La chronique du roman « Grisha, Tome 02: Le dragon de glace » de Leigh Bardugo

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DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.

Un pays déchiré par la guerre civile.
Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs.
Un corsaire flamboyant et mystérieux.
Un soldat renégat, en proie aux doutes.
Une menace grandissante. Un danger imminent.

RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.

Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière.

Il est sorti le 20 juin 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Nous reprenons l’histoire là où l’on avait quitté Alina et Mal. Ils sont à Cafton depuis deux semaines, on suit leurs premiers pas dans cette nouvelle vie qui n’est pas évidente. L’identité d’Alina doit rester sécrète et ils sont traqués. Mais ils se retrouvent vite dans le collimateur du Darkling, plus puissant que jamais. Il est arrogant, aveuglé par l’ambition et son coup d’État a peut-être échoué, mais Ravka est au bord de l’effondrement. De ce fait, Alina devra faire face à des choix, entre sauver son pays, son pouvoir qui ne cesse de croître et l’amour, au risque de tout perdre….

J’ai beaucoup aimé ce second opus. Leigh Bardugo enrichi son univers. On en apprend plus sur les grishas, sur la politique du monde, les créatures et la magie; tous ces éléments qui font partie intégrante de l’univers très intéressant créé par l’autrice.

En ce qui concerne l’intrigue, elle s’étoffe entre manigances politique, luttes de pouvoir et recherche d’amplificateurs de magie. C’est bien rythmé, ça se lit vite, entre rebondissements, révélations et retournements de situations. C’est prenant et passionnant à suivre.

Du côté des protagonistes, Alina continue de se développer. Elle prend pleinement conscience de son pouvoir et de ses obligations bien que cela lui fasse peur. D’ailleurs, sa relation avec Mal sera mise à rude épreuve.

D’autre part, Leigh Bardugo intègre de nouveaux personnages absolument fascinants qui enrichissent le récit. Le corsaire Sturmbond, prétentieux et impertinent, deviendra un élément clé avec son équipage, et ce pour notre plus grand plaisir. Ils apportent un petit côté pirate et steampunk fort agréable.

Pour conclure :

Leigh Bardugo, avec « Le dragon de glace », ne m’a absolument pas déçue. J’ai été happée du début à la fin. Maintenant, je n’ai qu’une hâte : me plonger dans le final qui s’annonce épique !

C’est un coup de cœur !

À noter que le tome trois sort en octobre 2018. 

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La chronique du roman « Les ailes d’émeraude, Tome 1 » d’ Alexiane de Lys

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A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis le tragique accident qui l’a privée de toute famille. Livrée à elle-même dans la ville foisonnante et hostile de Philadelphie, la jeune femme a la désagréable impression d’être suivie… jusqu’au jour où deux inconnus l’agressent. Au moment le plus critique, elle est tirée de ce mauvais pas par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Ce dernier ne lui est pas totalement étranger, et leur rencontre est loin d’être due au hasard. Grâce à lui, Cassiopée va découvrir sa véritable nature, avec ce qu’elle a de meilleur mais aussi de pire, et peut-être percer enfin les mystères de son passé…

Il est sorti le 28 mars 2018 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Depuis qu’elle a perdu sa mère dans un accident de voiture alors qu’elle avait 6 ans, Cassiopée, a toujours vécu en orphelinat. Le jour de sa majorité, Cassiopée doit quitter l’orphelinat et voler de ses propres ailes. Cassiopée se sent suivie et elle finit par se faire agresser dans la rue. Un homme étrange lui vient en aide, c’est lui qui la suivait. Il lui donne une enveloppe, et lorsque Cassiopée met la main dedans, elle se fait piquer et se retrouve malade toute la nuit. Notre héroïne prend alors la fuite et quelques jours plus tard, Cassiopée découvre qu’elle a des ailes qui ont poussé dans son dos.

