La chronique du roman « Love Murder » de Saul BLACK

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 » Souviens-toi de son visage. C’est le dernier que tu verras. « 

Une nymphe à la beauté inquiétante, Katherine Glass, patiente dans le couloir de la mort pour avoir torturé puis assassiné une dizaine de femmes. Mais son partenaire dans le crime, l’Homme au masque, court toujours… Et six ans après les meurtres, il recommence à tuer. Valerie Hart, l’inspectrice à qui l’on doit l’arrestation de Katherine, est décidée à enfin clore le chapitre. Pour parvenir à ses fins, elle est même prête à rendre visite à la vénéneuse détenue – cette femme qui éveille en elle des pulsions dangereuses et semble lire dans l’intimité de son couple. 
Avec cette nouvelle enquête de Valerie Hart, intrépide femme flic et fumeuse impénitente, Saul Black renouvelle son tour de force : emporter le lecteur dans une course-poursuite qui mêle humour, intelligence, suspense et tourments de l’âme.

Il est sorti le 5 octobre 2017 aux Editions Presses de la cité.

Mon avis:

En 2009, Katherine Glass, qui a été arrêtée par l’inspectrice Valérie Hart, a été reconnue coupable du viol, de la torture et du meurtre de six femmes. Les preuves sont incontestables, avec des vidéos d’elle et de son partenaire masqué effectuant des actes horribles et dépravés. Malheureusement, ce dernier n’a jamais été capturé.

En 2015, Valérie Hart se voit enquêter sur le meurtre horrible d’une jeune femme. Tous les indices la conduisent dans une direction inquiétante, la prison de Red Ridge, où Katherine est enfermée. En effet, le complice de cette dernière semble refaire surface et il est bien décidé à ce que Katherine soit de la partie. Commence alors un jeu du chat et de la souris étrangement fascinant où Valérie devra voyager dans l’obscur esprit de Katherine, ce qui pourra se révéler fatal…

Le style de Saul Black est toujours aussi agréable. Quant à l’intrigue, c’est bien écrit, convaincant et bien rythmé, même si elle est de facture classique et que j’ai deviné très rapidement qui se cachait derrière le complice de Katherine. Toutefois, ce n’est pas grave, car le point fort de la trame c’est la relation insidieuse entre Valérie et Katherine. Cela m’a un peu fait penser à l’excellent roman « Le silence des agneaux ». On sonde la psyché humaine. L’auteur nous entraîne dans l’exploration de la personnalité envoûtante et séduisante de Katherine. C’est une femme intelligente qui fascine autant qu’elle écœure. Et malgré tout qu’elle sait sur Katherine, Valérie ne peut s’empêcher d’être attirée vers elle. C’est très complexe et leurs rencontres sont captivantes à suivre.

Quant à Valérie, elle a beaucoup changé depuis le premier opus, peut-être trop, sans réelle transition, ce qui m’a un peu déstabilisée. J’avoue que j’aime un peu moins cette face de Valérie que j’ai trouvée un peu trop lisse. Néanmoins, cela reste un personnage plaisant à suivre.

Pour conclure :

« Love murder » est un thriller divertissant qui ne renouvèlera pas le genre, mais qui est fascinant à lire rien que pour la relation entre Valérie et Katherine.

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La chronique du roman « Le boucher de Chicago » de Robert Bloch

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Le boucher de Chicago Chicago, 1893. Une foule immense afflue des quatre coins des États-Unis pour admirer l’Exposition universelle. Ses architectes, qui voulaient créer une cité de rêve, la surnommèrent la Ville Blanche. Profitant des travaux liés à cette grandiose installation, G. Gordon Gregg a fait construire une demeure imposante, sorte de château gothique destiné à héberger le visiteur de passage. À y regarder de plus près, c’est une tout autre affaire. Chambres sans fenêtres, escaliers dérobés, trappes secrètes… Gregg est un homme magnétique, et lorsque plusieurs femmes qu’il a séduites disparaissent, on imagine une arnaque à l’assurance. Mais Crystal, jeune journaliste exaltée et intrépide, soupçonne de son côté un dessein plus diabolique…

Il est sorti le 5 octobre 2017 aux Editions 10/18.

