La chronique du livre « A la table du Roi-Soleil : Récit et recettes  » de Marie & Françoise de La Forest.

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Sous le règne de Louis XIV, en plus des arts, de l’architecture, des jardins, de la musique, s’est développée la grande cuisine française. C’est à cette naissance de la gastronomie et surtout à la découverte de l’incroyable organisation de la vie gourmande de Versailles au Grand Siècle que nous invitons le lecteur. Un ballet fourmillant, des anecdotes incroyables, les secrets de la gourmandise du Roi Soleil…

Il est sorti le 16 novembre 2017 chez les Editions du Rêve. 

Mon avis:

Les Éditions du rêve nous offrent un magnifique ouvrage sur l’art de la table sous le règne de Louis XIV. Nous assistons à la naissance de la grande cuisine française avec les festins à Versailles. Nous découvrons également, le maintien à la cour, les produits, les techniques de l’époque et bien d’autres choses encore. De plus, on nous offre 35 recettes qui étaient des classiques sur la table du Roi. Ces dernières sont assez accessibles, bien que certaines sont assez onéreuses.

C’est un livre très riche qui allie histoire et art culinaire, le tout accompagné de superbes illustrations en couleur et en noir et blanc. Le tout dans un sublime écrin avec une couverture en cuir, dorures et ruban marque page.

Pour conclure :

« À la table du Roi Soleil » est un ouvrage complet et très intéressant sur l’art de la table au sens large qui est fait pour les épicuriens et les amoureux de l’histoire française.

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La chronique du roman « La Mythologie Viking » de Neil Gaiman.

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La légende raconte qu’il existerait neuf mondes, reliés par Yggdrasil, le frêne puissant et parfait. C’est là le théâtre des aventures d’Odin, le plus grand et ancien dieu, Père de tout ; de son fils aîné Thor, fort et tumultueux, armé de Mjollnir, son légendaire marteau ; et de Loki, séduisant, rusé et manipulateur inégalable. Dieux trop humains, parfois sages, souvent impétueux, quelquefois tricheurs, ils guerroient, se défient et se trahissent. Jusqu’à Ragnarok, la fin de toutes choses.

Voici leur histoire, rapportée par Neil Gaiman, le plus grand des conteurs.

« La Mythologie Viking » est sorti le 26 avril 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:
J’avais remarqué ce livre il y a quelques mois, et il a tout de suite atterrit dans ma wish list (et dans celle de mon mari). Nous adorons l’univers viking et ce livre de Neil Gaiman était très bien noté. Sa sortie au format poche a été l’occasion de nous lancer. Mon mari a adoré, moi aussi. C’est donc un carton plein chez nous !

Dans ce livre, nous découvrons la mythologie viking à travers plusieurs nouvelles, certaines plus longues que les autres. Elles sont présentées dans un ordre chronologique, chose que j’ai appréciée. Nous assistons au départ à la naissance des mondes et à la création de Midgard, pour finir avec le Ragnarok. Le livre nous fait découvrir, entre autres, comment Odin a perdu son oeil et Mimir sa tête, les noces de Freya, la naissance des enfants de Loki, comment Thor a eu son marteau… et bien d’autres événements. 
Étant fan de l’univers viking, j’en connaissais pas mal sur leur mythologie. Toutefois, j’ai adoré redécouvrir certaines histoires sous la plume de Neil Gaiman, et j’ai été ravie d’en découvrir d’autres. La plupart des histoires sont prenantes, il y en a même un paquet qui sont drôles, essentiellement grâce à Loki d’ailleurs (qui est mon personnage préféré).

Neil Gaiman est un super conteur, on a l’impression qu’il nous raconte lui même ces histoires. Il réussit à les faire vivre, et j’ai vraiment passé un moment génial avec ce livre. 
Le glossaire en fin d’ouvrage est également une très bonne idée de l’auteur. 

En conclusion, c’est un livre que je conseille aussi bien aux fans de la mythologie nordique qui en connaissent un rayon, qu’aux novices en la matière. Pour moi, c’est une véritable pépite, que je vais précieusement garder dans ma bibliothèque, pour le relire régulièrement.

