La chronique du roman « La Liste de nos interdits » de Koethi ZAN

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– Ne pas se rendre seule à la bibliothèque le soir 
– Ne pas se garer à plus de six places de sa destination 
– Ne pas faire confiance à un inconnu 
– Ne pas sortir sans bombe lacrymo 
– Toujours repérer les sorties 
– Toujours suivre les règles 
– Ne jamais paniquer… 

ET LA RÈGLE N°1 
Ne jamais monter dans la voiture d’un inconnu 

Sarah et Jennifer ont tout prévu. Rédigé une liste exhaustive des dangers. Énuméré tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sûr. Aucun imprévu ne devait pouvoir les surprendre. Mais un soir, elles enfreignent la première règle. Elles prennent un taxi. Dès lors, le cauchemar n’aura plus de fin. 

Il est sorti le 14 septembre 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Treize ans avant le début de l’histoire, Jennifer et Sarah se retrouvent enfermées dans un sous-sol avec deux autres jeunes filles, prisonnières de Jack Deber (on connaît le ravisseur dès les premières pages), un sadique sociopathe. Pendant trente-deux mois et onze jours, elles seront humiliées et torturées jusqu’à ce qu’elles s’échappent, mais seules trois jeunes femmes sur quatre ont pu s’enfuir, Jennifer n’a pas eu cette chance…

Dix ans plus tard, quand l’agent du FBI en charge de l’affaire l’informe que son tortionnaire risque de retrouver sa liberté, Sarah doit à tout pris trouver le corps de Jennifer et prouver que ce n’est pas seulement un bourreau, mais un meurtrier. Commence alors une enquête où Sarah devra lutter contre ses phobies et ses peurs pour apprendre l’horrible vérité…

Le style de Koethi Zan est agréable et fluide. On entre facilement dans son récit sombre aux diverses ramifications qui vous tient en haleine du début à la fin. L’enquête est bien menée avec des rebondissements et des révélations. Toutefois, j’aurais apprécié que l’agent du FBI soit plus présent ainsi que le ravisseur, pour apporter une autre dimension psychologique au récit. De plus, l’héroïne souffrant de stress post-traumatique brave ses craintes beaucoup trop facilement.

Néanmoins, cela n’en demeure pas moins une histoire prenante avec des personnages bien fouillés où l’on plonge dans la vie de Sarah avant, pendant et après son enlèvement. La fin est bien construite même si j’avais deviné le retournement final.

Pour conclure :

« La liste de nos interdits » est un thriller psychologique plaisant, bien que non exempt de défauts, où l’horreur est suggérée sur le thème de la torture et de la manipulation.

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La chronique des romans « Glacé »; « Le Cercle » & « N’éteins pas la lumière » de Bernard Minier

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Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière.

Glacé est sorti le 3 novembre 2016 aux Editions Pocket, 736 pages, 8,40€.

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Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Le cercle est sorti le 2 novembre 2017 aux Editions Pocket, 789 pages, 8,40€.

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« Tu l’as laissée mourir… »

Le soir de Noël, Christine Steinmeyer, animatrice radio à Toulouse, trouve dans sa boîte aux lettres le courrier d’une femme qui annonce son suicide. Elle est convaincue que le message ne lui est pas destiné. Erreur ? Canular ? Quand le lendemain, en direct, un auditeur l’accuse de n’avoir pas réagi, il n’est plus question de malentendu. Et bientôt, les insultes, les menaces, puis les incidents se multiplient, comme si quelqu’un cherchait à prendre le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption. Dans les ténèbres qui s’emparent de sa vie, la seule lueur d’espoir pourrait bien venir d’un certain Martin Servaz.

N’éteins pas la lumière est sorti  le 12 février 2015 aux Editions Pocket, 704 pages, 8,40€.

