La chronique du roman « Les poisons de Katharz » de A. ALWETT

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À Katharz, crimes et assassinats constituent un quotidien sanglant et divertissant. Logique dans une ville-prison où l’homicide est largement pratiqué par sa dirigeante. Ténia Harsnik n’a pourtant pas un goût immodéré pour la violence, mais son rôle de tyranne l’oblige à garder la population de la ville sous le seuil fatidique des 100 000 âmes. 
C’est un secret qu’elle ne peut partager : si ce chiffre est dépassé, un démon endormi sous Katharz se réveillera. Et l’Apocalypse est une promesse déplaisante. Malheureusement, alors que la population augmente dangereusement, tout semble se liguer contre Ténia… 

Nouvelle édition revue par l’auteur.

Il est sorti le 11 octobre 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Katharz est une ville prison toute de bric et de broc, qui est un concentré de la lie des royaumes voisins. Une fois que vous êtes rentré dans cette ville, vous ne pouvez plus en sortir. Elle est dirigée par la tyranne Ténia Harsnik, 22 ans, qui tient Katharz d’une main de fer. Mais ce que personne ne sait, à part Ténia, c’est que Katharz est bâtie sur un démon et si la ville dépasse les 100 000 âmes, ce dernier se réveillera, cela annoncera l’apocalypse. Ténia essaye tant bien que mal de maintenir le juste équilibre. De ce fait, les meurtres sont encouragés et les naissances proscrites. Et bien que Ténia déjoue de nombreux complots, elle n’a pas vu venir celui qui mènera le monde à sa perte…

Le style A. Alwett est très agréable et prenant. On plonge facilement dans son univers sombre et barré à la fois où se côtoient sorciers, dragons, licornes, où des bonbons sont des sorts et les ceintures de chasteté peuvent vous mordre… C’est un monde riche, bien exploité et l’on a plaisir à le découvrir au fil des pages.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est addictive, bien menée, même si le rythme est un peu lent au départ, le temps de poser le décor et de présenter les personnages. Toutefois, on reste dans une trame assez classique : le renversement d’une ville, les jeux de pouvoirs et conspirations.

Ce qui fait l’originalité du roman ce sont ses personnages truculents, attrayants et bizarrement attachants tous autant qu’ils sont. Les bons comme les mauvais. On en croise de nombreux, mais ils sont tous mémorables. Chacun a leur caractère et leur histoire. Ils sont bien campés avec des personnages féminins puissants. Ils sont imparfaits et en fin de compte très humains. Ils font des choix difficiles, par forcément les meilleurs, mais cela part toujours d’une bonne attention.

Pour conclure :

A. Alwett m’a agréablement surprise avec « Les poisons de Katharz ». Cette fantasy humoristique m’a séduite et m’a fait passé un très bon moment de lecture. À découvrir !

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La chronique du roman « Grisha, tome3 : L’Oiseau de feu » de Leigh Bardugo

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MANIPULATION. PARJURE. TRAQUE.

Un royaume au bord du chaos.
Un tyran sur un trône d’ombre.
Une sainte sans pouvoirs.
Sans alliés. Sans armée.
Le combat final de la lumière contre les ténèbres.

AMOUR. LOYAUTÉ. DÉLIVRANCE.

Le salut de Ravka mérite-t-il tous les sacrifices ?
Seule l’Invocatrice de lumière en décidera.

Il est sorti le 24 octobre 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

On reprend deux mois après les évènements qui se sont passés dans le roman « Le dragon de glace ».

Le Darkling dirige maintenant Ravka, tandis qu’Alina vit recluse, diminuée dans un réseau souterrain d’anciens tunnels et de grottes. Elle est sous la protection douteuse de l’Apparat et de ses fanatiques qu’il la considère comme une sainte. Mais elle n’a plus le temps de se cacher si elle veut sauver Ravka et détruire le Darkling. Pour ce faire, elle doit trouver le troisième amplificateur : l’Oiseau de feu…

J’ai beaucoup aimé. Ce troisième et dernier opus continue l’intrigue que l’autrice a superbement tissée. Beaucoup de choses ont changé depuis les derniers bouleversements. Le Darkling est plus puissant que jamais, de son côté Alina est affaiblie, elle doute, il ne lui reste qu’une petite armée brisée et elle ne sait pas si Nikolaï a pu s’en sortir. Dans cette quête du troisième amplificateur de Morozova, nos personnages devront faire des choix difficiles, forger de nouvelle alliance et mettre de côté les vieilles rivalités. Mais cela ne sera pas facile de distinguer ses amis de ses ennemis.

