La chronique du livre « A la table du Roi-Soleil : Récit et recettes  » de Marie & Françoise de La Forest.

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Sous le règne de Louis XIV, en plus des arts, de l’architecture, des jardins, de la musique, s’est développée la grande cuisine française. C’est à cette naissance de la gastronomie et surtout à la découverte de l’incroyable organisation de la vie gourmande de Versailles au Grand Siècle que nous invitons le lecteur. Un ballet fourmillant, des anecdotes incroyables, les secrets de la gourmandise du Roi Soleil…

Il est sorti le 16 novembre 2017 chez les Editions du Rêve. 

Mon avis:

Les Éditions du rêve nous offrent un magnifique ouvrage sur l’art de la table sous le règne de Louis XIV. Nous assistons à la naissance de la grande cuisine française avec les festins à Versailles. Nous découvrons également, le maintien à la cour, les produits, les techniques de l’époque et bien d’autres choses encore. De plus, on nous offre 35 recettes qui étaient des classiques sur la table du Roi. Ces dernières sont assez accessibles, bien que certaines sont assez onéreuses.

C’est un livre très riche qui allie histoire et art culinaire, le tout accompagné de superbes illustrations en couleur et en noir et blanc. Le tout dans un sublime écrin avec une couverture en cuir, dorures et ruban marque page.

Pour conclure :

« À la table du Roi Soleil » est un ouvrage complet et très intéressant sur l’art de la table au sens large qui est fait pour les épicuriens et les amoureux de l’histoire française.

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La chronique du roman « Entrez dans la danse » de Jean Teulé

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Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement
Et s’est répandue dans Strasbourg
De telle sorte que, dans leur folie,
Beaucoup se mirent à danser
Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois
Sans interruption,
Jusqu’à tomber inconscients.
Beaucoup sont morts.
Chronique alsacienne, 1519

Il est sorti le 1 février 2018 aux Editions Julliard.

Mon avis:

Nous sommes à Strasbourg en 1518. La ville fait face à diverses catastrophes, les maladies et la famine, entre autres. Un jour une jeune femme qui habite la rue du Jeu-des-Enfants sort de sa maison avec un nourrisson, elle marche jusqu’au pont où elle jette son enfant dans la rivière. Une fois rentrée chez elle, rongée par la culpabilité, elle ressort dans la rue et elle se met à danser. Très vite d’autres habitants vont la rejoindre et à partir de là commence une farandole mortelle où les gens vont danser jusqu’à la mort…

Jean Teulé est un maître pour découvrir ce genre d’histoire incroyable et pourtant vraie. J’ai été happée par ce récit farfelu conté par le style particulier, mais aimé de l’auteur qui est un mélange de moderne et d’époque. On se pose de nombreuses questions quant à la cause de cette danse macabre comme le maire, les médecins ou le clergé à cette époque. Toutefois, on peut supposer que les personnes ont trouvé ce seul exutoire pour s’évader des drames et de la misère qu’était devenue leur vie. Cette fable dénonce également le côté abusif du clergé et la montée du protestantisme.

Pour conclure :

« Entrez dans la danse » est une chronique alsacienne fascinante, peu connue et qui mérite de l’être.

La chronique du roman « Djinn, la maudite » de Jean-Louis Fetjaine

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1130, Princée d’Antioche – au nord de l’actuelle Syrie. 
Fille du roi Baudouin de Jérusalem, la princesse Alix d’Antioche s’apprête à accoucher en secret de son enfant illégitime, fruit de ses amours avec le connétable Renaud Mazoir. Personne ne doit apprendre cette naissance : sa mère a décidé que l’enfant ne survivrait pas. 
Mais son père, prévenu par ses informateurs, arrive à temps pour le sauver. L’accoucheuse, elle, est sacrifiée, non sans avoir jeté sur Alix une malédiction : l’esprit malin d’un Djinn s’attache désormais à ses pas. 
Mis à l’abri des velléités meurtrières de sa mère, le nouveau-né grandira au sein de la mystérieuse secte des Assassins ; son destin sera lié à celle-ci. Et la princesse maudite, poussée par son ambition dévorante, se voit emportée dans les tourments d’une terre dont l’histoire s’écrit trop souvent dans le sang… 

De Byzance à Jérusalem, d’Alep à Damas, une grande fresque où se côtoient l’histoire et le fantastique, dans le fracas des batailles incessantes entre Turcs, Byzantins et Croisés. 

