La chronique du roman « L’étoile de l’ombre » de Julie Ambre

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Cornouailles, de nos jours.

La Communauté traverse une sombre période. Les Gardiens ont fort à faire afin de protéger leur monde et celui des humains devant une menace grandissante.
Parmi ces êtres aux dons singuliers, une jeune femme lutte afin de maîtriser ses pouvoirs, tout comme ses sentiments envers celui qu’elle aime en secret depuis des années.
Un homme au passé mystérieux et aussi froid que la glace.
Lorsqu’une enfant disparaît suite à une attaque meurtrière, ils unissent leurs forces et se lancent sur ses traces, prêts à affronter un danger mortel dans une mission qui pourrait s’avérer bien plus dangereuse pour leurs cœurs…

Il est sorti en 2011 aux Editions Cyplog, 218 pages, disponible en ebook, gratuit.

Mon avis:

Une histoire très sympathique !

La plume de Julie Ambre est fluide et plaisante. L’atmosphère est électrique entre suspenses, rebondissements et actions. L’intrigue est simple, mais bien menée même si l’on reste avec des questions sans réponses. Son monde est relativement bien dépeint, intéressant, clair et efficace. D’ailleurs, cela rend la lecture très addictive avec un bon rythme. On s’aperçoit au fil des pages que l’auteure est friande d’imaginaire et qu’elle maîtrise ce genre littéraire, car tout y est concordant.

En ce qui concerne les protagonistes, ils sont attachants, complexes pour certains,et les dialogues sont vifs et pertinents. Néanmoins, on aurait apprécié qu’ils soient un peu plus développés, notamment les personnages secondaires ainsi que le passé et le présent de nos héros. En outre, on a aimé suivre nos rôles principaux dans l’évolution de leur enquête et de leur romance qui cohabitent en harmonie.

Esther est une jeune femme de 21 ans bornée, fière et téméraire qui détient des facultés psychiques rares. Celles-ci lui permettent de veiller sur la communauté et sur le reste de la population contre de redoutables ennemis : les démons. Alex est un être énigmatique, froid et un traqueur hors pair, le meilleur ! Bien qu’il soit le mentor d’Esther, il affiche envers elle une certaine indifférence, ce qui lui donne un air inaccessible. Un soir, il sera appelé sur la disparition d’une fillette, mais au lieu qu’Esther reste loin de tout ça comme il le lui avait demandé, elle n’en fera qu’a sa tête et se mettra dans des situations dangereuses. De ce fait, cela opérera certains changements sur nos deux protagonistes, ils découvriront l’éveil de sentiments qui seront douleur pour l’un et sensualité pour l’autre… Ils vont inexorablement se rapprocher, mais pas évident quand on est en pleine investigation et que l’on est hanté par de vieux démons.

Pour conclure :

« L’étoile de l’ombre » est une très bonne romance paranormale, bien écrite avec des personnages forts et un univers captivant. Cependant, on a trouvé l’épilogue un peu trop facile et rapide, on demeure un peu sur notre faim. On espère fortement que cette introduction aura une suite, car on a beaucoup aimé notre immersion dans le monde de Julie Ambre qui est une jeune auteure à suivre de très près.

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La chronique du roman « Le royaume des Carpathes , T2: Sombres désirs » de Christine Feehan

 

 

 

 

 

 

 

 

La chirurgienne Shea O’Halloran est étrangement attirée jusqu’aux confins des Carpates, appelée par une voix profonde et masculine, qui semble faire partie d’elle-même. Arrivée au royaume, Shea découvre un homme ravagé et enragé. Par quels sombres désirs est habité ce bel étranger et pourquoi l’avoir fait venir auprès de lui ? Fera-t-il d’elle sa bienfaitrice, sa proie ? Ou peut-être son âme sœur…

Mon avis :

Après avoir été passablement déçue par le premier tome, j’ai voulu laisser une chance à cette saga. Dans le doute, j’ai mis mes a priori derrière moi concernant celui-ci. C’est donc sur une note un peu sceptique que je l’ai commencé.