Ecrit par Noémie

La chronique du livre « L’Antarctique, le rêve d’une vie » de Mike Horn & Henri Haget .

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« Traverser l’Antarctique, c’était mon rêve d’enfant. J’ai décidé d’affronter cette immensité blanche en empruntant un itinéraire jamais exploré, le plus long que l’on puisse envisager : 5 100 km d’une trace presque rectiligne, avec, devant moi, la solitude, les champs de crevasses, les tempêtes de neige, les températures glaciales. 
Cette traversée m’obligera, je le sais, à battre des records de vitesse pour ne pas être englouti par l’hiver. On me prédit l’enfer, une course contre la mort. Après trois semaines de bateau pour rejoindre le continent au milieu des icebergs, je plante fermement mes bâtons dans la glace, mes skis bien parallèles, un traîneau de 256 kg fixé aux épaules. 
L’espace d’un instant, mon cœur se serre. Comme un début de vague à l’âme. Je repense alors à Cathy, ma femme, qui, avant de rejoindre les étoiles, m’avait soufflé :  » Vis pour moi, Mike, vis pour nous deux.  » Je ne me retournerai plus. Je regarderai devant. Armé de mon seul ski-kite et de mes mollets, je suis loin d’imaginer l’épreuve qui m’attend. » 
Mike Horn

Il est sorti le 24 mai 2018 aux Editions XO.

Mon avis:

Après le décès dévastateur de on épouse, ses filles, dont il a toute l’admiration, le pousse à aller vivre son rêve d’enfant : traversé l’Antarctique sans assistance. Une aventure loin de la civilisation en bravant les éléments extrêmes. On vivra à ses côtés ses déboires, ses problèmes administratifs, son combat contre la nature, contre ce continent inhospitalier pour l’homme, mais également la beauté de ses paysages. On fera face à ses doutes, ses espoirs et sa force. C’est un homme impressionnant avec un mental hors norme. Mais dans ce livre, nous le découvrons plus intimiste, il nous raconte des morceaux de sa vie avec sa femme, son amour pour elle et la douleur de sa perte ainsi le lien qui l’unit à ses filles. C’est très touchant.

Pour conclure :

J’ai adoré suivre cet aventurier moderne aux neuf vies dans sa traversée épique aux paysages infinis où nul être humain n’avait laissé sa trace. Mike Horn est un homme impressionnant et inspirant !

À lire !

La chronique du roman « Portrait d’un cannibale » de Sinar Alvarado

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A partir d’un fait divers sanglant et sensationnel, Sinar Alvarado explore les institutions et les bas-fonds de la société, en se posant une question simple : comment a-t-on pu remettre un cannibale en liberté ? Dans les Andes vénézuéliennes, pendant les années 1990, un SDF avec des antécédents psychiatriques, Dorancel Vargas, vit sous le pont Libertador. Un jour, on découvre dans son petit campement des casseroles remplies de chair en décomposition. Dès lors, les habitants du quartier comptent autour d’eux ceux qui manquent à l’appel. Au cours des deux années d’enquête nécessaires à ce livre, Sinar Alvarado a rencontré les familles des dernières victimes et épluché des liasses de dossiers psychiatriques et de rapports de police pour nous livrer cette histoire hors du commun dans une écriture qui égale celle des plus grands polars réalistes.

Il est sorti le 15 juin 2017 chez Marchialy Editions .

Mon avis:

Le journaliste Sinar Alvarado enquête sur le cas de Dorancel Vargas Gomez qui habite au Vénézuéla. Ce dernier est connu depuis les années 1990 comme le « mangeur d’hommes », d’ailleurs, il est revenu sur le devant de la scène en 2016.

Sinar Alvarado nous dépeint la vie de Dorancel qui est diagnostiqué depuis toujours schizophrène, ainsi que ses victimes. Mais surtout, à travers le portait de ce cannibale, le journaliste nous brosse le portrait des prisons vénézuéliennes. Il dénonce un système carcéral manquant de moyens et de structures pour soigner et incarcérer les gens malades comme Dorancel. Ainsi que la surpopulation, les gangs qui font leur loi sont soutenus par une justice corrompue avec le non respect des règles et des procédures.