Il est sorti le 13 avril 2017 chez Fleuve Editions, collection Outre fleuve.

Mon avis:

Nous voilà partis dans le Moyen-Orient du XII siècle à l’époque des croisades. L’histoire se concentre sur Alix, la deuxième fille du roi Baudouin II de Jérusalem, qui est devenue, à vingt ans, régente d’Antioche après le décès de son époux.

Mais voilà, cette dernière met au monde, dans le plus grand des secrets, un enfant illégitime qu’elle décide de tuer. Mais le père de l’enfant, Renaud Mazoir, un connétable de l’une des plus puissantes forteresses de la région, arrive à temps pour le sauver et l’emmener. En même temps, l’accoucheuse  lance une malédiction à la princesse avant d’être tuée. Désormais l’esprit du Djinn n’est jamais bien loin…

Dès lors, se lance une guerre de pouvoir, de territoire, avec des alliances, des trahisons et des manipulations. Jean-Louis Fetjaine nous embarque dans une épopée terrible, dans une lutte fratricide marquée par la religion et les croyances où le destin d’un enfant qui n’aurait jamais dû naître se retrouve lié à des choses qui le dépasseront. Le tout est bien mené avec une plume très prenante, descriptive et l’auteur maîtrise son sujet. Toutefois, je déplore que le côté fantastique ne soit pas plus développé et que certains évènements se déroulent trop rapidement et facilement. En ce qui concerne les protagonistes, j’ai aimé les suivre tous autant qu’ils sont et l’auteur a fait un bon travail au niveau de la psychologie.

Pour conclure :

« Djinn, la maudite » est une fresque historico-fantasy où le côté historique est très prononcé, mené par des figures féminines fortes. J’ai eu plaisir à suivre ce début de saga plein de promesses, au fort potentiel qui nous fait voyager. 

La chronique du roman « Les Héritières de Rome » de Kate QUINN

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En l’an 69, la splendeur de Rome appartient au passé, et tous se disputent les restes de l’Empire. Surtout chez les Cornelii… L’ambitieuse Cornelia s’imagine déjà à sa tête : l’empereur Galba a désigné son époux pour héritier. Et sa sœur, Marcella, passionnée d’histoire, a décidé qu’elle ne s’écrira pas sans elle. Mais un coup d’État meurtrier bouleverse leurs vies et laisse à Lollia, leur cousine, l’occasion de tirer son épingle du jeu – sa petit sœur Diana préférant les courses de char à l’agitation politique. L’histoire est lancée au galop et emporte les quatre héritières. À la fin, il n’y aura cependant qu’un empereur… et qu’une seule impératrice…

Il est sorti le 24 juin 2015 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Après mon coup de coeur pour « La maîtresse de Rome » j’ai tout de suite voulu me plonger dans le prochain tome de cette saga. J’ai décidé de suivre la publication en VO, à savoir que celle-ci positionne « Les héritières de Rome » comme deuxième tome (et non « L’impératrice des sept collines » comme la publication française). 