Au premier abord, le récit est excellent, hélas, je me suis beaucoup ennuyée à cause de la présence d’un personnage en particulier dont le caractère m’a laissée de marbre. Jacques est un carpatien autant en apparence que dans son âme. Malgré les souffrances qu’il a subies pendant sept ans, j’ai vraiment aimé son côté torturé à la limite de la folie. Il a su se raccrocher inlassablement à l’esprit d’une jeune femme qui a le don de télépathie comme lui. C’est une inconnue pour lui mais elle est sa bouée de sauvetage, son ancre dans la réalité. Il sait qu’il est vraiment très proche de basculer vers le côté sombre de son être en devenant un vampire (des êtres immondes qui n’ont plus d’âme).

Cette femme, qui s’appelle Shea, ne comprend pas pourquoi elle entend des voix et aussi d’où vient cette souffrance qui la laisse sans force. C’est ce personnage qui m’a posé problème tout au long du récit. Personnellement, j’ai peu apprécié le côté geignard et incertain de sa personnalité. Je ne suis pas contre un peu de ce genre de sentiments mais à la longue, je trouve l’ambiance pesante.

Nous retrouvons un Jack en proie à d’horribles souvenirs. Lui, qui était si joyeux et toujours le premier à faire une blague, est devenu froid, dangereux et totalement incontrôlable. Mais sous ses airs impitoyables, une femme a le pouvoir de le faire réagir : son âme sœur. Leurs destins sont liés dans la douleur et le passé. Ils devront inlassablement s’entraider pour pouvoir regagner l’un comme l’autre la « lumière ». Car leur côté obscur les entraîne tous les deux vers une vie qu’ils n’ont jamais voulue. Pourront-ils faire la part des choses et laisser derrière eux leur passé pour un avenir en commun ?

Dans les Carpathes, je vous conseille de vous méfier de l’apparence des êtres vivants qui vous entourent car ils ne sont pas ce qu’ils devraient être. Les loups sont-ils des loups ou des Hommes et, les Hommes sont-ils vraiment des Hommes ou des bêtes immondes dépourvues d’âme ? Seules votre conscience et votre faculté à voir au-delà des apparences pourront vous donner une réponse. Mais faîtes attention, le mal est toujours plus beau qu’il ne l’est en réalité…

Editeur : J’ai Lu – Collection : Crépuscule – Parution : 04 avril 2012 –Poche : 374 pages – Prix : 6.90 euros

écrit par Pearl

La chronique du roman « Les ombres de la nuit,T7: Le plaisir d’un prince » de Kresley Cole

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Résumé:

Lucia la Chasseresse est aussi mystérieuse qu’exquise. Garreth MacRieve, roi des Lycae, brûle de la posséder. Mais cette créature sensuelle porte en elle un lourd secret, qui menace de l’anéantir et de détruire ceux qu’elle aime. Tapi dans l’ombre, Garreth la suit, l’observe, la protège. A la beauté rétive, il oppose son incontrôlable désir et éveille en elle une irrésistible attirance. Pourtant, investie d’une mission, Lucia n’écoute pas ses sens. Comment s’abandonner au plaisir quand rôde le Mal absolu ?

 

Mon avis :

 Ce livre est la frustration à l’état pur. Nous la ressentons et nous la vivons comme un fardeau qui nous emprisonne page après page. Nous nous sentons oppressés, tendus face à tant de sentiments refoulés. Kresley nous enivre doucement au fil du récit en retenant la bride aux ressentis des personnages principaux. Nous voulons à tout prix la libération et pourtant elle ne vient pas. Nous sommes malheureusement à bout de souffle et nous devons encore le retenir pour poursuivre inlassablement cette aventure qui nous tient en haleine. Je suis restée en asphyxie permanente et j’osais à peine reprendre quelques bouffées d’air, de peur de voir s’envoler cette tension qui me maintenait en éveil, sur le qui-vive.

Kresley nous pousse toujours au-delà de nos limites et nous aimons ça. Nous en redemandons encore et encore comme des drogués que nous sommes. Chaque mot, chaque phrase est un doux murmure dans notre esprit en manque. Elle a su nous rendre totalement dépendants de son histoire et de son style. Elle nous emprisonne et nous garde sous son contrôle en nous distillant à chaque tome des mots qui savent trouver une signification dans notre subconscient. Kresley nous tient et elle ne nous lâchera pas avant de nous avoir totalement épuisés.