Mon avis:

1893, la ville de Chicago est en émoi, car l’exposition internationale, appelée aussi foire mondiale de Chicago, va bientôt ouvrir. Le Dr G. Gordon Gregg en profite pour faire construire un « château » avec sa pharmacie, son cabinet ainsi que des chambres à louer pour les voyageurs.

Crystal, journaliste intrépide, suit son fiancé lors d’un de ses rendez-vous professionnels où elle rencontre le beau Dr Gregg récemment veuf. Ce dernier l’obsède, mais plus elle s’intéresse à cet homme plus elle aimerait connaître ce qui se cache derrière la façade courtoise et amicale de ce bon vieux docteur… quitte à rentrer dans l’antre du diable.

J’ai adoré ce petit roman. Robert Blach a une plume très agréable. Je me suis facilement plongée dans cet univers sombre à l’atmosphère suffocante. L’auteur a su avec brio s’approprier l’histoire du tristement célèbre tueur en série H.H. Holmes. Il est connu pour avoir tué un grand nombre de personnes (hommes, femmes et enfants) dans son château pourvu de trappes, de portes dissimulées, de passages secrets qui étaient destinés à servir ses funestes desseins. L’histoire est succincte, j’aurais apprécié avoir un peu plus de détails et que soit un peu plus développé par moments. Toutefois, Robert Blach a su nous dépeindre la psychologie et la folie de cet homme charismatique, froid et manipulateur. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée et plaisante. Le personnage de Crystal est très agréable et elle n’a pas froid aux yeux.

Pour conclure :

« Le boucher de Chicago » mélange habilement fiction et histoire pour nous donner un récit passionnant et frissonnant. L’auteur nous plonge dans la noirceur humaine dans les années 1800.

À découvrir !

La chronique du roman « Photophobia » de Tom Becker

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Quand ils arrivent dans la ville de Saffron Hills, Darla et son père sont bien décidés à prendre un nouveau départ. Malheureusement, Darla s’intègre difficilement dans son lycée, où tous les élèves sont obsédés par les selfies, les grosses voitures et les concours de beauté. Sa situation ne fait qu’empirer quand elle commence a avoir des visions qui la projettent dans le corps d’un meurtrier qui semble s’attaquer à des étudiants de son campus.

Il est sorti le 3 mai 2017 aux Editions Milan.

Mon avis:

Darla O’Neill déménage à Saffron Hills, une petite ville pittoresque, avec son père, un arnaqueur et un alcoolique. Darla espère que cela sera un nouveau départ pour tous les deux. Mais très vite, elle est en proie à des visions troublantes et effrayantes. Autour d’elle, les morts s’enchaînent les uns après les autres. Darla comprend rapidement qu’elle est connectée au tueur. À l’aide de ses deux nouveaux amis, Sasha et Franck, elle essayera d’empêcher les prochains meurtres… Mais plus elle avancera, plus cela prendra un tour macabre et dévoilera petit à petit le sombre secret que la ville cache…

J’ai adoré ! Le style de Tom Becker est très agréable et visuel. L’auteur nous entraîne avec facilité dans cette histoire pleine de mystère où le poids social des apparences est très présent.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est passionnante, bien menée et arrive à nous surprendre. On soupçonne tout le monde et le dénouement nous offre une fin que l’on n’a pas vue venir, du moins, pas dans son intégralité.

Du côté des protagonistes, ils sont intrigants même si la plupart sont des adolescents avec des problèmes d’adolescents. Néanmoins, je les ai trouvés plaisants, chacun avec leur propre personnalité.

De plus, on découvre que derrière tout ce culte de la beauté se cache une jeunesse incomprise et mal dans sa peau.

Pour conclure :

« Photophobia » tient toutes ses promesses. C’est un thriller YA bien mené qui m’a happée d’un bout à l’autre. C’est prenant et addictif, je le recommande.

Bonne lecture !

