La chronique du roman « La couleur du mensonge, livre 1 » de Erin Beaty

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Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s’en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l’évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d’une famille, d’une région, d’un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l’observation, la marieuse fait toutefois d’elle son apprentie. 

Sage s’embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d’élite qui ne tardent pas à réaliser qu’ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s’est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l’un des membres de la troupe recrute alors l’aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu… à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle… 

Il est sorti le 22 février 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Sage, 16 ans, orpheline recueillie par son oncle. Elle est perceptrice pour les enfants de ce dernier. Alors que toutes les filles rêvent d’épouser un beau parti, Sage a soif de liberté. Mais son oncle en a décidé autrement, il est temps pour elle de lui trouver un mari. De ce fait, Sage se retrouve face à Maîtresse Rodelle. Elle est la première marieuse de la province qui a pour principale responsabilité de sélectionner les jeunes filles les plus prometteuses de toute la région en vue du grand rassemblement, organisé tous les cinq ans dans la capitale pour les marier. Elle a le pouvoir de tisser des alliances entre les familles.

Mais contre toute attente son entretien avec l’entremetteuse ne se déroulera pas comme prévu. Cette dernière qui voit en Sage un autre potentiel, et lui propose de devenir son apprenti. Sage ne peut décemment pas refuser, c’est un pas de plus vers la liberté.

La voilà partie pour le Concordium, accompagnée par un bataillon d’élite dirigé par le capitaine Quinn. Pendant ce long voyage, un complot se dessinera. Sage qui est connue pour son sens aigu d’observation, son intelligence et sa débrouillardise, sera recrutée par le sergent Ash pour infiltrer les rangs ennemis et récolter des informations afin d’enrayer leur plan.

Dès lors, Sage sera pris dans un dangereux exercice d’équilibre qui déterminera le sort du royaume.

J’ai adoré ! Le style de Earin Beaty est très agréable et prenant. On se plonge facilement dans cet univers riche et passionnant, mais dont il nous reste beaucoup à découvrir.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée et construite entre complots, enjeux politiques, vengeance et trahison. La première partie du récit est un peu lente, mais aucunement ennuyeuse, le temps que l’auteure pose les bases, nous présente les personnages et qu’ils tissent des liens. Quant à la seconde partie, elle est beaucoup plus vive avec des révélations, de l’action et de la romance. Earin Beaty ne ménage pas ses personnages. De plus, le fait qu’Earin Beaty nous offre différents points de vue, cela donne une dimension et une richesse supplémentaire au récit.

Du côté des protagonistes, nombreux sont ceux qui vont croiser la route de Sage. Ils ont tous une bonne caractérisation, ils sont mémorables et passionnants à suivre. J’ai adoré Ash et Maîtresse Rodelle par qui l’on peut voir que les marieuses détiennent le vrai pouvoir.

Pour conclure :

« La couleur du mensonge » est un roman fantasy young adult classique qui regroupe tous les codes du genre, mais diablement bien fait, mené par des caractères fascinants. Voici un début très prometteur pour cette saga captivante ! Vivement la suite, coup de cœur !

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La chronique du roman « Le dernier royaume, Acte IV: Les déferlantes de givre » de Morgan Rhodes

 

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La guerre pour la possession de Mytica et de sa magie fait rage. Roi déchu, empereur cruel, princesse rebelle, héritier… tous sont prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de leur sang afin de régner sur cette terre sacrée.

Cléo : de nouveau privée de son trône, pris de force par Amara grâce à la magie qu’elle a volée, la princesse devra faire preuve d’imagination et d’énormément de courage pour protéger son peuple des envahisseurs. 
Magnus : au cœur d’un royaume plongé dans le chaos, tiraillé entre sa jeune sœur en danger de mort et ses nouveaux sentiments pour Cléo, le prince d’acier est de nouveau déchiré entre l’amour et le devoir. 
Lucia : enfin vengée de la mort cruelle de son premier et unique amour, elle s’allie au dieu du Feu et fomente avec lui la plus sinistre des vengeances. 
Jonas : après avoir échappé de justesse à la mort, il est de nouveau réuni avec la princesse Cléo. Et il est prêt à tout pour l’aider dans sa quête des Quatre Sœurs, les cristaux capables de déchaîner sur Mytica la puissance des éléments.

Il est sorti le 11 février 2016 aux Editions Michel Lafon. Il est sorti en format poche le 11 mai 2017.

