La chronique du roman « Celui qui dénombrait les hommes » de China Miéville

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Comme suspendue dans les airs, la ville est à cheval entre deux montagnes, coupée par un gouffre, réunie par un pont. Un pont dont les orphelins livrés à eux-mêmes ont fait leur royaume. 
Plus haut dans la montagne, à l’écart de l’agitation de la cité peuplée de marchands, de marginaux et de magiciens, vit le faiseur de clés, avec sa femme et leur enfant. Un jour, son fils déboule dans les rues, comme s’il avait le diable à ses trousses. Son père a tué sa mère, et l’a jetée dans un trou si profond que l’on n’en voit pas le fond, affirme-t-il. 
Mais faute de preuve, on préfère ne pas le croire. Alors c’est auprès des enfants du pont que le petit garçon va se réfugier. Jusqu’à ce que son père le retrouve. 
Heureusement, bientôt, arrive en ville un recenseur, celui qui dénombrait les hommes…

Il est sorti le 12 octobre 2017 aux Editions Fleuve noir, collection Outrefleuve.

Mon avis:

Le narrateur nous raconte son enfance. Il habitait dans un village unique dispersé sur les flancs de deux montagnes reliées par un pont abritant les enfants orphelins. Un jour, un drame se produit. Il est persuadé que son père a tué sa mère et l’a jetée dans cette étrange fosse où son père jette de nombreuses choses. Mais personne ne le croit, il faudra attendre celui qui dénombrait les hommes… Le narrateur repensera à ce moment terrifiant de sa vie et formateur de son existence, en cherchant toujours à comprendre ce qui s’est réellement passé…

« Celui qui dénombrait les hommes » est un petit conte particulier. L’ambiance est sombre avec une tension dramatique. Le style de China Miéville est très éthéré et métaphorique, d’ailleurs, je pense ne pas avoir compris toutes les subtilités du récit. C’était un peu trop cérébral et alambiqué, pour moi. De plus, on demeure tout le long en surface par rapport à l’univers et aux personnages. On reste avec de nombreuses questions sans réponses. Et pourtant, l’histoire nous happe du début à la fin. Le monde qu’a créé l’auteur est intéressant avec une allusion au surnaturel et à la magie, mais on n’en saura pas plus… C’est assez frustrant.

Quant à l’intrigue, elle est attrayante, mais elle est assez floue, car cela nous vient d’un souvenir d’une enfant de neuf ans. Tout est assez ambigu, que ce soit pour les évènements ou les personnages que nous croisons.

Pour conclure :

« Celui qui dénombrait les hommes » est une histoire déroutante. J’en ressors avec un sentiment étrange d’avoir aimé le récit sans l’aimer, oui c’est bizarre…

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La chronique du roman « The Paper Magician » de Charlie N. Holmberg

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C’est le cœur brisé que Ceony Twill, 19 ans, débarque chez le magicien Emery Thane. Sortie major de sa promotion à l’école Tagis Praff, elle se voit contrainte d’embrasser la magie du papier, elle qui rêvait de travailler le métal. Or une fois qu’elle sera liée au papier, matériau qu’elle dédaigne, elle sait que c’est pour le restant de sa vie.

Dès le début de son apprentissage chez l’excentrique mais si charmant Emery, Ceony découvre un monde merveilleux qu’elle ne soupçonnait pas : animer des créatures de papier, donner vie à des récits grâce aux images qui les illustrent, prédire l’avenir… Mais son bonheur se ternit quand elle se trouve confrontée aux dangers de la magie interdite.

Une Exciseuse – pratiquant la magie noire liée à l’élément de chair – attaque le magicien et lui arrache le cœur avant de s’enfuir avec son précieux butin. Pour le sauver, Ceony devra affronter l’horrible sorcière assoiffée de sang et se lancer dans un périlleux périple qui la mènera dans les méandres du cœur de son mentor dont elle va découvrir les lourds secrets.

Il est sorti le 20 septembre 2016 aux Editions AmazonCrossing.