L’intrigue de « Les héritières de Rome » se déroule en 69 après J.C. (soit avant le premier roman, « La maîtresse de Rome »), durant la période où le titre de César sera accordé à quatre Empereurs successifs. Nous suivons la vie de quatre cousines issues de la famille Cornelii dans cette situation politique instable et très tendue. C’est un roman où se mêlent la passion, l’amour, la trahison, la politique, les complots, l’amitié… L’auteur n’épargne pas ses personnages et on vit à cent à l’heure à leurs côtés. J’ai été happée par le récit du début à la fin, et j’ai lu le roman pratiquement d’un seul tenant. J’ai adoré l’ambiance assez dure du récit, où l’on retrouve les courses de char du Cirque Maxime, le faste des réceptions chez les patriciens, mais aussi le mauvais côté, avec l’horreur des guerres, les affrontements politiques, l’esclavage…

Concernant les personnages principaux, je les ai beaucoup aimées et toutes pour différentes raisons. Kate Quinn a su nous offrir des protagonistes originales, imparfaites et intéressantes car bien travaillées. Globalement, elles ont toutes les quatre un fort caractère et elles ne se laissent pas marcher sur les pieds. Chacune est ambitieuse et les Cornelii savent ce qu’elles veulent, et ce qu’elles ne veulent pas !

J’ai aimé Diane pour sa témérité et son côté garçon manqué. C’est une jeune femme qui a du répondant. Par exemple, ses piques assassines envers sa belle soeur sont excellentes. Quant à Lollia, je ne peux pas dire que j’ai apprécié son caractère, mais je trouve que c’est un personnage marquant, au même titre que Cornelia. Elles mettent toutes les deux un peu de temps à se « réveiller » mais une fois qu’elles prennent leur destin en main, attention à quiconque se mettra en travers de leur chemin. Le seul personnage que j’ai aimé au début, mais que j’ai fini par presque détester, c’est Marcella. Seule sa fin m’a fait ressentir de la pitié pour elle (et aussi parce que j’ai lu « La maîtresse de Rome » avant, et donc je sais ce qui l’attend).

Je trouve que lire ce roman en deuxième est vraiment très intéressant. Certains passages apparaissent comme des clins d’oeils à des évènements de « La maîtresse de Rome » ou à ses personnages (que l’on rencontre, mais plus jeunes). Après, cela n’engage que moi et ce n’est qu’un conseil, vous faites comme bon vous semble 🙂

En somme, « Les héritières de Rome » n’a certes pas été un coup de coeur comme pour « La maîtresse de Rome » (il m’a manqué un petit quelque chose, c’est passé à un cheveu !), mais j’ai tout de même adoré ma lecture. Kate Quinn a une plume prenante et addictive, et elle m’a transportée de la première à la dernière page.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Comme la mer en hiver » de Susanna Kearsley

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Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne. Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.

Il sort le 9 octobre 2015 aux Editions Charleston.

Mon avis:

C’est la première fois que je découvre l’un des titres du catalogue des éditions Charleston. J’ai vu plusieurs fois leurs ouvrages chroniqués sur la blogosphère et, souvent, les personnes étaient ravies de ce qu’elles avaient pu lire. Aussi, quand Comme la mer en hiver, m’a été proposé, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion, surtout qu’il était question d’un roman autour de l’Ecosse et de son histoire.

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Les révolutions jacobites semblent inspirer de plus en plus les auteurs, comme dans Outlander de Diana Gabaldon ou encore La Rose et la Tour de Fiona McIntosh. Ce qui m’a plus dans le roman de Susanna Kearsley, c’est justement l’aspect historique. Le château de Slains, par exemple, existe réellement et les comtes d’Eroll en furent bien les propriétaires initiales. Nathaniel Hooke, dont il est souvent question, est également un personnage historique ayant existé.

A ces éléments épars de réalité historique, la fiction vient se greffer. Elle vient autant servir le passé véritable que l’inverse. Pour ma part, c’est toujours la preuve d’un grand talent quand l’auteur arrive à brouiller habilement les frontières entre le vrai et ce qu’il a inventé pour écrire son histoire. J’ai aussi l’impression d’avoir appris deux trois petites choses sur cette période comme le rôle joué par les Français, par exemple.

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Le livre est divisé en deux parties. J’ai autant apprécié la partie qui se déroule à notre époque que celle qui se déroule lors de la révolution jacobite. Les deux ont un lien et, au début, le lecteur ne sait pas trop s’il s’agit juste de l’imagination du personnage principal qui est une écrivaine de romans historiques ou si elle a vécu au château de Slains dans une vie antérieure. Le lien entre les deux personnages ne venait ps comme un cheveu sur la soupe. Il est amené progressivement, au fur et à mesure des recherches effectuées pour le roman. C’est un aspect qui m’a énormément plu.

