La chronique du roman « Les âmes perdues, Tome 01: Les Terres du bas » de Jeff Giles

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Zoé, 17 ans, vient de vivre la pire année de sa vie : son père est mort dans un accident de spéléologie et ses voisins, qu’elle aimait énormément, ont été enlevés. Un soir, alors qu’une terrible tempête de neige fait rage, Zoé et son petit frère sont attaqués par un homme dans les bois à côté de chez eux. Ils sont sauvés de justesse par un mystérieux chasseur de primes.

X n’est pas un chasseur de primes ordinaire. Il vient tout droit des enfers. Il est chargé de ramener dans les Terres du bas les âmes des criminels ayant échappé à la justice des hommes. Tandis qu’il s’apprête à ravir l’âme de l’agresseur de Zoé, son regard croise celui de la jeune fille…

Par amour pour Zoé, X enfreint toutes les règles de son monde : il révèle son existence à un mortel et il épargne sa proie. Il sait que la vengeance des Seigneurs du bas promet d’être terrible…

Il est sorti le 29 août 2018 aux Editions Bayard jeunesse.

Mon avis:

Zoé, dix-sept ans, est toujours bouleversée par la mort soudaine de son père dans un accident de spéléologie et de ses voisins. Lors d’un terrible blizzard, Zoé et son petit frère se font agresser par un homme dangereux. Ces derniers sont sauvés par un jeune homme mystérieux, apparu de nulle part comme au milieu des flammes. L’attraction entre Zoé et X est immédiate. Mais X vient d’un monde où il est interdit de se montrer aux mortels. X est un chasseur de tête qui vient chercher ceux qui n’ont pas été punis par la justice humaine. Mais pour Zoé, il balayera toutes les règles. Tous deux devront en subir les conséquences, mais jusqu’où seront-ils prêts à aller pour leur amour ?

Le style de Jeff Giles et assez clinique et manque parfois d’émotion. De ce fait, j’ai eu du mal, au départ, à rentrer dans le récit. Heureusement, cela s’améliore au fil des chapitres, avec un rythme correct.

En ce qui concerne l’univers que l’auteur a créé, il est sombre et cruel, mais intéressant. Surtout en ce qui concerne les terres du bas. D’ailleurs, j’espère que cela sera plus exploité dans le second opus.

Du côté de l’intrigue, si celle-ci commence avec la rencontre des deux protagonistes, ils vont vite se séparer. Ensuite, nous allons suivre deux histoires bien distinctes. Zoé voudra savoir ce qui est réellement arrivé à son père et X subira les conséquences de ses actes tout en découvrant certaines vérités à son sujet. Ils sont reliés par une romance qui n’est malheureusement pas crédible, trop rapide et qui manque cruellement de développement. Il y a trop peu d’interaction entre nos deux héros. Cela manque de chaleur.

Quant aux protagonistes, Zoé est le personnage le moins intéressant, bien qu’elle soit forte et courageuse, je l’ai trouvée très plate. Pour moi, c’est clairement X qui a porté et sauvé le roman. C’est un personnage intriguant à la moralité ambigüe et qui découvrira d’autres sentiments. On a envie d’en découvrir plus sur lui, sur ses origines et son monde. De plus, j’ai beaucoup aimé Ripper et Banger, ses deux acolytes. Ce sont des caractères bien dessinés et attachants.

Pour conclure :

« Les âmes perdues » est un roman fantastique sombre clairement porté par le personnage de X et son univers. C’est un récit avec des défauts, mais la fin m’a donné envie de poursuivre l’aventure au côté de X.  

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La chronique du roman « Ash Princess, livre 1 » de Laura Sebastian

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Theodosia avait six ans quand son pays a été attaqué, et quand sa mère, la reine du Feu, a été assassinée sous ses yeux.
Dix ans ont passé. Dix ans à vivre sous le joug du Kaiser, ses tortures incessantes, son régime de terreur. Dix ans qu’elle n’a pas prononcé son véritable nom. Theodosia s’appelle maintenant Thora, princesse de Cendres.
Le jour où le Kaiser la force à exécuter son dernier allié, celui qu’elle voit comme son unique chance de survie, Theodosia ne peut plus ignorer sa rage vengeresse. Elle se lance dans une intrigue où la séduction cache des crimes de sang, où les amitiés ne servent plus qu’à une chose : regagner son pouvoir.