Mon avis:

Nous suivons Ceony, 19 ans, à Londres à l’époque victorienne, qui est fraîchement diplômée de l’école de magie Tagis Praff. Elle rêvait de travailler le métal et de devenir fondeur. Mais malheureusement, la magie étant en train de disparaître, elle se voit imposer de l’étudier. Ceony est désormais unie à ce matériau par un lien indissoluble et elle a pour mentor le plus extravagant des magiciens : Emery Thane. Ceony a accepté sa destinée et se lance à corps perdu dans l’apprentissage de la magie de papier. Elle doit reconnaître qu’au fil du temps, l’enseignement de cette dernière commence à piquer sa curiosité, et sa soif de connaissance s’accroît. Cela s’avère être un art très délicat, passionnant où les possibilités sont grandes. Il lui reste beaucoup de choses à étudier, hélas, un drame survient. Une exciseuse, une magicienne qui pratique la magie interdite, celle de la chair humaine, arrache le cœur de son professeur.

Ceony n’a pas d’autre choix que de combattre le mal pour récupérer ce cœur, avant qu’Emery Thane ne meure…

Le style de Charlie N. Holmberg est très agréable, très descriptif et nous entraîne facilement dans son univers intriguant. Il est très plaisant, riche, bien qu’il reste une trop grande part d’ombre. J’espère que l’auteur développera un peu plus certains aspects de son monde, ainsi que les autres magies présentes.

En ce qui concerne la trame, elle est bien menée, le rythme est relativement rapide avec de l’action et du suspense. J’ai vraiment aimé la partie où Ceony se bat avec l’Exiseuse, c’est surprenant et assez sanglant. Je ne me suis pas ennuyée pendant ma lecture. L’auteur a toujours su garder mon intérêt éveillé. Le petit bémol serait la romance, qui n’est pas très crédible et qui manque de sentiments.

Pour ce qui est des protagonistes, on se concentre surtout sur Ceony, l’exciseuse et Emery. Ces trois personnages sont bien développés et intéressants. Ceony évoluera beaucoup. C’est une jeune femme débrouillarde avec une grande force de caractère, mais cela peut lui jouer des mauvais tours par moments. Quant aux rôles secondaires, on en voit très peu et très furtivement. J’espère qu’ils seront plus présents et approfondis dans les prochains opus.

Pour conclure :

« The paper magician, livre 1 » est un roman sympathique bien qu’il ne soit pas exempt de défauts. C’est un début correct et Charlie N. Holmberg a de la matière pour en faire une très bonne saga. En tout cas, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre assez surprenant, l’auteur a su m’embarquer et piquer ma curiosité. Je lirais la suite avec plaisir.

À noter que c’est une trilogie.  

La chronique du roman « Miss Peregrine et les enfants particuliers, livre 1 » de Ransom Riggs

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Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers », il a côtoyé une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles. Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une horrible créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part sur l’île en quête de vérité. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela puisse paraître ?

Il est sorti le 21 septembre 2016 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Je suis allée voir le film à sa sortie, avant même de lire le livre, tant j’étais impatiente. J’ai passé un très bon moment, et mes enfants aussi (ils ont 8 ans et 4 ans). A la maison, nous sommes tous fans de l’univers de Tim Burton (ses films et dessins animés n’ont plus de secrets pour nous) et nous avions hâte de découvrir cette histoire de Ransom Riggs à travers les yeux du réalisateur (rien que la bande annonce nous avaient convaincus). 

Les univers de Ransom Riggs et de Tim Burton se mélangent très bien et je pense que c’est une histoire que le réalisateur aurait pu inventer ! En effet, dans « Miss Peregrine et les enfants particuliers », on retrouve tous les éléments burtoniens : du mystère, des enfants aux pouvoirs particuliers, un côté un peu flippant, de l’humour, un adolescent mal dans sa peau qui tombe dans un autre univers, la musique, l’ambiance…

Dès que j’ai ouvert le livre, je me suis de nouveau retrouvée comme au cinéma. J’ai tout de suite été embarquée par cette histoire et j’étais ravie de la découvrir une nouvelle fois, avec tout de même quelques différences au niveau de l’histoire. Nous suivons Jacob qui, suite à la mort suspecte de son grand-père, découvre que toutes les histoires qu’il lui racontait quand il était petit, n’étaient pas des fables. Au début du roman, l’ambiance est oppressante, étrange, sombre, humide, à l’image du décor dans laquelle elle est plantée. Toutefois, il y a une certaine beauté et une certaine magie là dedans, j’ai adoré. 

