses. Le rythme est soutenu entre révélations, action et rebondissements, même si certains sont prévisibles. Toutefois, on ne s’ennuie pas une seconde. J’ai été emportée par ma lecture, une fois commencé, il m’a été difficile de lâcher le roman.

En ce qui concerne l’univers que l’auteur à crée, il est attrayant, s’inspirant de la mythologie grecque avec un système de caste, de hiérarchie de sang avec dieu, demi-dieu, le pouvoir des quatre éléments tec…

C’est bien expliqué et convaincant même si nous en sommes qu’aux prémices. Pour ce qui est de la trame, elle est classique, mais parfaitement exécutée. Du côté des protagonistes, ils sont très plaisants et intrigants. Alex est courageuse, forte et vulnérable bien qu’impulsive et parfois immature dans ses choix. Elle devra d’ailleurs en payer les conséquences. Quant à Aiden, on ne peut que l’aimer. Il est loyal, patient et prêt à tout pour les personnes qu’il aime. Leur duo est explosif, leurs joutes verbales sont amusantes et dès qu’ils se retrouvent ensemble on sent une tension sexuelle à couper au couteau. On fait également la connaissance de Caleb, le meilleur ami d’Alex, et Seth qui aura un rôle bien particulier dans la vie d’Alex.

Pour conclure :

Jennifer L. Armentrout m’a conquise avec « Sang-mêlé ». Tous les ingrédients sont présents pour vous piéger dans ses filets. C’est envoûtant, j’ai littéralement dévoré le roman. C’est un coup de cœur, vivement la suite !

À noter que j’ai vu de nombreuses personnes dire que c’était un « plagiat » de la série Vampire academy. J’ai détesté VA (dont je n’ai aucun souvenir), mais je suis totalement tombée sous le charme de Covenant par l’écriture de l’auteur, ses personnages, etc. Donc à vous de voir.  

La chronique du roman « Nous allons tous très bien, merci » de Daryl Gregory

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Ils sont cinq, traumatisés, victimes de maniaques, poursuivis par leurs peurs, leurs démons, prisonniers d’un choc post-traumatique, et rassemblés par le Dr Jan Sayer pour une thérapie de groupe. Médecin psychiatre, elle est là pour les aider, les amener à se libérer des événements qui ont irrémédiablement marqué leur vie du sceau de l’horreur.
Mais quelque chose de plus profond les lie tous. Une menace que certains d’entre eux sentent, d’autres voient, dont ils portent la marque dans leur chair, leurs os…
Ces êtres brisés vont devoir trouver la force de s’ouvrir les uns aux autres et de s’allier pour stopper le cauchemar qui s’apprête à prendre forme et envahir le monde.

Il est sorti le 14 septembre 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Dr Jan Sayer, psychologue, réunit trois hommes et deux femmes de tous âges, pour un groupe de parole. Tous sont des survivants qui ont subi de graves traumatismes, des expériences horribles qui ont toutes un aspect plus ou moins surnaturel. Au fil des séances de groupe des relations se développeront. Ils raconteront leur histoire et à partir de là, une série de drames s’abattra sur le groupe. Ils s’apercevront que leurs destins sont plus ou moins enchevêtrés et que les horreurs du passé reviendront hanter leur présent. Seront-ils capables de surmonter leurs angoisses pour sauver l’un des leurs ?

J’ai beaucoup aimé ce petit conte fantastique. En très peu de pages (177), Daryl Gregory a réussi à me happer dans son monde imaginatif, terrifiant et à l’atmosphère mystérieuse. En ce qui concerne le scénario, il est bien mené. Il y a des révélations, de l’action et même des retournements de situation. C’est bien écrit, même la fin ouverte ne m’a pas gênée, avec un casting de personnages touchants. Ils sont intrigants avec une bonne caractérisation, même pour ce petit format.

Pour conclure :

« Nous allons tous très bien, merci » est un roman fantastique/horreur assez unique par son histoire et son style particulier de narration. J’ai eu vraiment plaisir à découvrir le récit de ces victimes pas comme les autres. 

La chronique du roman « Hemlock Grove » de Brian McGreevy

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Libérez la bête en vous !

Hemlock Grove (Pennsylvanie) n’est plus une petite ville paisible. Dans les bois, le corps mutilé d’une jeune fille vient d’être retrouvé. Une chasse à l’homme est lancée. Au sein de la communauté, cependant, une angoissante question se fait jour : ce meurtre est-il vraiment l’œuvre d’un homme ?Et si certains en savaient plus qu’ils ne voulaient bien le dire ? 

C’est sans doute le cas de Peter Rumancek, jeune gitan qui vient d’emménager en ville avec sa mère et qui a raconté aux élèves du lycée qu’il était un loup-garou. Ou de Roman Godfrey, héritier local, qui fait preuve auprès de ses camarades d’un complexe de supériorité pathologique, alors que sa petite sœur Shelley souffre d’une maladie monstrueuse. Les deux garçons – que tout oppose – vont se rapprocher à la suite de ce meurtre pour tenter d’en percer le mystère. Parallèlement, la famille de Roman s’efforce de cacher les étranges expériences scientifiques effectuées par le Dr Johann Pryce au sein de la société Godfrey… 

Il est sorti le 24 août 2017 aux Editions Super 8.

