La chronique du roman « Les Détectives du Yorkshire – Tome 1 : Rendez-vous avec le crime » de Julia Chapman

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La mort est aveugle.

Quand Samson O’Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d’un très mauvais oeil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l’informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n’est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson – et qu’elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne !
Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit… à l’agence de rencontres de Delilah !

Il est sort le 12 avril 2018 aux Editions Robert Lafont dans la collection La Bête noire.

Mon avis:

On fait la connaissance de Samson O’Brien, ancien agent infiltré, qui s’est vu contraint de quitter Londres suite à un souci dans son travail et dont l’avenir semble incertain. De ce fait, il rentre chez lui à Bruncliffe pour ouvrir sa propre agence de détectives privés. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il n’est pas accueilli à bras ouvert par les villageois et surtout par la tempétueuse Delilah. Car Samson a tout laissé derrière lui il y a plus d’une décennie et il n’est même pas revenu pour l’enterrement de son meilleur ami, et frère de cette dernière.

Et lorsque Delilah s’aperçoit qu’elle lui a loué le bureau du rez-de-chaussée par inadvertance, elle est furieuse. Toutefois, quand Samson lui offre de payer plusieurs mois de loyer d’avance, elle ne peut pas refuser. En effet, depuis quelque temps, elle a du mal à tenir à flots ses deux entreprises, son agence de rencontre et celle de conception de sites internet. Enfin de compte, Delilah aura bien fait, car elle aura besoin de lui pour trouver le lien entre le nombre croissant de morts dans la région et son agence de rencontre. Dès lors, tous deux feront équipe pour démêler ce mystère…

Le style de Julia Chapman est vraiment très agréable et prenant. Son univers est sympathique. On plonge dans la vie d’un village entouré de montagnes où les habitants sont un peu chauvins et rancuniers, mais qui font l’âme de Bruncliffe. D’ailleurs, l’enquête s’articulera autour d’eux avec leurs secrets, leurs potins, mais également les amis et la famille. Le mystère est bien construit et prenant. Les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit jusqu’à la résolution de l’enquête. C’est bien rythmé même si l’auteure doit au départ prendre le temps de placer ses personnages et l’ambiance. J’avoue qu’au début j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver avec tous ces caractères et ces différents points de vue. Mais au bout d’un moment tout va mieux et c’est un plaisir de découvrir ces personnages attachants, intrigants et intéressants. On sait que beaucoup d’entre eux cachent encore des choses et pas que des bonnes… En outre, Jula Chapman a su bien développer nos deux héros bien que Samson garde une part de mystère.

Pour conclure :

« Rendez-vous avec le crime » est une bonne entrée en matière dans l’univers de Julia Chapman. C’est un cosy mystery divertissant et bien mené qui vous fera passer un agréable moment de lecture. Je lirais avec plaisir la prochaine aventure de Samson et Delilah.

À noter que le second opus sort en juin 2018.

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La chronique du roman « Un appartement à Paris » de Guillaume Musso

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Paris, un atelier d’artiste au fond d’une allée verdoyante. 
Madeline, une ex-flic londonienne, y est venue pour panser ses blessures. 
Gaspard, un auteur misanthrope, l’a loué pour écrire dans la solitude. 
À la suite d’une méprise, ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelque temps. 
Dans l’atelier, où plane encore le fantôme de l’ancien propriétaire, Madeline et Gaspard vont mettre au jour un secret terrifiant. 
Et cette découverte glaçante va les forcer à affronter leurs propres démons dans une enquête vertigineuse qui les changera à jamais. 

Il est sorti le 15 mars 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Madeline, ex flic déprimée, loue un appartement à Paris pour s’isoler et se ressourcer. Gaspard, dramaturge casse pieds, loue un logement dans la capitale pour s’isoler et travailler. Malhreuseument pour eux, ils se retrouvent à avoir loué le même appartement, un atelier d’artiste. Madeline se fait embaucher pour retrouver les derniers tableaux du peintre, et Gaspard se retrouve malgré lui à mener l’enquête, intrigué par la vie de l’artiste. Madeline et Gaspard ont du mal à se supporter, mais ils vont tout de même devoir y parvenir pour enquêter.

Cela fait des années que je n’ai pas ouvert un roman de Guillaume Musso (le dernier était « L’appel de l’ange » à sa sortie poche en 2012), pourtant, j’ai lu pas mal de ses livres étant adolescente et je les avais beaucoup aimés pour la plupart. Malheureusement, « Un appartement à Paris » ne m’a pas vraiment plu.