Incapable de déterminer à qui elle peut vraiment se fier, Theodosia va apprendre jusqu’où elle est prête à aller pour venger sa mère, regagner son peuple et reprendre son titre de reine.

Il est sorti le 5 septembre 2018 aux Editions Albin Michel Wiz.

Mon avis:

Théodosia avait six ans lorsque son pays a été envahi par les kalovaxiens et que sa mère, la reine, a été assassinée sous ses yeux. Ce jour là, le Kaiser, un être cruel, a pris sa famille, sa terre, son nom, détruit les temples sacrés et réduit son peuple, les astréens, en esclavage. Depuis ce jour, Théodosia a été renommée la princesse des cendres. Elle est devenue captive dans son propre palais, exhibée comme un trophée, subissant les humiliations et les abus du Kaiser. Elle tente de survivre tant bien que mal. Mais un jour, il lui demande l’impensable, ce qui déclenche quelque chose en elle. Cela la remplit d’une haine féroce et elle est bien déterminée à reprendre son royaume, venger sa mère et libérer son peuple même si pour cela elle doit donner sa vie…

J’ai adoré ! Le style de Laura Sebastian est fluide et addictif. J’ai été complètement happée par son univers et son histoire relativement sombre. Le monde que l’autrice à créé est bien développé, on en découvre qu’un petit morceau, mais c’est très alléchant. Cela reste assez classique dans l’ensemble, mais le côté des pierres sacrées qui enferme une magie puissante et ancienne est intéressant. J’ai hâte que cet aspect soit un peu plus exploité.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien construite avec un rythme prenant, entre révélations et rebondissements. Elle progresse facilement. On suit une jeune femme forte dont sa seule faiblesse est d’être résignée à vivre son destin de princesse des cendres, mais qui va, justement, renaître de celle-ci. Elle naviguera en eaux troubles où de nombreux pièges se dresseront devant elle. Mais l’heure de la vengeance a sonné et elle est prêtre à tout pour que son enfer prenne fin. Théodosia fera des choix difficiles et elle devra en assumer les conséquences.

Toutefois, elle pourra compter sur quelques alliés inattendus pour l’aider dans ses démarches. D’autre part, un triangle amoureux s’installe, mais il est crédible et bien construit.

Pour conclure :

« Ash princess » est le début d’une série très prometteuse. J’ai tout aimé. Le récit a son lot de complots, de trahisons, cela vous prend aux tripes et le large éventail de caractères est fascinant. J’ai été totalement investie dans l’histoire du début à la fin, j’ai hâte de découvrir la suite. C’est un coup de cœur !

La critique du roman « Chroniques d’un autre monde, Tome 01: Les marcheurs de la terre » de P. C. Cast.

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En représailles à l’action néfaste des hommes sur la Terre, le soleil a détruit les villes où règne désormais un peuple agonisant. Pour tenter de survivre, deux tribus ennemies se sont réfugiées dans la forêt.
Les Compagnons, guidés par leur chef, le Prêtre du Soleil, ont élu domicile dans les arbres pour échapper aux créatures qui grouillent au sol.
Les Marcheurs de la Terre se sont installés dans des tanières qui les protègent des prédateurs et parfois d’eux-mêmes… Atteints de la Fièvre de la Nuit, les hommes comptent sur leur Femme Lune pour les purifier de ce mal.

Nik, le fils du Prêtre du Soleil, veut prouver à son clan qu’il est digne de confiance.
Mari, la fille de la Femme Lune, n’a qu’une seule idée en tête : fuir.
Tout les oppose mais leur destin est lié.
L’avenir de cet autre monde est désormais entre leurs mains.

Il est sorti le 20 juin 2018 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Nous voici plongés dans un univers post-apocalyptique après que la terre et la nature se soient rebellées contre la technologie et l’homme. Depuis, les hommes dépendent complètement de cette dernière pour survivre et de rituels ancestraux, tout en évitant ses dangers (insectes mortels, humanoïdes mutants, scarabées meurtriers…).

