La chronique du roman « La Dernière des Stanfield » de Marc Levy

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Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres. 
Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel. 
George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec. 
Lui aussi reçoit un message accusant sa mère des mêmes faits. 
Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas. 
L’auteur des lettres leur donne rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore. 
Quel est le lien qui les unit ? 
Quel crime leurs mères ont-elles commis ? 
Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ? 
Au cœur d’un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée de l’été 1944, à Baltimore dans la liberté des années 1980, jusqu’à Londres et Montréal de nos jours.

Il est sorti le 18 mai 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Marc Levy nous offre une histoire prenante, une enquête que l’on n’a pas envie de lâcher. Certes, le début est un peu long à se mettre en place, mais j’ai tout de même été intriguée. Du coup, j’avais envie de continuer pour découvrir ce que l’auteur allait nous réserver avec ce roman.

L’intrigue de l’auteur est très bien menée, nous baladant à la découverte de divers personnages, de différents destins, à de multiples époques, mais aussi plusieurs lieux, et tout ça, sans jamais nous perdre dans les méandres de ses secrets de famille. Vraiment, chapeau bas ! Je ne connaissais pas Marc Levy dans ce registre des secrets de famille et ça lui va plutôt bien !

 

La relation entre George-Harrison et Eleanor-Rigby ne m’a pas passionnée outre mesure, et je l’ai trouvée plutôt mal amenée à vrai dire. C’est sans doute un des points noirs du livre qui font que pour moi, ce n’est pas un coup de coeur. 

J’ai également eu du mal à m’attacher aux personnages de May et de Sally-Anne. Leur histoire est très intéressante, imbriquée à celles du présent, et la plume de Marc Levy a réussi à me faire passer outre mon non-attachement aux protagonistes. Et je dois avouer que c’est une véritable prouesse, car, personnellement, quand un personnage m’insupporte, ça me gâche l’histoire d’habitude.

En conclusion, Marc Lévy nous embarque avec brio dans son histoire à travers les époques, avec ses divers narrateurs. C’est une bonne saga familiale où se fondent des non-dits, des secrets de famille et destins croisés. Cela n’a pas été un coup de coeur à cause de mon manque d’attachement aux personnages, mais ce fut une excellente lecture quand même.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Le puits » de Ivàn Replia

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Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Comment surtout se sont-ils retrouvés là ?

Il est sorti le 4 mai 2016 aux Editions 10/18.

Mon avis:

Deux enfants, des frères nommés « le grand » et « le petit » (nous n’en saurons pas plus sur eux) sont tombés dans un puits de sept mètres de fond dans la forêt.

Nous, lecteur, nous plongeons avec eux dans leur lutte incessante pour survivre. On est au cœur de leur combat avec tout ce que cela entraîne. D’ailleurs, Ivàn Replia exagère tout et nous décrit les moindres détails avec un style très métaphorique et plein d’envolées lyriques. Il nous emmène vers les profondeurs de la folie et l’indomptabilité de l’esprit humain face à certains évènements. Néanmoins, il nous montre que face à l’adversité écrasante, la volonté de survivre éclipse tout. Malgré les obstacles que la vie met sur notre chemin, celle-ci vaut la peine d’être vécue. « Le puits » est un récit très sombre, plein d’angoisse et de douleur, mais qui apporte une certaine lueur d’espoir.

En bref, « Le puits » est un conte allégorique très intense et très bien écrit. Toutefois, personnellement, je n’ai pas apprécié ma lecture. Je ne m’attendais pas à ça et de ce fait, je l’ai trouvé ennuyeuse. Je pensais que c’était une simple fable alors qu’en fait, c’est beaucoup plus cérébral que ça, et ce genre de lecture, ce n’est pas ce que j’aime. C’est juste une question de goût. Donc à voir si vous voulez tenter l’aventure…

La chronique du roman « Bienvenue à Night Vale » de Joseph Fink & jeffrey Cranor

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Voici le roman inspiré par le podcast culte Bienvenue à Night Vale, qui vous ouvre les portes de la mystérieuse ville du même nom, perdue au cœur d’un désert dans le sud-ouest américain. Un endroit à part, peuplé de spectres, d’anges, d’extraterrestres et abritant d’inquiétantes conspirations gouvernementales… où l’on suit Jackie Fierro, jeune prêteuse sur gages débrouillarde, dans son enquête sur un inconnu énigmatique à la mallette en daim, et bien d’autres encore. Un univers étrange et poétique qui réjouira tous les fans de Twin Peaks.