Mon avis:

Nous reprenons là où « le ralliement des ténèbres » s’était arrêté. Nous retrouvons Magnus et Cléo qui ont fui à Liméros après l’acte de haute trahison de ce dernier. Cléo est bien décidée à reconquérir son trône. Quant à Magnus, il veut reprendre sa destinée en main. Au même moment, Lucia part avec le dieu du feu pour assouvir une vengeance et sa soif de pouvoir et Jonas, le rebelle raté, tente de revenir et raviver la rébellion…

J’ai adoré ma lecture ! Encore une fois, Morgan Rhodes nous offre une histoire totalement addictive, imprévisible avec de nombreux rebondissements. On ne s’ennuie pas une seconde.

Pour ce qui est du scénario, il ne cesse de s’étoffer et de se développer. Des alliances se forment, d’autres volent en éclat. On se passionne à suivre tout ces retournements de situation, ces trahisons et manipulations.

En ce qui concerne le monde, il continue de s’enrichir. On en découvre encore un peu plus sur les quatre sœurs et sur un nouveau royaume, celui de Kraeshien, dirigé par un homme sans scrupules.

Du côté des personnages, on les voit grandir, évoluer et faire des choix, qui malheureusement ne seront pas forcément les meilleurs et seront lourds de conséquences. J’espère que certains apprendront de leur erreur. Alors que certains personnages disparaissent (oui, comme à son habitude l’auteur ne nous ménage pas) d’autres font leur apparition. D’ailleurs, Morgan Rhodes leur offre leur propre point de vue, ce qui apporte un souffle nouveau à la saga et redistribue les cartes pour notre plus grand plaisir. J’ai apprécié également qu’il y ait eu plus d’interactions entre les divers protagonistes.

Pour conclure :

« Les déferlantes de givre » est une excellente suite. L’auteur nous emporte facilement dans son histoire explosive entre romance, complot et magie. J’ai hâte de lire le prochain opus, car je me demande vraiment comment tout cela évoluera… C’est un coup de cœur !

❤ ❤ ❤

La chronique du roman « Abîmes et ténèbres,t1 : L’éclipse » de Nora Roberts

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Au Nouvel An, un virus inconnu se répand puis tue le tiers de la population mondiale en seulement quelques semaines. Les rescapés fuient, les villes se dépeuplent. Mais à la croisée des chemins se rejoignent certaines destinées. 

(je ne vous mets pas le résumé en entier, car il spoile toute la fin du bouquin !) 

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Une famille s’est réunie pour les fêtes de fin d’année en Écosse. Lorsque tous repartent dans leurs foyers respectifs, ils ne se doutent pas qu’ils sont porteurs d’une terrible maladie. Cette dernière se propage à une vitesse phénoménale, et en quelques semaines, le monde qu’ils connaissaient a disparu, où le chaos remplace l’ordre. La terreur et la folie se répandent dans la ville, d’autant plus que certaines personnes découvrent qu’ils ont développé des capacités étranges. Dès lors, plus personne n’est en sécurité dans les grandes villes, il faudra fuir, apprivoiser ce nouveau monde avec ses codes pour mener la bataille de leur vie…

Le style de Nora Roberts est toujours aussi agréable et plaisant. Le récit est bien rythmé et équilibré entre l’action, les rebondissements et les révélations. En ce qui concerne l’univers, il est fascinant et bien construit même s’il nous reste encore beaucoup à découvrir. On découvre un monde magique créé dans un contexte dystopique où s’affrontent les ténèbres et la lumière sur fond de prophétie.

Quant à l’intrigue, elle est habilement menée. L’auteure prend son temps pour planter le décor et nous présenter les personnages centraux tout en donnant les bases de la trame. On est clairement dans un tome introductif, mais ce n’est pas du tout ennuyeux, bien au contraire.

Du côté des protagonistes, nous allons en croiser neuf. Mais pas de panique, ils sont tous uniques, chacun avec leur caractère, leurs forces, leurs failles et leurs spécificités. Ils sont tous mémorables, touchants et attachants. On les suit avec plaisir, ils vont se débattre dans ce nouveau monde, combattre des obstacles, mais également trouver la bonté. J’ai adoré les voir interagir entre eux et voir comment ils avancent et évoluent.

Pour conclure :

Nora Roberts m’a totalement séduite et embarquée dans son épopée post-apocalyptique sombre et mortelle, mais qui nous laisse entrevoir une lueur d’espoir. Tout ne fait que commencer et j’ai hâte de découvrir la suite de cette saga très prometteuse. Coup de cœur !