L’intrigue est assez lente à démarrer, mais elle devient vraiment intéressante pratiquement au milieu du récit. C’est un peu tardif mais après tout, si la suite se révèle bonne, je me dis que tout n’est pas perdu. Pour moi, ça n’a pas été le cas. Je n’ai pas été prise par le récit, ni par les évènements qui s’y déroulaient. De plus, certains évènements sont assez tirés par les cheveux, ils manquent de crédibilité et la fin… je l’ai trouvée vraiment trop facile !

Petit bémol supplémentaire, l’art et l’univers des artistes ne sont pas vraiment mon truc. Du coup, tout ce qui est références à cet univers, ça ne m’a pas parlé plus que ça. J’ai même trouvé certaines informations complètement inutiles.

Je ne suis généralement pas contre les personnages antipathiques, il m’arrive même d’en apprécier dans certains romans. Toutefois, lorsqu’il s’agit de personnages principaux, c’est généralement difficile, puisqu’on se les coltine tout le roman… Malheureusement, je n’ai pas du tout aimé Madeline ni Gaspard.

Gaspard est un homme qui vit la plupart du temps en dehors de la société et de ses règles. Quatre vingt-dix pour cent du temps, c’est un gros con cynique (désolée, mais c’est vrai !) qui a des réactions et réflexions complètement hallucinantes.

Quant à Madeline, elle a été flic pendant plusieurs années, à la brigade criminelle de Manchester puis New York, bossant même sur les affaires qu’on appelle « cold case« . Je l’ai trouvée assez fade comme femme, et je n’ai pas réussi à m’attacher à elle et à compatir à ses malheurs. Pourtant, c’est le personnage principal de « L’appel de l’ange » et je me souviens l’avoir beaucoup aimée. Comme quoi, le recyclage de personnages n’est peut-être pas toujours bon… Ou alors mes goûts ont fortement évolués depuis ces dernières années 😉

Nos deux héros baladent tous les deux de grosses casseroles et de gros bagages émotionnels. Ils sont clairement abîmés par la vie. Pourtant, cela n’a pas suffit à augmenter leur capital sympathie à mes yeux. 

En conclusion, l’histoire de « Un appartement à Paris » m’a intriguée, mais elle est loin de m’avoir passionnée. De plus, je n’ai pas apprécié les personnages principaux, du coup cela m’a rendu la lecture plutôt difficile. Heureusement que la plume de Guillaume Musso est simple, fluide et qu’elle va à l’essentiel. Je pense que sans cela, je n’aurai pas pu aller jusqu’au bout de ma lecture.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Golem, le tueur de Londres » de Peter Ackroyd

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Londres, 1880. Huit ans avant que Jack l’E ventreur sé visse à Whitechapel, la peur avait un autre nom…
Alors que les corps de deux prostituées ont été dé couverts dans le quartier voisin de Limehouse, la rumeur se ré pand qu’un Golem, figure mythique de la tradition hébraïque, erre dans les rues de la ville en quê te de nouvelles victimes.
Ce qui n’empêche pas une troupe de thé a tre de continuer à se produire dans les cabarets. Parmi les comé diens, Elizabeth et Dan Leno, adepte du travestissement.
Lors d’un spectacle, John Cree, bourgeois é rudit et é crivain insatisfait, tombe sous le charme d’Elizabeth, qu’il épouse. Quelque temps plus tard, on retrouve le corps sans vie de John. Son journal intime révè le qu’il serait le mystérieux Golem. Mais sa femme semble, elle aussi, dissimuler bien des secrets…

Ce roman a été adapté à l’écran par le ré alisateur Juan Carlos Medina, avec Olivia Cooke et Bill Nighy. Un film qui a reç u le Prix du jury du festival du film policier de Beaune en mars 2017.

Il est sorti le 3 janvier 2018 aux Editions Archipoche.

Mon avis:

Voici un roman noir victorien, un brin macabre, se déroulant après les meurtres perpétrés par Ratcliff Highway et huit ans avant que Jack l’Éventreur ne sévisse.

L’histoire commence par la pendaison d’Elizabeth Cree en avril 1881 à la prison de Camberwell. Elle a été reconnue coupable du meurtre de son mari, John Cree.