Il est sorti le 23 mars 2016 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Ce roman est clairement un ovni. À mon avis, soit on adore ce genre complètement barré qui vous fait des nœuds au cerveau, soit on déteste. Personnellement, je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas aimé.

Ma lecture fut très laborieuse, je m’attendais à autre chose. Bien que l’on soit dans le saugrenu, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus structuré.

Nous allons à Night Vale dans une petite bourgade perdue au milieu du désert, avec des habitants étranges. Rien que ça, çam’a donné envie de découvrir le roman. Malheureusement, j’ai trouvé l’univers très peu exploité. On se concentre surtout sur deux femmes qui partent en quête d’une personne et tout le reste est éclipsé.

On suit Jackie qui reçoit un papier d’un homme énigmatique, où il est écrit « King City », et dont elle ne peut pas se débarrasser. En parallèle, on suit Diane et son fils Josh qui partent à la recherche de son père. Au bout d’un moment, leurs histoires vont se rejoindre et ces femmes vont unir leur force pour percer le mystère de ce morceau de papier et en même temps retrouver le père de Josh. Le tout va engendrer des évènements étranges, du moins, encore plus étranges que d’habitude…

Au final, on se rend compte que la trame de base est très simple et peu originale. Il y a une multitude de détails inutiles et plus loufoques les uns que les autres qui s’ajoutent à l’intrigue. Cela donne une histoire confuse, qui peine à progresser de façon significative et le tout reste ennuyeux. J’ai décroché plus d’une fois. De plus, j’ai trouvé le rythme très lent vu qu’il se passe peu de choses. Et le peu qu’il se passe, c’est la quatrième dimension puissance dix.

De surcroît, je regrette que tout l’univers, les conspirations et les légendes urbaines soient si peu exploités. Il y avait vraiment matière à faire quelque chose de bien.

Pour conclure :

« Bienvenue à Night Vale » est un livre inclassable. Pour ma part, et cela n’engage que moi, j’ai trouvé ça vraiment trop bizarre, inintéressant et confus. Cela a été un vrai calvaire de terminer ce roman.

Je pense que cela passe mieux à l’écoute via le podcast qu’en livre. En tout cas, si vous voulez vous faire un avis avant d’acheter le livre, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site du podcast (en VF). Car vous trouverez la même chose dans le roman, c’est écrit comme c’est parlé.

À vous de voir, toutefois c’est une grosse déception !

La chronique du roman « La Mort est une femme comme les autres » de Marie Pavlenko

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Imaginez un monde où personne ne s’éteint. Imaginez un service de soins palliatifs où personne ne succombe. Imaginez un univers où la mort en a ras la faux et fait un burn out. Emm n’en peut plus. Un matin, elle s’arrête et s’assoit. Ses bras sont de plomb, elle pèse une tonne, elle ne peut plus se lever. En se laissant aller à son spleen, elle rencontre Suzie, une jeune femme dont la gentillesse va l’émouvoir. Commence alors un périple extraordinaire au cours duquel Emm va découvrir la richesse de la nature humaine.

Il est sorti le 7 octobre 2015 aux Editions Pygmalion.

Mon avis:

Imaginez-vous un monde où plus personne ne meurt, quel que soit leurs blessures ou leurs maladies… Vous vous dites « chouette ! ». Eh bien, sachez que cela est un joyeux bordel semé d’horreur et de violence !