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La chronique du roman « Le dernier Royaume, Acte 1 : Les cendres d’Auranos » de Morgan Rhodes

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La guerre approche… Choisissez votre camp

Cleo : La princesse gâtée d’Auranos s’embarque dans un dangereux périple en territoire ennemi à la recherche d’une magie que tous pensent éteinte.

Jonas : Un Paelsien rebelle, indigné par les injustices que subit son peuple, se retrouve à la tête d’une révolution qui grondait depuis des siècles.

Lucia : L’Enchanteresse, adoptée à la naissance par la famille royale de Limeros, devra découvrir la vérité sur son passé et apprendre à contrôler son héritage surnaturel avant qu’il ne la détruise.

Magnus : Le prince limérien, élevé dans le sang, la violence et la soif de conquête, réalise que son cœur pourrait lui être bien plus fatal que la plus tranchante des épées.

Après des siècles de paix, une rumeur de guerre se propage dans les trois royaumes d’Auranos, de Paelsia et de Limeros. Au centre de ce conflit naissant, une funeste prophétie : une sombre magie perdue, sur le point de resurgir. Pour la maîtriser, tous les coups sont permis et seuls les plus forts, ou les plus rusés, s’en sortiront.

Il est sorti le 3 octobre 2013 aux Editions Michel Lafon, 438 pages. Il est sorti en format poche en février 2016!

Mon avis:

Tout commence lorsque des sœurs sorcières enlèvent un enfant qui selon la prophétie posséderait une magie suffisamment puissante pour trouver les quatre objets à l’origine de l’Elementia, la magie fondamentale regroupela terre, le feu, l’eau et l’air.

Seize années ont passé et une tragédie servira de catalyseur pour de terribles événements qui sont à venir…

La plume de Morgan Rhodes est fluide, addictive et descriptive. Elle nous transporte avec aisance dans son monde de manipulations politiques, de luttes économiques et de nations qui s’affrontent pour le trône. Le tout se déroule rapidement dans une ambiance sombre et oppressante qui nous offre son lot de rebondissements et de révélations.

Pour ce qui est de l’univers que l’auteure a créé, il est bien dépeint. Le folklore est complexe, intéressant et bien exécuté. Il mélange Déesses, magie, sorcières et sentinelles entre autres…

L’histoire se déroule à travers trois royaumes : Liméros, Paelisia et Auranos.

Liméros est le royaume du nord, il est gouverné par un roi tyrannique, qui instille la peur chez son peuple.

Paelisia, c’est l’empire du milieu dirigé par un chef qui a des pouvoirs. C’est un pays pauvre où ses habitants souffrent et luttent pour survivre.

Quant à Auranos, c’est le royaume du sud. Il est envié, car la population jouit d’une vie prospère sous la direction bienveillante de leur souverain.

Mais alors que la paix dure depuis plus d’un siècle, des dissensions couvent et la violence fera couler le sang.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est passionnante et menée de main de maître. Ce n’est jamais ennuyeux et plein d’actions. De plus, on s’aperçoit au fil des pages que la trame s’avère beaucoup plus compliquée. Ce qui débutera comme une simple altercation conduira à une révolte, à des manigances et des alliances. Des vies seront perdues, des amours impossibles naîtront, des amis deviendront des ennemis et vice versa. Morgan Rhodes n’arrêta pas de nous surprendre.

Quant aux protagonistes, ils sont nombreux, mais sans être source de confusion. Ils sont imparfaits, humains avec leurs défauts et qualités, ce qui les rend crédibles. Ils sont convenablement développés et l’on s’attache facilement à eux, aucun d’eux n’est réellement bon ou mauvais. Et, il est intéressant de voir quel rôle ils jouent dans l’histoire.

On suivra surtout quatre narrateurs, bien que certains ont plus la parole que d’autres, notamment Cléo.

Cléo est la princesse gâtée d’Auranos. Mais au fil des pages, elle se dévoile étant une personne d’imprudente, de fougueuse et tenace. Quand sa sœur tombe malade, Cléo est déterminée à trouver le remède quitte à défier l’autorité de son père et s’aventurer en territoire ennemi.

