La chronique du roman « Jackaby, livre 1 » de William Ritter

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Abigail Rook, 17 ans, débarque en Amérique. La tête pleine de rêves d’ailleurs, elle espère vivre l’aventure avec un grand A.
Elle fait la connaissance d’un étrange personnage, Jackaby, qui lui offre un emploi. Détective doué de facultés de médium, il est capable de voir les phénomènes surnaturels.
Pour sa première mission, Abigail accompagne son nouveau patron sur les lieux d’un crime particulièrement sanglant. Jackaby soupçonne l’assassin de ne pas être humain, ce que la police refuse de croire. Mais les meurtres s’enchaînent et confirment les soupçons du détective…

Il est sorti le 13 juin 2018 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Récemment arrivée à New Fiddelham, en Nouvelle-Angleterre, Abigail Rook a besoin d’un emploi. Elle rencontre R.F. Jackaby, qui est détective spécialisé en phénomènes inexpliqués. Son don lui permet de déceler la vérité là où les autres ne voient qu’illusion. De ce fait, il fournit ses services à la police. Dès son premier jour, Abigail se retrouvera dans une affaire de meurtre sordide. Dès lors, avec l’énigmatique Jackaby, elle découvrira un univers complètement nouveau et incroyable, car le tueur en série qui sévit ne serait pas tout à fait humain…

Le style de William Ritter est très agréable, prenant et immersif. On plonge facilement dans son univers convaincant, utilisé de manière intelligente, peuplé de créatures surnaturelles (lutin, banshee, nymphe, trolls, etc.). Le tout dans une atmosphère typique de l’ère victorienne.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est habilement menée, il y a de la consistance et du relief. L’auteur a su garder l’intérêt du lecteur éveillé tout du long. C’est avec plaisir que l’on suit l’enquête jusqu’à son dénouement.

Du côté des protagonistes, Abigail Rook est une héroïne délicieuse, curieuse, forte et qui n’a pas froid aux yeux. Abigail a le don de remarquer les détails ordinaires, mais importants, ce qui en fait une assistante parfaite pour Jackaby.

Quant à ce dernier, c’est un personnage complexe, astucieux avec un petit côté excentrique. Il n’est pas sans rappeler l’illustre Sherlock Holmes, sans le côté surnaturel.

Le duo que forment Abigail et Jackaby fonctionne à merveille et leurs dialogues sont savoureux. D’autre part, la galerie de personnages secondaires qui les entoure sont fascinants, notamment le fantôme, le canard et le mystérieux Charlie.

Pour conclure :

« Jackaby » est un policier surnaturel bien ficelé avec de l’humour et une dose de macabre. C’est bien rythmé. J’ai été agréablement surprise et j’attends avec impatience les nouvelles aventures de Jackaby et d’Abigail.

À découvrir !

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La chronique du roman  » Les Loups chantants » de Aurélie Wellenstein

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Au plus profond des terres glacées de Sibérie, règne le dieu de l’Hiver et ses cruels envoyés. Le village et ses habitants survivent grâce à la magie de ses Gardiens qui les maintient dissimulés et protégés par un Blizzard constant. Mais celui-ci n’a pas pu retenir la bien-aimée de Yuri. Attirée par les hurlements des loups, elle a disparu dans l’implacable froidure. Tous la disent perdue, mais Yuri ne peut pas faire son deuil. 
Bientôt, c’est sa sœur, Kira, qui est menacée. Sa peau se recouvre peu à peu de cristaux de glace. Déclarée maudite, elle est bannie de la communauté. Déterminé à la sauver, Yuri prépare son attelage. Ils s’enfoncent dans le Blizzard, pour un long périple semé d’embûches, les loups chantants à leurs trousses. Très vite, la voix de son amie retentit dans la tête de Yuri, elle l’appelle… 

