La chronique du roman « A tout hasard » de Jamie McGuire

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Trois mois. C’est le temps qu’il reste à Erin Easter dans sa ville natale de Blackwell. Une fois son diplôme en poche, elle pourra partir à l’université et ne plus jamais revenir en arrière. Là, elle n’aura plus à vivre avec une mère démissionnaire et alcoolique, plus à subir les moqueries de ses camarades, et encore moins la comparaison incessante avec deux filles qui portent le même prénom qu’elle, mais qui ont tout quand elle n’a rien. Tout, notamment Weston, la star du lycée, qui, non content d’être le sportif le plus populaire, est aussi d’une grande gentillesse à son égard. Alors qu’Erin rêve à lui et à une vie meilleure chaque nuit, un heureux hasard pourrait changer sa situation du tout au tout…

Il est sorti le 21 juin 2017 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Erin supporte la méchanceté et le harcèlement de ses camarades depuis des années. Elle était amie avec Sonny et Alder depuis l’enfance, mais au collège tout a changé. Erin est impatiente car dans moins de trois mois, c’est la fin des cours. Weston, le petit ami d’Alder, se met à défendre Erin quelques fois. Que lui arrive-t-il ? Erin est troublée car elle est secrètement amoureuse de lui depuis des années. Un évènement inattendu viendra bouleverser la vie d’Erin et Weston…

Je ne peux pas vous en dire trop sur l’histoire, sous peine de vous spoiler l’intrigue. Ce serai vraiment dommage, car c’est un élément de surprise essentiel. J’ai été assez scotchée par l’évènement et tous ceux qui en découlent. L’intrigue générale du récit et l’évolution de la relation entre Erin et Weston sont plaisants à suivre. J’avoue avoir eu du mal à lâcher le livre (oui, il faut bien dormir ou bosser de temps en temps n’est-ce pas ?). Certaines ficelles de l’intrigue sont un peu « trop faciles » mais cela reste un plaisir à lire et on a envie de savoir comment Erin va s’en sortir face à tout cela.

Petit bémol pour moi cependant. Dans le dernier tiers du roman, j’ai ressenti un gros essoufflement concernant l’intrigue. Les dernières pages ne sont pas aussi passionnantes que le reste, c’est vraiment dommage. Je pense que c’est du au fait que dans ces pages, le tout tourne essentiellement autour de la relation d’Erin et Weston, et que je n’ai pas spécialement accroché à leur romance.

Si j’ai aimé Erin et sa force de caractère, j’avoue avoir été déstabilisée par le personnage de Weston, qui ne m’a pas du tout charmée (exceptée au début). Erin est une héroïne forte et indépendante, tandis que Weston est collant et manque cruellement d’assurance. Par conséquent, même si leur duo fonctionne bien pour eux, il est loin de me faire rêver ou de me faire ressentir des papillons dans le ventre.

En conclusion, j’ai beaucoup aimé « A tout hasard », au moins dans les deux premiers tiers du roman. Ensuite, le dernier tiers du récit s’essouffle un peu et j’ai trouvé ça dommage. Toutefois, cela reste un roman très original et qui fait réfléchir. Jamie McGuire aborde des thèmes importants et les traite plutôt bien dans l’ensemble.

Ecrit par Noémie

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La chronique du roman « Kereban » de Dario Alcide

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Une narration jamais vue ! Plongez dans toutes les archives de la ville de Kereban. 

Kereban, à l’origine, est une ville qui ne paye pas de mine… Mais le jour où l’on découvre un nouveau gisement d’akos, la vie va se transformer dans cette petite ville côtière. Les bouleversements de cette découverte vont, petit à petit, modifier l’économie et le fragile équilibre politique international. Pour maintenir sa suprématie, l’Empire est prêt à tout, même à déclencher une guerre… 

Il est sorti le 24 mai 2017 aux Editions 404.

