La chronique du roman « Dry » de Neal & Jarrod Shusterman

71TxRMYG5xL

Avez-vous déjà eu vraiment soif ?

La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches…
Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.

Il est sorti le 22 novembre 2018 aux Editions Robert Laffont, Collection R’.

Mon avis:

Dry est un roman catastrophe convaincant, assez pertinent et crédible.

Depuis un certain temps, l’eau commence à manquer dans la Californie du fait d’une sècheresse persistante. Ils ne peuvent plus arroser leurs pelouses ni remplir leurs piscines. Mais lorsque l’eau finit par ne plus couler du robinet, nous assistons à l’effondrement de la société telle que nous la connaissons.

Au fil des pages les auteurs vont nous décrire progressivement la transformation des gens, cette vie qui va plonger dans le chaos en introduisant en assez grand nombre de personnages tout au long du récit. On va suivre un groupe de 5 jeunes qui vont s’unir pour survivre et des instants de vie d’autres personnes. Cela nous permet de bien cerner tout ce qu’il se passe et les différentes perspectives, ainsi que la manière dont ils gèrent cette catastrophe. On plonge dans leur univers dans les moindres détails, nous allons croiser des opportunistes, des prédateurs, mais aussi de la gentillesse et du courage.

Je dois dire que j’ai été totalement happée par ce récit intense à l’atmosphère étouffante. Cette histoire ne peut que résonner en nous et peut servir d’avertissement sur le changement climatique et notre inaction. L’écriture est prenante et le récit rythmé. Neal et Jarrod Shusterman ont parfaitement réussi à nous faire ressentir les diverses émotions que traversent les protagonistes, l’étendue des dégâts et la manière dont chacun vit cette épreuve.

Pour conclure :

« Dry » m’a séduite. C’est un roman intelligent et divertissant qui je l’espère pourra faire réfléchir…

Coup de cœur !

Publicités

La chronique du roman « Anarchie, livre 1 » de Megan Devos

71r3b4hqkol

Dans un monde divisé en clans, sans gouvernements ni lois, Hayden, vingt et un ans, est le chef respecté des Blackwing  : fort, loyal, juste, il assure la protection de sa communauté. Quant à Grace, elle est la fille du chef des Greystone, un clan adversaire. Difficile pourtant de ne pas succomber à ses doux yeux verts et son agilité… Lorsque Grace est blessée au cours d’une mission, Hayden choisit de la sauver.
Elle représente l’ennemi, elle est sa prisonnière et en sait bien trop sur Blackwing… Comment lui faire confiance, à elle qui a été entraînée pour le tuer  ? 

Il sort le 30 janvier 2019 aux Editions  JC Lattès .

Mon avis:

Le monde tel qu’on le connait n’existe plus. Le monde a sombré dans des guerres en laissant des villes en ruines laissées aux mains des Brutes, des gens sans foi ni loi. Le reste de la population vit dans des camps autonomes distincts, et ceux qui vivent hors de vos murs sont vos ennemis. C’est un monde de chaos et de violence où règne la loi du plus fort.

Hayden, 21 ans, est le plus jeune chef, il dirige Blackwing. Il est chargé de la protection des gens et de leur survie.

Grace est une jeune femme forte, courageuse et la fille du chef de Greystone. Mais lors d’une mission, Grace se retrouvera prisonnière des Blackwing. Le monde de Grace et de Hayden va alors basculer. Ces deux êtres qui ont été élevés dans la haine des camps adverses vont se retrouver écartelés entre leurs sentiments et le fait de ne pas trahir les siens. Comment vont-ils gérer cette situation inédite pour eux ?

Le style de Megan Devos est très agréable et prenant. Son univers est crédible, réaliste et bien développé. C’est bien rythmé et une fois commencé, vous aurez du mal à le lâcher. Quant à l’histoire, elle est bien menée et construite, mais assez centrée sur les caractères. Il y a de l’action, des rebondissements, mais surtout la naissance de cet amour interdit.

Une romance entre deux êtres qui sont dans un monde où l’homme a perdu confiance en les siens, où ils sont censés ce détester et non ressentir cette attirance dévorante. Tout du long nous sentiront leur lutte intérieure, leur obligation où ils doivent peser chaque choix et vivre avec les conséquences.

Ce sont de vraies montagnes russes émotionnelles.