Du côté des protagonistes, l’autrice continue à les développer et à les faire grandir, que ce soit nos héros ou les caractères secondaires. Il faut savoir que Leigh Bardugo ne ménage pas ses personnages, ils sont brisés et ils ont tous leurs propres combats à mener, cela donne de vraies montagnes russes émotionnelles. L’autrice arrive à nous surprendre en nous offrant de nombreux rebondissements et révélations.

Toutefois, le seul petit bémol est le combat final. Je l’ai trouvé un peu trop « facile » et rapide.

Pour conclure :

« L’Oiseau de feu » offre une fin parfaite à cette saga palpitante et addictive qui est Grisha. C’est un coup de cœur pour l’ensemble de la série.

À découvrir !

La chronique du roman « Le royaume d’Esiah, t1 : la stèle du destin » de Mélanie Gaujon

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Dans le royaume d’Esiah cohabitent les natifs et les âmes damnées venues du monde des Mortels. Lors d’une épidémie, le prince héritier Lucifel croise la route de Milo, un petit garçon. À son cou, une pierre rouge qui semble l’appeler. Leur rencontre marque le début d’une palpitante épopée au cœur des secrets enfouis du royaume…

Il est sorti aux Editions France Loisirs.

Mon avis:

Le royaume d’Esiah, plus connu sous le non de l’Enfer, fait face à une épidémie venant du monde des mortels. Cela met à mal le royaume, mais en même temps, cela permet au prince Lucifel de faire la rencontre d’un jeune garçon. Ce jeune garçon est détenteur d’une étrange pierre aux pouvoirs mystérieux. Cette dernière obsède le prince.

Ce que le prince Lucifel ignore, c’est qu’il vient de mettre un pied dans un engrenage qui scellera son destin. Lui qui ne veut pas assumer sa fonction d’héritier du trône, il devra être prêt à tous les sacrifices pour sauver son royaume…

J’ai adoré ! Le style de Mélanie Gaujon est fluide et addictif. J’ai été complètement happée par son univers intéressant, assez unique et son histoire très dense. Un monde empreint de magie et de créatures fantastiques où l’auteur se réapproprie l’histoire de l’enfer et du paradis avec brio et fraîcheur.

J’ai beaucoup aimé découvrir les mœurs et les coutumes qui régissent ce royaume des morts où rien n’est tout mauvais.

Le rythme dans un premier temps peut paraître assez lent, mais l’autrice prend le temps de nous présenter son monde, ses personnages et leurs rôles. Après, tout cela s’accélère entre action, rebondissements et révélations.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien construite et prenante. Elle sera teintée de complots, de querelles intestines, de secrets, de manipulations et de trahisons. L’autrice ne nous ménage pas ainsi que ses personnages. D’ailleurs, elle nous offre différents points de vue qui donnent une dimension et une richesse supplémentaire au récit. Cela nous permet de comprendre tous les tenants et aboutissants. Certains de ces personnages que nous allons rencontrer seront détestables ayant soif de pouvoirs ou trop naïfs, aveuglés par la vengeance, pour voir derrière les apparences.

Quant à Lucifel, c’est un personnage très charismatique qui devra partir en quête pour rétablir l’ordre et sauver son peuple. Il connaîtra également une belle romance pleine d’amour et de beauté, mais aussi de souffrance.

Pour conclure :

« La stèle du destin » est le début d’une saga fantasy très prometteuse pleine d’émotions. J’ai été totalement investie dans l’histoire et j’ai hâte de découvrir la suite, car le récit prend un tournant très intéressant au vu des derniers évènements. J’ai hâte de voir comment Mélanie Gaujon va gérer tout ceci.