MON AVIS :

Aujourd’hui, c’est trois avis pour le prix d’un, parce que Bernard Minier le vaut bien ! Une découverte faite sous le sapin à Noël avec N’éteins pas la lumière, le troisième tome des aventures de Martin Servaz. À noter, et c’est chose rare dans une série, qu’on n’est pas perdu ni même spoilé si on commence la lecture des aventures de Martin dans le désordre. C’est, de surcroît, un personnage qui n’occupe pas forcément le devant de la scène puisque l’auteur excelle dans les voix multiples et adapte leur présence en fonction des besoins de l’enquête et de l’état psychologique, très vacillant après Le Cercle, de son héros.

Pour en revenir à Bernard Minier, on me l’a vendu comme un produit local (nous venons du même bled ou presque) qui faisait du bon boulot. D’accord, j’étais déjà conquise en m’imaginant redécouvrir mon sud ouest, ce qui explique que je ne me sois pas penchée sur la quatrième de couverture. J’ai pris une belle claque, tout de même, car si l’intrigue semble de prime abord déjà-vu, comme à chacun de ses livres (retenez de prime abord, svp), Bernard Minier réserve bien des surprises dans le traitement de ses scénarios et offre un style prenant qui le hisse au même niveau que Karine Giebel dans mes références de thrillers. Ce n’était d’ailleurs pas évident pour lui de passer dans le même registre (psychopathe harcelant une femme) après Juste une ombre que j’avais adoré.

Bernard Minier apporte une réelle densité à ses décors (beaucoup de recherches de sa part !) et à ses personnages (des failles, des mauvais caractères, des fous). J’ai envie de dire que le monsieur a tout compris concernant les ficelles d’un thriller efficace. Outre cela, ses romans sont loin d’être roses bonbon. C’est violent, gore, la pression n’a de cesse de monter au fil des pages et on peut dire que l’auteur n’épargne rien ni à ses héros, ni à ses lecteurs. De plus, Monsieur prend son temps pour déployer sa toile et on le suit, même quand on se dit que ça tourne un peu en rond, parce qu’il y a cette étincelle qui grossit grossit grossit… jusqu’à ce que l’intérêt du lecteur s’enflamme.

Si vous voulez du thriller addictif, foncez, je n’ai rien d’autre à dire !

Ecrit par Julie

La chronique du roman « Love Murder » de Saul BLACK

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 » Souviens-toi de son visage. C’est le dernier que tu verras. « 

Une nymphe à la beauté inquiétante, Katherine Glass, patiente dans le couloir de la mort pour avoir torturé puis assassiné une dizaine de femmes. Mais son partenaire dans le crime, l’Homme au masque, court toujours… Et six ans après les meurtres, il recommence à tuer. Valerie Hart, l’inspectrice à qui l’on doit l’arrestation de Katherine, est décidée à enfin clore le chapitre. Pour parvenir à ses fins, elle est même prête à rendre visite à la vénéneuse détenue – cette femme qui éveille en elle des pulsions dangereuses et semble lire dans l’intimité de son couple. 
Avec cette nouvelle enquête de Valerie Hart, intrépide femme flic et fumeuse impénitente, Saul Black renouvelle son tour de force : emporter le lecteur dans une course-poursuite qui mêle humour, intelligence, suspense et tourments de l’âme.

Il est sorti le 5 octobre 2017 aux Editions Presses de la cité.

Mon avis:

En 2009, Katherine Glass, qui a été arrêtée par l’inspectrice Valérie Hart, a été reconnue coupable du viol, de la torture et du meurtre de six femmes. Les preuves sont incontestables, avec des vidéos d’elle et de son partenaire masqué effectuant des actes horribles et dépravés. Malheureusement, ce dernier n’a jamais été capturé.