Depuis, différents clans ennemis peuplent la terre. Nous allons suivre Mari, une marcheuse de la terre, héritière des pouvoirs de la lune, mais qui cache un lourd secret. Quant à Nik, il fait partie de la tribu des arbres. Il est très semblable à Mari, bien que pour des raisons différentes, il ne répond pas aux attentes de son peuple. Et l’on fait la connaissance de Oeil Mort, qui fait partie des changeurs de peau. C’est un jeune homme qui a soif de pouvoir. Nous allons suivre ces trois destinées, certains formeront des alliances tumultueuses pour combattre des forces terribles qui menacent de tout détruire…

Le style de P.C. Cast est agréable, prenant et descriptif. Cela nous permet de totalement nous immerger dans son monde. Quant à ce dernier, il est vaste et riche. Il fourmille de détails, cela va de la faune à la flore en passant par les caractéristiques propres à chaque tribu. De ce fait, le début du roman peut paraître un peu long, mais cela vaut vraiment le coup. C’est passionnant et j’ai été totalement happée par l’histoire.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est habilement menée. J’ai adoré suivre les aventures des différents personnages principaux. Chacun a sa propre quête. Tout est bien développé avec son lot d’action, de rebondissements et de révélations. Leurs chemins se croiseront, ils s’affronteront parfois pour le meilleur ou pour le pire, afin de changer le futur de leurs clans respectifs.

Quant aux protagonistes, ils sont plus ou moins sympathiques et se battent avec force pour leurs convictions et changer le monde et ses lois archaïques. Ils sont fouillés et loin d’être lisses.

De plus, de nombreux personnages secondaires enrichissent l’histoire. Tous sont bien représentés, chacun suivant son objectif afin de soutenir le récit.

Pour conclure :

P.C. Cast m’a agréablement surprise avec « Les marcheurs de la terre », les sept-cents pages se lisent toutes seules. C’est addictif, tout ne fait que commencer et j’ai hâte de découvrir la suite ! C’est un coup de cœur !  

La chronique du roman « Grisha, Tome 02: Le dragon de glace » de Leigh Bardugo

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DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.

Un pays déchiré par la guerre civile.
Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs.
Un corsaire flamboyant et mystérieux.
Un soldat renégat, en proie aux doutes.
Une menace grandissante. Un danger imminent.

RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.

Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière.

Il est sorti le 20 juin 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Nous reprenons l’histoire là où l’on avait quitté Alina et Mal. Ils sont à Cafton depuis deux semaines, on suit leurs premiers pas dans cette nouvelle vie qui n’est pas évidente. L’identité d’Alina doit rester sécrète et ils sont traqués. Mais ils se retrouvent vite dans le collimateur du Darkling, plus puissant que jamais. Il est arrogant, aveuglé par l’ambition et son coup d’État a peut-être échoué, mais Ravka est au bord de l’effondrement. De ce fait, Alina devra faire face à des choix, entre sauver son pays, son pouvoir qui ne cesse de croître et l’amour, au risque de tout perdre….

J’ai beaucoup aimé ce second opus. Leigh Bardugo enrichi son univers. On en apprend plus sur les grishas, sur la politique du monde, les créatures et la magie; tous ces éléments qui font partie intégrante de l’univers très intéressant créé par l’autrice.

En ce qui concerne l’intrigue, elle s’étoffe entre manigances politique, luttes de pouvoir et recherche d’amplificateurs de magie. C’est bien rythmé, ça se lit vite, entre rebondissements, révélations et retournements de situations. C’est prenant et passionnant à suivre.

Du côté des protagonistes, Alina continue de se développer. Elle prend pleinement conscience de son pouvoir et de ses obligations bien que cela lui fasse peur. D’ailleurs, sa relation avec Mal sera mise à rude épreuve.

D’autre part, Leigh Bardugo intègre de nouveaux personnages absolument fascinants qui enrichissent le récit. Le corsaire Sturmbond, prétentieux et impertinent, deviendra un élément clé avec son équipage, et ce pour notre plus grand plaisir. Ils apportent un petit côté pirate et steampunk fort agréable.

Pour conclure :

Leigh Bardugo, avec « Le dragon de glace », ne m’a absolument pas déçue. J’ai été happée du début à la fin. Maintenant, je n’ai qu’une hâte : me plonger dans le final qui s’annonce épique !

C’est un coup de cœur !

À noter que le tome trois sort en octobre 2018. 