Mon avis:

Peter Rumancek, un gitan énigmatique de surcroît loup-garou, arrive à Hemlock Grove, une ville étrange pleine transition, dont l’avenir est basé sur la santé et la biotechnologie. À peine arrivé, voilà que des jeunes filles sont retrouvées mortes, horriblement mutilées par un homme ou une bête, on ne saurait le dire…

Peter pense de suite à Roman, ce fils héritier d’une grande fortune qui est un Upir (vampire). Quant à Roman, il pense que c’est Peter. Tous deux vont vite s’apercevoir que ce n’est ni l’un ni l’autre. Ils décident alors de s’unir pour mener l’enquête afin d’arrêter l’assassin avant que des personnes ne s’intéressent d’un peu trop près à eux…

Le style de Brian McGreevy est solide et très cinématographique. On a aucun mal à se plonger dans cet univers riche et mystérieux, entre expériences médicales, asile, Immaculée Conception et créatures surnaturelles…

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée et prenante, avec une ambiance sombre et envoûtante. Toutefois, on demeure avec de nombreuses questions sans réponses, par exemple sur les fameuses expérimentations, les secrets que cache Hemlock Grove ainsi que certaines personnes. On reste en surface et c’est dommage.

Du côté des protagonistes, ils sont fascinants, complexes et ambigus. Néanmoins, on s’attache facilement à eux bien qu’ils ont un côté obscur, notamment nos deux héros qui sont en pleine recherche identitaire. J’ai aimé l’amitié improbable qui les lie. Cependant, j’ai eu un petit coup de cœur pour Shelley, la sœur de Roman, qui est une fillette gigantesque avec certaines particularités. Elle est intelligente et touchante. J’aurais aimé connaître un peu plus son histoire et la voir évoluer.

Le tout est entouré d’une galerie de personnages secondaires tous plus ou moins intéressants et intriguants, avec de nombreuses ramifications qui les unis les uns aux autres.

Pour conclure :

« Hemlock Grove » est un roman d’horreur gothique très prenant. Malheureusement, cela reste un tome introductif car bien trop d’aspects ne sont pas approfondis ou abordés, ce qui nous laisse sur un goût d’inachevé malgré les révélations, les rebondissements et une enquête bien construite.

À noter que j’ai commencé à regarder la série TV éponyme. Elle est vraiment bien faite et je pense qu’elle va m’apporter ce qui me manquait au roman.  

La chronique du roman « Le ferry » de Mats Strandberg

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Ce soir, mille deux cents passagers se réjouissent de faire la traversée maritime entre la Suède et la Finlande, à bord du ferry luxueux qui les emporte sur la mer Baltique. L’espace de vingt-quatre heures, ils abandonnent derrière eux leur vie quotidienne et se laissent aller à être quelqu’un d’autre.

Mais le mal rôde à bord. Et au cœur de la nuit, au milieu de la Baltique, il n’y a pas d’échappatoire possible. Surtout quand tout contact avec la terre ferme est mystérieusement coupé…

Si face à l’adversité certains se comportent en héros, cette nuit fatidique fait parfois surgir le pire chez d’autres – et à mesure que les disparitions inexplicables s’enchaînent, il devient vital que le ferry n’arrive jamais à destination…

Il est sorti le 14 juin 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

1200 passagers vont monter à bord du ferry pour faire une traversée maritime entre la Suède et la Finlande. Les gens laissent pendant 24 heures leur vie derrière eux, où tous les excès sont permis. Mais, au milieu de la nuit, le ferry est soudainement coupé du monde sans aucun moyen de communication extérieur et quelque chose rôde dans les couloirs du bateau…

Nous allons connaître les passagers et le personnel à travers le regard de 7 protagonistes. Une vielle femme solitaire en quête d’aventure, deux copines, une pop star surannée qui anime des soirées karaoké, un ancien employé qui a organisé une demande en mariage. Mais également, des employés du bar, un agent de sécurité qui gère les problèmes quotidiens sur le ferry et un cousin de 12 ans qui a retrouvé sa cousine.

Toutes les relations, leurs certitudes, vont être testées dans une situation désespérée qui va les dépasser. Ces gens ordinaires vont être contraints de devenir des héros. Mais le mal qui frappe peut également faire ressortir le pire en eux.

J’ai beaucoup aimé le style de Mats Strandberg qui est très plaisant et cinématographique. Le rythme est un peu lent au départ, le temps de nous présenter les différents caractères. Mais lorsque tout bascule, l’action et la tension montent crescendo. C’est sanglant et violent, ceux qui n’aiment pas l’hémoglobine, mieux vaut s’abstenir.

D’autre part, les personnages sont bien fouillés psychologiquement, variés et convaincants. Ils éveillent la sympathie, l’empathie, mais aussi le dégoût et la haine.