À découvrir !

La chronique du roman « Ash Princess, livre 1 » de Laura Sebastian

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Theodosia avait six ans quand son pays a été attaqué, et quand sa mère, la reine du Feu, a été assassinée sous ses yeux.
Dix ans ont passé. Dix ans à vivre sous le joug du Kaiser, ses tortures incessantes, son régime de terreur. Dix ans qu’elle n’a pas prononcé son véritable nom. Theodosia s’appelle maintenant Thora, princesse de Cendres.
Le jour où le Kaiser la force à exécuter son dernier allié, celui qu’elle voit comme son unique chance de survie, Theodosia ne peut plus ignorer sa rage vengeresse. Elle se lance dans une intrigue où la séduction cache des crimes de sang, où les amitiés ne servent plus qu’à une chose : regagner son pouvoir.

Incapable de déterminer à qui elle peut vraiment se fier, Theodosia va apprendre jusqu’où elle est prête à aller pour venger sa mère, regagner son peuple et reprendre son titre de reine.

Il est sorti le 5 septembre 2018 aux Editions Albin Michel Wiz.

Mon avis:

Théodosia avait six ans lorsque son pays a été envahi par les kalovaxiens et que sa mère, la reine, a été assassinée sous ses yeux. Ce jour là, le Kaiser, un être cruel, a pris sa famille, sa terre, son nom, détruit les temples sacrés et réduit son peuple, les astréens, en esclavage. Depuis ce jour, Théodosia a été renommée la princesse des cendres. Elle est devenue captive dans son propre palais, exhibée comme un trophée, subissant les humiliations et les abus du Kaiser. Elle tente de survivre tant bien que mal. Mais un jour, il lui demande l’impensable, ce qui déclenche quelque chose en elle. Cela la remplit d’une haine féroce et elle est bien déterminée à reprendre son royaume, venger sa mère et libérer son peuple même si pour cela elle doit donner sa vie…

J’ai adoré ! Le style de Laura Sebastian est fluide et addictif. J’ai été complètement happée par son univers et son histoire relativement sombre. Le monde que l’autrice à créé est bien développé, on en découvre qu’un petit morceau, mais c’est très alléchant. Cela reste assez classique dans l’ensemble, mais le côté des pierres sacrées qui enferme une magie puissante et ancienne est intéressant. J’ai hâte que cet aspect soit un peu plus exploité.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien construite avec un rythme prenant, entre révélations et rebondissements. Elle progresse facilement. On suit une jeune femme forte dont sa seule faiblesse est d’être résignée à vivre son destin de princesse des cendres, mais qui va, justement, renaître de celle-ci. Elle naviguera en eaux troubles où de nombreux pièges se dresseront devant elle. Mais l’heure de la vengeance a sonné et elle est prêtre à tout pour que son enfer prenne fin. Théodosia fera des choix difficiles et elle devra en assumer les conséquences.

Toutefois, elle pourra compter sur quelques alliés inattendus pour l’aider dans ses démarches. D’autre part, un triangle amoureux s’installe, mais il est crédible et bien construit.

Pour conclure :

« Ash princess » est le début d’une série très prometteuse. J’ai tout aimé. Le récit a son lot de complots, de trahisons, cela vous prend aux tripes et le large éventail de caractères est fascinant. J’ai été totalement investie dans l’histoire du début à la fin, j’ai hâte de découvrir la suite. C’est un coup de cœur !

La chronique du roman « Grisha, Tome 02: Le dragon de glace » de Leigh Bardugo

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DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.

Un pays déchiré par la guerre civile.
Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs.
Un corsaire flamboyant et mystérieux.
Un soldat renégat, en proie aux doutes.
Une menace grandissante. Un danger imminent.

RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.

Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière.