Nous retrouvons le clan des Lycae avec le prince Garreth. Il découvre au hasard d’un match de rugby, celle qui est son âme sœur : Lucia la chasseresse. Elle fait partie des valkyries et elle est la tante de sa reine. Ils ne pourront jamais être ensemble car elle cache un secret terrible, vieux de plusieurs centaines d’années qui sera entre eux un mur infranchissable. Garreth fera tout ce qu’il y a en son pouvoir pour la faire craquer et je peux vous dire qu’il met du cœur à l’ouvrage mais rien n’y fait. Ils sont prisonniers d’un passé qu’ils n’ont pas voulu mais qui les tourmentent inlassablement jour après jour. Lucia essaiera tant bien que mal de le fuir mais au plus profond d’elle-même, elle souhaite que Garreth la retrouve. Une fois réunis, tout reste à faire et une avalanche de problèmes s’abattra sur eux. Ils devront coopérer, même si cela représente un gros effort de leur part, afin d’arriver à finir la quête dont Lucia s’est vue investie.

Alors pensez-vous qu’ils arriveront à relever tous les défis qui se dressent sur leur route ?

Ce livre est un véritable péché à lui tout seul. Je ne sais pas exactement combien il en transgresse mais je vous assure qu’il faudra sûrement aller vous confesser après l’avoir lu. Kresley nous emmène sur un chemin dangereux en nous donnant toutes les clés de nos envies les plus profondes. Elle sait toucher les êtres humains là où c’est le plus sensible : nos sensations.

Alors, je vous souhaite une bonne lecture dans un récit où vous atteindrez en un temps record des sommets vertigineux, dans tous les sens du terme. Vous serez toujours à la limite entre la raison et la folie, et vous prierez pour enfin trouver le repos…

 

 

Editeur : J’ai lu – Collection : Crépuscule – Parution : 04 avril 2012 –Poche : 439 pages – Prix : 6.90 euros

 

écrit par Pearl

la chronique du roman « Les Highlanders , T2: La rédemption du Berserker » de Karen Marie Moning

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La très belle Jillian Saint-Clair se destine au cloître. Elle n’aime qu’un seul homme, Grimm Roderick, qui l’a toujours ignorée. Impatient de marier sa fille, Gibraltar Saint-Clair décide d’inviter au château trois soupirants : le noble Quinn, le cynique Ramsay, et Grimm. Mortifiée que ce dernier l’ait de nouveau rejetée, Jillian décide de le rendre fou de jalousie. Elle ignore que Grimm est un Berserker, un guerrier légendaire d’une force surhumaine, mais pas tout à fait humain.


Mon avis :

Un livre où les paysages d’Ecosse et ses traditions s’enlacent afin de nous faire vivre un rêve éveillé.


Ce deuxième tome est beaucoup plus complet tant sur le plan émotionnel que culturel. Les descriptions sont éblouissantes et nous permettent de laisser notre esprit vagabonder en toute liberté. L’Ecosse n’a jamais été aussi belle que sous la plume de Karen. Les personnages vibrent d’une rage intérieure, permettant d’avoir un avis très précis sur leurs traits de caractère. Karen apporte un tel soin à chacune de ses phrases, une telle discipline littéraire qu’elles renforcent l’intensité de son récit. Un pur moment de lecture…


Grimm Roderick, de son vrai nom Gavrael Roderick Icarus McIllioch, est un homme dont l’ombre du passé plane toujours au-dessus de lui. Elle le poursuit inlassablement de jour en jour comme le reflet imparfait de son âme à travers le miroir. A la suite d’un courrier lui demandant de « Venir pour Jillian », il se retrouve bien malgré lui à jouer les prétendants auprès d’elle. La jeune fille, qu’il a quittée plusieurs années auparavant alors que son passé le rattrapait, est devenue une femme magnifique. Il est attiré par elle, bien plus qu’il ne le devrait pour leur bien à tous les deux. Il n’a pas le droit de s’attacher à quelqu’un, sa nature de Berserker l’en empêche sur bien des points, du moins c’est ce qu’il croit… Mais sera-t-il raisonnable et continuera-t-il de l’ignorer inlassablement ou défiera-t-il une fois pour toutes son destin ?


Je me suis laissée transporter sans aucune retenue à travers le récit de Karen. J’aime l’ambiance si particulière qu’elle a donnée à cette histoire, empreinte de mystère et de tradition. Karen a su me ravir après l’amère déception du premier tome des aventures des Highlanders.