En conclusion, « Portrait d’un cannibale » est plus qu’un simple reportage sur un homme atteint de folie. C’est surtout le portrait tragique d’une crise pénitentiaire dans une période politique mouvementée.  

La chronique du livre « Mes sincères condoléances, livre 1 » de Guillaume Bailly

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L’enterrement est un moment fort, solennel, unique. Mais le dernier hommage à un proche peut parfois devenir culte ! Les cérémonies sont souvent le théâtre d’événements étonnants, drôles, extravagants, tragiques, toujours originaux. Entre rires et larmes, l’auteur nous ouvre les portes de sa longue expérience de croque-mort et nous fait partager les petits et grands dérapages croisés dans sa carrière. Un ouvrage garanti  » 100 % vécu  » : bourdes familiales, lapsus macabres, incidents techniques et gaffes en tout genre. Tout est vrai, c’est la vie !

Il est sorti le 1 octobre 2016 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Guillaume Bailly a travaillé pendant dix ans dans les pompes funèbres. À travers cet ouvrage, il nous raconte son quotidien de croque-mort parsemé d’anecdotes humoristiques : faits imprévus, bévues et maladresses, que ce soit du côté des professionnels ou des familles. J’ai aimé découvrir ces petites histoires qui sont à la fois tristes, tendres, touchantes, tragiques et parfois cocasses. Certaines nous marquent plus que d’autres et elles vont nous faire réfléchir sur notre vie et l’importance des petites choses. Guillaume Bailly nous donne une vision d’ensemble sur le métier des pompes funèbres qui est encore tabou en France. Le tout est raconté ici avec respect, ni moquerie ou quoique se soit d’autre de péjoratif.

Pour conclure :

« Mes sincères condoléances » est un petit livre plaisant bien que le thème soit difficile. À travers ces histoires, Guillaume Bailly a essayé de dédramatisé un métier méconnu, peu apprécié, et pourtant, tellement important. Pour moi, c’est réussi.

À découvrir.  

La critique du livre « Pirates, histoires vraies » de Dominique Le Brun

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Le personnage du pirate est aujourd’hui désincarné, en passe de devenir une illusion à l’usage des enfants et des romantiques. Il est temps de retourner voir ce que cachent la légende et les interprétations anarcho-poétiques, à la découverte des hommes et des faits.
Dominique Le Brun a réuni six récits -témoignages vécus ou enquêtes – qui restituent la réalité nue. Il propose ainsi une expérience troublante : voyager en compagnie des criminels de la mer à travers le temps et l’espace. L’exaltation de la chasse, le face à face entre victime et bourreau, l’or, le sang et la peur… cette violence extrême qui court à travers les textes fait que le livre n’est pas à mettre dans les rayons jeunesse. Mais on y trouve encore et toujours, au-delà du pillage et du meurtre, le vent de l’aventure absolue, celle que portent les océans.

Témoignage d’un captif des Barbaresques (XVIe siècle) – Portraits de flibustiers, par un homme qui les a connus, OExmelin (XVIIe siècle) – Histoire de Jean Lafitte, par Georges Blond (début XIXe siècle) – La piraterie dans le Pacifique (enquête sur affaire de la Papeete, fin XIXe siècle) – Mémoires du « dernier corsaire », Lückner (1914-1918) – L’affaire du Ponant, témoignage du skipper du bateau (2008). L’anthologie est composée d’extraits d’ouvrages.

Il est sorti le 14 avril 2016 aux Editions Omnibus

Mon avis:

Dans ce livre, Dominique Le Brun nous fait voguer aux côtés de pirates sanguinaires à travers les âges (17e siècle à 2008) et les contrées. Nous découvrons les aspects tragiques et sordides de leur vie, leur évolution au fil des siècles, ainsi que les portraits croisés d’hommes ou de femmes prisonniers de ces derniers.
Dominique Le Brun nous fait découvrir six histoires vraies de pirates, toutes plus passionnantes les unes que les autres, mais qui vous feront frémir. Ce qui est paradoxal, car ces pirates ont toujours fasciné le monde, et pourtant on est loin du capitaine Jack Sparrow. D’ailleurs, ils sont souvent mieux perçus que leur victime… Je crois qu’il y aurait de quoi débattre.