Il est sorti le 28 mars 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Kira a des plaques de glace qui apparaissent sur le corps. Elle et son frère Yuri vont voir le chaman de leur village. Ce dernier leur annonce que Kira est maudite, marquée par le Korochun, le dieu hiver. Peu à peu la glace va s’étendre et elle deviendra un démon. Le chaman banni Kira, et Yuri ne veut pas laisser sa soeur seule dans la toundra sibérienne, donc il part avec elle. Leur amie Anastasia est infirmière et a l’idée d’emmener Kira dans la capitale où elle pourra être prise en charge par des chirurgiens. Toutefois, le voyage est dangereux et rien ne va se passer comme prévu…

J’avais très envie d’aimer ce roman, mais malheureusement j’ai été un peu déçue. Je me suis ennuyée jusqu’aux trois quarts du livre. L’univers est très intéressant, avec un côté onirique envoûtant. Malheureusement, pour moi, c’est une histoire qui manque de pêche et de vivacité. J’ai l’impression d’être totalement passée à côté de ce roman. Au début, il m’a fallu un petit temps d’adaptation à la plume de l’auteure et à son univers. Malgré les descriptions précises, j’ai eu du mal à vraiment imaginer ce que nous décrivait l’auteure.

Yuri, notre héros et narrateur, est un jeune homme loin d’être parfait, il a ses faiblesses, mais il a beaucoup de courage et de force au fond de lui. J’adore ce genre de personnage, qui est un vrai héros sans vraiment en être un, qui se révèle au fil des pages. 

Quant à Anastasia et Kira, je dois avouer que j’ai eu du mal à m’attacher à elles ou à les comprendre. Elles sont pourtant toutes les deux dotées d’un certain courage, mais j’ai eu l’impression de ne pas vraiment apprendre à les connaître. L’auteure ne nous donne pas assez d’informations.

En conclusion, « Les loups chantants » a été une petite déception pour moi. J’ai l’impression d’être passée totalement à côté de cette histoire. Toutefois, j’ai apprécié le personnage de Yuri qui est intéressant à suivre, ainsi que l’univers de l’auteur.

Je vous conseille « Le roi des fauves » de la même auteure, ce livre avait été un véritable coup de cœur.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Prélude aux aventuriers de la mer : Retour au pays » de Robin Hobb

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 » Ce que l’esprit conscient ne perçoit pas, le cœur le sait déjà. Dans un rêve. j’ai traversé comme le vent ce désert des Pluies, en rasant le sol mou, passant au travers des ramures qui se balançaient. Insoucieuse de la fange et de l’eau corrosive, j’ai pu voir soudain la beauté aux multiples strates des alentours. Je me tenais en équilibre, oscillant, comme un oiseau, sur une fronde de fougères. Un esprit du désert des Pluies m’a murmuré : « Essaie de le dominer et il t’engloutira. Incorpore-toi à lui, et tu vivras. » « 

Il est sorti le 13 octobre 2008 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

L’histoire est narrée sous forme de journal de bord. On suit Carillon Valjine issue de la noblesse, laissant tout derrière elle pour suivre son mari qui est exilé de Jamailla pour établir une colonie dans le Désert des Pluies. Cette terre est censée être fertile pour la plantation et la construction, mais rien n’est propice à tout cela… On verra cette femme se transformer, qui fera corps avec la nature, sa faune, sa flore, pour essayer de survivre. Rien ne sera facile, car la découverte d’un trésor et d’une cité perdue mettra à mal la bonne entente. La cupidité et la stupidité des hommes risquent de les mener à leur perte.

Le tout est raconté par la très belle plume de Robin Hobb. J’ai été totalement transportée, dès les premières pages, dans son univers fascinant emprunt de magie, de créatures et d’art. L’intrigue est riche et puissante, et le court roman (120 pages) se suffit à lui-même.

Pour conclure :

« Retour au pays » est une excellente mise en bouche qui ne vous donne qu’une envie : en découvrir plus sur le monde de Robin Hobb.

Bonne lecture !

La chronique du roman « Hazel Wood, livre 1 » de Melissa Albert

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« Ne t’approche sous aucun prétexte d’Hazel Wood. »

Ces quelques mots laissés par la mère d’Alice juste avant son enlèvement scellent à tout jamais le destin de la jeune fille.

Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althéa Proserpine, auteur des célèbres « Contes de l’Hinterland ».
Hazel Wood, dont vient d’hériter Alice.
Hazel Wood, où Alice doit s’aventurer pour espérer sauver sa mère.
Hazel Wood, cette demeure d’où semblent s’échapper des personnages inventés par Althéa.
Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.

Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ? Un leurre ? Une porte d’entrée sur l’Hinterland ?
Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ?

Il était une fois… Hazel Wood.

Il est sorti le 25 avril 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Alice, 17 ans, a passé la plus grande partie de son existence sur les routes avec sa mère qui essaye d’échapper à la « malchance » qui les poursuit. Mais tout s’arrête lorsque la grand-mère d’Alice, qui a écrit un livre intitulé « Contes d’Hinterland », meurt seule dans son domaine d’Hazel Wood. Elle n’a jamais eu de raison de croire que le livre de sa grand-mère avait une part de réel. Toutefois, lorsque sa mère se fait kidnapper, sa vie basculera.

Elle devra se rendre à Hazel Wood, bien qu’on lui a toujours interdit. Avec l’aide d’un camarade de classe, Alice partira à l’aventure pour sauver sa mère et découvrira un univers, une destinée qu’elle ne soupçonnait pas et bien plus encore…

Le style de Melissa Albert est agréable et assez prenant. Dans son histoire, l’auteure rend hommage aux contes qui ont bercé nos enfances (pas ceux de Disney !). De ce fait, son univers est l’élément le plus intéressant et intrigant qui allie le monde actuel et les contes de fées. Cependant, j’aurais apprécié qu’il soit un peu plus développé.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est relativement bien menée entre rebondissements et révélations. Toutefois, j’ai trouvé la première partie du livre assez poussive et parfois ennuyeuse. L’histoire a du mal à prendre son envol. Heureusement, l’autre moitié est bien plus captivante et passionnante, mais tout se déroule trop vite et facilement. C’est dommage, cela aurait mérité que l’on s’y attarde un peu plus.

Du côté des personnages, Alice est le personnage central. Malheureusement, elle n’est pas très agréable, touchante ou attachante. J’ai eu beaucoup de mal à ressentir quelque chose pour elle. D’ailleurs, je n’ai ressenti aucune connexion avec l’un des personnages qui croise la route d’Alice. J’aurais aimé que les personnages aient une place plus importante dans le récit et qu’ils soient plus exploités.

Pour conclure :

« Hazel Wood » est une lecture sympathique, mais sans plus. Le monde est intéressant, mais il manque de consistance et est servi par des caractères peu attrayants et sous développés. À voir si je tenterais la suite…

 

La chronique du roman « La Faucheuse, Tome 2: Thunderhead » de Neal Shusterman

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 » Les humains apprennent de leurs erreurs. Moi pas. Je ne commets jamais d’erreur. « 

Le Thunderhead, l’intelligence artificielle qui gouverne le monde, a interdiction de se mêler des affaires de la communauté des faucheurs.
Il ne peut qu’observer… et il n’aime pas ce qu’il voit.

Il est sorti le 15 mars 2018 aux Editions Robert Laffont, Collection R’.

Mon avis:

On reprend quelques mois après les évènements du premier opus. Citra, alias Dame Anastasia, est devenue faucheuse. Elle travaille avec Dame Currie. Quant à Rowan, il est devenu un hors la loi. Il s’est autoproclamé faucheur en se faisant appeler Maitre Lucifer pour essayer d’enrayer la corruption au sein des faucheurs. Bien que Citra et Rowan ont pris deux trajectoires différentes, ils œuvrent pourtant pour la même cause : faire disparaitre le Nouvel Ordre et asseoir la position de l’Ancien ordre.

