La chronique du livre « L’Antarctique, le rêve d’une vie » de Mike Horn & Henri Haget .

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« Traverser l’Antarctique, c’était mon rêve d’enfant. J’ai décidé d’affronter cette immensité blanche en empruntant un itinéraire jamais exploré, le plus long que l’on puisse envisager : 5 100 km d’une trace presque rectiligne, avec, devant moi, la solitude, les champs de crevasses, les tempêtes de neige, les températures glaciales. 
Cette traversée m’obligera, je le sais, à battre des records de vitesse pour ne pas être englouti par l’hiver. On me prédit l’enfer, une course contre la mort. Après trois semaines de bateau pour rejoindre le continent au milieu des icebergs, je plante fermement mes bâtons dans la glace, mes skis bien parallèles, un traîneau de 256 kg fixé aux épaules. 
L’espace d’un instant, mon cœur se serre. Comme un début de vague à l’âme. Je repense alors à Cathy, ma femme, qui, avant de rejoindre les étoiles, m’avait soufflé :  » Vis pour moi, Mike, vis pour nous deux.  » Je ne me retournerai plus. Je regarderai devant. Armé de mon seul ski-kite et de mes mollets, je suis loin d’imaginer l’épreuve qui m’attend. » 
Mike Horn

Il est sorti le 24 mai 2018 aux Editions XO.

Mon avis:

Après le décès dévastateur de on épouse, ses filles, dont il a toute l’admiration, le pousse à aller vivre son rêve d’enfant : traversé l’Antarctique sans assistance. Une aventure loin de la civilisation en bravant les éléments extrêmes. On vivra à ses côtés ses déboires, ses problèmes administratifs, son combat contre la nature, contre ce continent inhospitalier pour l’homme, mais également la beauté de ses paysages. On fera face à ses doutes, ses espoirs et sa force. C’est un homme impressionnant avec un mental hors norme. Mais dans ce livre, nous le découvrons plus intimiste, il nous raconte des morceaux de sa vie avec sa femme, son amour pour elle et la douleur de sa perte ainsi le lien qui l’unit à ses filles. C’est très touchant.

Pour conclure :

J’ai adoré suivre cet aventurier moderne aux neuf vies dans sa traversée épique aux paysages infinis où nul être humain n’avait laissé sa trace. Mike Horn est un homme impressionnant et inspirant !

À lire !

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La chronique du roman « Portrait d’un cannibale » de Sinar Alvarado

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A partir d’un fait divers sanglant et sensationnel, Sinar Alvarado explore les institutions et les bas-fonds de la société, en se posant une question simple : comment a-t-on pu remettre un cannibale en liberté ? Dans les Andes vénézuéliennes, pendant les années 1990, un SDF avec des antécédents psychiatriques, Dorancel Vargas, vit sous le pont Libertador. Un jour, on découvre dans son petit campement des casseroles remplies de chair en décomposition. Dès lors, les habitants du quartier comptent autour d’eux ceux qui manquent à l’appel. Au cours des deux années d’enquête nécessaires à ce livre, Sinar Alvarado a rencontré les familles des dernières victimes et épluché des liasses de dossiers psychiatriques et de rapports de police pour nous livrer cette histoire hors du commun dans une écriture qui égale celle des plus grands polars réalistes.

Il est sorti le 15 juin 2017 chez Marchialy Editions .

Mon avis:

Le journaliste Sinar Alvarado enquête sur le cas de Dorancel Vargas Gomez qui habite au Vénézuéla. Ce dernier est connu depuis les années 1990 comme le « mangeur d’hommes », d’ailleurs, il est revenu sur le devant de la scène en 2016.

Sinar Alvarado nous dépeint la vie de Dorancel qui est diagnostiqué depuis toujours schizophrène, ainsi que ses victimes. Mais surtout, à travers le portait de ce cannibale, le journaliste nous brosse le portrait des prisons vénézuéliennes. Il dénonce un système carcéral manquant de moyens et de structures pour soigner et incarcérer les gens malades comme Dorancel. Ainsi que la surpopulation, les gangs qui font leur loi sont soutenus par une justice corrompue avec le non respect des règles et des procédures.

En conclusion, « Portrait d’un cannibale » est plus qu’un simple reportage sur un homme atteint de folie. C’est surtout le portrait tragique d’une crise pénitentiaire dans une période politique mouvementée.  