Quant aux protagonistes, ils sont touchants, imparfaits, tout simplement humains.

J’ai aimé les développements progressifs des personnages et le fait que l’on ait un point de vue alterné. Cela nous permet de bien tout comprendre.

De plus, j’ai adoré la galerie de personnages secondaires qui apportent un vrai plus au récit et qui sont tout aussi attrayants et touchants.

Pour conclure :

Megan Devos m’a totalement séduite avec « Anarchie ». Cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu ce genre de roman et cela fait du bien. J’ai hâte d’avoir la suite entre les mains, c’est un coup de cœur !

La chronique du roman « Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige » de Juliette Bonte

81wUVv+Ck0L

Ils n’étaient pas censés s’aimer…
 
Dès leur première rencontre, une complicité naturelle les relie.
Dès leur premier fou rire, leur amitié devient une évidence.
Mais, lorsque le désir s’immisce entre eux, tout se complique…
 
Depuis qu’elle a menacé Luke avec une fourchette lors de leur première rencontre – épique –, Allison le considère très naturellement comme son meilleur ami. Il aime se moquer de son obsession pour les cookies maison et de sa façon de manger les hot-dogs  ; elle adore l’écouter parler d’architecture et le remettre à sa place. Mais plus ils passent du temps ensemble, et plus Allison prend conscience que Luke est bien plus qu’un ami… À ses côtés, elle découvre de nouveaux sentiments, plus intenses, plus troublants. Des sentiments qu’elle ne devrait pas éprouver. Car Luke est le seul homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer.

Il est sorti le 31 octobre 2018 aux Editions Harlequin , Collection &H poche.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance d’Allison (Alli) qui travaille au « Peppy Coffee » à New York. Elle a de bons amis, Syd qui aspire à devenir comédienne et Trevor, son patron. Elle a également un petit ami, Carl, un architecte réputé. Alli aime sa vie, même si elle doit admettre qu’avec Carl, elle ne sait plus trop où elle en est.

Mais pour essayer de sauver son couple, Alli accepte d’emménager avec lui. Cela pourrait bien être sa plus grosse erreur, surtout lorsqu’elle rencontre Luke Petterson, l’associé et ami de Carl. Entre eux deux le courant passera tout de suite et une belle complicité naîtra entre eux. Mais lorsque cela se transformera en quelque chose de plus profond, troublant et intense sans se l’avouer à l’un ou à l’autre, seront-ils capables de garder leurs distances sachant qu’il y a Carl…

Le style de Juliette Bonte est très agréable et prenant. L’histoire est rythmée, bien construite et a tous les ingrédients d’une comédie romantique, sans tomber dans la mièvrerie. Une fois commencé, il vous sera difficile de lâcher le roman avant la fin. J’ai été totalement happée et l’autrice ne cesse de jouer habilement avec nos émotions, ce sont de vraies montagnes russes.

J’ai aimé que Juliette Bonte prenne son temps pour construire la relation entre Alli et Luke. Tous deux sont en proie à un dilemme, laisser parler leur sentiment sans faire mal a un être qu’il aime. Alli veut essayer de sauver son couple et Luke ne peut pas toucher à la petite amie de son meilleur ami. Mais l’amour ne se commande pas. Ils devront faire des choix. Heureusement, ils trouveront soutien et aide auprès de leurs amis. Ces derniers sont hauts en couleur et attrayants avec, parfois, un grain de folie qui n’est pas pour déplaire. Tout comme notre héroïne qui est pleine de pep’s et a un caractère bien trempé. Quant à Luke, il fera fondre votre petit cœur.

Pour conclure :

« Les vrais amis ne s’embrassent pas sous la neige » est une romance bien écrite, bien équilibrée où tout est juste. Les personnages sont touchants, attachants et humains et l’on ne s’ennuie pas une seconde. Je recommande chaudement, c’est un coup de cœur !

La chronique du livre « Le chant des ronces » de Leigh Bardugo & Sara Kipin.

9171MiPy93L

Embarquez dans un voyage vers des terres sombres et dangereuses, peuplées de villes hantées et de bois affamés, de monstres bavards et de golems en pain d’épices, où la voix d’une sirène peut invoquer une tempête mortelle, où les rivières font de terribles promesses d’amour…

Ayama et le bois aux épines
Une jeune fille est envoyée négocier l’avenir de son royaume avec un terrible monstre.

