La chronique du roman « Riverkeep » de Martin Stewart

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Le fleuve Danèk charrie cadavres et créatures maléfiques. Wull va avoir seize ans : bientôt, il reprendra la charge de son père, le Riverkeep, et devra veiller sur les eaux du fleuve.
Mais un jour, tout bascule.
Son père est entraîné dans l’eau par une force inconnue. Quand il réapparaît, hagard et agressif, il ne reconnaît plus son fils et ne se nourrit que de têtes de poissons… Il semble possédé par un esprit mauvais.
Wull apprend qu’une essence, contenue dans un monstre marin millénaire, pourrait le guérir. Sur sa pauvre barque, il se lance dans une quête désespérée. Au fil de l’eau glacée et des rencontres bizarres, il découvre un monde nouveau, lui qui n’a jamais quitté la batellerie.
Une épopée terrifiante, qui va bouleverser sa vie.

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Wull et son papa sont les gardiens du fleuve le Danèk, ils l’entretiennent depuis des générations. Ils le débarrasse de la glace, des mauvaises herbes, mais ils repêchent aussi les cadavres que recrachent les créatures maléfiques qui peuplent l’eau du Danèk. Dans quelques jours, Wull va atteindre l’âge de seize ans où il reprendra le flambeau de son père, mais ce dernier ne veut pas de cette vie difficile et féroce. Cependant, lorsque son père tombe dans le fleuve et il réapparait complètement changé. Wull n’aura pas d’autre choix que d’embrasser sa destinée et d’entreprendre un voyage épique au bord de son bateau pour trouver une créature légendaire aux vertus curatives qui pourra sauver son père.

En chemin, il affrontera la mort, il fera des rencontres, il croisera des créatures et trouvera en lui un courage qu’il ne pensait pas posséder.

Le style de Martin Stewart est assez agréable et descriptif, ce qui nous permet de bien imaginer son univers à l’atmosphère sombre et glaciale. Toutefois, ce dernier manque un peu de densité. J’avoue que j’aurais apprécié découvrir plus de créatures et qu’elles aient une place plus importante dans le récit.

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai été déçue. D’une part, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, d’autant plus que certains passages au départ ont été écrits dans un dialecte pénible à lire. Ensuite, je m’attendais à beaucoup plus d’aventure, que j’ai trouvée assez plate et creuse. En fin de compte, il ne passe pas grand chose. De ce fait, le rythme est lent, voire ennuyeux. L’auteur a eu du mal à garder mon intérêt éveillé.

En ce qui concerne les protagonistes, je n’ai pas réussi à m’attacher à Wull. Je l’ai trouvé très fade. On fait également la connaissance d’un homme fait de paille, une sorcière et une jeune fille aux mystérieux tatouages. Ce sont des personnages uniques et chacun dépendra des compétences des autres pour survivre à divers obstacles qu’ils vont rencontrer lors de leur quête. Mais malheureusement, Martin Stewart ne les développe pas et l’on n’a même pas une fin satisfaisante pour tous. On reste sur notre faim et c’est dommage, car cela aurait pu être passionnant.

Pour conclure :

Vous l’aurez compris « Riverkeep » est une déception, et pourtant, c’était vraiment prometteur, avec du potentiel. J’ai aimé l’atmosphère, les lieux, les paysages, mais tout cela manque cruellement de richesse, de rythme et d’exploitation.

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La chronique du roman « Le dernier royaume, Acte IV: Les déferlantes de givre » de Morgan Rhodes

 

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La guerre pour la possession de Mytica et de sa magie fait rage. Roi déchu, empereur cruel, princesse rebelle, héritier… tous sont prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de leur sang afin de régner sur cette terre sacrée.

Cléo : de nouveau privée de son trône, pris de force par Amara grâce à la magie qu’elle a volée, la princesse devra faire preuve d’imagination et d’énormément de courage pour protéger son peuple des envahisseurs. 
Magnus : au cœur d’un royaume plongé dans le chaos, tiraillé entre sa jeune sœur en danger de mort et ses nouveaux sentiments pour Cléo, le prince d’acier est de nouveau déchiré entre l’amour et le devoir. 
Lucia : enfin vengée de la mort cruelle de son premier et unique amour, elle s’allie au dieu du Feu et fomente avec lui la plus sinistre des vengeances. 
Jonas : après avoir échappé de justesse à la mort, il est de nouveau réuni avec la princesse Cléo. Et il est prêt à tout pour l’aider dans sa quête des Quatre Sœurs, les cristaux capables de déchaîner sur Mytica la puissance des éléments.