La critique du livre « Pirates, histoires vraies » de Dominique Le Brun

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Le personnage du pirate est aujourd’hui désincarné, en passe de devenir une illusion à l’usage des enfants et des romantiques. Il est temps de retourner voir ce que cachent la légende et les interprétations anarcho-poétiques, à la découverte des hommes et des faits.
Dominique Le Brun a réuni six récits -témoignages vécus ou enquêtes – qui restituent la réalité nue. Il propose ainsi une expérience troublante : voyager en compagnie des criminels de la mer à travers le temps et l’espace. L’exaltation de la chasse, le face à face entre victime et bourreau, l’or, le sang et la peur… cette violence extrême qui court à travers les textes fait que le livre n’est pas à mettre dans les rayons jeunesse. Mais on y trouve encore et toujours, au-delà du pillage et du meurtre, le vent de l’aventure absolue, celle que portent les océans.

Témoignage d’un captif des Barbaresques (XVIe siècle) – Portraits de flibustiers, par un homme qui les a connus, OExmelin (XVIIe siècle) – Histoire de Jean Lafitte, par Georges Blond (début XIXe siècle) – La piraterie dans le Pacifique (enquête sur affaire de la Papeete, fin XIXe siècle) – Mémoires du « dernier corsaire », Lückner (1914-1918) – L’affaire du Ponant, témoignage du skipper du bateau (2008). L’anthologie est composée d’extraits d’ouvrages.

Il est sorti le 14 avril 2016 aux Editions Omnibus

Mon avis:

Dans ce livre, Dominique Le Brun nous fait voguer aux côtés de pirates sanguinaires à travers les âges (17e siècle à 2008) et les contrées. Nous découvrons les aspects tragiques et sordides de leur vie, leur évolution au fil des siècles, ainsi que les portraits croisés d’hommes ou de femmes prisonniers de ces derniers.
Dominique Le Brun nous fait découvrir six histoires vraies de pirates, toutes plus passionnantes les unes que les autres, mais qui vous feront frémir. Ce qui est paradoxal, car ces pirates ont toujours fasciné le monde, et pourtant on est loin du capitaine Jack Sparrow. D’ailleurs, ils sont souvent mieux perçus que leur victime… Je crois qu’il y aurait de quoi débattre.

Le style de l’auteur est très agréable, on tourne les pages avidement, malgré le fait que ce beau pavé fasse 662 pages. On est captivé du début à la fin, complètement immergé dans ces aventures et batailles épiques. Néanmoins, j’ai un petit bémol à souligner. Par moments, j’aurais aimé un lexique pour le vocabulaire spécifique concernant tout ce qui touche les pirates et bateaux. Cela m’aurait aidé à encore mieux cerner ce monde pour la néophyte que je suis. De plus, une petite carte au départ de chaque chapitre aurait permis de mieux visualiser leurs nombreux déplacements en mer. Certes, mes revendications restent minimes, mais cela aurait apporté un véritable petit plus.

En bref, je recommande chaudement cet ouvrage instructif, pour les amoureux des pirates qu’ils soient néophytes ou non dans ce domaine. C’est toujours intrigant, passionnant et effrayant ces histoires de pirates qui sillonnent encore nos mers…

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Dans ma boîte aux lettres…#28

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Bonjour à tous !

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

RDV français repris depuis par Lire ou Mourir.

Passons aux acquisitions papier de cette semaine : 

Et vous quelles acquisitions cette semaine ?

La chronique du roman « Immortelle randonnée: Compostelle malgré moi » de Jean-Christophe Rufin

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Un mois sur le Camino del Norte, de Bayonne à Santiago, 40 kilomètres de marche par jour : étape après étape, Jean-Christophe Rufin se transforme en clochard céleste, en routard de Compostelle. Pourquoi prendre le Chemin, quand on a déjà éprouvé toutes les marches, toutes les aventures physiques ?  » Je n’avais en réalité pas eu le choix. Le virus de Saint-Jacques m’avait profondément infecté. J’ignore par qui et par quoi s’est opérée la contagion. Mais, après une phase d’incubation silencieuse, la maladie avait éclaté, et j’en avais tous les symptômes.  » 876 kilomètres plus loin, un mois plus tard, après l’arrivée à Santiago, le constat est là. Comme tous les grands pèlerinages, le Chemin est une expérience de désincarnation, il libère du  » tropplein « , mais il est aussi un itinéraire spirituel, entre cathédrales et ermitages, et humain, car chaque rencontre y prend une résonance particulière.