Il est sorti le 20 juin 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Nous reprenons l’histoire là où l’on avait quitté Alina et Mal. Ils sont à Cafton depuis deux semaines, on suit leurs premiers pas dans cette nouvelle vie qui n’est pas évidente. L’identité d’Alina doit rester sécrète et ils sont traqués. Mais ils se retrouvent vite dans le collimateur du Darkling, plus puissant que jamais. Il est arrogant, aveuglé par l’ambition et son coup d’État a peut-être échoué, mais Ravka est au bord de l’effondrement. De ce fait, Alina devra faire face à des choix, entre sauver son pays, son pouvoir qui ne cesse de croître et l’amour, au risque de tout perdre….

J’ai beaucoup aimé ce second opus. Leigh Bardugo enrichi son univers. On en apprend plus sur les grishas, sur la politique du monde, les créatures et la magie; tous ces éléments qui font partie intégrante de l’univers très intéressant créé par l’autrice.

En ce qui concerne l’intrigue, elle s’étoffe entre manigances politique, luttes de pouvoir et recherche d’amplificateurs de magie. C’est bien rythmé, ça se lit vite, entre rebondissements, révélations et retournements de situations. C’est prenant et passionnant à suivre.

Du côté des protagonistes, Alina continue de se développer. Elle prend pleinement conscience de son pouvoir et de ses obligations bien que cela lui fasse peur. D’ailleurs, sa relation avec Mal sera mise à rude épreuve.

D’autre part, Leigh Bardugo intègre de nouveaux personnages absolument fascinants qui enrichissent le récit. Le corsaire Sturmbond, prétentieux et impertinent, deviendra un élément clé avec son équipage, et ce pour notre plus grand plaisir. Ils apportent un petit côté pirate et steampunk fort agréable.

Pour conclure :

Leigh Bardugo, avec « Le dragon de glace », ne m’a absolument pas déçue. J’ai été happée du début à la fin. Maintenant, je n’ai qu’une hâte : me plonger dans le final qui s’annonce épique !

C’est un coup de cœur !

À noter que le tome trois sort en octobre 2018. 

La chronique du roman « Les ailes d’émeraude, Tome 1 » d’ Alexiane de Lys

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A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis le tragique accident qui l’a privée de toute famille. Livrée à elle-même dans la ville foisonnante et hostile de Philadelphie, la jeune femme a la désagréable impression d’être suivie… jusqu’au jour où deux inconnus l’agressent. Au moment le plus critique, elle est tirée de ce mauvais pas par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Ce dernier ne lui est pas totalement étranger, et leur rencontre est loin d’être due au hasard. Grâce à lui, Cassiopée va découvrir sa véritable nature, avec ce qu’elle a de meilleur mais aussi de pire, et peut-être percer enfin les mystères de son passé…

Il est sorti le 28 mars 2018 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Depuis qu’elle a perdu sa mère dans un accident de voiture alors qu’elle avait 6 ans, Cassiopée, a toujours vécu en orphelinat. Le jour de sa majorité, Cassiopée doit quitter l’orphelinat et voler de ses propres ailes. Cassiopée se sent suivie et elle finit par se faire agresser dans la rue. Un homme étrange lui vient en aide, c’est lui qui la suivait. Il lui donne une enveloppe, et lorsque Cassiopée met la main dedans, elle se fait piquer et se retrouve malade toute la nuit. Notre héroïne prend alors la fuite et quelques jours plus tard, Cassiopée découvre qu’elle a des ailes qui ont poussé dans son dos.

Dès les premières pages, nous plongeons de plein fouet dans cette histoire. Le roman offre une bonne dose d’action, de rebondissements, de révélations, et le tout est justement dosé. Le récit est captivant et on tourne les pages sans s’en rendre compte. De plus, l’écriture de l’auteure est fluide et agréable. Alexiane de Lys nous offre un univers original et très intéressant. L’auteure a su se démarquer, en créent un univers avec des règles particulières et des créatures vraiment intrigantes. 

Ce livre renferme beaucoup d’humour malgré l’aspect tragique de la situation de Cassiopée. L’héroïne a souvent des réflexions qui m’ont fait sourire. Elle n’a pas « le complexe du héros » et encaisse comme elle peut toutes ces nouvelles choses qui lui arrivent, bonnes ou mauvaises. Cassiopée nous offre la bonne dose de courage, de rébellion et de détermination nécessaire à une intrigue plaisante.

