Avis post-it pour le roman  » Mindhunter » de de John Douglas & Mark Olshaker

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LE LIVRE QUI A INSPIRE LA SERIE DE DAVID FINCHER SUR NETFLIX

Au fil de ses vingt-cinq ans au FBI, l’agent spécial John Douglas est devenu une légende vivante, considéré comme le premier profileur de serial killers. Il a suivi et résolu des dizaines de cas, dont le dernier lui a presque coûté la vie. 
John Douglas est entré dans l’intimité et dans l’esprit de tueurs en série pour parvenir à établir leur profil et à les arrêter. Il a ensuite formé une nouvelle génération d’agents spéciaux et a notamment inspiré à Thomas Harris l’agent Jack Crawford dans son roman Le Silence des agneaux. 
À partir de ce témoignage passionnant, glaçant et unique, David Fincher a créé une série de fiction qui se déroule en 1979 et reprend certaines affaires de John Douglas. 

Il est sorti le 16 octobre 2017 aux Editions Michel Lafont.

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La chronique du roman « Furiously Happy » de Jenny LAWSON .

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 » Cher lecteur ou lectrice,
En cet instant, vous tenez ce livre entre vos mains et vous vous demandez si cela vaut le coup de le lire. Probablement pas. Mais il y a un billet caché dans la reliure, donc, si j’étais vous, je foncerais à la caisse pour l’acheter avant que votre libraire ne s’en aperçoive.
Je vous en prie, inutile de me remercier.
Ce livre s’intitule Furiously Happy – Chroniques désopilantes sur des choses qui le sont moins. Ce n’est pas qu’un titre, mais également un petit quelque chose qui m’a sauvé la vie. « 

Comme de nombreux proches de l’auteur, vous vous dites :  » Qu’est-ce qui cloche chez Jenny ?  » D’après les divers psys qu’elle a consultés au cours des vingt dernières années, Jenny est une  » dépressive hautement fonctionnelle qui souffre d’un grave trouble de l’anxiété « . Un jour, elle décide d’inverser la polarité de ses émotions, et de devenir FURIOUSLY HAPPY.
Née de cette volonté de célébrer la vie, et la fantaisie sous toutes ses formes, sa philosophie a déjà conquis des milliers de lecteurs à travers le monde !

Furiously happy est sorti le 9 mars 2017 chez Fleuve Editions.

Mon avis:

Nous retrouvons Jenny Lawson dans ce recueil de billets d’humeur. Elle a déjà un blog très connu « The Bloggess ». À travers ses différentes anecdotes touchantes, drôles et extravagantes, on suit Jenny dans sa bataille contre la maladie. En effet, Jenny est atteinte de dépression clinique très grave ainsi que divers troubles mentaux. Jenny met des mots sur un mal tabou avec plein d’émotions et plein d’humour. Elle est fantasque, candide et touchante dans sa façon de contrer l’injustice de la vie et son envie d’être furieusement heureuse.

Au fil des pages, Jenny nous permet d’entrer dans son univers et d’essayer de nous le faire comprendre, même si j’avoue que parfois nous avons du mal à la suivre. En tout cas, on peut s’apercevoir qu’elle est entourée d’une famille, d’amis et d’un mari formidable.

Pour conclure :

Jenny Lawson nous offre un livre ludique sur un sujet sérieux avec une incroyable vision de la vie.  

La chronique du livre « Chroniques de mon crématorium » de Caitlin Doughty

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En général, les gens préfèrent éviter de penser à la mort, mais Caitlin Doughty – une toute jeune diplômée d’histoire médiévale avec un goût certain du macabre – se retrouve parachutée dans un crématorium. À peine arrivée, la voici sommée de se dépatouiller avec son premier cadavre… Comment fermer des yeux dont les paupières ne cessent de se rouvrir ? Comment clore des bouches béantes ? Comment retirer un pacemaker ? Mettre des bas à un mort gonflé comme un bonhomme Michelin ou enfiler un string à grand-mère car tel est le souhait de la famille ? Comment plus tard sortir les cendres du crématorium sans que ses noodles en prennent un coup… Et le soir séduire un mec alors qu’elle sent le roussi ?

Il est sorti le 1 avril 2015 aux Editions Payot, 20€.

Mon avis:

Caitlin Doughty est entrepreneur en pompes funèbres. Elle nous raconte, à travers son témoignage, ses six premières années dans cette industrie.

On explore sa vocation, la mort est un sujet sombre et effrayant, mais elle le traite avec humour et compassion. Le tout est ponctué d’anecdotes.

On découvre pourquoi Caitlin Doughty est fascinée par la mort et ce qui a été le déclencheur. Son métier de croquemort a pu lui permettre de comprendre et d’accepter cette mort qui fait partie de la vie et soigner ses blessures passées.

De plus, l’auteur nous offre un excellent aperçu de l’histoire de la mort à travers les époques, mais également, les nombreux rituels, les différentes croyances, cultures et tribus. C’est fascinant.