Mon avis:

Nous sommes en 3009, Kereban est une ville côtière de la province de Stein, en Illiak. Son principal centre d’activité est le port de pêche, première source de revenus de la ville, jusqu’au jour où ils découvrent une mine d’Akos. Celle-ci est la dernière mine exploitable de la planète, cela va attiser la convoitise de leur ennemi. À partir de là, l’Empire est prêt à tout pour ravir cette source économique à l’Alliance, quitte à déclencher une guerre dévastatrice…

Le style de Dario Alcide est très agréable et prenant. L’histoire est relativement basique, nous revivons cette guerre du début à la fin à l’aide de divers supports. En effet, la structure narrative (qui n’est pas sans rappeler de celle du roman Illuminae) est surprenante, et cela peut en décontenancer plus d’un. L’intrigue est racontée via des extraits de magazine, de SMS, de publicités, de coupures de presse, etc. Cela donne un bon rythme et maintient l’intérêt du lecteur tout du long. Toutefois, cela apporte peu de place au développement, j’aurais apprécié en apprendre plus sur la construction du monde, sur l’Alliance ou l’Empire. C’est pareil avec les divers protagonistes que l’on croise, de ce fait, on a du mal à s’attacher à eux. Cependant, il y en a un qui sort du lot et qui m’a touchée, Babel, un jeune soldat qui devient un héros malgré lui.

Pour conclure :

« Kereban » est un roman plaisant et addictif qui parle de lutte de pouvoir, des affres de la guerre, de ses dérives et de la bêtise humaine.

À découvrir !

La chronique du roman « Ps : I like you » de Kasie West

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Un jour d’ennui en cours de chimie, Lily griffonne les paroles de sa chanson préférée sur son bureau. Lorsqu’elle s’assoit à la même place le lendemain, elle découvre que quelqu’un a écrit la suite…

Très vite, Lily et son mystérieux interlocuteur se lancent dans une correspondance enfiévrée. La jeune fille n’a jamais autant eu envie d’aller en cours – mais surtout pour y savourer sa lettre du jour ! Derniers groupes de musique indé à découvrir, secrets de lycée ou confidences plus intimes… tout semble les rapprocher.

Peu à peu, Lily réalise que son coeur s’emballe pour celui qui se cache derrière cette plume. Mais alors que l’identité de son amour épistolaire se dévoile peu à peu, Lily va découvrir que certains cris du coeur devraient peut-être rester silencieux…

Il sort le 8 juin 2017 aux Editions Hugo & Roman, collection New Way

Mon avis:

Lors d’un cours de chimie où Lily s’ennuie à mourir, elle commence à griffonner quelques phrases sur la table. Lorsqu’elle revient au même endroit, plus tard dans la semaine, elle s’aperçoit que quelqu’un a écrit un texte en dessous. À partir de là s’en suit une correspondance avec cet inconnu. Ils vont se confier sans détour sur leur vie, leurs angoisses, leurs déceptions ainsi que leurs espoirs. Plus le temps passe, plus Lily sent une connexion forte avec cette personne avec qui elle partage des morceaux de vie. Mais lorsque Lily découvre son correspondant, pourra-t-elle faire table rase du passé pour se laisser emporter par la musique de son cœur ?

Le style de Kasie West est agréable et assez prenant avec un rythme rapide. En ce qui concerne l’intrigue, elle est toute mignonne, assez prévisible et avec de nombreux clichés. On aborde les problèmes d’adolescents ainsi que l’importance de la famille. Toutefois, cela manque cruellement de consistance, d’intensité et de sentiment. D’autre part, Kasie West accorde une grande place à la musique avec diverses références ainsi que le concours de compositions dont l’héroïne aimerait participer. Malheureusement, cette partie manque de développement pour devenir quasi inexistante, et c’est dommage. Cela aurait mérité de s’y attarder un peu plus.

Du côté des personnages, je n’ai pas grand-chose à dire. Ils sont sympathiques, mais sans plus. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à eux et à ressentir quoique ce soit.

Pour conclure :

« Ps : I like you » est un roman tout doux, pas prise de tête et idéal pour cet été. Malheureusement, il n’était pas fait pour moi, mais, je suis sûre qu’il plaira à beaucoup d’entre vous.