En 2015, Valérie Hart se voit enquêter sur le meurtre horrible d’une jeune femme. Tous les indices la conduisent dans une direction inquiétante, la prison de Red Ridge, où Katherine est enfermée. En effet, le complice de cette dernière semble refaire surface et il est bien décidé à ce que Katherine soit de la partie. Commence alors un jeu du chat et de la souris étrangement fascinant où Valérie devra voyager dans l’obscur esprit de Katherine, ce qui pourra se révéler fatal…

Le style de Saul Black est toujours aussi agréable. Quant à l’intrigue, c’est bien écrit, convaincant et bien rythmé, même si elle est de facture classique et que j’ai deviné très rapidement qui se cachait derrière le complice de Katherine. Toutefois, ce n’est pas grave, car le point fort de la trame c’est la relation insidieuse entre Valérie et Katherine. Cela m’a un peu fait penser à l’excellent roman « Le silence des agneaux ». On sonde la psyché humaine. L’auteur nous entraîne dans l’exploration de la personnalité envoûtante et séduisante de Katherine. C’est une femme intelligente qui fascine autant qu’elle écœure. Et malgré tout qu’elle sait sur Katherine, Valérie ne peut s’empêcher d’être attirée vers elle. C’est très complexe et leurs rencontres sont captivantes à suivre.

Quant à Valérie, elle a beaucoup changé depuis le premier opus, peut-être trop, sans réelle transition, ce qui m’a un peu déstabilisée. J’avoue que j’aime un peu moins cette face de Valérie que j’ai trouvée un peu trop lisse. Néanmoins, cela reste un personnage plaisant à suivre.

Pour conclure :

« Love murder » est un thriller divertissant qui ne renouvèlera pas le genre, mais qui est fascinant à lire rien que pour la relation entre Valérie et Katherine.

La chronique du roman « Le boucher de Chicago » de Robert Bloch

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Le boucher de Chicago Chicago, 1893. Une foule immense afflue des quatre coins des États-Unis pour admirer l’Exposition universelle. Ses architectes, qui voulaient créer une cité de rêve, la surnommèrent la Ville Blanche. Profitant des travaux liés à cette grandiose installation, G. Gordon Gregg a fait construire une demeure imposante, sorte de château gothique destiné à héberger le visiteur de passage. À y regarder de plus près, c’est une tout autre affaire. Chambres sans fenêtres, escaliers dérobés, trappes secrètes… Gregg est un homme magnétique, et lorsque plusieurs femmes qu’il a séduites disparaissent, on imagine une arnaque à l’assurance. Mais Crystal, jeune journaliste exaltée et intrépide, soupçonne de son côté un dessein plus diabolique…

Il est sorti le 5 octobre 2017 aux Editions 10/18.

Mon avis:

1893, la ville de Chicago est en émoi, car l’exposition internationale, appelée aussi foire mondiale de Chicago, va bientôt ouvrir. Le Dr G. Gordon Gregg en profite pour faire construire un « château » avec sa pharmacie, son cabinet ainsi que des chambres à louer pour les voyageurs.

Crystal, journaliste intrépide, suit son fiancé lors d’un de ses rendez-vous professionnels où elle rencontre le beau Dr Gregg récemment veuf. Ce dernier l’obsède, mais plus elle s’intéresse à cet homme plus elle aimerait connaître ce qui se cache derrière la façade courtoise et amicale de ce bon vieux docteur… quitte à rentrer dans l’antre du diable.

J’ai adoré ce petit roman. Robert Blach a une plume très agréable. Je me suis facilement plongée dans cet univers sombre à l’atmosphère suffocante. L’auteur a su avec brio s’approprier l’histoire du tristement célèbre tueur en série H.H. Holmes. Il est connu pour avoir tué un grand nombre de personnes (hommes, femmes et enfants) dans son château pourvu de trappes, de portes dissimulées, de passages secrets qui étaient destinés à servir ses funestes desseins. L’histoire est succincte, j’aurais apprécié avoir un peu plus de détails et que soit un peu plus développé par moments. Toutefois, Robert Blach a su nous dépeindre la psychologie et la folie de cet homme charismatique, froid et manipulateur. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée et plaisante. Le personnage de Crystal est très agréable et elle n’a pas froid aux yeux.

Pour conclure :

« Le boucher de Chicago » mélange habilement fiction et histoire pour nous donner un récit passionnant et frissonnant. L’auteur nous plonge dans la noirceur humaine dans les années 1800.