Il est sorti le 11 février 2016 aux Editions Michel Lafon. Il est sorti en format poche le 11 mai 2017.

Mon avis:

Nous reprenons là où « le ralliement des ténèbres » s’était arrêté. Nous retrouvons Magnus et Cléo qui ont fui à Liméros après l’acte de haute trahison de ce dernier. Cléo est bien décidée à reconquérir son trône. Quant à Magnus, il veut reprendre sa destinée en main. Au même moment, Lucia part avec le dieu du feu pour assouvir une vengeance et sa soif de pouvoir et Jonas, le rebelle raté, tente de revenir et raviver la rébellion…

J’ai adoré ma lecture ! Encore une fois, Morgan Rhodes nous offre une histoire totalement addictive, imprévisible avec de nombreux rebondissements. On ne s’ennuie pas une seconde.

Pour ce qui est du scénario, il ne cesse de s’étoffer et de se développer. Des alliances se forment, d’autres volent en éclat. On se passionne à suivre tout ces retournements de situation, ces trahisons et manipulations.

En ce qui concerne le monde, il continue de s’enrichir. On en découvre encore un peu plus sur les quatre sœurs et sur un nouveau royaume, celui de Kraeshien, dirigé par un homme sans scrupules.

Du côté des personnages, on les voit grandir, évoluer et faire des choix, qui malheureusement ne seront pas forcément les meilleurs et seront lourds de conséquences. J’espère que certains apprendront de leur erreur. Alors que certains personnages disparaissent (oui, comme à son habitude l’auteur ne nous ménage pas) d’autres font leur apparition. D’ailleurs, Morgan Rhodes leur offre leur propre point de vue, ce qui apporte un souffle nouveau à la saga et redistribue les cartes pour notre plus grand plaisir. J’ai apprécié également qu’il y ait eu plus d’interactions entre les divers protagonistes.

Pour conclure :

« Les déferlantes de givre » est une excellente suite. L’auteur nous emporte facilement dans son histoire explosive entre romance, complot et magie. J’ai hâte de lire le prochain opus, car je me demande vraiment comment tout cela évoluera… C’est un coup de cœur !

❤ ❤ ❤

La chronique du roman « L’île des disparus, t1 : La fille de l’eau » de Camilla & Viveca Sten

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La nouvelle série de la reine du polar suédois.

La timide Tuva n’a pas grand-chose en commun avec ses camarades de classe. Elle ne se sent bien que sur l’île où elle habite, dans l’archipel de Stockholm dont elle connaît chaque recoin. Mais, alors que l’automne arrive, le changement se profile dans ce havre si tranquille. Des gens disparaissent en mer, des ombres se cachent sous les vagues et d’étranges lueurs éclairent la forêt. 

Lors d’une sortie, l’un des élèves s’évapore à son tour. La jeune fille se retrouve embarquée dans une terrible aventure, là où les vieilles superstitions des marins rencontrent la mythologie nordique… 

Un archipel de brume et de mystère où vit une enfant pas comme les autres.

Il est sorti le 8 février 2018 aux Editions Michel Lafon.

Mon avis:

Nous faisons la connaissance de Tuva, 12 ans, qui vit avec ses parents dans l’archipel de Stockholm. C’est une jeune fille solitaire qui s’est toujours sentie à part et ses camarades ne font rien pour arranger ça. Depuis quelques temps, elle est en proie à des cauchemars toutes les nuits, où elle rêve qu’elle se noie. Depuis, elle sent que la mer ne se comporte pas comme d’habitude et son malaise s’accroît lorsqu’un des élèves de sa classe disparaît durant une course d’orientation. À l’aide de Rasmus, un nouveau qui vient juste d’arriver, ils mèneront l’enquête et ils découvriront un monde de légendes et de superstitions, où Tuva se découvrira une destinée hors du commun…