Bonne lecture !

La chronique du roman « Illuminae, t01 : Dossier Alexander » de Amie Kaufman & Jay Kristoff

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Ce matin de 2575, lorsque Kady rompt avec Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi même, leur planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi – BeiTech. Obligés de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra – le seul en qui elle peut avoir confiance -, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…

Il est sorti le 14 septembre 2016 aux Editions Casterman.

Mon avis:

Nous sommes en 2575 et nous suivons l’histoire d’une adolescente nommée Kady et d’un garçon nommé Ezra. Un après-midi alors qu’ils se disputent, ils se retrouvent obligés de fuir leur planète Kerenza pendant une attaque surprise d’un escadron de la mort de l’entreprise BeiTech. Pendant que le chaos s’abat sur eux, ils se retrouvent embarqués dans des vaisseaux différents, celui de l’Hypatia pour Kady et l’Alexander pour Ezra, pour rejoindre la planète Heimdall. Mais au fil des heures et des semaines, Kady comprend vite que quelque chose cloche. À l’aide d’Ezra, la seule personne en qui elle peut avoir confiance, elle tentera de découvrir la vérité. Mais de nombreux dangers croiseront son chemin, entre un virus mortel qui s’abat sur les survivants, leur ennemi à leur poursuite et une intelligence artificielle qui va faire des choix plus que douteux… Autant dire que rien n’est gagné.

Quand j’ai commencé « Dossier Alexander », j’avoue avoir été perturbée. En effet, ce roman a une structure narrative très originale et unique. L’intrigue nous est racontée via des retranscriptions détaillées de mails, d’enregistrements, d’entretiens ou encore de messages instantanés. De ce fait, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire ou ressentir une connexion avec les protagonistes. Mais passé les 200 premières pages, j’ai été happée. La trame prend son envol et l’action, les rebondissements et les révélations sont au rendez-vous. De plus, les auteurs ont réussi à donner de la consistance au récit et aux personnages, avec un profil psychologique bien fouillé. D’autre part, l’univers qui nous est proposé est riche et passionnant, même si certaines questions restent sans réponse.

Pour conclure :

Amie Kaufman et Jay Kristof nous offrent un roman surprenant et intense, qui propose une expérience de lecture unique que vous ne serez pas près d’oublier. Je lirais le second tome avec plaisir, il vient juste de sortir. À découvrir !

La chronique du roman « La déferlante, livre 2 : La colère des abysses » de Michael Buckley

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Une menace plus grande encore que les Alphas, ces guerriers sortis de la mer, se prépare…

Sur Terre, les discriminations envers les Alphas, orchestrées par les humains, sont plus fortes que jamais.
Les deux espèces devront pourtant s’unir pour combattre une terrible menace…
Lyric parviendra t-elle à les rassembler et à stopper la terrifiante invasion qui risque d’éradiquer l’humanité toute entière ?

Il est sorti le 4 mai 2017 aux Editions Pocket jeunesse.

Mon avis:

On se retrouve deux semaines après le raz-de-marée qui s’est abattu sur Brooklyn. Arcade, Bex et Lyric ont été contraintes de fuir, d’autant plus que cette dernière est étiquetée comme terroriste. Pendant un road-trip semé d’embûches, elles vont toutes les trois essayer de rejoindre Tempête, le camp dans lequel sont enfermés ses parents et les Alphas. Mais cela se transformera vite en un combat pour sa survie et pour celle du monde entier…

Le style de Michael Buckley est toujours aussi agréable et addictif. Toutefois, la première moitié du roman est assez lente, cela a eu du mal à prendre son envol. Heureusement, la seconde partie est bien plus rythmée avec de l’action, des rebondissements et une tension qui monte crescendo pour nous emmener vers une fin terrible.

En ce qui concerne les protagonistes, on retrouve tous ceux que l’on a croisés dans le premier opus. Ils essayent tous de survivre comme ils le peuvent. Quant à Lyric, elle s’affirme, prend possession de son don et essaye d’embrasser ce rôle qu’elle n’a pas choisi et qui d’ailleurs lui fera faire des choix difficiles.