À découvrir !

La chronique du roman « Photophobia » de Tom Becker

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Quand ils arrivent dans la ville de Saffron Hills, Darla et son père sont bien décidés à prendre un nouveau départ. Malheureusement, Darla s’intègre difficilement dans son lycée, où tous les élèves sont obsédés par les selfies, les grosses voitures et les concours de beauté. Sa situation ne fait qu’empirer quand elle commence a avoir des visions qui la projettent dans le corps d’un meurtrier qui semble s’attaquer à des étudiants de son campus.

Il est sorti le 3 mai 2017 aux Editions Milan.

Mon avis:

Darla O’Neill déménage à Saffron Hills, une petite ville pittoresque, avec son père, un arnaqueur et un alcoolique. Darla espère que cela sera un nouveau départ pour tous les deux. Mais très vite, elle est en proie à des visions troublantes et effrayantes. Autour d’elle, les morts s’enchaînent les uns après les autres. Darla comprend rapidement qu’elle est connectée au tueur. À l’aide de ses deux nouveaux amis, Sasha et Franck, elle essayera d’empêcher les prochains meurtres… Mais plus elle avancera, plus cela prendra un tour macabre et dévoilera petit à petit le sombre secret que la ville cache…

J’ai adoré ! Le style de Tom Becker est très agréable et visuel. L’auteur nous entraîne avec facilité dans cette histoire pleine de mystère où le poids social des apparences est très présent.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est passionnante, bien menée et arrive à nous surprendre. On soupçonne tout le monde et le dénouement nous offre une fin que l’on n’a pas vue venir, du moins, pas dans son intégralité.

Du côté des protagonistes, ils sont intrigants même si la plupart sont des adolescents avec des problèmes d’adolescents. Néanmoins, je les ai trouvés plaisants, chacun avec leur propre personnalité.

De plus, on découvre que derrière tout ce culte de la beauté se cache une jeunesse incomprise et mal dans sa peau.

Pour conclure :

« Photophobia » tient toutes ses promesses. C’est un thriller YA bien mené qui m’a happée d’un bout à l’autre. C’est prenant et addictif, je le recommande.

Bonne lecture !

La chronique du roman « Survivre » de Vicki Pettersson

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Au cœur de l’été, Kristine et son fiancé, Daniel, quittent Los Angeles pour passer un week-end en amoureux. En traversant la fournaise du désert de Mojave, ils s’arrêtent sur une aire de repos déserte. Dans les toilettes, Kristine se fait violemment agresser. Lorsqu’elle reprend connaissance, elle est seule. Dehors, la voiture est toujours là, mais Daniel a disparu. Seul son portable a été abandonné sur le siège avant. L’agresseur entraîne Kristine dans un infernal jeu de piste, distillant instructions et menaces par texto. Pour tenter de survivre et de sauver Daniel, Kristine n’a d’autre choix que de s’exécuter. Jusqu’à l’inimaginable…

Il est sorti le 11 mai 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Kristine part en week-end pour le 4 juillet avec son fiancé Daniel. En traversant le désert, ils s’arrêtent sur une aire d’autoroute vide. Lors de cet arrêt, Kristine se fait violemment agresser. En revenant vers sa voiture, elle se rend compte que son fiancé a disparu. Mais avant qu’elle n’ait pu reprendre ses esprits, elle reçoit un SMS. Elle doit suivre les instructions des ravisseurs, sinon Daniel mourra. Commence alors une épreuve d’endurance, un jeu du chat et de la souris morbide qui pourraient bien faire ressurgir son sombre côté. Jusqu’où sera-t-elle capable d’aller pour sauver l’amour de sa vie ?

J’ai adoré ! Je connaissais déjà Vicki Pettersson pour sa série d’urban fantasy « L’étreinte du zodiaque ». J’ai été ravie de la découvrir dans un autre registre. Son style est descriptif et addictif. On est totalement immergé dans le récit dès les premières pages. C’est rythmé entre action, rebondissements et suspense. L’auteur nous tient en haleine du début à la fin avec une tension grandissante jusqu’à un final explosif.