À partir de là, nous remontons le temps pour connaître la vie d’Elizabeth, de son enfance aux planches du music-hall à sa rencontre avec son époux. En même temps, nous suivons un tueur en série surnommé le Golem qui met en émoi les habitants de l’East End par ses meurtres sauvages. On va suivre ses pulsions et ses secrets.

Peter Ackroyd nous transporte avec aisance par sa plume très détaillée, dans les rues atmosphériques de Londres avec sa puanteur, son smog, ses bordels et ses théâtres. Il a saisi les aspects les plus sinistres et les a rendus crédibles. J’ai aimé le contraste entre l’obscurité, la pauvreté et les lumières des music-halls et la science. C’est fascinant de voir cette époque à travers différents points de vue et perspectives, car nous croisons de nombreux personnages (Karl Marx, Dan Leno, George Grissing en plus d’Elizabeth et John). Cela apporte une vraie richesse au récit et l’auteur a fait un travail formidable pour qu’ils soient tous plus ou moins liés.

Le récit s’écoule sans effort, mais n’allez pas vous attendre à un roman policier pur et dur en suivant une enquête, car cette dernière passe en dernier plan. Peter Ackroyd nous plonge plus dans une analyse de la société avec un côté philosophique ainsi que théologique et scientifique. J’avoue que pour certains passages, j’ai un peu décroché et j’ai trouvé ça un peu long. Néanmoins, cela n’en demeure pas moins un bon récit, riche, dense et bien construit, même si l’on se doute de la grande révélation.

Pour conclure :

« Golem, le tueur de Londres » est un roman noir alliant légende et histoire. Peter Ackroyd a fait un travail remarquable en recréant un Londres victorien avec sa culture, la vie de l’époque et l’effervescence littéraire et philosophique, en y incorporant habilement des figures emblématiques de cette période.  

La chronique du roman « Vices, épisodes 1& 2 » de Gipsy Paladini

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Le temps où Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes, où elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale avale des couleuvres. Car sur le terrain, la justice est un concept. Suicides, harcèlements, disparitions, viols… Et comme si la cruauté du monde ne suffisait pas, Marie doit au plus vite se faire une place au sein d’une équipe de flics à vif. 
Qui est l’homme dont Zolan crie le nom chaque nuit ? D’où vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Voilà autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien… 

Si le monde selon Gipsy Paladini se donne sous ses atours les plus noirs, ne vous fiez pas aux apparences : sa voix est lumineuse et perce avec rage l’obscurité.

« Vices » est sorti le 9 novembre 2017 chez Fleuve noir éditions.

Mon avis:

Le style de Gipsy Paladini est percutant, tranchant, très visuel et parfois une certaine poésie se dégage de ses mots. L’auteur nous entraîne facilement dans son univers sombre, le tout scénarisé comme des épisodes, dont nous découvrons les deux premiers ici. En effet, chaque histoire contient une intrigue qui lui est propre et qui se conclut. D’autre part, on s’aperçoit que les personnages sont les fils conducteurs des épisodes, à chaque affaire on en découvre un peu plus sur eux, sur leurs quotidiens que ce soit au travail ou à la maison. Chacun a sa propre histoire avec des secrets. D’ailleurs, c’est le gros point fort de cette saga policière, même si les enquêtes sont très bien menées et que Gipsy Paladini nous entraîne avec brio dans le monde de la BJV. La brigade des jeunes, spécialisée dans les crimes visant les mineurs et jeunes adultes. On suit avec plaisir les enquêtes qui aborderont le thème du harcèlement scolaire et les rituels africains et leur croyance. Cela ne peut que nous interpeller, car ce sont, hélas, des sujets d’actualité.

Pour ce qui est des nombreux protagonistes que nous croiserons, ils ont une bonne caractérisation et ils sont bien fouillés psychologiquement, bien que l’on ne voit que la pointe de l’iceberg. Ils sont mémorables, chacun avec leur propre caractère. Ils sont attachants pour certains et détestables pour d’autres, néanmoins, cela nous fascine de les voir interagir entre eux et on a hâte d’en découvrir plus sur eux. Les différents points de vue apportent de la consistance au récit sans jamais être confus. Une vraie réussite.

Pour conclure :

Gipsy Paladini m’a totalement séduite avec sa série policière, au concept original, sombre et ancré dans la réalité avec des personnages écorchés vifs, intrigants et complexes.