En outre, j’avoue avoir été un peu déçue par Fathom. Il n’était pas assez combatif et il a perdu de son charisme. Il est plutôt effacé tout au long du récit. Quant au duo qu’il forme avec Lyric, cela manque d’intensité. Néanmoins, les caractères des personnages s’affinent et se développent pour certains.

Pour conclure :

« La colère des abysses » est un second tome en demi-teinte avec une première partie un peu moins intéressante, mais une seconde qui nous donne réellement envie de connaître le dénouement. J’ai hâte de voir comment tout cela va évoluer ! Vivement la suite !

La chronique du roman « REPLICA »de Lauren Oliver.

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D’aussi loin qu’elle se souvienne, Gemma a vécu d’hôpital en hôpital. Adolescente solitaire, surprotégée par ses parents à cause de sa santé fragile, sa vie se réduit maintenant à sa maison, son école et ses échanges avec sa seule amie, April. Mais quand elle découvre que le nom de son père est associé au mystérieux institut Haven, qui d’après la rumeur abriterait des expériences scientifiques monstrueuses, Gemma décide de quitter le sanctuaire qu’elle a toujours connu et de se rendre sur l’île d’Haven pour découvrir ce qu’il s’y passe réellement…
Lyra – ou numéro 24 – n’est pas humaine, c’est une reproduction. Pour elle, le monde se limite à Haven, aux savants et infirmières qui s’occupent d’elle. Le jour où l’île devient le théâtre d’une terrible explosion, Lyra s’échappe. À l’extérieur des murs de l’Institut, elle découvre un monde qu’elle n’avait jamais soupçonné et rencontre Gemma. Ensemble, elles essaient de lever le voile sur les mystères de Haven, et les secrets qui leur seront révélés vont changer leur vie pour toujours…

Il est sorti le 22 mars 2017 aux Editions Hachette.

Mon avis:

Je n’avais pas spécialement entendu parler de ce roman avant qu’on ne m’en propose la lecture. En fait, je ne me serais sûrement pas arrêté dessus dans les magasins. Pourtant, l’histoire est intéressante, mais souffre de plusieurs points négatifs. À noter qu’il s’agit ici du premier tome d’un dyptique.

Gemma est une adolescente mal dans sa peau et à la santé fragile, surprotégée par ses parents. Elle a peu de vie sociale, hormis avec son amie April. Un jour, elle apprend que son père est lié à un mystérieux institut scientifique du nom de Haven. Décidée à en avoir le cœur net, elle se rend sur l’île de l’institut, sans se douter de l’horreur de ce qu’elle va y découvrir.

Lyra, ou numéro 24, est une replica, un clone voué à expérimenter maladies et médicaments. Elle ne connait que l’Institut depuis sa création, sans se douter du but réel de son existence. Mais quand une explosion touche l’institut, elle en profite pour s’échapper, découvrir un monde plus vaste qu’elle n’imaginait, et rencontrer sur son chemin Gemma.

Ce roman se veut original de par sa construction : on a deux personnages, deux points de vue à alterner. Pour cela, il faut retourner le livre, idéalement à chaque chapitre pour avoir le point de vue de Gemma et Lyra.

Personnellement, bien que l’idée soit intéressante, j’ai trouvé cela plutôt contraignant. Cela nous fait couper sans arrêt notre lecture pour retourner le livre, alors qu’il aurait été plus simple de les mettre à la suite.

Autre point négatif : les personnages ne sont pas assez développés, on n’apprend pas à les connaitre, si bien que l’on ne s’attache à aucun d’eux, qu’ils soient principaux ou secondaires. Pourtant, ils sont plusieurs à être au-devant de la scène.

Du côté de Gemma, on a tout d’abord April, sa meilleure amie, et accessoirement sa seule amie. Elle est d’un grand soutien pour Gemma. Ensuite, il y a Pete, un « camarade » du lycée de Gemma. Il semble tenir pas mal à la jeune femme. Et il y a Jake, dont le père est mort en enquêtant sur Haven.