Vicki Pettersson nous plonge dans le miasme tordu de la psyché humaine et j’en ai raffolé. L’intrigue est haletante, fascinante et très bien construite avec des personnages bien fouillés et travaillés psychologiquement. En plus de suivre cette chasse au trésor mortelle, j’ai aimé me plonger dans les méandres sombres du passé de Kristine. Vicki Pettersson m’a captivée et a parfaitement su me faire ressentir les émotions que notre héroïne traverse. Et bien que l’on sache relativement rapidement qui est (sont) le (s) ravisseur (s), on veut comprendre le pourquoi du comment.

Pour conclure :

Vicki Pettersson m’a séduite avec son thriller « Survivre ». C’est violent, sanglant tout en côtoyant la folie. La trame est rondement menée et les personnages passionnants. Je vous le recommande chaudement, petit coup cœur !

La chronique du roman « Ragdoll » de Daniel Cole

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Votre nom figure sur la liste du tueur. La date de votre mort aussi…
Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Il est sorti le 9 mars 2017 aux Editions Robert Laffont dans la collection La Bête noire.

Mon avis:

En 2010, l’inspecteur Wolf participe au procès du tueur en série le plus prolifique « le tueur crématiste » où la police est pointée du doigt, surtout la manière de procéder de Wolf. À partir de là, sa vie et sa carrière se sont disloquées.

Quatre ans après, Wolf a été réintégré au service des affaires criminelles de la police de Londres. Il est appelé sur une scène de crime hors du commun. En effet, la police trouve un cadavre composé de plusieurs parties de corps appartenant à six personnes différentes. Mais, ce n’est pas tout, car le tueur est joueur. Quelques heures après, les médias diffusent la liste des prochaines victimes, avec la date de leur mort et Wolf est le dernier sur la liste…

Dès lors, une course contre la montre s’engage dans un jeu du chat et de la souris tordu. Wolf a quinze jours pour trouver le meurtrier avant qu’il ne soit trop tard…

Le style de Daniel Cole est prenant et très cinématographique. On embarque facilement dans ce récit assez sombre où la tension monte crescendo au fil de notre lecture. C’est bien rythmé, entre rebondissements et action, le tout saupoudré de quelques révélations.

Pour ce qui est de l’intrigue, elle est habilement tissée, on est happé du début à la fin. L’auteur joue avec nos nerfs et l’on ne cesse de se triturer les méninges pour découvrir qui est le meurtrier. Toutefois, dans le dernier tiers je m’en suis doutée et je suis un peu déçue. J’ai même trouvé la fin un peu bâclée. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus surprenant et spectaculaire, vu qu’on nous l’avait vendu comme le nouveau « Seven », un film magistral qui m’a marquée tout comme « Usual suspect », mais je m’égare, bref.

En ce qui concerne les protagonistes, ils sont tous fascisants, bien fouillés psychologiquement, même si certains sont assez stéréotypés, notamment Emily baxter, l’ancienne coéquipière de Wolf. D’ailleurs, ces derniers entretiennent une relation un peu particulière. Quant à Wolf, il est complexe. C’est un homme tombé en disgrâce qui a une tendance au comportement violent. On a du mal à le cerner, il est imprévisible et passionnant à suivre. Mais le personnage que j’ai vraiment apprécié est l’enquêteur Edmunds, il vient tout juste d’arriver dans ce service et se lance corps et âme dans l’enquête. Il va s’avérer l’un des plus dangereux adversaires de notre tueur.

Pour conclure :

« Ragdoll » est une vraie réussite pour un premier roman, même si la fin pèche un peu. C’est un thriller très bien mené avec des caractères fascinants à suivre. Je recommande chaudement et Daniel Cole est un auteur à surveiller de près.

À noter qu’un second tome est prévu.