J’ai hâte des lire les prochaines aventures de la BJV.

À découvrir !

La chronique du roman « Désenchantement, t2 : Le mystérieux defunt Bestly » de Lynn Viehl

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Une créature terrifiante, qui survit à chaque embuscade qui lui est tendue, fait des ravages dans la ville de Rumsen. On commence à murmurer que plusieurs individus se cachent derrière le masque de la bête… Kit, détective privée hors pair, est contactée par la veuve lady Bestly. Cette dernière ne supporte pas que la presse associe son défunt époux à cette histoire scandaleuse. En parallèle de sa mission, Kit est courtisée par deux prétendants que tout oppose. Sa préférence ira-t-elle au mystérieux Dredmore ou au séduisant Doyle ?

Il est sorti le 28 juin 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Dredemore vient voir Charmian (Kit) car une de ses clientes aimerait employer une femme discrète pour mener l’enquête suite au décès suspect de son mari. Charmian doit prouver l’innocence de son mari des faits qu’ils lui sont reprochés, c’est à dire de mourir pour racheter son nom et sauver sa réputation.

Bien que cette cliente n’est autre que Lady Eugenia Bestly, qui lui a mené la vie dure quand elle était plus jeune, Charmian accepte cette affaire. Celle-ci sera bien plus complexe que prévue, elle devra éviter les attaques contre sa personne…

J’ai adoré ! Le style de Lynn Viehl est prenant et addictif. J’ai aimé me plonger dans cet univers fascinant, riche et détaillé mélangeant steampunk, sorcellerie et chamanisme. L’auteur continue de le développer pour notre plus grand bonheur, ce qui apporte quelques réponses à certaines de nos questions.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée, attrayante, alliant créatures surnaturelles, mécaniques, romance et danger. J’ai été happée du début jusqu’à la fin. De plus, le rythme est rapide entre action, rebondissements et révélations. Du côté des protagonistes, ils sont plaisants. Charmian, notre briseuse de sort, est une femme indépendante qui n’a pas froid aux yeux ni sa langue dans sa poche dans une époque où cela est mal vu. Son duo avec Lucien Dredmore, mage puissant et Maître des arts obscur, est un vrai délice et leurs joutes verbales le sont tout autant. Néanmoins, j’aurais apprécié que l’auteur nous en dévoile un peu plus sur ce dernier. Lynn Viehl insère un triangle amoureux, mais pas gênant, même si je dois avouer qu’il est arrivé comme un cheveu sur la soupe.

D’autre part, la galerie de personnages secondaires est très diversifiée et fort intéressante, notamment le grand-père de Charmian.

Pour conclure :

« Le mystérieux défunt Bestly » est un très bon second tome, tout y est plus approfondi avec une enquête passionnante, entre chaos et magie. Une saga à découvrir !

À noter que j’espère de tout cœur que l’on aura un jour la suite. Mais je suis très sceptique, car le troisième opus n’a jamais vu le jour en VO. Je vous avoue que je suis frustration…

La chronique du roman « Comme de longs échos » de Elena Piacentini

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Vincent Dussart est sûr de son coup. 
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours. 
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent. 
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos… 

Comme de longs échos est sorti le 24 août 2017 aux Editions Fleuve noir.

Mon avis:

Nous suivons Mathilde Senèchal, capitaine à la DIPJ de Lille depuis trois ans. Elle est l’adjointe de Lazaret et elle a une réputation d’être revêche. Mathilde va s’occuper d’une sale affaire, le meurtre d’une femme et d’un bébé de trois mois porté disparu. Cette affaire est délicate et s’avère plus complexe que prévu, d’autant plus que le temps leur est compté pour retrouver l’enfant vivant. En même temps, en Ariège, Pierre Orsalhièr, ancien flic à Toulouse, voit ressurgir un fantôme de son passé avec la médiatisation de l’affaire de Mathilde. Pierre veut en avoir le cœur net, il veut savoir si ce meurtre à un rapport avec cette enquête vieille de vingt ans ou bien s’il s’agit d’une simple coïncidence. Dès lors, s’engage une course contre la montre pour démasquer le tueur…