Dès les premières pages, nous plongeons de plein fouet dans cette histoire. Le roman offre une bonne dose d’action, de rebondissements, de révélations, et le tout est justement dosé. Le récit est captivant et on tourne les pages sans s’en rendre compte. De plus, l’écriture de l’auteure est fluide et agréable. Alexiane de Lys nous offre un univers original et très intéressant. L’auteure a su se démarquer, en créent un univers avec des règles particulières et des créatures vraiment intrigantes. 

Ce livre renferme beaucoup d’humour malgré l’aspect tragique de la situation de Cassiopée. L’héroïne a souvent des réflexions qui m’ont fait sourire. Elle n’a pas « le complexe du héros » et encaisse comme elle peut toutes ces nouvelles choses qui lui arrivent, bonnes ou mauvaises. Cassiopée nous offre la bonne dose de courage, de rébellion et de détermination nécessaire à une intrigue plaisante.

Vous l’aurez compris, Cassiopée est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. Comme je le disais plus haut, elle est courageuse, déterminée, charismatique et attachante. Toutefois, Cassiopée possède une certaine fragilité que l’on découvre peu à peu, surtout dans les bras de celui qui la fera irrémédiablement changer.

J’ai aimé tous les protagonistes, qu’ils soient bons, mauvais, ou perdus entre les deux. Chaque personnage a sa place dans l’histoire, et leurs personnalités sont bien travaillées. J’ai beaucoup aimé Gabriel, qui se révèle au fil des chapitres. Shapira est un personnage un peu « incontrôlable » et qui, je suis sûre, va nous révéler des surprises dans les prochains tomes. Camille est un personnage énigmatique dont le voile mystérieux se lève peu à peu. 

Pour conclure, « Les ailes d’émeraude » a été une excellente surprise. C’est un roman young-adult à l’ambiance particulière qui possède un univers spécial et très intéressant. De plus, l’intrigue est bien rythmée et l’héroïne est très attachante. J’ai hâte de lire la suite.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « The Kiss (livre 3) » de Marie Rutkoski

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La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l’Orient comme allié et, pour ennemi, l’Empire qui l’avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s’il ne parvient pas tout à fait à l’effacer de sa mémoire. Mais sa décision est prise : il n’a plus que faire de celle qui, le croit-il, soutient l’Empereur envers et contre tout, malgré les innocents massacrés, malgré le danger qui menace Arin et les siens… Mais la vérité est tout autre. C’est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l’héritier de l’Empire. Droguée – une façon de s’assurer de son obéissance -, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l’entourent, tout souvenir de sa vie passée. Déjà, plus au sud, les combats font rage, et les vies d’Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l’enclume… Pour elle comme pour lui, l’heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ? Dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, découvrez les jeux de pouvoir, les coups de bluff et les enjeux vertigineux de la partie de poker menteur à laquelle se livrent deux espions pris dans les nasses de deux causes ennemies !

Il est sorti le 15 mars 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous reprenons là où l’on s’était arrêté à la fin de « The crime ». Arin est en pleine préparation de la guerre qui s’annonce tout en essayant d’oublier la trahison de Kestrel. Il peaufine, à l’aide de ses alliés, le peuple Dacra, un plan de bataille pour faire tomber l’Empereur.

Pendant ce temps, Kestrel chemine vers le nord dans les mines, dans un camp de travail, après que son père l’ai reniée et accusée de trahison. Alors qu’elle cherche désespérément un moyen de s’évader, elle espère que le message qu’elle a envoyé à Arin lui est parvenu. Plus les jours passent, plus son esprit s’enlise. Est-ce qu’elle pourra sortir de cet enfer ? Leurs sentiments seront-ils assez forts pour leur permettre de se retrouver, de voir au-delà des manigances et combattre leur ennemi commun ?

J’ai adoré ce dernier tome. Le rythme est entraînant. On tourne les pages avec avidité entre rebondissements, révélations et action, le tout dans un monde dur et cruel. En ce qui concerne l’intrigue, elle est riche et bien menée. En plus d’aborder intelligemment le sujet de la guerre et de toutes ses composantes, l’autrice n’oublie pas l’évolution et l’histoire des personnages. C’est plein d’émotions et passionnant.