Il est sorti le 2 octobre 2014 aux Editions Folio, 6.80€.

Mon avis:

Un grand merci aux éditions Folio pour cet ouvrage. Ce dernier m’a immédiatement attiré par le fait qu’il s’agissait d’un témoignage sur Compostelle et le pèlerinage lié. Le mois dernier, j’avais pu découvrir le Chemin à travers le film The Way, La route ensemble. Il répondait à mon envie de tenter ce pèlerinage un jour. Cette proposition tombait donc bien.

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Jean-Christophe Rufin est parti du chemin du Nord pour rejoindre Santiago. Dans Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi il raconte son voyage et il le fait avec beaucoup d’autodérision et de poésies. Cela donne un récit de voyage savoureux, très bien écrit. Il propose une version moins édulcorée que le film.

En effet, il évoque certaines choses auxquelles nous ne pensons pas forcément à la manière dont certains monastères tirent leurs épingles du jeu, par exemple, ou comment les pèlerins sont perçus par les populations locales, sur l’entraînement qu’il faut pour se lancer dans cette aventure… Il y a également des considérations plus philosophiques, spirituelles et personnelles. Je n’ai jamais eu l’impression d’être mise de côté pendant ces passages car il explique vraiment son état d’esprit et son évolution au fur et à mesure de sa progression.

J’ai également eu l’impression de lire un guide touristique mais en plus personnel et intéressant. L’auteur donne à la fois des indications historiques sur les endroits qu’il traverse mais aussi économiques, sociales et politiques. Il est juste dommage qu’il n’y ait pas de carte du Chemin pour suivre les progressions au fur et à mesure. Il ne reste pas uniquement dans des considérations spirituelles ou religieuses. Au final, cela donne au livre de nouvelles perspectives et dimensions qui font qu’Immortelle randonnée n’est pas un simple témoignage sur le Chemin de Compostelle.

 *

En définitif, voilà une lecture qui m’a beaucoup plu  et qui m’a quelque peu fournit des renseignements sur le chemin à travers l’expérience d’un ancien pèlerin. Je l’ai trouvée à la fois enrichissante et passionnante. Elle m’a donné à réflexion et je recommande cet ouvrage.

Ecrit par Avalon

 

La chronique du livre « La mode, une histoire de styles » Collectif d’auteurs

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Un décryptage détaillé et vivant de 50 looks et styles d’aujourd’hui : Noir et Blanc, Dentelle, Romantique today, Déesse glamour, Sport so chic… pour chacun, une présentation très « magazine » fourmillant d’infos telles que caractéristiques, origines, influences puisées dans les siècles passés. Une découverte des grands créateurs, de leurs égéries mannequins ou actrices, et des coulisses d’un univers qui fascine toutes les adolescentes !

Il est sorti le 13 novembre 2014 aux Editions Nathan, 14.90€.

Mon avis:

Un grand merci aux éditions Nathan pour l’envoi de cet ouvrage autour de la mode. Me passionnant pour ce sujet depuis de longues années, je ne pouvais pas passer à côté. Surtout si, en couverture, il y avait la photographie d’une des plus grandes icônes de mode, Audrey Hepburn, dont j’admire le style.

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Concernant la présentation générale de l’ouvrage, il y a beaucoup de documents photographiques, de dessins pour illustrer les propos des auteurs. Il y a également énormément d’encarts pour aller plus loin, pour avoir des informations supplémentaires. Il y a des flèches… Au final, cette accumulation donne quelques pages qui sont parfois un peu brouillonnes, qui part un peu dans tous les sens que le lecteur peut s’y perdre.

La présentation aurait mérité d’être plus aérée, espacée, pour rendre la lecture plus agréable. Cependant, nous pouvons souligner qu’il contient une double page finale consacrée à des citations de créateurs, d’actrices… Le glossaire est également très complet, avec des définitions simples.