Je vous souhaite un bon voyage sur Karen Airlines à destination de l’Ecosse et de ses merveilles.

 

Editeur : J’ai lu – Collection : Crépuscule– Parution : 04 janvier 2012 –Poche : 407 pages – Prix : 7.40 euros

écrit par Pearl

La chronique sur « Lune de Miel, Lune de sang » de collectif sous la direction de P.N Elrod

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Après Philtres et potions, voici un nouveau recueil de nouvelles pour tous les fans de bit-lit. Kelley Armstrong, Jim Butcher, Rachel Caine et Lilith Saintcrow sont réunis pour vous faire découvrir neuf aventures inédites peuplées de loups-garous, vampires et sorcières.

Il est sorti le 2 décembre 2012 aux éditions Milady, 475 pages, 8€

Mon avis:

Une anthologie passionnante !

Habituellement, je ne suis pas une grande adoratrice des recueils, car les histoires sont trop courtes et l’on n’a pas le temps de s’immerger dedans… Avec « Lune de Miel, Lune de Sang », ce fut une agréable surprise, c’est même une de mes lectures coups cœurs de cette année 2012 !
Les plumes des différents écrivains sont plaisantes, fluides et addictives. Les intrigues sont bien menées, variées, sympathiques et le rythme est rapide. On ne s’ennuie pas une seconde. Tout au long de nos découvertes, on passera par diverses atmosphères, lieux, personnages et sentiments. Ce collectif nous permet de retrouver certains auteurs comme Rachel Caine, Rondha Thompson ou encore Caitlin Kittredge ainsi que de nous faire connaître d’autres tel que P.N Elrod ou Katie MacAlister. Cependant, je trouve dommage de faire leur rencontre, d’aimer leurs univers alors qu’ils ne sont pas édités en France pour certains, c’est assez frustrant. Je vais à présents mettre une petite annotation pour chaque nouvelle :
– « Traque » de Kelley Armstrong :
Elena et Clayton, les protagonistes des deux premiers tomes de la saga Femmes de l’Autremonde, sont en lune de miel. Mais forcément les ennuis les ont suivis. Amour, chasse, loups-garous sont présents ici. 
– « Heorot » de Jim Butcher:
J’ai fait la connaissance de Harry Dresden. Une jeune mariée disparaît pendant sa lune de miel et Harry part à sa recherche. Il va rencontrer une affreuse créature… « Herorot » est une histoire dynamique avec monstre, magie et un héros sarcastique. Cette lecture m’a donnée envie de découvrir la saga « Les dossiers Dresden »
– « Vacances à la romaine ou SPQ-arrrgh » de Rachel Caine :
Une de mes nouvelles coups de cœur ! J’ai adoré cette histoire de pirates maudits, pleine d’humour et de maléfices. J’ai trouvé un petit côté Pirates des Caraïbes pas déplaisant !
– « Telle mère, telle fille » de P.N Erold :
C’est peut-être sur celle-ci que j’ai le moins accroché bien qu’elle soit très intéressante. Jack Fleming, détective privé de la série « Dossiers de vampires » est engagé pour retrouver le mari disparut pendant le repas de son mariage. Un héros amusant, un vampire qui est phobique du noir. Un récit empreint de jalousie et d’amour.
– « Mortelle lune de miel » de Caitelin Kittredge :
On revoit Pete et Jack, les personnages de la saga « Les Ténèbres de Londres ». Caitelin Kittredge nous plonge dans un lieu maudit où de mystérieux meurtres surviennent et peuplé d’affreuses créatures et adorateurs du monde obscur. Un des tableaux les plus glauques.
– « Les liens du cœur » de Majorie M. Liu :
C’est également un coup de cœur pour cette histoire. J’ai adoré la plume de l’auteure, son univers fantasmagorique empreint d’une certaine douceur et de beauté. Dans cette nouvelle, il est question de fantôme, d’amour, jalousie et de solitude. J’ai eu l’impression de lire un conte, dommage que ça soit trop court !
– « Tu donnes ta langue au chat » de Katie MacAlister :
Une formidable histoire ! 
Un couple part en lune de miel, Raphael St John, le héros, va se trouver des origines qu’il ne soupçonnait pas lors d’une demande d’aide d’un fantôme. Les dialogues sont délicieux. Un récit où se mêlent revenants, loups-garous, humour et malédiction. Je suis tombée sous le charme, j’aurais aimé lire la saga « The Dark Ones », mais celle-ci n’est pas éditée en France. 
– « Pour le pire » de Lilith Saintcrow :
Un gros coup de cœur pour cette histoire. La plume de l’auteure est habile et attrayante. On accroche de suite aux protagonistes. Kat et Mitch partent en lune de miel, mais quand un loup-garou épouse une chasseuse de vampire et qu’aucun des deux n’est au courant de la véritable nature de l’autre les ennemis ne sont pas loin. La lune de miel devient vite explosive !
– « Qui a peur de Sam Wulf » de Rhonda Thompson :
Quel plaisir de retrouver la famille Wulf même si c’était trop court. Le nom des Wulf est maudit. Sam a cru qu’en trouvant son âme sœur cela briserait la malédiction qui touche tous les garçons de la famille. Mais que nenni, il devra avouer l’inavouable à sa jeune épouse pendant leur lune de miel. Une très belle romance paranormale avec une fin inattendue. Dommage qu’il n’y a pas la suite…
Pour conclure :
Toutes les histoires sont très bonnes, je n’ai pas remarqué de point faible évident. Les scénarios sont variés, divertissants et captivants. Pas une seule histoire ne se ressemble malgré leurs thèmes communs. De plus, bien que le recueil porte sur la lune de miel, il n’y a pas d’érotisme à outrance, c’est même le contraire. 
Chaque récit vous emmène dans une balade pleine de danger, d’amour et de mystère avec des créatures surnaturelles. Voici une anthologie que je recommande chaudement à tous les adorateurs de bit-lit et de romance paranormale. 