En effet, dans ce roman, Emm, alias la Mort, a décidé qu’elle en avait ras la lame de faucher les âmes. Elle est déprimée et son boulot ne la passionne plus. En gros, elle nous fait un burn out.

Sa fidèle acolyte, la Faux, dotée de parole et de conscience, tentera tout pour qu’Emm reprenne du poil de la bête. Malheureusement, toutes ses tentatives échoueront lamentablement…

Jusqu’au jour où Emm rencontra fortuitement Suzie. Une humaine de trente-et-un ans, en stade terminal d’un cancer, qui piquera sa curiosité.

Emm et Suzie formeront un duo improbable où l’une apprendra à l’autre que la vie n’est pas que mort…

J’ai adoré !

Je connaissais déjà Marie Pavlenko pour ses très bons romans en jeunesse et Young adult. Du coup, j’étais curieuse de la découvrir dans un tout autre genre. J’avoue ne pas avoir été déçue, même si l’histoire a un peu de mal à prendre son envol.

Marie Pavlenko nous livre là une réflexion sur notre société qui veut à tout prix fuir la mort. On peut apercevoir, sur un ton sarcastique, ce qu’il pourrait se passer si l’équilibre entre la vie et la mort était brisé. Je vous le dis franchement, ce ne serait pas beau à voir…

Pour ce qui est du scénario, il est bien mené, original et une fois passé le chapitre quatre, il vous sera impossible de lâcher le roman avant la fin. C’est très addictif. Bien que le livre soit court, l’auteur a parfaitement su nous faire ressentir un large panel d’émotion (violence, espoir, amour).

De plus, la galerie des personnages est juste excellente. Ils sont à la fois pittoresques, hauts en couleur et attachants. La relation entre Emm et Suzie est vraiment très belle.

Pour conclure :

« La mort est une femme comme les autres » est une réussite, malgré un début un peu lent. C’est un roman divertissant, attendrissant, mais pas seulement.

En fin de compte, je n’ai qu’un regret : que ma rencontre avec Emm, ce personnage atypique, soit déjà terminée.

À découvrir !

« Fièvre » de Megan Abbott

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Deenie Nash est une adolescente typique. Avec ses meilleures amies, Lise, Gabby et Skye, elles ne parlent que d’une chose : qui l’a déjà fait ? est-ce que ça fait mal ? Elles échangent ragots et potins par textos interposés. Un matin, en classe, Lise est soudain prise d’une violente crise de convulsions et emmenée à l’hôpital. Dans les couloirs du lycée, on ne parle que de ça. Deux jours après, c’est Gabby qui subit le même type de crise. La panique s’étend à la famille, au lycée et à toute la communauté. Qu’est-il arrivé à Lise et à Gabby ? Est-ce un virus ? Ou, comme le pense la mère de Lise, désemparée, la faute des garçons et l’attrait du sexe ? Les théories du complot les plus fumeuses circulent dans le lycée, d’autant plus que d’autres jeunes filles sont saisies d’étranges symptômes, qui laissent les autorités médicales perplexes et provoquent chez les parents une tempête de protestations. Deenie s’inquiète. Va-t-elle être elle aussi saisie par cette fièvre ?

Il sort le 14 octobre aux Editions Jc Lattès.

La chronique du roman « Appelez la sage-femme » de Jennifer Worth

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Londres, années 1950. Jeune infirmière, Jennifer Worth décide de parfaire sa formation de sage-femme et rejoint les sœurs d’un couvent anglican, Nonnatus House, situé dans les docks de l’East End. À 22 ans, elle s’apprête à vivre l’expérience de sa vie dans cette maternité qui vient en aide aux plus pauvres. Récit de cet apprentissage, de sa rencontre avec les sœurs, alors qu’elle-même ne croit pas en Dieu, mais aussi tableau des quartiers déshérités du Londres d’après-guerre, son témoignage est à la fois bouleversant et empreint d’optimisme.

Il est sorti le 4 février 2015 aux Editions Le livre de poche, 7.60€.