C’est un livre jeunesse qui revient surtout sur des styles vestimentaires très forts, déjà bien connus. Il présente les principales pièces qui constituent l’habillement mais également la manière dont, à l’heure actuelle, nous pouvons les réadapter pour construire une tenue s’inspirant d’une période historique donnée, tout en restant dans l’air du temps. Des chronologies sont également présentes autour d’un vêtement ou d’un accessoire iconique (le jean ou le sac à main, par exemple). De nombreux renseignements sur ceux qui pouvaient s’habiller ainsi, sur le temps qu’il fallait pour entièrement se vêtir sont aussi donnés.

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La courte introduction posait les objectifs du livre, à savoir comment créer son propre look, la manière de rester à la pointe de la mode aux fils des tendances, sans se ruiner… Ce n’est pas vraiment le propos de l’ouvrage. Il est plutôt question des origines de la mode, de son évolution à travers l’histoire.

Pour autant, ce n’est pas un ouvrage totalement inintéressant. Certes, la mode est une de mes passions depuis des années maintenant et j’ai lu beaucoup d’ouvrages sur ce sujet (Dictionnaire déglingué de Sonia Rykiel, Le dictionnaire du lookL’allure de Chanel de Pau Morand…). Pour moi, il ne m’a pas forcément apporté quelque chose. J’y ai appris des petits trucs mais rien de spécialement extraordinaire. Je l’ai plus vu comme une piqûre de rappel.

Cependant, il constitue une bonne introduction ou entrée en matière. Il brosse tout de même un portrait relativement complet mais exhaustif des grands styles historiques, sans pour autant entrer dans les sous-genres. De ce point de vue, il est relativement bien fait.

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La mode, une histoire de style est un ouvrage qui est un bon départ pour appréhender cette chose à la fois connue et étrange qu’est la mode. Pour quelqu’un qui s’y connaît déjà, c’est plutôt une rapide synthèse. J’y ai appris de petites choses mais cela tenait plus de l’anecdote. C’est un livre que je recommande car, malgré quelques pages un peu brouillonnes (pas toute, heureusement), il est à la fois intéressant et accessible.

Ecrit par Avalon

 

La chronique sur « Les recettes amoureuses d’une sorcière » de Brigitte Bulard-Cordeau

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Après le succès des quatre « Grimoires enchantés » (Cuisine : mes secrets de sorcière ; Cuisine sauvage : mes recettes de sorcière ; Cuisine : mes desserts de sorcière ; Cuisine : Potages et breuvages), Brigitte Bulard-Cordeau, notre sorcière bien-aimée, revient à ses fondamentaux avec des recettes amoureuses pour faire tourner la tête à votre Jules. De la première rencontre jusqu’au dîner romantique en couple, il y a une recette pour chaque occasion.
Mon avis:

Amoureux des potions magiques, ceux qui ont une âme de sorcière, un quelque chose d’Harry Potter, ce livre est pour vous!

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un grimoire de cuisine un brin fantastique!

 

Tout d’abord la couverture du livre est magnifique, elle est cartonné et il y a des arabesques dorées en reliefs.
C’est un grand format. A l’intérieur, les pages ont un aspect vieilli au toucher comme au visuel. En plus pour chaque recette on des illustrations superbes.La tranche du livre est aussi joliment doré tout du long. C’est presque un objet de collections.
Ce grimoire est Splendide autant le dire tout de suite : J’adore!!!

 

Quand on ouvre le livre on tombe sur l’avant-propos pour toutes les apprenties sorcières en herbe, avec un chapitre sur les plantes mortelles, comment les cueillir et avec l’explication du rituel.
Après,on passe aux choses sérieuses. On attaque les potions magiques comme :
– Comment découvrir un ange? (Huile d’Herbe-aux-mille-trous)
– Comment s’attendre à un plaisir intense? (Chair de pomme à l’hibiscus)
-Comment partir à la conquête de l’amour? (Pâtes entre mer et terre)
Sous chaque recette on a l’explication  de l’envoûtement de la potion.
Le grimoire est captivant, c’est plus qu’un livre de cuisine. On apprend beaucoup sur les croyances des sorcières ainsi que sur les plantes qui nous entourent. De plus les recettes sont facilement réalisables.

 

Je conseille ce livre à tous les amoureux de la cuisine, de la magie et des légendes!

 

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Le blog de L’auteur où vous pouvez retrouver certaine de ses recettes.