Pour conclure :

« Le ferry » est un roman fantastique/horreur divertissant et flippant, où un mal mystérieux frappe les passagers qui les rendent sauvages et assoiffés de sang. C’est un bon mélange de réalisme social et de fantastique.

Bienvenue à bord du Baltic Charisma !

La chronique du roman « Alice au pays des morts-vivants, t3 : qu’on leur coupe la tête » de Mainak Dhar

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Pour le Dr Protima, l’échantillon Z devait être une panacée, un remède miracle pour les soldats au système nerveux endommagé par de graves blessures de guerre. L’armée, elle, y a vu un tout autre potentiel : une arme bactériologique décisive. 
Alors Protima a quitté le projet et est rentrée en Inde. Mais on ne peut pas échapper à l’apocalypse. Le virus est lâché, et il est dévastateur. Le monde court à sa perte et sombre dans la guerre totale. 
Bientôt viendra le règne de la post-humanité, des zombies, et Protima sera leur Reine, la porteuse de leur livre sacré, Alice au Pays des Merveilles, régnant sur le Pays des Morts. 
Mais certains s’y étaient préparés et sauront encore tirer profit de la fin du monde…

Il est sorti le 11 mai 2017 chez Outre Fleuve.

Mon avis: 

« Qu’on leur coupe la tête » est le préquel de la saga Alice au pays des morts-vivants. On est quelques mois avant la naissance d’Alice. À travers le regard de certains personnages principaux, que l’on a découverts dans les tomes précédents, nous allons vivre les divers évènements qui ont détruit la civilisation humaine telle que nous l’avions connue.

Nous apprendrons comment notre civilisation a été réduite en pays des morts, comment le Dr Protima est devenu reine des mordeurs, l’histoire touchante du mordeur à grande oreille. Mais également, la montée de Chen, ce jeune officier de l’armée chinoise ainsi que l’histoire des parents d’Alice. On s’aperçoit qu’ils sont tous connectés d’une manière ou d’une autre. J’ai adoré plonger dans leur passé. Mainak Dhar répond à bon nombre de nos questions qui étaient restées sans réponses. Le tout est bien mené et écrit, c’est très prenant.

Pour conclure :

« Alice au pays des morts-vivants, t3 : qu’on leur coupe la tête » est un préquel vraiment très intéressant, qui nous montre un monde en train d’imploser par le biais d’une guerre nucléaire et d’une épidémie, aux effets imprévisibles et terrifiants.

Bonne lecture !

La chronique du roman « Alice au pays des Morts-vivants, livre 2 : De l’autre côté du mouroir » de Mainak Dhar

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Plus de deux ans se sont écoulés depuis qu’Alice a chuté à la suite de Grandes Oreilles. Deux ans de combats acharnés pour aboutir à une paix relative entre les Gardes Rouges et l’armée d’Alice. Depuis, elle est devenue la Reine Blanche, mi-humaine, mi-zombie, régnant sur deux royaumes : le Pays des Morts, occupé par les Mordeurs, et le Pays des Merveilles, la nouvelle communauté qu’elle a fondée.

Mais de nouvelles attaques de morts-vivants affaiblissent la position d’Alice. Alors que les dissensions politiques et la peur déchirent le Pays des Merveilles, le Comité Central crée la riposte idéale pour éradiquer ce foyer de résistance : sa propre Reine Rouge.

L’heure de l’affrontement a sonné entre les deux souveraines zombies.

Il est sorti le 10 novembre 2016 chez Fleuve Editions, collection Outrefleuve.

Mon avis:

Un an s’est écoulé depuis les évènements qui ont changé la vie d’Alice à tout jamais, ainsi que celle de tout le monde au pays des morts-vivants. Les gardes rouges se tiennent à l’écart. Son nouveau campement à Delhi s’est repeuplé et des milliers d’humains ont afflué au pays des morts-vivants pour former une communauté, Au pays des merveilles, avec ses lois et sa politique de sécurité.

Alice étant la reine, elle est respectée et crainte, mais surtout, elle a réussi à instaurer une paix fragile entre les humains et les mordeurs. Cette paix est mise à mal lorsque le camp subit différentes attaques. Alice devra, avec l’aide de certains de ses plus fidèles compagnons, démêler cette nouvelle conspiration avant que cela ne détruise tout…

Ce second opus est tout aussi prenant que le premier. C’est bien écrit, l’histoire est courte et l’auteur va à l’essentiel. Le rythme est rapide entre action et rebondissements, Mainak Dhar ne nous laisse aucun répit. En ce qui concerne l’intrigue, elle est correctement menée. Alice doit maintenir la coalition face à de nouveaux ennemis et face à une lutte de pouvoirs interne et externe qui nous entraîne vers un final explosif. Toutefois, il nous reste quelques questions sans réponses, j’espère que je les trouverais dans le prochain tome.

Du côté des protagonistes, il y a peu d’évolution, bien qu’Alice assume pleinement son rôle malgré le fait qu’elle ne l’ait pas choisi.

Pour conclure :

« De l’autre côté du mouroir » est une suite dans la lignée du premier opus. C’est court, intense et violent avec une héroïne qui se bat pour ses idéaux et la liberté de tous.