Mon avis:

« Appelez la sage-femme » est un roman qui m’a beaucoup émue. C’est un témoignage fort qui ne m’a pas laissée indifférente, et grâce auquel j’ai appris beaucoup de choses.

Après quatre ans d’études d’infirmière, Jennifer Worth, âgée de vingt-deux ans, décide d’intégrer le couvent de Nonnatus House pour parfaire sa formation de sage-femme. Elle nous décrit sa vie et sa formation dans les quartiers pauvres du Londres des années 1950. On suit Jennifer dans son quotidien, mais aussi dans ses souvenirs, chaque chapitre faisant référence à un fait marquant ou à un personnage qui l’a touchée d’une manière ou d’une autre.

On se rend compte que faire ce métier dans les années 1950 était à la fois magnifique et terrible. Il fallait s’attendre à tout et avoir le cœur bien accroché. On prend conscience qu’un accouchement aujourd’hui est presque facile, comparé à ceux des années 1950 et aux conditions dans lesquels ils étaient pratiqués.

En lisant ce livre, j’ai été étonnée de voir autant de misère et de conditions d’hygiène si déplorables. Quand bien même nous sommes dans les années 1950, il s’agit tout de même de l’Angleterre ! Jennifer Worth ne fait pas que nous donner son témoignage en tant que sage-femme. Grâce à elle, on en sait plus sur les conditions sociales de l’East End, et de l’Angleterre de l’après-guerre en général. On également prend conscience de tous les progrès de la médecine dans le domaine de l’accouchement, de l’obstétrique, du suivi prénatal et du suivi post natal.

les maladies qui les compliquent considérablement (MST, rachitisme, éclampsie, accouchement en siège…). L’auteur dépeint aussi les problèmes sociaux qui touchent la population de l‘East End (pauvreté, violence domestique, surpopulation, prostitution, les workhouse…) et j’ai été terriblement choqué par tout cela, sachant que cela s’est produit il y a à peine soixante ans.

La plupart des personnages rencontrés par l’auteur m’ont beaucoup touchée : Mary la prostituée Irlandaise, Carmen la femme aux nombreux bébés, le mari de Carmen, la vieille Mrs Jenkins…

C’est un témoignage simple, bien écrit mais sans poésie, franc et honnête. Ce livre m’a laissé à la fois une impression de tristesse (pour ces femmes de l’époque, pour ces pauvres bébés…) mais aussi d’espoir et d’humour. Si les conditions font que la mort et la maladie rôde, l’auteure a toujours un œil optimiste et Jennifer nous invite, quelque part, à voir le meilleur et à célébrer la vie.

Pour conclure, « Appelez la sage-femme » est un témoignage émouvant sur les conditions des femmes en général (sages-femmes, religieuses, ou simples patientes) dans le Londres des années 1950. J’ai été très émue par ce livre, et je vous le recommande !

Ecrit par Noémie

« Nos mensonges » de Louise Douglas

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Vingt ans après le décès brutal d’Ellen Brecht, son amie d’enfance, Hannah croit pourtant l’apercevoir dans le musée où elle travaille. Psychologiquement marquée par ce drame, elle ne sait pas si cette apparition est une hallucination ou le signe d’une affaire plus mystérieuse. Elle décide de retourner en Cornouailles pour en avoir le coeur net.

Il sort 28 août 2015 aux Editions Milady, 7.90€

La chronique du livre « Comprendre l’art moderne » de Fabrice Midal

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En s’interrogeant sur la modernité dans l’art, Fabrice Midal bouscule de nombreux clichés, propose une vision renouvelée du moderne et affirme : – Non, la modernité n’est pas une époque historique ayant un début et une fin, mais plutôt une manière de vivre inventée par les poètes dont au premier chef Hölderlin, Baudelaire et Rimbaud. – Non, la modernité ne défend aucune thèse, elle est une aventure poétique authentique qui remet en question la distinction entre fond et forme, esprit et corps, sacré et profane. – Non, la modernité n’est pas achevée, remplacée par l’art contemporain ou la postmodernité, mais est un possible toujours aussi ardent. Un ouvrage destiné à devenir une référence.