Le style d’Elene Piacentini est très visuel voir cinématographique, ce qui donne un récit très immersif. On plonge facilement dans l’univers du capitaine Senechal où la tension monte crescendo. On ne cesse d’émettre des hypothèses pour nous mener vers une fin assez surprenante. En ce qui concerne les protagonistes, on suit plusieurs narrateurs, les gens qui entourent Senechal. Ils ont chacun une voix, une personnalité bien distincte qui apporte une bonne énergie au récit. Les personnages sont tous très fouillés psychologiquement, l’auteur s’attarde sur chacun d’eux et l’on découvre leurs failles, leurs forces et leurs vies. De ce fait, on s’attache facilement à eux. D’ailleurs, je me suis prise d’affection pour Adéle, la petite voisine de Senechal, qui a réussi à percer les défenses de cette femme redoutable qui cache de profondes blessures. Pierre va également s’inviter dans la vie de cette dernière de manière inattendue.

Pour conclure :

Elena Piacentini m’a séduite avec son polar sombre au côté mystique, avec une héroïne rugueuse et sauvage que l’on a plaisir à suivre. J’ai hâte de lire le prochain opus avec cette fin intrigante.

À découvrir !

La chronique du roman « Une enquête d’Anna Kronberg et Sherlock Holmes, t1 : Le diable de la Tamise » de Annelie Wendeberg

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Le docteur Kronberg, femme médecin travesti en homme, se lance aux trousses d’un serial killer aux côtés de Sherlock Holmes, dans un Londres frappé par le choléra.

Londres, 1889. Quand une victime du choléra est retrouvée dans la Tamise, le Dr Anton Kronberg, bactériologiste de son état, est appelé pour confirmer les causes du décès. Toutes les précautions sont prises pour éviter une épidémie. Les choses auraient pu en rester là si les résultats intrigants de l’autopsie n’avaient poussé Kronberg à s’intéresser de plus près à cette affaire. Alors que Scotland Yard souhaite classer ce cas, Kronberg se rapproche de Sherlock Holmes. Et il ne faut que peu de temps au célèbre détective pour percer le secret du médecin qui, en réalité, est… une femme. Un secret qui pourrait la mener droit en prison s’il venait à être révélé. Mais tous deux vont unir leurs forces pour débusquer un criminel aussi redoutable que Jack l’Éventreur…

« Le diable de la Tamise » est sorti le 18 mai 2017 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Nous suivons le docteur Kronberg, un spécialiste en bactériologie et épidémiologie. C’est le meilleur expert de toute l’Angleterre. Été 1889, son assistance est requise lorsqu’une victime, possiblement affectée par le choléra, se trouve flottant dans l’usine de traitement des eaux de Hampton.

Alors que la police métropolitaine classe l’affaire, le Dr Kronberg est bien décidé à percer le mystère de cette mort en s’associant avec Sherlock Holmes. C’est ce dernier qui a découvert le secret du Dr Kronberg : c’est une femme…

Le style d’Annelie Wendeberg est très prenant et visuel. On plonge facilement dans cette Angleterre du 19ème siècle avec ses sombres bas-fonds et son smog. L’auteur a parfaitement su tout nous retranscrire les décors, les odeurs. J’ai été happée et j’ai pu difficilement lâcher le livre avant le dénouement, qui nous donne envie de connaître la suite.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée et palpitante, mélangeant habilement science et médical. Mais Annelie Wendeberg nous brosse également le portrait de la place de la femme, des problèmes sociaux et de l’éthique de cette période.

Du côté des protagonistes, je les ai adorés ! Ils sont attachants, bien fouillés et passionnants à découvrir et à suivre. L’auteur n’a pas détourné l’essence même du personnage Sherlock Holmes. Il est fidèle à lui même avec sa réticence émotionnelle et son légendaire sens de la déduction. Mais le caractère principal de ce roman demeure le Dr Anna Kronberg, elle est forte, dévouée, combative et n’a pas froid aux yeux. C’est une jeune femme bloquée entre deux mondes qui ne peut pas être complètement elle-même. Elle subit dans chaque sphère les contraintes sociales et les règles du comportement, à part avec Sherlock Holmes. D’ailleurs, leur duo fonctionne à merveille et leurs dialogues sont pleins d’esprit.

Pour conclure :

Annelie Wendeberg m’a totalement séduite avec son duo d’enquêteurs. J’ai adoré plonger avec eux dans les quartiers de Londres à l’ère victorienne. J’ai hâte de lire la prochaine aventure d’Anna et Sherlock.

À découvrir !