La chronique du roman « Les ailes d’émeraude, Tome 1 » d’ Alexiane de Lys

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A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis le tragique accident qui l’a privée de toute famille. Livrée à elle-même dans la ville foisonnante et hostile de Philadelphie, la jeune femme a la désagréable impression d’être suivie… jusqu’au jour où deux inconnus l’agressent. Au moment le plus critique, elle est tirée de ce mauvais pas par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Ce dernier ne lui est pas totalement étranger, et leur rencontre est loin d’être due au hasard. Grâce à lui, Cassiopée va découvrir sa véritable nature, avec ce qu’elle a de meilleur mais aussi de pire, et peut-être percer enfin les mystères de son passé…

Il est sorti le 28 mars 2018 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Depuis qu’elle a perdu sa mère dans un accident de voiture alors qu’elle avait 6 ans, Cassiopée, a toujours vécu en orphelinat. Le jour de sa majorité, Cassiopée doit quitter l’orphelinat et voler de ses propres ailes. Cassiopée se sent suivie et elle finit par se faire agresser dans la rue. Un homme étrange lui vient en aide, c’est lui qui la suivait. Il lui donne une enveloppe, et lorsque Cassiopée met la main dedans, elle se fait piquer et se retrouve malade toute la nuit. Notre héroïne prend alors la fuite et quelques jours plus tard, Cassiopée découvre qu’elle a des ailes qui ont poussé dans son dos.

Dès les premières pages, nous plongeons de plein fouet dans cette histoire. Le roman offre une bonne dose d’action, de rebondissements, de révélations, et le tout est justement dosé. Le récit est captivant et on tourne les pages sans s’en rendre compte. De plus, l’écriture de l’auteure est fluide et agréable. Alexiane de Lys nous offre un univers original et très intéressant. L’auteure a su se démarquer, en créent un univers avec des règles particulières et des créatures vraiment intrigantes. 

Ce livre renferme beaucoup d’humour malgré l’aspect tragique de la situation de Cassiopée. L’héroïne a souvent des réflexions qui m’ont fait sourire. Elle n’a pas « le complexe du héros » et encaisse comme elle peut toutes ces nouvelles choses qui lui arrivent, bonnes ou mauvaises. Cassiopée nous offre la bonne dose de courage, de rébellion et de détermination nécessaire à une intrigue plaisante.

Vous l’aurez compris, Cassiopée est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. Comme je le disais plus haut, elle est courageuse, déterminée, charismatique et attachante. Toutefois, Cassiopée possède une certaine fragilité que l’on découvre peu à peu, surtout dans les bras de celui qui la fera irrémédiablement changer.

J’ai aimé tous les protagonistes, qu’ils soient bons, mauvais, ou perdus entre les deux. Chaque personnage a sa place dans l’histoire, et leurs personnalités sont bien travaillées. J’ai beaucoup aimé Gabriel, qui se révèle au fil des chapitres. Shapira est un personnage un peu « incontrôlable » et qui, je suis sûre, va nous révéler des surprises dans les prochains tomes. Camille est un personnage énigmatique dont le voile mystérieux se lève peu à peu. 

Pour conclure, « Les ailes d’émeraude » a été une excellente surprise. C’est un roman young-adult à l’ambiance particulière qui possède un univers spécial et très intéressant. De plus, l’intrigue est bien rythmée et l’héroïne est très attachante. J’ai hâte de lire la suite.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « The Kiss (livre 3) » de Marie Rutkoski

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La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l’Orient comme allié et, pour ennemi, l’Empire qui l’avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s’il ne parvient pas tout à fait à l’effacer de sa mémoire. Mais sa décision est prise : il n’a plus que faire de celle qui, le croit-il, soutient l’Empereur envers et contre tout, malgré les innocents massacrés, malgré le danger qui menace Arin et les siens… Mais la vérité est tout autre. C’est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l’héritier de l’Empire. Droguée – une façon de s’assurer de son obéissance -, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l’entourent, tout souvenir de sa vie passée. Déjà, plus au sud, les combats font rage, et les vies d’Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l’enclume… Pour elle comme pour lui, l’heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ? Dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, découvrez les jeux de pouvoir, les coups de bluff et les enjeux vertigineux de la partie de poker menteur à laquelle se livrent deux espions pris dans les nasses de deux causes ennemies !

Il est sorti le 15 mars 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous reprenons là où l’on s’était arrêté à la fin de « The crime ». Arin est en pleine préparation de la guerre qui s’annonce tout en essayant d’oublier la trahison de Kestrel. Il peaufine, à l’aide de ses alliés, le peuple Dacra, un plan de bataille pour faire tomber l’Empereur.