Le renard trop rusé
Un renard compense son apparence disgracieuse par une intelligence hors du commun, qui pourrait bien lui jouer des tours.

La sorcière de Duva
Dans un village frappé par un hiver perpétuel, les jeunes filles se mettent à disparaître mystérieusement.

Petite lame
Une jeune fille découvre que les souhaits de son père à son encontre et ses propres envies prennent deux directions opposées.

Le prince soldat
Une réécriture inquiétante de Casse-Noisette.

Quand l’eau chantait le feu
Deux Sild aux voix merveilleuses quittent leur royaume marin pour la terre où elles rencontrent les mystérieux Grisha.

Il est sorti le 24 octobre 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Les Éditions Milan nous offrent avec « Le chant des ronces », un magnifique recueil de contes assez sombres dans un écrin aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Leigh Bardugo, à travers sa plume envoûtante,  nous plonge dans six récits aussi bien enchanteurs que parfois cruels avec toujours une morale.

L’autrice s’inspire des mythes, du folklore ainsi que des contes des frères Grimm ou Anderson qui ont bercé notre enfance.

C’est délicieusement funeste et angoissant. On croisera toute sorte de bêtes, des féroces, dotées de parole. Mais aussi des sirènes, des sorcières, des golems en pain d’épice, des bois magiques, des princes et des princesses. Leurs fables sont passionnantes. Elles parlent de trahison, d’amour, de magie, de vengeance et de sacrifice…

De plus, l’ouvrage est richement illustré et fourmille de détails. J’ai beaucoup aimé que les dessins qui encadrent le récit évoluent au fil des pages pour à la fin nous offrir un tableau complet. C’est tout aussi captivant que l’histoire.

Pour conclure :

« Le chant des ronces » est un superbe livre objet. J’ai été happée du début à la fin. Je le recommande chaudement à tous ceux qui aiment les contes.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La chronique du roman « Clair de lune à Manhattan » de Sarah Morgan.

81Wpa4ZfXOL
« Je ne veux plus être une “gentille fille”. Je veux être une fille qui n’a peur de rien ! »
Harriet Knight le reconnaît volontiers, elle a toujours laissé la peur guider ses choix. Résultat : elle a l’impression d’avoir une vie ennuyeuse à mourir. Alors cette année, c’est décidé, elle va s’offrir un cadeau de Noël d’un nouveau genre : du courage ! Elle a donc prévu de faire chaque jour, jusqu’au 25 décembre, une chose qui l’effraie et, elle s’en est fait la promesse, elle ne laissera rien ni personne l’intimider. Enfin, ça, c’était avant qu’elle ne rencontre Ethan qui, d’un seul regard, a fait vaciller toutes ses certitudes. Elle l’a alors aussitôt compris : le séduire sera son plus grand défi. 
Il est sorti le 31 octobre 2018 aux Editions Harlequin, collection &H.
Mon avis:

Harriet a toujours été protégée par sa sœur jumelle, Fliss, et son frère, Daniel. Maintenant qu’ils ont trouvé l’amour de leur vie, Harriet se met au défi de faire une chose par jour qui l’effraie, notamment fêter Noël sans sa famille.

Mais son plus gros défi à relever sera de faire du dog sitting pour son nouveau client. Un bref arrangement professionnel qui risque de la perturber à bien des niveaux…

J’ai adoré ! Comme toujours, Sarah Morgan a totalement su m’embarquer dans cette nouvelle comédie romantique. On suit deux personnages qui ont tout deux des angoisses. Harriet sera contrainte de se construire une nouvelle vie et pour y arriver, elle devra sortir de sa zone de confort. Ce qu’elle fera au contact d’Ethan, ce médecin urgentiste fatigué et désillusionné qui se noie dans son travail. À ses côtés, même si les débuts sont un peu difficiles, on va voir Harriet s’éclore, s’épanouir et prendre confiance en elle. Quant à Ethan, il réapprendra à vivre et à sentir de nouveau des émotions qu’il avait mises sur pause.

Leur relation est belle, elle prend son temps et nous apporte des scènes cocasses, tendres et parfois sexy.

Leur duo fonctionne à merveille, ils sont très complémentaires, généreux et respectueux l’un envers l’autre. Ce sont des personnages touchants et attachants.