Du côté des protagonistes, ils sont touchants et attachants. Marie Rutkoski explore le passé d’Arin ainsi que le personnage de Roshar, qui est fascinant à suivre. L’autrice a étoffé les caractères des héros. Ils grandiront à travers les nouvelles épreuves qu’ils auront traversées et ils devront accepter les conséquences de leur choix. Quant à la romance entre Kestrel et Arin, elle est beaucoup plus réfléchie et mature.

Pour conclure :

Marie Rutkoski clôt parfaitement sa trilogie avec « The Kiss ». La narration est intelligente, les personnages complexes et fascinants. Elle apporte toutes les réponses à nos questions. J’ai tout aimé et c’est avec un petit pincement au cœur que je quitte cet univers.

La chronique du roman « Dividing Eden, livre 1 » de Joelle Charbonneau.

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Résumé:

Lorsque leur père le roi et leur frère aîné meurent, les jumeaux Carys et Andreus doivent s’affronter dans une série d’épreuves pour déterminer lequel des deux régnera sur le royaume d’Eden.
Eux qui n’ont jamais pensé à accéder au pouvoir et qui ont passé toute leur vie à se protéger mutuellement se retrouvent en concurrence pour la première fois. Andreus bénéficie du soutien du Conseil, Carys de celui du peuple. Impossible a priori de les départager, mais, dans l’ombre, chacun intrigue pour voir son favori monter sur le trône.
Malgré leur attachement, s’engage une bataille sans merci entre le frère et la soeur. Jusqu’où sont-ils capables d’aller pour obtenir la couronne ? Peuvent-ils continuer à se faire confiance ? Doivent-ils écouter les conseils de ceux qui, prétendument pour leur bien, les éloignent l’un de l’autre ?

Il est sorti le 6 juin 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Voici l’histoire du destin d’un frère et d’une sœur qui se sont toujours protégés et qui vont se retrouver contraints de se battre l’un contre l’autre pour le trône du royaume d’Eden.

Ce récit sera teinté de secrets, de manipulations, de tromperies et de conspirations. Nous allons rencontrer des personnages détestables ayant soif de pouvoir ou trop naïfs pour voir derrière les apparences. D’autres se battront pour que la lumière puisse vaincre le mal qui se tapit dans l’ombre.

L’intrigue est habilement menée. L’auteure nous surprend et elle met nos nerfs à rude épreuve. J’ai été totalement happée dans cet univers riche et intriguant bien que de facture assez classique. D’ailleurs, j’aurais apprécié un peu plus d’explications sur ce dernier et les créatures dangereuses qui habitent dans les montagnes. Le rythme est entraînant bien que le premier tiers nous présente le monde, établit les personnages et leurs rôles respectifs. Cela n’en est pas moins passionnant. Après, tout s’accélère entre action, rebondissements et révélations. Le tout est écrit par un style très agréable et addictif.

Pour conclure :

« Dividing Eden » est une fantasy YA qui se dévore d’un bout à l’autre. On tourne les pages avidement dans ce récit aux protagonistes convaincants, plongés au cœur d’intrigue politique.

Je le recommande chaudement à tous les amoureux du genre. J’ai hâte d’avoir le second tome entre les mains pour savoir comment tout cela se terminera. C’est un coup de cœur !

À noter que c’est une duologie et que le résumé du livre arrive 120 pages après le début du roman.