Le style de Camilla et Viveca Sten est très agréable, fluide et prenant. J’ai tout de suite été happée dans leur univers qui est intéressant, empreint de folklore scandinave, dans les paysages envoûtants de la baltique. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien rythmée avec de l’action, des révélations et des rebondissements. Tout est bien mené, bien que cela demeure assez prévisible et tout se déroule un peu trop facilement. Du côté des protagonistes, ils sont plaisants à suivre. Tuva va beaucoup évoluer. Elle découvrira de nombreuses choses sur elle et sur sa famille, qui risquent bien de changer sa vision sur elle et ce qui l’entoure. Quant à Rasmus, il sera un vrai soutient pour cette jeune fille qui s’est toujours sentie rejetée, une belle amitié va les unir et voir peut-être plus…

Pour conclure :

« La fille de l’eau » est une agréable surprise, c’est bien écrit et addictif. Ce tome introductif nous donne envie de connaître la suite, d’explorer un peu plus cet univers qui n’en est qu’à ses balbutiements, où l’amour de la mer et de l’archipel brille à travers l’histoire. Je lirais la suite avec plaisir, elle s’annonce prometteuse !

À noter que les auteurs font également passer un message sur la situation assez critique de l’état de la mer baltique.

La chronique du roman « Le songe d’une nuit d’octobre » de Roger Zelazny

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Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde.
Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ?
Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau…
Le Jeu va commencer.
Quel sera votre camp ?

Il est sorti le 4 janvier 2018 aux Editions actuSf.

Mon avis:

L’histoire est racontée à partir d’un point de vue d’un chien : Snuff. Ce dernier vit avec son maître Jack dans les faubourgs de Londres. Le 1er octobre 1880 son maître et lui vont participer à un jeu où huit personnes divisées en deux groupes, les ouvreurs et les fermeurs, vont s’affronter afin de déterminer l’avenir du monde.

Alors que les participants aidés de leur familier débutent à rassembler les artéfacts pour le rituel, des meurtres commencent…

Snuff, aidé des autres familiers, devront trouver qui est derrière tout ça, avant le soir de la cérémonie pour ne pas perturber l’équilibre.

Le style de Roger Zelazny est très agréable et complètement immersif, avec un ton léger, bien que l’atmosphère et le sujet soient assez sombres. En ce qui concerne l’intrigue, elle est originale avec un rythme rapide et prenant, d’autant plus que chaque chapitre correspond à un jour du mois d’octobre. De ce fait, l’auteur nous offre les pièces du puzzle au fur et à mesure que nous avançons dans l’histoire, pour nous permettre de comprendre les enjeux et les stratégies jusqu’à la fameuse nuit d’Halloween. Toutefois, je déplore une fin un peu abrupte et le manque de réponses à certaines de nos questions.

Autrement, j’ai adoré les protagonistes. Roger Zelazny rend hommage à de nombreux personnages cultes que l’on a rencontrés à travers des livres ou films, notamment Sherlock Holmes, Dracula, Jack l’Éventreur, Larry Talbot ou encore le mythe de Cthulhu. Cela nous offre des dialogues et des interactions entre chaque caractère qui sont fascinants et savoureux.

Pour conclure :

« Songe d’une nuit d’octobre » m’a happée par son univers victorien où l’ambiance est à la sorcellerie et aux incantations noires, avec un panel d’acteurs absolument captivant. Roger Zelazny nous offre un récit mystérieux et divertissant alliant meurtre, enquête et sortilèges avec une pointe d’ironie.

À découvrir !

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La chronique du roman « Celui qui dénombrait les hommes » de China Miéville

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Comme suspendue dans les airs, la ville est à cheval entre deux montagnes, coupée par un gouffre, réunie par un pont. Un pont dont les orphelins livrés à eux-mêmes ont fait leur royaume. 
Plus haut dans la montagne, à l’écart de l’agitation de la cité peuplée de marchands, de marginaux et de magiciens, vit le faiseur de clés, avec sa femme et leur enfant. Un jour, son fils déboule dans les rues, comme s’il avait le diable à ses trousses. Son père a tué sa mère, et l’a jetée dans un trou si profond que l’on n’en voit pas le fond, affirme-t-il. 
Mais faute de preuve, on préfère ne pas le croire. Alors c’est auprès des enfants du pont que le petit garçon va se réfugier. Jusqu’à ce que son père le retrouve. 
Heureusement, bientôt, arrive en ville un recenseur, celui qui dénombrait les hommes…

Il est sorti le 12 octobre 2017 aux Editions Fleuve noir, collection Outrefleuve.