Le style de l’auteur est très agréable, on tourne les pages avidement, malgré le fait que ce beau pavé fasse 662 pages. On est captivé du début à la fin, complètement immergé dans ces aventures et batailles épiques. Néanmoins, j’ai un petit bémol à souligner. Par moments, j’aurais aimé un lexique pour le vocabulaire spécifique concernant tout ce qui touche les pirates et bateaux. Cela m’aurait aidé à encore mieux cerner ce monde pour la néophyte que je suis. De plus, une petite carte au départ de chaque chapitre aurait permis de mieux visualiser leurs nombreux déplacements en mer. Certes, mes revendications restent minimes, mais cela aurait apporté un véritable petit plus.

En bref, je recommande chaudement cet ouvrage instructif, pour les amoureux des pirates qu’ils soient néophytes ou non dans ce domaine. C’est toujours intrigant, passionnant et effrayant ces histoires de pirates qui sillonnent encore nos mers…

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La chronique du roman « Immortelle randonnée: Compostelle malgré moi » de Jean-Christophe Rufin

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Un mois sur le Camino del Norte, de Bayonne à Santiago, 40 kilomètres de marche par jour : étape après étape, Jean-Christophe Rufin se transforme en clochard céleste, en routard de Compostelle. Pourquoi prendre le Chemin, quand on a déjà éprouvé toutes les marches, toutes les aventures physiques ?  » Je n’avais en réalité pas eu le choix. Le virus de Saint-Jacques m’avait profondément infecté. J’ignore par qui et par quoi s’est opérée la contagion. Mais, après une phase d’incubation silencieuse, la maladie avait éclaté, et j’en avais tous les symptômes.  » 876 kilomètres plus loin, un mois plus tard, après l’arrivée à Santiago, le constat est là. Comme tous les grands pèlerinages, le Chemin est une expérience de désincarnation, il libère du  » tropplein « , mais il est aussi un itinéraire spirituel, entre cathédrales et ermitages, et humain, car chaque rencontre y prend une résonance particulière.

Il est sorti le 2 octobre 2014 aux Editions Folio, 6.80€.

Mon avis:

Un grand merci aux éditions Folio pour cet ouvrage. Ce dernier m’a immédiatement attiré par le fait qu’il s’agissait d’un témoignage sur Compostelle et le pèlerinage lié. Le mois dernier, j’avais pu découvrir le Chemin à travers le film The Way, La route ensemble. Il répondait à mon envie de tenter ce pèlerinage un jour. Cette proposition tombait donc bien.

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Jean-Christophe Rufin est parti du chemin du Nord pour rejoindre Santiago. Dans Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi il raconte son voyage et il le fait avec beaucoup d’autodérision et de poésies. Cela donne un récit de voyage savoureux, très bien écrit. Il propose une version moins édulcorée que le film.

En effet, il évoque certaines choses auxquelles nous ne pensons pas forcément à la manière dont certains monastères tirent leurs épingles du jeu, par exemple, ou comment les pèlerins sont perçus par les populations locales, sur l’entraînement qu’il faut pour se lancer dans cette aventure… Il y a également des considérations plus philosophiques, spirituelles et personnelles. Je n’ai jamais eu l’impression d’être mise de côté pendant ces passages car il explique vraiment son état d’esprit et son évolution au fur et à mesure de sa progression.

J’ai également eu l’impression de lire un guide touristique mais en plus personnel et intéressant. L’auteur donne à la fois des indications historiques sur les endroits qu’il traverse mais aussi économiques, sociales et politiques. Il est juste dommage qu’il n’y ait pas de carte du Chemin pour suivre les progressions au fur et à mesure. Il ne reste pas uniquement dans des considérations spirituelles ou religieuses. Au final, cela donne au livre de nouvelles perspectives et dimensions qui font qu’Immortelle randonnée n’est pas un simple témoignage sur le Chemin de Compostelle.

 *

En définitif, voilà une lecture qui m’a beaucoup plu  et qui m’a quelque peu fournit des renseignements sur le chemin à travers l’expérience d’un ancien pèlerin. Je l’ai trouvée à la fois enrichissante et passionnante. Elle m’a donné à réflexion et je recommande cet ouvrage.

Ecrit par Avalon