Entretien avec l’auteure OXANNA HOPE

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 Sa biographie


Oxanna Hope, auteure du roman « Go to Hell »  a eu la gentillesse de répondre aux questions de True Blood addict.


1/ Est-ce que tu peux te présenter rapidement pour les lecteurs potentiels qui ne te connaîtraient pas encore ? 

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m’appelle donc Oxanna Hope. Cependant, malgré la consonance anglo-saxonne de ce nom, je suis une auteure française. Go to Hell, publié aux éditions Nergäl en décembre 2011, est mon premier roman. Il s’agit d’une trilogie.

2/ Comment est née chez toi l’envie d’écrire un roman? 

Je ne saurais pas l’expliquer, ça m’est venu d’un coup. Un jour, je regardais une série TV que j’adorais et j’ai eu envie de créer un épisode, puis un autre… J’avais douze ans et je n’ai jamais réussi à m’arrêter d’écrire depuis ce jour. Lire le journal d’Anne Franck m’a aussi énormément confortée dans ce besoin d’écrire. C’est vital pour moi.

3/ Qu’est-ce qui t’a décidée à sauter le pas d’être publiée ? 

J’imagine que lorsqu’on écrit, on aime savoir si ce que nous créons est viable aux yeux des autres. C’est important de se dire qu’on donne du plaisir aux gens et c’est par le biais de l’édition que j’ai voulu le faire. J’avais seize ans lorsque j’ai envoyé mon premier manuscrit à un éditeur et son refus m’a permis de me rendre compte des énormes progrès qu’il me restait à faire avant de réellement donner ce plaisir aux gens.

4/ Comment s’est passée la recherche d’un éditeur ? 

J’ai relevé les différents noms de maisons d’éditions qui œuvraient dans le domaine du fantastique et j’ai envoyé mon texte à plusieurs d’entre elles. Finalement, j’ai été acceptée par les éditions Nergäl que je remercie pour m’avoir donné ma chance.

5/ Parle-nous de ton premier livre. De son univers, de ses personnages.