Vous l’aurez compris, Cassiopée est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. Comme je le disais plus haut, elle est courageuse, déterminée, charismatique et attachante. Toutefois, Cassiopée possède une certaine fragilité que l’on découvre peu à peu, surtout dans les bras de celui qui la fera irrémédiablement changer.

J’ai aimé tous les protagonistes, qu’ils soient bons, mauvais, ou perdus entre les deux. Chaque personnage a sa place dans l’histoire, et leurs personnalités sont bien travaillées. J’ai beaucoup aimé Gabriel, qui se révèle au fil des chapitres. Shapira est un personnage un peu « incontrôlable » et qui, je suis sûre, va nous révéler des surprises dans les prochains tomes. Camille est un personnage énigmatique dont le voile mystérieux se lève peu à peu. 

Pour conclure, « Les ailes d’émeraude » a été une excellente surprise. C’est un roman young-adult à l’ambiance particulière qui possède un univers spécial et très intéressant. De plus, l’intrigue est bien rythmée et l’héroïne est très attachante. J’ai hâte de lire la suite.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « The Kiss (livre 3) » de Marie Rutkoski

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La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l’Orient comme allié et, pour ennemi, l’Empire qui l’avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s’il ne parvient pas tout à fait à l’effacer de sa mémoire. Mais sa décision est prise : il n’a plus que faire de celle qui, le croit-il, soutient l’Empereur envers et contre tout, malgré les innocents massacrés, malgré le danger qui menace Arin et les siens… Mais la vérité est tout autre. C’est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l’héritier de l’Empire. Droguée – une façon de s’assurer de son obéissance -, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l’entourent, tout souvenir de sa vie passée. Déjà, plus au sud, les combats font rage, et les vies d’Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l’enclume… Pour elle comme pour lui, l’heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ? Dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, découvrez les jeux de pouvoir, les coups de bluff et les enjeux vertigineux de la partie de poker menteur à laquelle se livrent deux espions pris dans les nasses de deux causes ennemies !

Il est sorti le 15 mars 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous reprenons là où l’on s’était arrêté à la fin de « The crime ». Arin est en pleine préparation de la guerre qui s’annonce tout en essayant d’oublier la trahison de Kestrel. Il peaufine, à l’aide de ses alliés, le peuple Dacra, un plan de bataille pour faire tomber l’Empereur.

Pendant ce temps, Kestrel chemine vers le nord dans les mines, dans un camp de travail, après que son père l’ai reniée et accusée de trahison. Alors qu’elle cherche désespérément un moyen de s’évader, elle espère que le message qu’elle a envoyé à Arin lui est parvenu. Plus les jours passent, plus son esprit s’enlise. Est-ce qu’elle pourra sortir de cet enfer ? Leurs sentiments seront-ils assez forts pour leur permettre de se retrouver, de voir au-delà des manigances et combattre leur ennemi commun ?

J’ai adoré ce dernier tome. Le rythme est entraînant. On tourne les pages avec avidité entre rebondissements, révélations et action, le tout dans un monde dur et cruel. En ce qui concerne l’intrigue, elle est riche et bien menée. En plus d’aborder intelligemment le sujet de la guerre et de toutes ses composantes, l’autrice n’oublie pas l’évolution et l’histoire des personnages. C’est plein d’émotions et passionnant.

Du côté des protagonistes, ils sont touchants et attachants. Marie Rutkoski explore le passé d’Arin ainsi que le personnage de Roshar, qui est fascinant à suivre. L’autrice a étoffé les caractères des héros. Ils grandiront à travers les nouvelles épreuves qu’ils auront traversées et ils devront accepter les conséquences de leur choix. Quant à la romance entre Kestrel et Arin, elle est beaucoup plus réfléchie et mature.

Pour conclure :

Marie Rutkoski clôt parfaitement sa trilogie avec « The Kiss ». La narration est intelligente, les personnages complexes et fascinants. Elle apporte toutes les réponses à nos questions. J’ai tout aimé et c’est avec un petit pincement au cœur que je quitte cet univers.