Mon avis:

Le narrateur nous raconte son enfance. Il habitait dans un village unique dispersé sur les flancs de deux montagnes reliées par un pont abritant les enfants orphelins. Un jour, un drame se produit. Il est persuadé que son père a tué sa mère et l’a jetée dans cette étrange fosse où son père jette de nombreuses choses. Mais personne ne le croit, il faudra attendre celui qui dénombrait les hommes… Le narrateur repensera à ce moment terrifiant de sa vie et formateur de son existence, en cherchant toujours à comprendre ce qui s’est réellement passé…

« Celui qui dénombrait les hommes » est un petit conte particulier. L’ambiance est sombre avec une tension dramatique. Le style de China Miéville est très éthéré et métaphorique, d’ailleurs, je pense ne pas avoir compris toutes les subtilités du récit. C’était un peu trop cérébral et alambiqué, pour moi. De plus, on demeure tout le long en surface par rapport à l’univers et aux personnages. On reste avec de nombreuses questions sans réponses. Et pourtant, l’histoire nous happe du début à la fin. Le monde qu’a créé l’auteur est intéressant avec une allusion au surnaturel et à la magie, mais on n’en saura pas plus… C’est assez frustrant.

Quant à l’intrigue, elle est attrayante, mais elle est assez floue, car cela nous vient d’un souvenir d’une enfant de neuf ans. Tout est assez ambigu, que ce soit pour les évènements ou les personnages que nous croisons.

Pour conclure :

« Celui qui dénombrait les hommes » est une histoire déroutante. J’en ressors avec un sentiment étrange d’avoir aimé le récit sans l’aimer, oui c’est bizarre…

La chronique du roman « The Paper Magician » de Charlie N. Holmberg

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C’est le cœur brisé que Ceony Twill, 19 ans, débarque chez le magicien Emery Thane. Sortie major de sa promotion à l’école Tagis Praff, elle se voit contrainte d’embrasser la magie du papier, elle qui rêvait de travailler le métal. Or une fois qu’elle sera liée au papier, matériau qu’elle dédaigne, elle sait que c’est pour le restant de sa vie.

Dès le début de son apprentissage chez l’excentrique mais si charmant Emery, Ceony découvre un monde merveilleux qu’elle ne soupçonnait pas : animer des créatures de papier, donner vie à des récits grâce aux images qui les illustrent, prédire l’avenir… Mais son bonheur se ternit quand elle se trouve confrontée aux dangers de la magie interdite.

Une Exciseuse – pratiquant la magie noire liée à l’élément de chair – attaque le magicien et lui arrache le cœur avant de s’enfuir avec son précieux butin. Pour le sauver, Ceony devra affronter l’horrible sorcière assoiffée de sang et se lancer dans un périlleux périple qui la mènera dans les méandres du cœur de son mentor dont elle va découvrir les lourds secrets.

Il est sorti le 20 septembre 2016 aux Editions AmazonCrossing.

Mon avis:

Nous suivons Ceony, 19 ans, à Londres à l’époque victorienne, qui est fraîchement diplômée de l’école de magie Tagis Praff. Elle rêvait de travailler le métal et de devenir fondeur. Mais malheureusement, la magie étant en train de disparaître, elle se voit imposer de l’étudier. Ceony est désormais unie à ce matériau par un lien indissoluble et elle a pour mentor le plus extravagant des magiciens : Emery Thane. Ceony a accepté sa destinée et se lance à corps perdu dans l’apprentissage de la magie de papier. Elle doit reconnaître qu’au fil du temps, l’enseignement de cette dernière commence à piquer sa curiosité, et sa soif de connaissance s’accroît. Cela s’avère être un art très délicat, passionnant où les possibilités sont grandes. Il lui reste beaucoup de choses à étudier, hélas, un drame survient. Une exciseuse, une magicienne qui pratique la magie interdite, celle de la chair humaine, arrache le cœur de son professeur.

Ceony n’a pas d’autre choix que de combattre le mal pour récupérer ce cœur, avant qu’Emery Thane ne meure…

Le style de Charlie N. Holmberg est très agréable, très descriptif et nous entraîne facilement dans son univers intriguant. Il est très plaisant, riche, bien qu’il reste une trop grande part d’ombre. J’espère que l’auteur développera un peu plus certains aspects de son monde, ainsi que les autres magies présentes.