Au fil des pages, on s’aperçoit bien que l’industrie mortuaire n’est qu’un commerce. D’une part, Caitlin Doughty nous pousse à la réflexion sur notre façon d’appréhender la mort et de l’admettre. D’autre part, elle nous montre l’impact sur la population vieillissante, à cause de notre obsession à tromper la mort et vivre éternellement. J’avoue qu’en voyant certaines personnes âgées comme elles sont traitées, ainsi que leur corps, je reconnais que ça fait froid dans le dos.

L’auteur véhicule par ses mots, l’idée d’avoir le droit de dire stop, de pouvoir choisir quand on veut quitter smorce monde, dans quelles conditions et y reposer comme on le souhaite. Et, franchement, j’adhère.

Pour conclure :

Caitlin Doughty lance un vaste débat sur le déni de la mort, qui est de plus en plus présent depuis de nombreuses années dans la culture occidentale.

C’est un roman qui traite d’un sujet tabou sans concessions et avec respect. L’auteur essaye de démythifier ce thème, pour pousser le lecteur à se sentir en paix avec l’inévitable et aller vers quelque chose de plus humain, digne et naturel.

Le tout est écrit avec une plume engageante et en distillant une attitude positive, qui en fait quelque chose de lumineux, et non, de déprimant.

Je le recommande.  

Son site avec ses vidéos 

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La chronique du roman « Appelez la sage-femme » de Jennifer Worth

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Londres, années 1950. Jeune infirmière, Jennifer Worth décide de parfaire sa formation de sage-femme et rejoint les sœurs d’un couvent anglican, Nonnatus House, situé dans les docks de l’East End. À 22 ans, elle s’apprête à vivre l’expérience de sa vie dans cette maternité qui vient en aide aux plus pauvres. Récit de cet apprentissage, de sa rencontre avec les sœurs, alors qu’elle-même ne croit pas en Dieu, mais aussi tableau des quartiers déshérités du Londres d’après-guerre, son témoignage est à la fois bouleversant et empreint d’optimisme.

Il est sorti le 4 février 2015 aux Editions Le livre de poche, 7.60€.

Mon avis:

« Appelez la sage-femme » est un roman qui m’a beaucoup émue. C’est un témoignage fort qui ne m’a pas laissée indifférente, et grâce auquel j’ai appris beaucoup de choses.

Après quatre ans d’études d’infirmière, Jennifer Worth, âgée de vingt-deux ans, décide d’intégrer le couvent de Nonnatus House pour parfaire sa formation de sage-femme. Elle nous décrit sa vie et sa formation dans les quartiers pauvres du Londres des années 1950. On suit Jennifer dans son quotidien, mais aussi dans ses souvenirs, chaque chapitre faisant référence à un fait marquant ou à un personnage qui l’a touchée d’une manière ou d’une autre.

On se rend compte que faire ce métier dans les années 1950 était à la fois magnifique et terrible. Il fallait s’attendre à tout et avoir le cœur bien accroché. On prend conscience qu’un accouchement aujourd’hui est presque facile, comparé à ceux des années 1950 et aux conditions dans lesquels ils étaient pratiqués.

En lisant ce livre, j’ai été étonnée de voir autant de misère et de conditions d’hygiène si déplorables. Quand bien même nous sommes dans les années 1950, il s’agit tout de même de l’Angleterre ! Jennifer Worth ne fait pas que nous donner son témoignage en tant que sage-femme. Grâce à elle, on en sait plus sur les conditions sociales de l’East End, et de l’Angleterre de l’après-guerre en général. On également prend conscience de tous les progrès de la médecine dans le domaine de l’accouchement, de l’obstétrique, du suivi prénatal et du suivi post natal.

les maladies qui les compliquent considérablement (MST, rachitisme, éclampsie, accouchement en siège…). L’auteur dépeint aussi les problèmes sociaux qui touchent la population de l‘East End (pauvreté, violence domestique, surpopulation, prostitution, les workhouse…) et j’ai été terriblement choqué par tout cela, sachant que cela s’est produit il y a à peine soixante ans.

La plupart des personnages rencontrés par l’auteur m’ont beaucoup touchée : Mary la prostituée Irlandaise, Carmen la femme aux nombreux bébés, le mari de Carmen, la vieille Mrs Jenkins…

C’est un témoignage simple, bien écrit mais sans poésie, franc et honnête. Ce livre m’a laissé à la fois une impression de tristesse (pour ces femmes de l’époque, pour ces pauvres bébés…) mais aussi d’espoir et d’humour. Si les conditions font que la mort et la maladie rôde, l’auteure a toujours un œil optimiste et Jennifer nous invite, quelque part, à voir le meilleur et à célébrer la vie.

Pour conclure, « Appelez la sage-femme » est un témoignage émouvant sur les conditions des femmes en général (sages-femmes, religieuses, ou simples patientes) dans le Londres des années 1950. J’ai été très émue par ce livre, et je vous le recommande !

Ecrit par Noémie