La chronique du roman « Survivre » de Vicki Pettersson

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Au cœur de l’été, Kristine et son fiancé, Daniel, quittent Los Angeles pour passer un week-end en amoureux. En traversant la fournaise du désert de Mojave, ils s’arrêtent sur une aire de repos déserte. Dans les toilettes, Kristine se fait violemment agresser. Lorsqu’elle reprend connaissance, elle est seule. Dehors, la voiture est toujours là, mais Daniel a disparu. Seul son portable a été abandonné sur le siège avant. L’agresseur entraîne Kristine dans un infernal jeu de piste, distillant instructions et menaces par texto. Pour tenter de survivre et de sauver Daniel, Kristine n’a d’autre choix que de s’exécuter. Jusqu’à l’inimaginable…

Il est sorti le 11 mai 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Kristine part en week-end pour le 4 juillet avec son fiancé Daniel. En traversant le désert, ils s’arrêtent sur une aire d’autoroute vide. Lors de cet arrêt, Kristine se fait violemment agresser. En revenant vers sa voiture, elle se rend compte que son fiancé a disparu. Mais avant qu’elle n’ait pu reprendre ses esprits, elle reçoit un SMS. Elle doit suivre les instructions des ravisseurs, sinon Daniel mourra. Commence alors une épreuve d’endurance, un jeu du chat et de la souris morbide qui pourraient bien faire ressurgir son sombre côté. Jusqu’où sera-t-elle capable d’aller pour sauver l’amour de sa vie ?

J’ai adoré ! Je connaissais déjà Vicki Pettersson pour sa série d’urban fantasy « L’étreinte du zodiaque ». J’ai été ravie de la découvrir dans un autre registre. Son style est descriptif et addictif. On est totalement immergé dans le récit dès les premières pages. C’est rythmé entre action, rebondissements et suspense. L’auteur nous tient en haleine du début à la fin avec une tension grandissante jusqu’à un final explosif.

Vicki Pettersson nous plonge dans le miasme tordu de la psyché humaine et j’en ai raffolé. L’intrigue est haletante, fascinante et très bien construite avec des personnages bien fouillés et travaillés psychologiquement. En plus de suivre cette chasse au trésor mortelle, j’ai aimé me plonger dans les méandres sombres du passé de Kristine. Vicki Pettersson m’a captivée et a parfaitement su me faire ressentir les émotions que notre héroïne traverse. Et bien que l’on sache relativement rapidement qui est (sont) le (s) ravisseur (s), on veut comprendre le pourquoi du comment.

Pour conclure :

Vicki Pettersson m’a séduite avec son thriller « Survivre ». C’est violent, sanglant tout en côtoyant la folie. La trame est rondement menée et les personnages passionnants. Je vous le recommande chaudement, petit coup cœur !

La chronique du roman « Ragdoll » de Daniel Cole

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Votre nom figure sur la liste du tueur. La date de votre mort aussi…
Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Il est sorti le 9 mars 2017 aux Editions Robert Laffont dans la collection La Bête noire.

Mon avis:

En 2010, l’inspecteur Wolf participe au procès du tueur en série le plus prolifique « le tueur crématiste » où la police est pointée du doigt, surtout la manière de procéder de Wolf. À partir de là, sa vie et sa carrière se sont disloquées.

Quatre ans après, Wolf a été réintégré au service des affaires criminelles de la police de Londres. Il est appelé sur une scène de crime hors du commun. En effet, la police trouve un cadavre composé de plusieurs parties de corps appartenant à six personnes différentes. Mais, ce n’est pas tout, car le tueur est joueur. Quelques heures après, les médias diffusent la liste des prochaines victimes, avec la date de leur mort et Wolf est le dernier sur la liste…

Dès lors, une course contre la montre s’engage dans un jeu du chat et de la souris tordu. Wolf a quinze jours pour trouver le meurtrier avant qu’il ne soit trop tard…

Le style de Daniel Cole est prenant et très cinématographique. On embarque facilement dans ce récit assez sombre où la tension monte crescendo au fil de notre lecture. C’est bien rythmé, entre rebondissements et action, le tout saupoudré de quelques révélations.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est habilement tissée, on est happé du début à la fin. L’auteur joue avec nos nerfs et l’on ne cesse de se triturer les méninges pour découvrir qui est le meurtrier. Toutefois, dans le dernier tiers je m’en suis doutée et je suis un peu déçue. J’ai même trouvé la fin un peu bâclée. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus surprenant et spectaculaire, vu qu’on nous l’avait vendu comme le nouveau « Seven », un film magistral qui m’a marquée tout comme « Usual suspect », mais je m’égare, bref.