Mais le Nouvel Ordre n’est pas décidé à se laisser faire et ceux qui se mettront en travers de leur chemin se retrouveront en danger. Citra et Rowan se trouveront dans un jeu terrible où la trahison et la manipulation seront de mise. Heureusement pour eux, ils pourront compter sur un allié de poids : le Thunderhead, mais est ce que cela sera suffisant ?

Le style de Neal Shusterman est toujours aussi agréable. Toutefois, dans ce tome, j’ai eu du mal à me plonger dans le récit. J’ai trouvé le rythme très lent et le gros de l’histoire peu intéressante. J’ai aimé que l’auteur exploite un peu plus son univers, on a pu découvrir la politique et la façon dont fonctionne la société des faucheurs. Mais pour le reste, on fait du surplace, le complot s’installe. Il y a quelques rebondissements et révélations, mais on avance très peu. Le concept du Thunderhead est bien exploité, mais cela n’a pas suffi. J’ai souvent décroché, il y a trop de longueurs. Seules les soixante-dix dernières pages sont passionnantes et c’est elles qui sauvent clairement le roman. D’ailleurs, c’est la fin qui nous donne envie de découvrir la suite.

Du côté des protagonistes, on les voit évoluer dans leur « fonction », mais cela demeure très lisse. Il n’y a pas de réel développement. Il m’a manqué quelque chose pour me les rendre intrigants et touchants. Je suis restée complètement en retrait. Je n’ai pas ressenti grand-chose pour eux. De plus, les interactions entre les personnages sont assez plates. Quant aux caractères secondaires, ils sont moyennement intéressants et peu importe à quel point ils ont pu être déterminants dans le récit.

Pour conclure :

« Thunderhead » fut une lecture mitigée penchant vers la déception. On est clairement dans un tome de transition qui, malheureusement, manque de rythme et de consistance. Je lirais tout de même la suite, car la fin a titillé ma curiosité…

La chronique du roman « Riverkeep » de Martin Stewart

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Le fleuve Danèk charrie cadavres et créatures maléfiques. Wull va avoir seize ans : bientôt, il reprendra la charge de son père, le Riverkeep, et devra veiller sur les eaux du fleuve.
Mais un jour, tout bascule.
Son père est entraîné dans l’eau par une force inconnue. Quand il réapparaît, hagard et agressif, il ne reconnaît plus son fils et ne se nourrit que de têtes de poissons… Il semble possédé par un esprit mauvais.
Wull apprend qu’une essence, contenue dans un monstre marin millénaire, pourrait le guérir. Sur sa pauvre barque, il se lance dans une quête désespérée. Au fil de l’eau glacée et des rencontres bizarres, il découvre un monde nouveau, lui qui n’a jamais quitté la batellerie.
Une épopée terrifiante, qui va bouleverser sa vie.

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Wull et son papa sont les gardiens du fleuve le Danèk, ils l’entretiennent depuis des générations. Ils le débarrasse de la glace, des mauvaises herbes, mais ils repêchent aussi les cadavres que recrachent les créatures maléfiques qui peuplent l’eau du Danèk. Dans quelques jours, Wull va atteindre l’âge de seize ans où il reprendra le flambeau de son père, mais ce dernier ne veut pas de cette vie difficile et féroce. Cependant, lorsque son père tombe dans le fleuve et il réapparait complètement changé. Wull n’aura pas d’autre choix que d’embrasser sa destinée et d’entreprendre un voyage épique au bord de son bateau pour trouver une créature légendaire aux vertus curatives qui pourra sauver son père.

En chemin, il affrontera la mort, il fera des rencontres, il croisera des créatures et trouvera en lui un courage qu’il ne pensait pas posséder.

Le style de Martin Stewart est assez agréable et descriptif, ce qui nous permet de bien imaginer son univers à l’atmosphère sombre et glaciale. Toutefois, ce dernier manque un peu de densité. J’avoue que j’aurais apprécié découvrir plus de créatures et qu’elles aient une place plus importante dans le récit.