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Comme la mer en hiver fut une excellente surprise. Malgré quelques longueurs parfois, où j’aurai aimé que l’intrigue avance un peu plus vite car il y a de nombreuses questions dont je voulais les réponses, c’est un roman qui m’a plu. Susanna Kearsley décrit les paysages écossais d’une manière telle que nous avons l’impression qu’ils surgissent devant nous. Elle a également réussi à me faire prolonger ma lecture en allant faire quelques recherches pour savoir où s’arrêtait la réalité historique et où commençait la fiction. 

Ecrit par Avalon

La chronique du roman « Indulgences »de Jean-pierre Bours

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Dans une Allemagne entre Moyen Âge et Renaissance, dans un monde que se disputent la peste et la lèpre, la famine et la guerre, deux femmes se battent pour accomplir leur destin. Au crépuscule du Moyen Âge, au coeur de la forêt saxonne, une jeune femme abandonne son enfant avant d’être rattrapée par les gardes du seigneur de Magdeburg qui l’accuse de sorcellerie. Depuis la  » Hexenturm*  » et ses fantômes avilissants, elle va choisir d’assurer seule sa défense. Quinze ans plus tard, alors que les premiers feux de la Renaissance et de la Réforme commencent à briller sur Wittenberg, Gretchen – qu’immortalisera Goethe trois siècles plus tard – ne sait pas encore que la quête de son identité l’amènera à croiser ceux qui sont en train d’écrire l’histoire, qu’il s’agisse de Luther, Cranach ou du très mystérieux docteur Faust. Quel lien unit ces deux femmes ? Quel secret les rapproche ? La Renaissance que découvre Gretchen et le Moyen Âge dans lequel se débat Eva sont-elles des périodes si distinctes ? La lumière a-t-elle vraiment succédé à l’ombre ? Et le bien au mal ? * Hexenturm : la tour des sorcières.

Il est sorti le 30 octobre 2014 chez  HC EDITIONS, 22 €.

Mon avis:

Je remercie sincèrement Babelio de m’avoir proposé « Indulgences », car sans eux, je serais certainement passé à côté de ce fabuleux roman.

Nous nous retrouvons plongés au cœur de l’Allemagne au début du 16e siècle, où guerres intestines et superstitions médiévales font rage.

On suit le destin de deux femmes fortes et courageuses, à quelques années d’intervalles, qui se dresseront face au carcan de cette époque. La première s’appelle Eva, et est arrêtée pour sorcellerie. Nous serons spectateurs de son chemin et des horreurs qu’elle subira pendant l’inquisition. En alternance, nous suivons Gretchen, la fille d’Eva qui est à la recherche ses origines, de sa mère qui l’a abandonné à la naissance et qui essayera de vivre la vie qu’elle a choisie.

Leur parcours sera houleux et riche, jusqu’à ce que leurs destins se rejoignent d’une manière ou d’une autre. Le tout est raconté par Méphistophélès qui reste le fil conducteur.

J’ai adoré me plonger dans cette histoire à l’atmosphère mystérieuse et sombre. La plume de Jean-Pierre Bours est riche, descriptive sans être lourde. La lecture est fluide, le rythme soutenu : on ne s’ennuie jamais, tournant les pages avidement.

C’est un récit très bien documenté. L’auteur nous décrit sans fioritures ce qu’était de vivre à cette période rude où pillards, pauvreté, injustice et maladie sévissaient.

Il nous parle également du développement de l’imprimerie, du commerce des Indulgences qui lance la Reforme protestante.

Le tout est enrichi par une galerie de personnages fascinants et intrigants, les bons comme les mauvais. On rencontrera Martin Luther qui fera front à la papauté, Frederic 3 de Saxe, Lucas Cranach peintre et graveur. Mais également, l’énigmatique Faust. D’ailleurs, Jean-Pierre Bours s’est inspiré de l’œuvre de Goethe pour le personnage féminin de Gretchen. C’est passionnant.