En ce qui concerne les protagonistes, ils sont tous fascisants, bien fouillés psychologiquement, même si certains sont assez stéréotypés, notamment Emily baxter, l’ancienne coéquipière de Wolf. D’ailleurs, ces derniers entretiennent une relation un peu particulière. Quant à Wolf, il est complexe. C’est un homme tombé en disgrâce qui a une tendance au comportement violent. On a du mal à le cerner, il est imprévisible et passionnant à suivre. Mais le personnage que j’ai vraiment apprécié est l’enquêteur Edmunds, il vient tout juste d’arriver dans ce service et se lance corps et âme dans l’enquête. Il va s’avérer l’un des plus dangereux adversaires de notre tueur.

Pour conclure :

« Ragdoll » est une vraie réussite pour un premier roman, même si la fin pèche un peu. C’est un thriller très bien mené avec des caractères fascinants à suivre. Je recommande chaudement et Daniel Cole est un auteur à surveiller de près.

À noter qu’un second tome est prévu. 

La chronique du roman « Hadès, livre 1 » de Candice Fox

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Sydney, années 1990.
Hadès règne sur une décharge, un univers de sculptures étranges, où des hommes viennent solliciter son aide pour faire disparaître des corps. Un soir, on lui amène deux jeunes enfants rescapés d’un cambriolage qui a mal tourné. Il s’apprête à les tuer mais leur regard froid le pousse à les adopter. Il les baptise Eden et Eric. Au fil des années, il va tout leur apprendre, dont son savoir-faire si particulier.

Sydney, de nos jours.
Frank Benett rejoint la brigade criminelle et fait la connaissance d’Eden, sa nouvelle coéquipière, sous l’œil malveillant de son frère et collègue Eric. Leur première enquête débute immédiatement : des corps démembrés auxquels il manque des organes ont été découverts dans une marina. Frank et Eden mettent au jour un trafic, grâce à une liste officieuse de demandeurs.
Quand une jeune femme réussit à échapper au tueur et que d’autres corps sont retrouvés dans la maison où elle était séquestrée, la traque commence.
Mais Frank a de sérieux doutes sur Eden et Eric. À quoi correspond la liste de noms d’hommes disparus qu’il a trouvée chez Eden ? Pourquoi a-t-elle une photo d’Hadès, la légende du crime ?
Frank a mis le doigt dans un engrenage malsain et dangereux dont il va bientôt comprendre toute l’ampleur…

Il est sorti le 9 février 2017 aux Editions Michel Laffont.

Mon avis:

Hadès est l’homme que l’on appelle le seigneur des bas-fonds. Quand vous avez besoin de vous débarrasser de quelque chose ou quelqu’un, vous faites appel à lui. Mais lorsque des hommes lui déposent deux petits corps, qui sont encore en vie, il prend une décision majeure. Elle affectera les années à venir et il devra faire face aux conséquences de son acte.

Vingt ans plus tard, Frank Bennett rencontre sa nouvelle partenaire, Eden Archer, ainsi que son frère Éric qui travaille également à la brigade des homicides. Au fil du temps Frank les trouve de plus en plus étranges. Et à quoi correspond cette liste de noms dont certain sont rayés ? Frank essayera de percer le mystère des Archer, mais c’est sans se douter qu’il vient de mettre le pied dans une sombre histoire…

Le style de Candice Fox est très agréable et prenant. Le rythme est rapide grâce aux différents points de vue présents ainsi que grâce au suspense et aux retournements de situation. L’auteur arrive à garder notre intérêt éveillé tout du long, même si l’intrigue reste du déjà vu. La grande force de ce roman sont les personnages, surtout le trio Hadès, Eden et Éric. Pendant que nous suivons l’enquête sur la traque d’un tueur en série qui démembre des corps et vole des organes, nous voyons Frank essayer de percer le mystère d’Éden. Candice Fox dévoile, par des flashbacks disséminés dans le livre, la jeunesse, la vie d’Éden et Éric et l’éducation qu’ils ont reçue par cet homme pas comme les autres. Comment cette tragédie familiale et leur instruction les ont façonnés. Ce sont des personnages complexes, fascinants et bien étoffés qui ont été changés irrévocablement par un acte de violence. On explore les nuances du bien, du mal, de la justice et de la vengeance.