Go to Hell est un roman précieux à mes yeux. De par ce qu’il représente et des personnages qui y évoluent. J’aime les écorchés vifs tels que Damian et Cassie mais aussi posés comme Seven et Jess. Chacun figure un pan de ma personnalité. Cassie semble au départ froide et calculatrice mais elle se sert de cette apparence pour gérer des situations difficiles. Ce n’est pas si facile de se retrouver dans un monde peuplé de sentiments qu’on a du mal à interpréter sans risquer de souffrir. Damian est un peu pareil. Il a l’impression que sa vie lui a été volée et même s’il aime ce qu’il fait, il éprouve une certaine lassitude face aux conséquences de ses actes et de son passé. Damian et Cassie ont des personnalités sombres dès le départ, chacun portant un fardeau sur leur dos et c’est peut-être ce qui les rapprochent finalement.
Seven, c’est autre chose. Dans ce premier opus, il est très en retrait parce qu’il ne veut pas s’impliquer dans l’histoire de son frère et de Cassie. Nous dirons qu’il gère les choses différemment, ses sentiments comme son existence. Dans le tome 2, vous aurez, je pense, l’occasion de découvrir beaucoup d’éléments sur lui ainsi que sur Jess.
Quant à l’univers de mon roman, il reste très proche de tout ce qui touche au fantastique. J’aime ce qui a trait au monde de l’étrange. Je suis passionnée par l’occultisme, la magie et j’en passe. Donc fatalement, je ne pouvais pas être attirée par un domaine différent en écriture. Cela permet de parler des choses qui nous fascinent autant qu’elles nous terrorisent.

6/ As-tu de nouveaux projets en ce moment? 

Pour le moment, je termine les corrections de mon tome 2 mais j’ai plusieurs projets. Notamment un nouveau roman qui se situerait toujours dans la catégorie fantastique. Également, j’aimerais reprendre l’écriture d’une collection pour les enfants handicapés, principalement les autistes qui me tiennent à cœur. Le problème étant que je ne suis pas franchement des meilleures en matière d’illustrations. J’aimerais pouvoir donner tout de même le jour à ces livres.
Je suis aussi en train de terminer une formation de correctrice parce que j’aime beaucoup le fait de proposer une aide aux autres dans le domaine de l’écriture. J’aime enseigner à mon tour ce que l’on m’enseigne.

7/ Pourquoi avoir choisi ce genre ?

Je crains de ne pas avoir choisi ce genre, ce serait plutôt lui qui m’a choisie XD
Comme je le disais, je suis très attirée par le domaine de l’occulte, de l’étrange.
Je me suis cela dit essayée à pas mal de genres littéraires comme science-fiction, thriller, drame et scénario mais je n’y prends pas autant de plaisir qu’avec le fantastique.

8/ Pour tes écrits, où cherches-tu ton inspiration ? 

Dans tout ce qui se trouve autour de moi mais aussi en moi. Mes rêves sont des bases importantes, comme beaucoup d’auteurs je pense. Ils me permettent de visionner quelques pans de l’histoire en images, je n’ai plus alors qu’à reporter sous forme de mots pour montrer aux gens ce que moi, je vois. Et puis, il y a les expériences personnelles en matière d’étrange qui m’inspirent ainsi que certaines légendes urbaines… enfin, mon imagination déborde de tous les côtés, même un couvercle de boîte à fromage m’inspirerait (rires)

9/ En tant qu’auteure, tu aurais aimé écrire quel roman ? 

Cela va peut-être étonner mais j’aurais adoré écrire Jane Eyre. Je considère l’œuvre des sœurs Brontë comme une bible.

10/ D’ailleurs, es-tu en premier lieu une lectrice ou as-tu toujours été auteure ? 

Je suis en premier lieu une auteure je pense. Je n’ai pas commencé à écrire parce que je lisais mais plutôt l’inverse.

11/ Quel(s) conseil(s) voudrais-tu donner aux auteurs débutants ? 

cela m’est difficile de donner des conseils. Je ne pense pas pouvoir me le permettre vu mon modeste niveau. La seule chose que je pourrais dire à une personne qui veut écrire et à qui l’on dit que ce n’est qu’une utopie, que ça ne sert à rien… c’est de persévérer. On ne naît pas auteur, on le devient en travaillant et les embûches restent nombreuses sur le chemin. Alors avant de lâcher la plume pour toujours, il faut essayer encore et encore. Je dirais aussi qu’il faut savoir écouter les critiques, aussi négatives soient-elles, et prendre conscience que ce sont elles qui font avancer, même si ça fait mal, je le concède.

12/Quel métier tu rêvais de faire étant enfant ? 