Pour conclure :

« Indulgences » est une fresque historique palpitante, intense et touchante. Un mélange de fiction et de légende, le tout bien ancré dans la réalité. Jean-Pierre Bours nous offre un ouvrage de qualité envoûtant.

C’est un coup de cœur ! Un roman à lire, assurément !

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Le Pape signant et vendant des indulgencesvu comme l’Antéchrist parLucas Cranach l’Anciend’après le Passional Christi und Antichristi deMartin Luther (1521)

La chronique du roman « Quand les colombes disparurent » de Sofi Oksanen

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Estonie, 1941. Roland et son cousin Edgar ont rejoint les « frères de la forêt » et luttent avec la résistance estonienne pour repousser l’Armée rouge. Quand les troupes allemandes envahissent l’Estonie, leurs chemins se séparent. Roland combat sans relâche l’envahisseur ; Edgar épouse successivement l’idéologie du pouvoir. Juudit, sa femme, est écartelée entre son amour pour un officier allemand et l’hypocrisie d’un mariage raté. Occupation, résistance et collaboration sont les ressorts de ce roman puissant. Sofi Oksanen pointe une nouvelle fois la fragilité et la faiblesse de l’homme à l’égard d’une Histoire qui l’écrase et lui survivra toujours.

Il est sorti le 30 avril 2014 aux Editions Le livre de Poche, 7.90€.

Mon avis:

POUR COMMENCER

Je vois souvent les romans de Sofi Oksanen dans les librairies et sur la blogosphère. Le plus souvent, les chroniques sont élogieuses. Je voulais vraiment découvrir ses romans et l’occasion s’est enfin présentée. J’ai beaucoup aimé ce roman historique qui m’en a un peu plus appris sur l’histoire d’un pays que je ne connaissais uniquement que de nom, l’Estonie.

LES ROMANS NORDIQUES

Plus j’en lis, plus j’apprécie les romans venus du Nord. Ils ont une ambiance très particulière. Il y a toujours beaucoup de mélancolie, une certaine froideur… Ce sont des plumes particulières qui m’enchantent à chaque fois. Des romans que j’ai pu lire, ils parlent énormément de la famille. Dans Quand les colombes disparurent, il est question de deux cousins qui s’éloignent l’un de l’autre du fait de l’Histoire et de leurs convictions politiques. C’est intéressant de les voir dans leurs relations faites de non-dits, de petites jalousies, d’incompréhensions mutuelles… L’auteur décrit vraiment bien les différents sentiments de ses personnages et elle montre toute la complexité des relations humaines mais surtout familiales. Ce n’est pas lourd car il y a tout d même quelques mystères et la plume est fluide et agréable.

Par ailleurs, j’ai véritablement apprécié ce va-et-vient entre le début des années 40 où l’Estonie vient tout juste d’être libérée du joug de l’URSS par l’Allemagne nazie, et les années 60. Ce changement d’époque n’est pas dérangeant car il apporte des plus par rapport à l’intrigue. Le lecteur comprend certaines choses uniquement grâce au fait que l’auteur alterne justement entre ces deux périodes historiques. Petit à petit, nous comprenons qui est le camarade Parts. Cela va avoir des conséquences pour la suite. La danse est rondement bien menée d’un bout à l’autre. Je suis également agréablement surprise par les informations historiques qui sont présentes dans ce roman. Il s’agit d’un roman vraiment passionnant, où j’ai appris beaucoup de choses sur cette période historique plutôt connue qu’est la Seconde Guerre mondiale. A l’exception près que c’est un pays dont on parle peu.

POUR TERMINER

J’ai vraiment apprécié cette lecture et je crois que je vais me pencher un peu plus en détail sur sa bibliographie. En attendant, c’est un très bon roman historique que je recommande.

Ecrit par Avalon