Les personnages m’ont également beaucoup plu. Jacob est un héros attachant qu’on a envie de suivre et d’épauler. Quant aux enfants particuliers, en plus d’apporter une touche fantastique au récit, leurs histoires personnelles enrichissent le tout émotionnellement. J’espère vraiment en découvrir encore plus à leur sujet dans les deux prochains tomes.

La réédition du livre est un très bel objet. La couverture reprend l’affiche du film, que j’aime beaucoup. L’intérieur est également très soigné. Le roman est parsemé de photographies (qui donnent vie à tous ces personnages), la présentation des chapitres est elle aussi très jolie (voir les photos ci-dessous). A la fin du roman, il y a également de jolies photos tirées du film.

En somme, « Miss Peregrine et les enfants particuliers » a été un vrai petit coup de coeur. Ce premier tome nous offre une intrigue prenante et passionnante, avec des personnages attachants et un univers magnifique et étrange. J’ai hâte de lire la suite !

Un petit mot sur le Journal de Miss Peregrine.

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Ce journal (ou carnet vierge) est illustré par des photos et des citations des trois romans de Ransom Riggs. La présentation est soignée, le papier a un petit aspect « vieillit », c’est un carnet très sympa. Perso, je vais y consigner mes notes que je prends lorsque je lis des romans 😉

Ecrit par Noémie

La critique du roman « Wild Fell » de Michael Rowe

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Sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure a résisté aux assauts des saisons depuis plus d’un siècle et gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants locaux prient pour que les ténèbres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent. Jameson a acheté la propriété avec l’intention d’y prendre un nouveau départ. Mais l’entité qui l’attend dans la maison est fidèle aux ombres qui y règnent. Elle a attendu Jameson toute sa vie… ou même plus longtemps

Il est sorti le 14 septembre 2016 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Tout commence en 1960, avec un prologue faisant allusion à des forces surnaturelles venant de la bâtisse Wild fell qui a été construite en 1800 par la famille Blackmore, sur une île entourée du Devil’s Lake près d’Alvina (Ontario). On raconte que, depuis que les affaires des propriétaires ont périclité, la demeure est devenue une ruine et que d’étranges créatures la peuplent.

De nos jours, nous suivons James Browing, notre protagoniste. Avec lui, on retracera l’histoire de la maison et de ses occupants, tout en relatant la vie du jeune homme. On découvrira qu’il y sera étroitement lié, notamment par son amie imaginaire qu’il avait petit : Amanda

J’ai beaucoup aimé cette ghost story gothique. Elle contient tous les éléments de la littérature d’horreur classique :une maison isolée avec un sombre passé, une petite ville dont l’histoire continue à hanter ses habitants et des accidents mystérieux. Le tout se déroule dans une atmosphère angoissante, au rythme relativement lent, qui prend toute sa force avec un final surprenant. D’ailleurs, ce dernier vous donnera envie de reprendre votre lecture du début pour l’aborder d’un nouvel angle.

Michael Rowe a merveilleusement conçu son récit. On est happé du commencement jusqu’au dénouement, le tout est accompagné d’un personnage principal bien fouillé, intriguant et plaisant.

Pour conclure :

« Wild Fell » est une histoire de fantôme classique et oppressante tout en étant étonnante. Je le recommande à tous les amoureux du genre.

Bonne lecture !

je vous mets la couverture en Vo, car je la trouve absolument magnifique. 

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La chronique du roman « La Cité, T1 » de Stella Gemmell

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Construite sur des milliers d’années, faite d’une multitude de niveaux, la Cité est aussi vaste qu’ancienne. Au fil des siècles, elle s’est étendue au-delà de ses remparts, menaçant sans cesse les royaumes voisins. Au cœur de la Cité réside le sanguinaire Empereur, dont le visage reste un mystère et que la mort même semble craindre : certains vont jusqu’à douter de son humanité.