En ce qui concerne la trame, elle est bien menée, le rythme est relativement rapide avec de l’action et du suspense. J’ai vraiment aimé la partie où Ceony se bat avec l’Exiseuse, c’est surprenant et assez sanglant. Je ne me suis pas ennuyée pendant ma lecture. L’auteur a toujours su garder mon intérêt éveillé. Le petit bémol serait la romance, qui n’est pas très crédible et qui manque de sentiments.

Pour ce qui est des protagonistes, on se concentre surtout sur Ceony, l’exciseuse et Emery. Ces trois personnages sont bien développés et intéressants. Ceony évoluera beaucoup. C’est une jeune femme débrouillarde avec une grande force de caractère, mais cela peut lui jouer des mauvais tours par moments. Quant aux rôles secondaires, on en voit très peu et très furtivement. J’espère qu’ils seront plus présents et approfondis dans les prochains opus.

Pour conclure :

« The paper magician, livre 1 » est un roman sympathique bien qu’il ne soit pas exempt de défauts. C’est un début correct et Charlie N. Holmberg a de la matière pour en faire une très bonne saga. En tout cas, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre assez surprenant, l’auteur a su m’embarquer et piquer ma curiosité. Je lirais la suite avec plaisir.

À noter que c’est une trilogie.  

La chronique du roman « Miss Peregrine et les enfants particuliers, livre 1 » de Ransom Riggs

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Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers », il a côtoyé une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles. Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une horrible créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part sur l’île en quête de vérité. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela puisse paraître ?

Il est sorti le 21 septembre 2016 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Je suis allée voir le film à sa sortie, avant même de lire le livre, tant j’étais impatiente. J’ai passé un très bon moment, et mes enfants aussi (ils ont 8 ans et 4 ans). A la maison, nous sommes tous fans de l’univers de Tim Burton (ses films et dessins animés n’ont plus de secrets pour nous) et nous avions hâte de découvrir cette histoire de Ransom Riggs à travers les yeux du réalisateur (rien que la bande annonce nous avaient convaincus). 

Les univers de Ransom Riggs et de Tim Burton se mélangent très bien et je pense que c’est une histoire que le réalisateur aurait pu inventer ! En effet, dans « Miss Peregrine et les enfants particuliers », on retrouve tous les éléments burtoniens : du mystère, des enfants aux pouvoirs particuliers, un côté un peu flippant, de l’humour, un adolescent mal dans sa peau qui tombe dans un autre univers, la musique, l’ambiance…

Dès que j’ai ouvert le livre, je me suis de nouveau retrouvée comme au cinéma. J’ai tout de suite été embarquée par cette histoire et j’étais ravie de la découvrir une nouvelle fois, avec tout de même quelques différences au niveau de l’histoire. Nous suivons Jacob qui, suite à la mort suspecte de son grand-père, découvre que toutes les histoires qu’il lui racontait quand il était petit, n’étaient pas des fables. Au début du roman, l’ambiance est oppressante, étrange, sombre, humide, à l’image du décor dans laquelle elle est plantée. Toutefois, il y a une certaine beauté et une certaine magie là dedans, j’ai adoré. 

Les personnages m’ont également beaucoup plu. Jacob est un héros attachant qu’on a envie de suivre et d’épauler. Quant aux enfants particuliers, en plus d’apporter une touche fantastique au récit, leurs histoires personnelles enrichissent le tout émotionnellement. J’espère vraiment en découvrir encore plus à leur sujet dans les deux prochains tomes.

La réédition du livre est un très bel objet. La couverture reprend l’affiche du film, que j’aime beaucoup. L’intérieur est également très soigné. Le roman est parsemé de photographies (qui donnent vie à tous ces personnages), la présentation des chapitres est elle aussi très jolie (voir les photos ci-dessous). A la fin du roman, il y a également de jolies photos tirées du film.

En somme, « Miss Peregrine et les enfants particuliers » a été un vrai petit coup de coeur. Ce premier tome nous offre une intrigue prenante et passionnante, avec des personnages attachants et un univers magnifique et étrange. J’ai hâte de lire la suite !

Un petit mot sur le Journal de Miss Peregrine.

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Ce journal (ou carnet vierge) est illustré par des photos et des citations des trois romans de Ransom Riggs. La présentation est soignée, le papier a un petit aspect « vieillit », c’est un carnet très sympa. Perso, je vais y consigner mes notes que je prends lorsque je lis des romans 😉

Ecrit par Noémie