La chronique du roman « Prélude aux aventuriers de la mer : Retour au pays » de Robin Hobb

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 » Ce que l’esprit conscient ne perçoit pas, le cœur le sait déjà. Dans un rêve. j’ai traversé comme le vent ce désert des Pluies, en rasant le sol mou, passant au travers des ramures qui se balançaient. Insoucieuse de la fange et de l’eau corrosive, j’ai pu voir soudain la beauté aux multiples strates des alentours. Je me tenais en équilibre, oscillant, comme un oiseau, sur une fronde de fougères. Un esprit du désert des Pluies m’a murmuré : « Essaie de le dominer et il t’engloutira. Incorpore-toi à lui, et tu vivras. » « 

Il est sorti le 13 octobre 2008 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

L’histoire est narrée sous forme de journal de bord. On suit Carillon Valjine issue de la noblesse, laissant tout derrière elle pour suivre son mari qui est exilé de Jamailla pour établir une colonie dans le Désert des Pluies. Cette terre est censée être fertile pour la plantation et la construction, mais rien n’est propice à tout cela… On verra cette femme se transformer, qui fera corps avec la nature, sa faune, sa flore, pour essayer de survivre. Rien ne sera facile, car la découverte d’un trésor et d’une cité perdue mettra à mal la bonne entente. La cupidité et la stupidité des hommes risquent de les mener à leur perte.

Le tout est raconté par la très belle plume de Robin Hobb. J’ai été totalement transportée, dès les premières pages, dans son univers fascinant emprunt de magie, de créatures et d’art. L’intrigue est riche et puissante, et le court roman (120 pages) se suffit à lui-même.

Pour conclure :

« Retour au pays » est une excellente mise en bouche qui ne vous donne qu’une envie : en découvrir plus sur le monde de Robin Hobb.

Bonne lecture !

La chronique « Blackwing T1 : La Marque du corbeau » de Ed McDonald

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Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois profonds. De l’autre côté de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées observent encore –  et attendent leur heure…

Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes armé pour affronter les hommes comme les monstres, il la traverse en quête d’une jeune femme aux mystérieux pouvoirs. Quand il se retrouve pris dans une attaque qui n’aurait jamais dû être possible, émanant des Rois profonds eux-mêmes, seule l’intervention inattendue de celle qu’il recherche lui sauve la vie.

Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…

Il est sorti le 18 avril 2018 aux Editions Bragelonne.

 Mon avis: 

On suit le capitaine Ryhalt Galharrow et son équipe de mercenaires de l’Aile Noire au cours de leur dernière mission. Ils traversent la désolation, un no man’s land désertique plein de magie, à la recherche de deux personnes. Cette vaste étendue est imprévisible, effrayante et peuplée de créatures atroces. Seuls les plus courageux ou les plus fous osent s’aventurer dans cette région en se guidant des trois lunes.

Pendant cette mission, le capitaine reçoit un message de Corbac, un dieu sans nom, qui lui demande de sauver une puissante Fileuse. Ce dernier va alors retrouver son amour de jeunesse qu’il n’avait pas revu depuis vingt ans. Tous deux ont bien changé. Mais ensemble, ils devront enquêter sur l’héritage d’un sorcier mort depuis longtemps. Ils devront résoudre l’énigme avant que les Rois des profondeurs ne marchent à nouveau sur la terre et que tout soit perdu…

Le style de Ed McDonald est très agréable, fluide et contemporain. On plonge assez facilement dans son univers original et captivant. Toutefois, j’aurais apprécié un petit lexique pour nous expliquer certains termes propres à son monde.

Autrement, j’ai aimé cet univers qui a été créé suite à une guerre qui dure depuis deux siècles entre les Sans noms et les Rois des profondeurs (des êtres pourvus de magie). Cela est bien expliqué et l’on peut voir les conséquences qui en ont découlé pour la Terre et la population. Le tout est rythmé du début à la fin par des combats, des révélations et des retournements de situation.

Du côté de l’intrigue, tout est bien mené et construit. Nos deux héros vont se retrouver au milieu de jeux politiques et de pouvoirs. Ce ne sera que conspiration, complot, manipulation et trahison. Ils ne seront que des pions dans une machination bien plus grande.