Une poignée de rebelles espérant mettre fin à ce règne de terreur placent leurs espoirs en un seul homme, dont le nom sonne comme une légende : Shuskara. Celui qui fut autrefois le général favori de l’Empereur. Un homme respecté, capable de provoquer un soulèvement et d’unir la Cité. Mais aussi un criminel trahi, emprisonné et torturé avant de disparaître…

Il est sorti le 17 juin 2016 aux Editions Milady.

Mon avis:

« La Cité » est un roman difficile à résumer car il est dense, il suit plusieurs personnages et donc plusieurs intrigues. La quatrième de couverture retranscrit assez bien l’idée générale du récit, même si elle raconte surtout la dernière partie du roman.

Au début de l’histoire, j’ai été très emballée par l’ambiance et les premiers personnages que l’on rencontre. Puis on opère un virage dans l’histoire, on quitte mes chouchous et à partir de là, j’ai peiné à m’accrocher. Je me suis dit que c’était normal, car le roman fait tout de même plus de huit cent pages. Après tout, il faut le temps d’installer l’intrigue et les personnages, de « planter le décor » comme on dit. Toutefois, cette impression de « présentation » ne m’a pas quittée jusqu’au bout du roman, jusqu’au point final. L’intrigue avance péniblement, sans but précis pendant un long moment, on a du mal à voir où l’auteur veut nous conduire.

La multitude des personnages ralenti franchement le rythme de l’intrigue. En fantasy/fantastique, le fait qu’il y ait de nombreux personnages ne me rebute pas. Au contraire, cela apporte généralement une vraie richesse au récit. Malheureusement, cela n’a pas été le cas ici. Si certains apportent beaucoup au roman, d’autres sont complètement inintéressants. L’auteur s’éparpille trop dans ses sous intrigues, au sein de ses personnages. Par exemple elle va consacrer dix pages à la vie d’un personnage (extrêmement secondaire), pour le faire mourir bêtement au bout de ce long exposé de sa vie (en remontant jusqu’à son enfance). Cela alourdit clairement le récit et m’a ennuyée et ralentie dans ma lecture.

Pourtant, l’univers créé par l’auteur est intéressant. Cette Cité mystérieuse et ses origines, ses bas-fonds inquiétants, ses grandes Familles énigmatiques… Toutefois, on s’aperçoit que le tout est sous développé, trop survolé et très brouillon. Certains points auraient mérité d’être plus approfondis, tandis que d’autres sont vus et revus, et n’apportent pas grand chose à l’univers général du roman. On enchaîne les scènes de combats, les moments en rapport avec la guerre, mais on reste sur notre faim niveau magie, mystères, complots, connexions entre les personnages… 

En conclusion, j’ai été assez déçue par « La Cité » qui est un roman trop dense, trop brouillon et trop lent à mon goût. Seule la première partie et la fin ont éveillé et attisé mon intérêt, mais pour moi ce n’est pas suffisant malheureusement. Je vais donc m’arrêter là pour cette saga et je ne lirai pas la suite.

A vous de voir si vous voulez tenter l’expérience !

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Dangerous women, Tome 1 » de George R-R Martin, Gardner Dozois & Collectif

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Qu’elles soient héroïnes d’une bataille, souveraines d’un territoire, sorcières, muses, conspiratrices, valeureuses cavalières ou intrigantes de cour, toutes les femmes que vous rencontrerez dans ces nouvelles ont un point commun : elles sont dangereuses… George R.R. Martin a convoqué les plus grands auteurs de fantastique autour de ce concept, tout en l’agrémentant d’une touche personnelle et inédite : la Danse des Dragons ! Vous saurez tout de la guerre civile qui a fait rage au sein de la maison Targaryen, provoquant ainsi la quasi-disparition de leurs créatures de feu…

Il est sorti le 2 juin 2016 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Voici une anthologie bien sympathique. Pendant neuf histoires, différents auteurs vont nous faire l’apologie des femmes, qu’elles soient pernicieuses, guerrière féroce, femme fatale retorse, dangereuse, séductrice ou fourbe.

Neuf récits qui traitent du sujet de la femme dans différents genres, fantasy, polar, historique, urban fantasy… Elles sont vairées, intéressantes et bien abouties, au vu du format, avec des personnages intrigants. J’ai aimé découvrir ou relire des auteurs. J’avoue que j’ai eu une grosse préférence pour Brandon Sanderson et Jim Butcher (même si elle spoile la série « les dossiers Dresden »). D’autre part, j’ai apprécié découvrir Lev Grossman et S.M Stirling.