Pour conclure :

« Hadès » est un thriller psychologique sombre, froid et brutal avec un petit côté Dexter. Les caractères sont ambigus et passionnants et prennent le pas sur la trame policière classique, même si elle est bien menée. C’est avec plaisir que je lirais la suite pour voir où le personnage d’Éden va nous emmener.

À noter que le second opus « Éden » sort en octobre 2017.  

La chronique du roman »Underground »de SL GREY

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Un virus mortel s’abat sur l’Asie et décime les populations en un temps record. Alors que l’épidémie s’étend et plonge le monde entier dans le chaos, une minorité – des survivalistes – s’est préparée à cette menace. Ils sont cinq familles à avoir investi dans ce qu’on appelle le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance, censé les protéger de tout danger mortel.
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme.
Mais qui sont vraiment ces privilégiés, reclus dans leur bunker haut gamme ?
Et qu’est-ce qui les lie à part une volonté féroce de survivre ?
Car entre les obsessions racistes et religieuses des uns, les délires et phobies des autres, cette communauté paraît au bord de l’implosion. Pourtant un équilibre semble se maintenir.
Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

Il est sorti le 9 mars 2017 aux Editions Fleuve noir.

Mon avis:

Une épidémie du virus AOBA frappe le monde et il est sur le point d’éradiquer l’espèce humaine. Nous suivons des familles qui ont acheté des appartements de luxe de survie dans un bunker souterrain. Le Sanctuaire est situé dans le Maine, au milieu de nulle part. Il est sur 8 niveaux et il a été conçu pour être en totale autonomie, avec salle de détente, salle de sport, infirmerie, poulailler, cultures hydroponiques avec traitement de l’eau et de l’air. Bref, un coin de paradis pour des survivalistes. Mais lorsque les nouveaux résidents prennent possession des lieux, ils s’aperçoivent que Greg Fuller est loin d’avoir tout terminé, faute de moyen. Et cela s’aggrave lorsqu’un cadavre est découvert et qu’ils se retrouvent enfermés sous terre, sans pouvoir en sortir et sans aucun moyen de communication. Ils ont fui un danger pour tomber en enfer…

J’ai adoré ce roman ! Le style de S.L Grey (Sarah Lotz et Louis Greenberg) est très agréable et prenant. Ils nous plongent dans un huis clos anxiogène dès que les portes du Sanctuaire se sont refermées. Le rythme est rapide et une fois commencé, vous allez avoir du mal à refermer le livre avant la fin.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est habilement menée. On ne cesse de se poser des questions. Qui est (ou sont) le (s) meurtrier (s) ? Vont-ils réussir à sortir de cette tour de béton ? La tension monte crescendo, les cadavres s’accumulent et les esprits s’échauffent entre psychose, hystérie paranoïaque, racisme et fantasme religieux. S.L Grey nous baladent du début à la fin. De plus, les chapitres sont écrits en alternance à partir de différents points de vue et cela nous donne plusieurs perspectives du récit. C’est captivant.

Du côté des protagonistes, on suit un groupe d’individus éclectique et qui n’est pas fait pour s’entendre. Nous sentons de nombreuses tensions sous-jacentes entre certains résidents, ce qui donne un environnement toxique. Ils sont assez stéréotypés, mais cela fonctionne très bien pour ce genre de livre. Ils sont correctement développés et les relations entre chaques personnages sont bien retranscrites.

Pour conclure :

« Underground » est un roman très efficace à l’ambiance sombre et angoissante. J’ai été happée du début à la fin.

À découvrir !