Pendant ce temps, Kestrel chemine vers le nord dans les mines, dans un camp de travail, après que son père l’ai reniée et accusée de trahison. Alors qu’elle cherche désespérément un moyen de s’évader, elle espère que le message qu’elle a envoyé à Arin lui est parvenu. Plus les jours passent, plus son esprit s’enlise. Est-ce qu’elle pourra sortir de cet enfer ? Leurs sentiments seront-ils assez forts pour leur permettre de se retrouver, de voir au-delà des manigances et combattre leur ennemi commun ?

J’ai adoré ce dernier tome. Le rythme est entraînant. On tourne les pages avec avidité entre rebondissements, révélations et action, le tout dans un monde dur et cruel. En ce qui concerne l’intrigue, elle est riche et bien menée. En plus d’aborder intelligemment le sujet de la guerre et de toutes ses composantes, l’autrice n’oublie pas l’évolution et l’histoire des personnages. C’est plein d’émotions et passionnant.

Du côté des protagonistes, ils sont touchants et attachants. Marie Rutkoski explore le passé d’Arin ainsi que le personnage de Roshar, qui est fascinant à suivre. L’autrice a étoffé les caractères des héros. Ils grandiront à travers les nouvelles épreuves qu’ils auront traversées et ils devront accepter les conséquences de leur choix. Quant à la romance entre Kestrel et Arin, elle est beaucoup plus réfléchie et mature.

Pour conclure :

Marie Rutkoski clôt parfaitement sa trilogie avec « The Kiss ». La narration est intelligente, les personnages complexes et fascinants. Elle apporte toutes les réponses à nos questions. J’ai tout aimé et c’est avec un petit pincement au cœur que je quitte cet univers.

La chronique du roman « Jackaby, livre 1 » de William Ritter

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Abigail Rook, 17 ans, débarque en Amérique. La tête pleine de rêves d’ailleurs, elle espère vivre l’aventure avec un grand A.
Elle fait la connaissance d’un étrange personnage, Jackaby, qui lui offre un emploi. Détective doué de facultés de médium, il est capable de voir les phénomènes surnaturels.
Pour sa première mission, Abigail accompagne son nouveau patron sur les lieux d’un crime particulièrement sanglant. Jackaby soupçonne l’assassin de ne pas être humain, ce que la police refuse de croire. Mais les meurtres s’enchaînent et confirment les soupçons du détective…

Il est sorti le 13 juin 2018 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Récemment arrivée à New Fiddelham, en Nouvelle-Angleterre, Abigail Rook a besoin d’un emploi. Elle rencontre R.F. Jackaby, qui est détective spécialisé en phénomènes inexpliqués. Son don lui permet de déceler la vérité là où les autres ne voient qu’illusion. De ce fait, il fournit ses services à la police. Dès son premier jour, Abigail se retrouvera dans une affaire de meurtre sordide. Dès lors, avec l’énigmatique Jackaby, elle découvrira un univers complètement nouveau et incroyable, car le tueur en série qui sévit ne serait pas tout à fait humain…

Le style de William Ritter est très agréable, prenant et immersif. On plonge facilement dans son univers convaincant, utilisé de manière intelligente, peuplé de créatures surnaturelles (lutin, banshee, nymphe, trolls, etc.). Le tout dans une atmosphère typique de l’ère victorienne.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est habilement menée, il y a de la consistance et du relief. L’auteur a su garder l’intérêt du lecteur éveillé tout du long. C’est avec plaisir que l’on suit l’enquête jusqu’à son dénouement.

Du côté des protagonistes, Abigail Rook est une héroïne délicieuse, curieuse, forte et qui n’a pas froid aux yeux. Abigail a le don de remarquer les détails ordinaires, mais importants, ce qui en fait une assistante parfaite pour Jackaby.

Quant à ce dernier, c’est un personnage complexe, astucieux avec un petit côté excentrique. Il n’est pas sans rappeler l’illustre Sherlock Holmes, sans le côté surnaturel.

Le duo que forment Abigail et Jackaby fonctionne à merveille et leurs dialogues sont savoureux. D’autre part, la galerie de personnages secondaires qui les entoure sont fascinants, notamment le fantôme, le canard et le mystérieux Charlie.

Pour conclure :

« Jackaby » est un policier surnaturel bien ficelé avec de l’humour et une dose de macabre. C’est bien rythmé. J’ai été agréablement surprise et j’attends avec impatience les nouvelles aventures de Jackaby et d’Abigail.

À découvrir !