En bref, « Dangreous Women, t1 » est un roman de nouvelles très agréable où l’on suit le destin de différentes femmes sous la plume et univers d’auteurs variés. Ce fut une lecture divertissante et rapide.

Litse des histoires :

– Desperada de Joe Abercombrie 3,5/5

– Cocktail explosif de Jim Butcher 4,5/5

– Catcher Jésus de Joe R. Lansdale 3/5

– Je sais comment les choisirs Lawrence Block 2,5/5

– Des ombres pour Silence dans la forêt de l’Enfer de Brandon Sanderson 5/5

– La fille du miroir de Lev Grossman 4/5

– Annoncer la sentence de S.M Stirling 4,5/5

– Nommer la bête de Sam Sykes 2/5

– La princesse et la Reine, ou les Noirs et les Verts de George R.R Martin 4/5

La chronique du roman « Les Etoiles de la Fortune, Tome 1 : Sasha »de Nora Roberts

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Sasha Riggs est hantée par des songes qui lui inspirent des tableaux extraordinaires. Décidée à découvrir l’origine de ces visions, elle comprend que tout commence sur l’île de Corfou, par laquelle elle se sent irrésistiblement attirée. Sur place, elle fait la rencontre de personnes qui lui semblent familières, qu’elle a côtoyées à maintes reprises dans ses rêves. Il y a Riley, Doyle, Annika, Sawyer, mais aussi le mystérieux Bran. Tous ont été appelés ici pour la même raison : retrouver l’Etoile de Feu, un astre fabuleux autrefois créé par une déesse…

Il est sorti le 2 mars 2016 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Sasha fait des rêves étranges et fantastiques depuis quelques mois, avec des personnes qu’elle ne connaît pas. Grâce à ses peintures qui lui sont directement inspirées de ses songes, Sasha sent qu’elle doit se rendre sur l’île de Corfou, en Grèce. Sur place, elle fait la rencontre des personnes qui peuplent ses rêvent. Ils comprennent qu’ils sont liés par le destin et qu’ils ont une quête à accomplir pour protéger l’équilibre du monde.

Par bien des aspects, ce roman m’a un peu fait penser à la saga « Les héritiers de Sorcha », qui est une trilogie que j’ai adorée. 

L’intrigue de ce premier tome, avec Sasha comme narratrice, est vraiment très prenante. Le début est certes un peu « rapide », mais cela permet de se jeter directement dans le bain, et j’ai adoré ça. Nora Roberts mêle habilement la réalité avec le côté fantastique et folklorique de la Grèce et des déesses, si bien que l’on a envie d’y croire. Les descriptions du pays sont superbes et nous font rêver. On se croirait vraiment en Grèce, dans une ambiance à la fois magique et ensoleillée. Je n’ai pas vu le temps passer.

Les six personnages principaux du roman forment, au fil des pages, une « famille » forte et soudée. Sasha, Riley, Sawyer, Annika, Bran et Doyle ne se connaissent pas au début de cette aventure. Les évènements qu’ils vont vivre vont indéniablement les rapprocher. J’ai trouvé que certaines relations avançaient un peu trop vite, mais elles ne sont pas pour autant dénuées d’émotions. Les liens entre les six personnages sont bien dépeints et rendent nos héros très attachants. Leurs interactions font chaud au coeur, tout simplement.

Ils sont tous différents mais ils ont tous des caractères agréables et bien travaillés, et j’ai très envie de les retrouver et d’en savoir plus sur eux dans la suite de la saga.

 

En conclusion, « Les étoiles de la fortune, tome 1 : Sasha » a été un vrai petit coup de coeur. L’histoire m’a transportée, Nora Roberts m’a fait voyager, et les personnages m’ont beaucoup plu. Pour les habitués de l’auteur, on ne sera pas spécialement surpris, mais on appréciera cette aventure pleine de charme, de secrets et d’émotion.

 

A noter que la suite est prévue pour octobre 2016, et ce deuxième tome aura pour narratrice Annika.

Ecrit par Noémie