Mon avis:

Cet ouvrage m’intéressait énormément car il entrait parfaitement dans le cadre de mes études. En effet, au semestre dernier, j’ai pu étudier l’art moderne. L’enseignante en charge de cette matière s’est révélée passionnante autant que passionnée. Elle a vraiment su mettre certaines œuvres en avant d’artistes dits avant-gardistes à notre portée mais également ce qu’ils essayaient de représenter…

Avec cet essai de Fabrice Midal, je voulais prolonger la réflexion de mon cours un peu plus loin. La quatrième de couverture promettait un exposé clair et pédagogique. Malheureusement, je suis vraiment déçue par cette lecture car ce n’était pas exactement ce à quoi je m’attendais.

*

En premier lieu, l’auteur ne s’intéresse pas uniquement à la peinture. Il évoque aussi rapidement le cinéma, fait une partie plus développée sur les poètes. Si j’ai lu mes classiques de la poésie française, notamment Baudelaire et Rimbaud, j’avoue que ce n’est pas du tout mon genre de prédilection ou que je connais le mieux. Je n’ai que quelques éléments de leurs biographies en têt et je ne me souviens pas forcément de leurs idées. Finalement, je suis passée à côté d’un certain nombre d’explications dans cette partie. Pour les peintres, j’avais déjà plus de matières pour comprendre où Fabrice Midal voulait en venir.

Le deuxième reproche que je peux faire à l’encontre de cet ouvrage est qu’il n’est pas forcément très clair et pédagogique, comme cela est dit dans le résumé. Il y a pas mal de passages que j’ai dû relire pour être sûre d’avoir tout saisie. Je ne l’ai pas trouvé forcément si facile d’accès. J’ai pu lire d’autres essais dont l’auteur était bien plus clair et compréhensible dans ses propos pour des lecteurs qui ne sont pas des experts dans la matière. Je me suis tout de même accrochée pendant plus d’une centaine de pages avant d’abandonner le livre dans un coin pour ne plus y revenir.

*

Je pense que, sur l’art et notamment la peinture moderne, d’autres essais doivent être plus facile à lire. Au final, même en lisant entièrement la partie sur les peintres, je n’aurai pas été sûr de comprendre ce que c’était l’art moderne tel que l’auteur l’entendait. J’ai plus vu cet ouvrage comme une manière d’appréhender les œuvres relevant de l’art moderne que d’une réelle explication sur ce terme. Personnellement, je ne le recommande pas.

Ecrit par Avalon

La chronique du roman « Washington Square » de Henry James

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New-York, milieu du XIXe siècle. Catherine Sloper est une jeune fille sans grande beauté et à l’esprit simple, mais elle est l’unique héritière du docteur Sloper qui a acquis une fortune importante. Lors d’un bal, elle rencontre le beau Morris Townsend. Il la courtise, elle tombe amoureuse et jure de l’épouser… Mais tiendra-t-elle son engagement, contre l’avis de son père qui menace de la déshériter, et le jeune homme est-il vraiment sincère ? Amour, argent et faux-semblants ; Washington Square, publié en 1881, dresse le portrait d’une société figée à l’aube d’une ère nouvelle.

Ce roman est sorti le 14 janvier 2015 aux éditions Le Livre de Poche, 6,90€.

MON AVIS :

En terminant cette lecture, mon avis est assez mitigé vu comme j’ai peiné à arriver jusqu’au bout. Washington Square a pour but de dépeindre les mœurs inconsistantes et les diverses tergiversations maritales du 19ème. On ne peut nier qu’il y réussisse en se fondant sur le cliché du coureur de dot qui s’en prend à une héritière fade mais qui possède néanmoins des principes dans lesquels j’ai choisi de retenir l’endoctrinement paternel.