Je rêvais d’être jockey. Puis à 16 ans m’est venu le désir d’être « écrivain ». J’ai la chance d’avoir pu travailler dans le milieu des chevaux et d’écrire. 

13/ Tu lis quoi en ce moment ? 

Je viens de terminer Les larmes rouges de Georgia Caldera. Actuellement, je lis plusieurs livres en même temps (si si, c’est possible ). J’essaye de terminer Appartement 16 de Adam Nevill et je poursuis la lecture de La cave de Richard Laymon. Le prochain sur la liste étant Veritas Pactus de Vanessa Mars. 

14/ Par quoi souhaiterais-tu terminer par cet entretien ?

Par un point . Non, je plaisante. Je souhaiterais déjà te remercier de m’avoir donné la parole au travers de ces quelques questions ; remercier également toutes les personnes qui ont pris un peu de leur temps pour lire cette interview mais également mon livre. Les messages de soutien me motivent énormément. J’aime l’idée de savoir mes personnages dans d’autres logis que le mien ainsi que celle de me dire que leurs aventures vous ont procuré du plaisir. N’hésitez pas, d’ailleurs, à venir me faire part de vos avis ou à découvrir mon roman sur ma page facebook :
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Merci à Oxanna. Son roman sort le 27 août aux Editions J’ai lu.

La chronique du roman « Le Maestro et Son Papillon Livre 1  » de Rhonda Leigh Jones

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Miranda O’Connell vient de faire un pari dangereux avec un homme mystérieux et sexy : son professeur de musique. Un pari qui changera sa vie pour toujours. Elle ne sait pas que Claudio du Fresne est un vampire qui garde des humains soumis pour s’en nourrir et en faire ses esclaves sexuels, ou qu’il est prompt à punir ceux-ci avec une bonne fessée. Ni que son impitoyable frère fait aussi partie du pari. Victoire « Jack » du Fresne veut sa part. Il aidera Claudio à assurer la survie de son spectacle osé si celui-ci accepte ses conditions. Si, après trente jours, Miranda décide de rester chez Claudio, elle devient sa propriété. Si elle décide de partir, elle devient celle de Victoire. Ces trente jours feront découvrir à Miranda tout un monde de possibilités sexuelles et de sombre désir. A condition qu’elle supporte une telle intensité…


Mon avis :

Un livre choquant et provocant…


Au premier abord, le lecteur fait face au style équivoque de l’auteure. Rien ne nous prépare à tant de douleur et de soumission… On est choqué par la précision des relations entre les différents personnages et surtout par leurs ressentis. L’humiliation charnelle et verbale du personnage principal nous laisse sans voix. Mais ce qui est sans précédent, c’est qu’elle apprécie qu’on la traite de cette façon. Son excitation en est décuplée et l’emmène sur les voies du plaisir. Rhonda dévoile un monde différent aux lecteurs. Pas dans le but de les choquer mais plutôt dans le but de leur montrer que la sexualité peut être vécue de bien des manières par l’être humain.


Miranda, jeune femme de son époque, se retrouve en compagnie de son professeur de musique sur le chemin de sa demeure. Elle a accepté son invitation de son plein gré. Mais sait-elle dans quoi elle s’est engagée ? Car je peux vous assurer qu’elle ne s’attendait certainement pas à ça. Comme quoi, il faut faire attention à qui on donne sa confiance… A partir de ce moment, l’action si débridée et enfiévrée va se dérouler de manière fluide. Miranda sera soumise au bon vouloir de la maisonnée du Maestro. Chaque vampire appartenant à sa famille pourra faire d’elle ce qu’il veut. Une déchéance implacable mais délectable dans le sens où cela fait partie d’un de ses plus vils secrets… Depuis son plus jeune âge, Miranda rêve d’être dominée voire exploitée par un homme viril. Va-t-elle vraiment apprécier ce traitement de la part du maestro et de ses congénères ?


Rhonda exploite sans vergogne la violence, la soumission et la sexualité. Son monde est profond et glauque, parfaitement en adéquation avec ses personnages. Son écriture permet d’accentuer cet état. En tout cas, un livre à ne pas mettre entre toutes les mains…



Editeur : Edition Ada – Parution : 31 octobre 2011 –Broché : 300 pages – Prix : 7.50 euros


écrit par Pearl