Quant aux caractères secondaires, ils sont attrayants, enjoués et affables. De plus, j’ai beaucoup aimé le clin d’œil à la saga Snow Crystal.

Pour conclure :

Avec « Clair de lune à Manhattan », Sarah Morgan nous offre une comédie romantique enchanteresse avec pour décor les rues enneigées de New York. C’est un coup de cœur !

La chronique du roman « Grisha, tome3 : L’Oiseau de feu » de Leigh Bardugo

81Ll-gqCj+L

MANIPULATION. PARJURE. TRAQUE.

Un royaume au bord du chaos.
Un tyran sur un trône d’ombre.
Une sainte sans pouvoirs.
Sans alliés. Sans armée.
Le combat final de la lumière contre les ténèbres.

AMOUR. LOYAUTÉ. DÉLIVRANCE.

Le salut de Ravka mérite-t-il tous les sacrifices ?
Seule l’Invocatrice de lumière en décidera.

Il est sorti le 24 octobre 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

On reprend deux mois après les évènements qui se sont passés dans le roman « Le dragon de glace ».

Le Darkling dirige maintenant Ravka, tandis qu’Alina vit recluse, diminuée dans un réseau souterrain d’anciens tunnels et de grottes. Elle est sous la protection douteuse de l’Apparat et de ses fanatiques qu’il la considère comme une sainte. Mais elle n’a plus le temps de se cacher si elle veut sauver Ravka et détruire le Darkling. Pour ce faire, elle doit trouver le troisième amplificateur : l’Oiseau de feu…

J’ai beaucoup aimé. Ce troisième et dernier opus continue l’intrigue que l’autrice a superbement tissée. Beaucoup de choses ont changé depuis les derniers bouleversements. Le Darkling est plus puissant que jamais, de son côté Alina est affaiblie, elle doute, il ne lui reste qu’une petite armée brisée et elle ne sait pas si Nikolaï a pu s’en sortir. Dans cette quête du troisième amplificateur de Morozova, nos personnages devront faire des choix difficiles, forger de nouvelle alliance et mettre de côté les vieilles rivalités. Mais cela ne sera pas facile de distinguer ses amis de ses ennemis.

Du côté des protagonistes, l’autrice continue à les développer et à les faire grandir, que ce soit nos héros ou les caractères secondaires. Il faut savoir que Leigh Bardugo ne ménage pas ses personnages, ils sont brisés et ils ont tous leurs propres combats à mener, cela donne de vraies montagnes russes émotionnelles. L’autrice arrive à nous surprendre en nous offrant de nombreux rebondissements et révélations.

Toutefois, le seul petit bémol est le combat final. Je l’ai trouvé un peu trop « facile » et rapide.

Pour conclure :

« L’Oiseau de feu » offre une fin parfaite à cette saga palpitante et addictive qui est Grisha. C’est un coup de cœur pour l’ensemble de la série.

À découvrir !

La chronique du cahier « Je crée… mes décorations de Noël de Lucy Beckett-Bowman

f3826cd0ec53c0791b2a5aba0cbf8edd5b0430a4

Les enfants trouveront dans ce kit 50 feuillets imprimés recto verso et un livret d’instructions. Ils pourront choisir les motifs qu’ils préfèrent pour réaliser douze modèles différents de décorations. Résultat garanti grâce aux instructions de pliage illustrées étape par étape et aux nombreux conseils et astuces.

Il est sorti le 25 octobre 2018 aux Editions Usborne.

Mon avis:

Voici un très joli coffret pour faire ses décorations de fête en attendant le père Noël. Ce kit contient un livre avec des fiches explicatives étape par étape. C’est clair et facile à comprendre. On aime que le degré de difficulté augmente au fil des pages pour avoir de très joli pliage. Par contre, les enfants auront certainement besoin d’aide, mais cela permet de passer un agréable moment en famille.

Vous trouverez douze modèles pour décoré vos vitres, les tables, le sapin et autres guirlandes…

Le kit contient cinquante feuillets aux imprimés de Noël et aux motifs variés.

De plus, on apprécie qu’il ne faille que des ciseaux de la colle, du ruban adhésif et de la ficelle pour faire toutes ces jolies décorations.

En bref, les Éditions Usborne nous offrent un coffret parfait pour préparer les fêtes de fin d’année en famille, c’est ludique et joyeux. C’est un coup de cœur de la famille !