On fera également la connaissance de Magnus, un personnage complexe, qui penche du côté du mal, mais que l’on n’arrive pas à détester malgré ses actes. Nous avons aussi Jonas, le frère de l’homme qui a été tué devant Cléo. Il est habité par la vengeance et est prés à tout pour détruire la princesse. C’est un caractère intriguant qui sait apprendre de ses erreurs. Et, il y a Lucia, l’un des rôles le plus importants, bien que mis en retrait dans cet opus. Elle découvrira la vérité sur son passé et son héritage.

Pour conclure :

Morgan Rhodes ne me déçoit absolument pas avec « Les cendres d’Auranos ». L’histoire est incroyable, elle vous tient en haleine du début à la fin. C’est féroce, sanglant et hypnotique !

J’ai hâte de connaître la suite, car tout ne fait que commencer…

C’est un coup de cœur, À lire !

La chronique du roman « Les Marvels » de Brian Selznick

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Tout commence par un voyage en mer en 1766 sur le Kraken où se joue une pièce de théâtre… Entrez dans cette histoire en images et suivez une grande famille de comédiens, les Marvels, de génération en génération, jusqu’en 1900. Puis, découvrez, un siècle plus tard, l’histoire de Joseph, échappé d’un austère pensionnat. Le garçon vient chercher refuge à Londres chez son oncle Albert Nightingale. Ce dernier vit dans une étrange maison comme sortie d’un autre monde… Qui vit entre les murs ? Qui sont ces Marvels dont les portraits fleurissent partout ? Joseph décide de percer le mystère des lieux…

Il est sorti le 25 octobre 2017 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Voici un roman qui vous transportera dans une histoire magique, qui célèbre l’amour, l’art et la famille, dans un sublime écrin à la tranche dorée.

Dans un premier temps, nous avons 390 pages d’illustrations nous relatant la mystérieuse histoire, et non moins fascinante, d’une famille de comédiens, les Marvels de 1766 à 1990. Les illustrations sont très expressives, débordent d’émotions véhiculées par l’ombre et la lumière.

Ensuite vient un récit en mots, où nous rencontrons Joseph Jervis, un jeune garçon qui s’est enfui de son internat et qui est maintenant à Londres à la recherche de son oncle, qu’il ne connait pas, vivant au 18 Folgate Street. À partir de là, Joseph va faire la connaissance d’un oncle un peu fantasque qui habite une étrange demeure d’un autre temps dont il est bien décidé à percer le mystère.

Brian Selznick nous entraine dans une expérience de lecture autant esthétique qu’émotionnelle. La structure de l’histoire est unique où les illustrations et le récit s’entremêlent pour nous conter une merveilleuse histoire touchante. Il arrive avec brio à nous faire ressentir tout un panel d’émotions autant avec ses dessins qu’avec ses mots. Quant aux personnages que nous rencontrons, ils sont attachants avec de la profondeur. De plus, Brian Selznick aborde certains thèmes peu traités dans les romans jeunesse, avec subtilité et justesse. D’autre part, l’auteur rend un joli hommage au théâtre, à Shakespeare et à la « Maison de Dennis Severs » à Londres que vous pouvez visiter.

Pour conclure :

Brian Selznick m’a totalement embarquée dans ce conte magique à l’atmosphère si particulière avec une fin poignante. Ce récit vous touchera en plein cœur, que vous soyez grands ou petits. Je recommande chaudement.

La chronique du roman « Grisha, livre 1 » de Leigh Bardugo

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OMBRE. GUERRE. CHAOS.Un royaume envahi par les ténèbres.Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal.Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold.Parmi eux : Alina Starkov.ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU.L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir.L’Invocatrice de lumière.

Il est sorti le 11 octobre 2017 aux Editions Milan.

Mon avis:

Le royaume de Rawka est déchiré depuis des années par le Shadow Fold, une nappe d’ombre presque impénétrable où vivent des créatures cruelles, elle gagne du terrain d’année en année.

Alina Starkov et Mal sont orphelins, ils ont grandi ensemble au domaine du Duc jusqu’au moment où ils ont dû servir leur pays. Mal est un traqueur accompli, quant à Alina, elle est cartographe, car elle est douée pour peu de choses, en plus d’être chétive et maladroite.