Du côté de Lyra, elle perd tous les replicas qu’elle connaissait. Toutefois, elle parvient à s’enfuir grâce à 72, un replica mâle qui l’accompagne ensuite et qu’elle apprend à connaître.

Malgré ces points négatifs qui ont fait que je n’ai pas été emportée par ma lecture, l’intrigue principale n’en est pas moins originale. Le thème des expériences scientifiques pratiquées sur des clones aurait pu être génialissime, s’il avait été plus étoffé, plus travaillé et plus présent dans l’histoire. Mais on a ici surtout la quête de réponse de Gemma, qui renvoie à l’arrière-plan tout le sujet scientifique, c’est dommage.

En tout cas, je lirais peut-être le second volume de la série, qui est aussi le dernier tome. À voir, je suis curieuse, mais ce ne sera probablement pas ma priorité.

Karine N.

La chronique du roman « Izana, la Voleuse de visage »de Daruma Matsuura

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Et si vous pouviez prendre l’apparence de n’importe qui ?

Dans le monde d’Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c’est tout ce qui s’étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres… tout ce qu’elle n’a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l’abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l’interdit et de s’aventurer à l’extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu’il ne peut être montré au grand jour.

Car si d’ordinaire, la laideur n’est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire…

Jusqu’où iriez-vous pour obtenir la beauté du diable, pour prendre le visage de votre choix ? À quel point l’apparence d’un être influence-t-elle son destin ? Dans une petite ville à l’atmosphère envoûtante, où des légendes séculaires restent terriblement vivaces, une adolescente marquée par le sort décide de briser les chaînes de son destin.

Il est sorti le 18 mai 2017 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Depuis des temps immémoriaux et suite à une légende locale, toutes les jeunes filles laides nées sous le signe du cheval de feu sont tuées. Elles seraient la réincarnation d’une Ogresse venue se venger et qui causera le malheur du village.

Chigusa Hirasaka, une infirmière, aide une jeune femme à accoucher en pleine nuit d’orage l’année du cheval. Elle met au monde un bébé dont le visage est laid, alors son destin est tout tracé. Chigusa et la mère de l’enfant ne peuvent se résoudre à tuer cet être si fragile et innocent. Dès lors, Chigusa l’emmène avec elle pour l’élever dans le plus grand secret.

Izana est une fille intelligente qui vit depuis toujours entre quatre murs, car il lui est interdit de sortir. Jusqu’au jour où la curiosité est trop forte. Elle est éblouie par l’univers qui l’entoure et qui s’offre à elle, mais sans s’y attendre, elle découvrira une vérité qui changera son existence à jamais…

Ce roman m’a agréablement surprise, même si je m’attendais à autre chose. Nous suivons au fil des pages la vie d’Izana, cette jeune fille pas comme les autres, née à la mauvaise année dans un village ou les superstitions ont une place importante. L’impact que ces légendes vont avoir sur cette jeune fille douce et naïve va être terrible psychologiquement surtout lorsqu’elle découvrira l’histoire de la malédiction. Elle ne sera alors que vengeance. Le rythme est lent, on suit les réflexions d’Izana sur sa condition, la beauté et la laideur et sur ce qui se dégage à travers les autres pour nous mener vers une fin inévitable qui était prédite. Le tout est écrit par un style agréable et prenant. On est facilement embarqué dans cette histoire fantastique à l’atmosphère envoûtante. Izana est un personnage touchant, l’auteur a parfaitement su nous faire ressentir toutes les émotions qui la traversent. On peut faire également le rapprochement avec notre monde et la place de ceux qui sont différents et qui ne correspondent pas au standard que nous dicte la société.

Pour conclure :

« Izana » est un roman intéressant sur le poids des traditions et de leurs conséquences avec une ambiance qui est propre aux histoires japonaises : poétique, envoûtante et terrifiante.

À noter qu’Izana est un livre sur la mère du personnage principal du manga Kasane.