En ce qui concerne les personnages, ils sont bien fouillés et attachants. Le capitaine Galharrow est un ancien de l’armée porté sur la bouteille. Il est pragmatique, dur et aguerri, mais il inspire également le respect et la loyauté à ses hommes. Il se bat pour ce qui est juste. Il est accompagné de Nem, une jeune femme sournoise et sanguinaire. C’est un personnage intéressant. Quant à Ezabeth Tanza, c’est un personnage irrévocablement endommagé, avec ses rêves perdus, mais qui est prête à tous les sacrifices pour ce qu’elle croit juste. Les dialogues avec ces trois personnages sont pointus et souvent spirituels, teintés d’humour noir.

Pour conclure :

« Blackwing » est une dark fantasy sombre et sanglante où nos anti-héros seront pris dans les tourmentes politiques. Le monde est complexe, intéressant et épique, avec des personnages fascinants et crédibles. Voici un début prometteur pour cette saga captivante !

À découvrir !

La chronique du roman « La couleur du mensonge, livre 1 » de Erin Beaty

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Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s’en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l’évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d’une famille, d’une région, d’un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l’observation, la marieuse fait toutefois d’elle son apprentie. 

Sage s’embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d’élite qui ne tardent pas à réaliser qu’ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s’est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l’un des membres de la troupe recrute alors l’aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu… à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle… 

Il est sorti le 22 février 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Sage, 16 ans, orpheline recueillie par son oncle. Elle est perceptrice pour les enfants de ce dernier. Alors que toutes les filles rêvent d’épouser un beau parti, Sage a soif de liberté. Mais son oncle en a décidé autrement, il est temps pour elle de lui trouver un mari. De ce fait, Sage se retrouve face à Maîtresse Rodelle. Elle est la première marieuse de la province qui a pour principale responsabilité de sélectionner les jeunes filles les plus prometteuses de toute la région en vue du grand rassemblement, organisé tous les cinq ans dans la capitale pour les marier. Elle a le pouvoir de tisser des alliances entre les familles.

Mais contre toute attente son entretien avec l’entremetteuse ne se déroulera pas comme prévu. Cette dernière qui voit en Sage un autre potentiel, et lui propose de devenir son apprenti. Sage ne peut décemment pas refuser, c’est un pas de plus vers la liberté.

La voilà partie pour le Concordium, accompagnée par un bataillon d’élite dirigé par le capitaine Quinn. Pendant ce long voyage, un complot se dessinera. Sage qui est connue pour son sens aigu d’observation, son intelligence et sa débrouillardise, sera recrutée par le sergent Ash pour infiltrer les rangs ennemis et récolter des informations afin d’enrayer leur plan.

Dès lors, Sage sera pris dans un dangereux exercice d’équilibre qui déterminera le sort du royaume.

J’ai adoré ! Le style de Earin Beaty est très agréable et prenant. On se plonge facilement dans cet univers riche et passionnant, mais dont il nous reste beaucoup à découvrir.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée et construite entre complots, enjeux politiques, vengeance et trahison. La première partie du récit est un peu lente, mais aucunement ennuyeuse, le temps que l’auteure pose les bases, nous présente les personnages et qu’ils tissent des liens. Quant à la seconde partie, elle est beaucoup plus vive avec des révélations, de l’action et de la romance. Earin Beaty ne ménage pas ses personnages. De plus, le fait qu’Earin Beaty nous offre différents points de vue, cela donne une dimension et une richesse supplémentaire au récit.

Du côté des protagonistes, nombreux sont ceux qui vont croiser la route de Sage. Ils ont tous une bonne caractérisation, ils sont mémorables et passionnants à suivre. J’ai adoré Ash et Maîtresse Rodelle par qui l’on peut voir que les marieuses détiennent le vrai pouvoir.

Pour conclure :

« La couleur du mensonge » est un roman fantasy young adult classique qui regroupe tous les codes du genre, mais diablement bien fait, mené par des caractères fascinants. Voici un début très prometteur pour cette saga captivante ! Vivement la suite, coup de cœur !