Malheureusement, son régiment a reçu l’ordre de traverser le Shadow Fold. Ils subissent une attaque des affreuses créatures et lorsque Mal est blessé, Alina va malgré elle réussir à repousser leurs ennemis. À partir de ce moment, son existence prendra une toute autre tournure. Elle deviendra la personne la plus importante. Arrachée à tout ce qu’elle connait, Alina sera emmenée à la cour royale pour être formée et pour apprivoiser sa véritable nature… Dans ce monde d’opulence et de grandeur. Alina devra démêler le vrai du faux, où les pièges et les ennemis seront nombreux pour l’empêcher d’accomplir sa destinée, qui pourrait rendre la paix à son royaume.

Le style de Leigh Bardugo est très prenant et descriptif. De ce fait, on s’immerge facilement dans cet univers riche où rien n’est tout blanc ou tout noir, inspiré du folklore russe. Il est relativement bien exploité, bien que nous en sommes qu’au début, c’est très intéressant.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est de prime abord assez classique avec la soif de pouvoir, les enjeux politiques, une touche de romance et une héroïne qui découvre sa destinée. Toutefois, cela se révèle très bien mené, plus complexe que prévu avec un rythme correct qui nous offre son lot d’action, de rebondissements et de révélations.

Pour ce qui est des protagonistes, je les ai tous aimés, autant les bons que les mauvais, qui ne sont pas forcément ceux qu’ils semblent être. Ils sont humains avec leurs forces et leurs faiblesses avec une caractérisation bien fouillée. J’avoue que le Darkling (celui qui prend sous son aile Alina) est fascinant et il ne manque pas de profondeur. Quant à Alina, c’est un personnage qui va se découvrir et se révéler au fil des pages. Elle devra affronter ses peurs et faire face à des choix qui auront un impact sur l’avenir. Ils sont tous attachants et intrigants, j’ai hâte d’en apprendre plus sur eux.

Pour conclure :

Leigh Bardugo m’a totalement envoûtée avec ce tome trépidant bien qu’assez introductif. J’ai été happée par son univers, son histoire et ses personnages. C’est un très bon roman de fantasy qui vous fera vibrer et qui vous captivera.

C’est un coup de cœur et mai 2018 me paraît bien loin pour connaître la suite des aventures d’Alina.

À découvrir !

La chronique du roman « Hex » de Thomas Olde Heuvelt

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Quiconque né en ce lieu est condamné à y rester jusqu’à la mort.
Quiconque y vient n’en repart jamais.

Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville de la Hudson Valley. Du moins en apparence : Black Spring est hantée par une sorcière, dont les yeux et la bouche sont cousus. Aveugle et réduite au silence, elle rôde dans les rues et entre chez les gens comme bon lui semble, restant parfois au chevet des enfants des nuits entières. Les habitants s’y sont tellement habitués qu’il leur arrive d’oublier sa présence. Ou la menace qu’elle représente. En effet, si la vérité échappe de ses murs, la ville tout entière disparaîtra.

Pour empêcher la malédiction de se propager, les anciens de Black Spring ont utilisé des techniques de pointe pour isoler les lieux. Frustrés par ce confinement permanent, les adolescents locaux décident de braver les règles strictes qu’on leur impose. Ils vont alors plonger leur ville dans un épouvantable cauchemar…

Il est sorti le 20 septembre 2017 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Le style de Thomas Olde Heuvelt est immersif et très cinématographique. On plonge aisément dans cet univers sombre à l’atmosphère étouffante et malsaine. Le rythme est lent, mais sans pour autant rendre le texte ennuyeux. Au contraire, cela colle parfaitement à l’histoire. Il a su parfaitement nous dépeindre l’ambiance. On suit avec attention ce qu’il se passe dans cette ville pittoresque de Black Spring qui est maudite, ainsi que ses habitants. « Hex » est effrayant non seulement en raison de l’aspect surnaturel et horrible des choses, mais aussi en raison de l’issue inévitable quand il entre en collision avec la nature humaine où la peur est une motivation puissante et dangereuse.

Thomas Olde Heuvelt a écrit une histoire forte, intelligente mélangeant modernité et superstition datant du XVII siècle avec brio où l’homme laisse libre cours à ses instincts les plus sordides. Il devient vite évident que Katherine (la sorcière) n’est pas le seul facteur obscur de la ville. La tension et la peur sont omniprésentes. La trame est très bien menée avec de nombreux personnages intrigants qui devront faire face aux conséquences de leur choix.

Pour conclure :

« Hex » est un conte sombre qui creuse dans les recoins obscurs de l’âme humaine où la suggestion de l’horreur est parfois plus effrayante que la réalité. Je recommande chaudement si vous voulez frissonner, c’est un coup de cœur !