Si après avoir lu Orgueil et Préjugés de Jane Austen, je m’étais fait la réflexion que cette histoire de chiffons et de mini-drames tenait du chef-d’œuvre grâce au style, il n’en va pas de même pour Washington Square, même si ce n’est pas tant la plume soignée qui est en cause. Je n’ai pas apprécié la connivence que le narrateur instaure avec le lecteur auquel il murmure des remarques peu pertinentes entre deux phrases (je n’avais pas non plus aimé ce choix dans Bilbo Le Hobbit de J. R. R. Tolkien) ; j’ai été lassée de suivre le déroulement répétitif des pensées de chacun des protagonistes mis en avant et qui sont assez caricaturaux. Le père cynique et imbuvable déçu de sa progéniture, la tante pénible et idiote qui envenime la situation et persiste tout du long, la fille disciplinée qui croit à l’amour et, enfin, le bourreau des cœurs dont on cherche à percer à jour les véritables intentions.

En dehors de la lenteur du récit, de sa redondance qui pourrait être qualifiée d’application dans la description du chemin tortueux de la pensée de l’époque, je me suis d’entrée braquée contre le personnage du père, plein d’orgueil et de vanité, qu’on a envie d’étrangler vu la vision qu’il a de sa propre fille.

Washington Square n’est pas un roman que l’on prend en vue de se divertir ou de s’identifier aux personnages. Il m’a fait l’effet d’être une étude poussée de la psychologie type des membres de la bonne société du 19ème qui sont vraiment mis dans des cases desquelles on ne les verra pas sortir.

Ecrit par Julie

La chronique du roman « Confessions d’un barjo » de Philip-K Dick

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Collectionneur obsessionnel, spécialiste autoproclamé des sujets les plus fumeux – invasions extraterrestres et fin du monde en tête -, génie de l’insolite un brin simple d’esprit, Jack Isidore ne fait de mal à personne, mais il est incapable de s’occuper de lui-même. En désespoir de cause, sa sœur Fay se résout à l’héberger dans la maison qu’elle partage avec son mari, Charley, et leurs enfants. La cohabitation est difficile, et le regard naïf que Jack porte sur le couple devient le révélateur d’une triste réalité : Fay s’enfonce dans une attitude égoïste et tyrannique, tandis que Charley se montre de plus en plus violent. Qui, en définitive, est le plus barjo des trois ?

Editions, J’ai Lu. Parution le 2 juillet. 346 pages. 6 €

Mon avis :

Jack Isidore est un être à part avec une perception des choses particulière. Un peu illuminé, il collectionne les revues de science-fiction, croit fermement en l’existence des extraterrestres et est persuadé d’être un « scientifique ».

Fay, sa sœur cadette, est mariée à Charley et a deux enfants. Prenant pitié de Jack, le couple l’héberge, mais tout n’est pas rose entre les deux époux.

Le récit est confié tour à tour à chaque protagoniste. On découvre comment les personnages se perçoivent les uns les autres et surtout ce qu’ils pensent d’eux-mêmes. On apprend à connaître leurs personnalités. Ainsi, Jack est persuadé d’être un scientifique érudit alors que les autres le voient comme un fou. Fay est vue comme un tyran insensible et cruel alors qu’elle-même semble consciente d’être trop dure et travaille sur elle. Charley est au premier abord un homme bourru et violent, mais il s’avère bien plus complexe que cela….

Ce livre est vraiment intéressant à lire. Il ne rentre dans aucune case. Il s’agit certes d’un roman de littérature générale, mais on frôle le thriller et la comédie. En effet, il y a beaucoup de tension, de suspens. On se demande jusqu’où les personnages vont aller, comment en sont- ils arrivés là et les élucubrations de Jack tendent à rendre la situation comique. L’auteur sait parfaitement décrire les émotions et toutes sont présentes, de la haine à l’amour en passant par la jalousie… et c’est finalement la psychologie des protagonistes qui est le sujet principal de cette œuvre.

Pour conclure :

Il faut lire ce roman pour découvrir les méandres de l’esprit humain et des relations humaines.

Ecrit par Jessyca