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai été déçue. D’une part, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, d’autant plus que certains passages au départ ont été écrits dans un dialecte pénible à lire. Ensuite, je m’attendais à beaucoup plus d’aventure, que j’ai trouvée assez plate et creuse. En fin de compte, il ne passe pas grand chose. De ce fait, le rythme est lent, voire ennuyeux. L’auteur a eu du mal à garder mon intérêt éveillé.

En ce qui concerne les protagonistes, je n’ai pas réussi à m’attacher à Wull. Je l’ai trouvé très fade. On fait également la connaissance d’un homme fait de paille, une sorcière et une jeune fille aux mystérieux tatouages. Ce sont des personnages uniques et chacun dépendra des compétences des autres pour survivre à divers obstacles qu’ils vont rencontrer lors de leur quête. Mais malheureusement, Martin Stewart ne les développe pas et l’on n’a même pas une fin satisfaisante pour tous. On reste sur notre faim et c’est dommage, car cela aurait pu être passionnant.

Pour conclure :

Vous l’aurez compris « Riverkeep » est une déception, et pourtant, c’était vraiment prometteur, avec du potentiel. J’ai aimé l’atmosphère, les lieux, les paysages, mais tout cela manque cruellement de richesse, de rythme et d’exploitation.

La chronique du roman « L’île des disparus, t1 : La fille de l’eau » de Camilla & Viveca Sten

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La nouvelle série de la reine du polar suédois.

La timide Tuva n’a pas grand-chose en commun avec ses camarades de classe. Elle ne se sent bien que sur l’île où elle habite, dans l’archipel de Stockholm dont elle connaît chaque recoin. Mais, alors que l’automne arrive, le changement se profile dans ce havre si tranquille. Des gens disparaissent en mer, des ombres se cachent sous les vagues et d’étranges lueurs éclairent la forêt. 

Lors d’une sortie, l’un des élèves s’évapore à son tour. La jeune fille se retrouve embarquée dans une terrible aventure, là où les vieilles superstitions des marins rencontrent la mythologie nordique… 

Un archipel de brume et de mystère où vit une enfant pas comme les autres.

Il est sorti le 8 février 2018 aux Editions Michel Lafon.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Tuva, 12 ans, qui vit avec ses parents dans l’archipel de Stockholm. C’est une jeune fille solitaire qui s’est toujours sentie à part et ses camarades ne font rien pour arranger ça. Depuis quelques temps, elle est en proie à des cauchemars toutes les nuits, où elle rêve qu’elle se noie. Depuis, elle sent que la mer ne se comporte pas comme d’habitude et son malaise s’accroît lorsqu’un des élèves de sa classe disparaît durant une course d’orientation. À l’aide de Rasmus, un nouveau qui vient juste d’arriver, ils mèneront l’enquête et ils découvriront un monde de légendes et de superstitions, où Tuva se découvrira une destinée hors du commun…

Le style de Camilla et Viveca Sten est très agréable, fluide et prenant. J’ai tout de suite été happée dans leur univers qui est intéressant, empreint de folklore scandinave, dans les paysages envoûtants de la baltique. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien rythmée avec de l’action, des révélations et des rebondissements. Tout est bien mené, bien que cela demeure assez prévisible et tout se déroule un peu trop facilement. Du côté des protagonistes, ils sont plaisants à suivre. Tuva va beaucoup évoluer. Elle découvrira de nombreuses choses sur elle et sur sa famille, qui risquent bien de changer sa vision sur elle et ce qui l’entoure. Quant à Rasmus, il sera un vrai soutient pour cette jeune fille qui s’est toujours sentie rejetée, une belle amitié va les unir et voir peut-être plus…

Pour conclure :

« La fille de l’eau » est une agréable surprise, c’est bien écrit et addictif. Ce tome introductif nous donne envie de connaître la suite, d’explorer un peu plus cet univers qui n’en est qu’à ses balbutiements, où l’amour de la mer et de l’archipel brille à travers l’histoire. Je lirais la suite avec plaisir, elle s’annonce prometteuse !

À noter que les auteurs font également passer un message sur la situation assez critique de l’état de la mer baltique.