La chronique du roman « Mange tes morts » de Jack Heath

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La faim justifie les moyens.

Cameron Hall, 14 ans. Disparu en rentrant de l’école ; rançon exigée. L’horloge tourne, la police est impuissante : c’est une mission pour Timothy Blake. 
Timothy (nom de code  » le pendu « ) a un don. Il lit dans l’esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s’ennuyer avec un Rubik’s Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur. Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d’être pauvre, non. Pas le fait d’être affublé d’un coturne toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy. Mais cette fois, et malgré l’appui de l’agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler. 

Ce thriller survolté et sans tabou ne vous laissera aucun répit. Accessoirement, il se pourrait qu’il vous incite à devenir végétarien.

Il est sorti le 22 mars 2018 aux Editions Super 8.

Mon avis:

Un garçon de 14 ans disparaît en rentrant de l’école. Sa mère reçoit un appel pour une rançon. Les ravisseurs ne lui donnent que quelques heures pour rassembler l’argent et sauver son fils. La police n’ayant aucune piste, ils décident de faire appel à Timothy Blake, surnommé « le pendu ». Il est connu pour résoudre n’importe quelle énigme ou casse-tête en moins de deux semaines. Il est sans-le-sou, voleur, menteur et sociopathe, mais son esprit est précis, analytique et il remarque les petits détails que tout le monde a manqués. Il est le dernier recours de la police.

Timothy fera équipe avec l’agent du FBI R. Thistle qui est en charge de le « surveiller », bien qu’elle ne connaisse pas ses penchants les plus sombres… Mais Timothy risque d’être tombé sur un tueur plus rusé que lui !

J’ai adoré ! Le style de Jack Heath est prenant, incisif et très cinématographique. On a aucun mal à plonger dans cette enquête complexe avec ce héros très atypique. C’est bien construit, rythmé avec de l’action, des rebondissements et des révélations. Mais le gros point fort c’est Timothy Blake, un personnage ambigu aux multiples facettes et lucide sur ses actes. C’est un homme horrible et cannibale, et en même temps, il fera tout pour sauver des gens en danger. Il est plein de contradictions, ce qui en fait quelqu’un de complexe, touchant et de fascinant à suivre. De plus, avec des falshbacks, l’auteur nous explique ce qui a pu déclencher ses pulsions et comment il en est venu à travailler pour le FBI, c’est captivant. D’autre part, j’ai aimé le personnage de l’agent R. Thistle, elle offre un autre point de vue, nous montre que le passé peut définir nos choix et notre avenir suivant le chemin que l’on choisit. Ils sont totalement opposés et pourtant quelque chose les unit.

Pour conclure :

« Mange tes morts » est un roman noir, un thriller sauvage, sanglant, original et captivant mené par un personnage alliant Sherlock Holmes, Dexter et Hannibal Lecter. Ce fut une excellente découverte et s’il y a une suite, je la lirais avec plaisir.

À noter que ce n’est pas un livre pour les âmes sensibles. J’ajoute que j’ai adoré le fait que chaque chapitre commence par une petite énigme.

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La chronique du roman « Écoute-nous » de Liz Coley

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Angela a treize ans quand elle disparaît d’un camp de vacances. Lorsqu’elle rentre chez ses parents, trois ans ont passé. Trois années dont elle n’a aucun souvenir. Où était-elle tout ce temps ? Que lui est-il arrivé ? Amnésie rétrograde, choc post-traumatique ou trou noir ? Sans la moindre réponse à ces questions, Angela tente de reprendre une vie normale avec l’aide d’une psychologue. Alors qu’elle cherche à retrouver la mémoire, son comportement devient de plus en plus étrange et incontrôlable. La jeune fille l’ignore, mais ce qu’elle a vécu est encore plus terrifiant que tout ce qu’elle peut imaginer… 

Il est sorti le 8 février 2018 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Angie, treize ans, participe à un camp de scout en été. Lorsqu’elle rentre chez ses parents, trois ans se sont écoulés. Trois ans dont elle n’a aucun souvenir. Elle est totalement désorientée, elle se retrouve bloquée à l’âge de treize ans dans un corps d’une jeune fille de seize ans qu’elle ne connaît plus et qui porte des stigmates. Que s’est-il passé ? Que se cache-t-il derrière cette amnésie et derrière son étrange comportement ?

À l’aide d’une psychologue, Angie entreprendra un voyage dans les coins les plus sombres de son esprit pour découvrir la vérité. Mais sont-elles toutes bonnes à dire ?

J’ai adoré ! La plume de Liz Coley est très agréable. Une fois commencé vous aurez du mal à lâcher le roman avant de connaître toute l’histoire d’Angie. L’intrigue est très bien menée et habilement construite. Au fur et à mesure que le récit progresse, nous apprenons, lentement, morceau par morceau, ce qui est arrivé à Angie, jusqu’à ce que tout prenne forme à la fin. L’auteure nous tient en haleine et nous ne ménage pas. De plus, la psychopathologie abordée dans le livre est vraiment très intéressante et bien expliquée. Du côté des personnages, on se concentre surtout sur Angie, sur la reconstruction de son histoire, de son enlèvement et de sa captivité. On va découvrir la force et la résilience de ce personnage pour se reconstruire après les terribles épreuves qu’elle a endurées. C’est quelqu’un de touchant et de fascinant.

Pour conclure :

« Écoute-nous » est un thriller psychologique efficace et addictif. C’est intriguant, fascinant et dévastateur. Il est question de secrets, de vérité, de blessures et de guérison.

Je le recommande chaudement.

À noter qu’il est déjà paru sous le titre de Angie 13 ans, disparue…

La chronique du roman « Teigneux » de Daniel Kraus

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Neuf ans se sont écoulés depuis cette nuit terrible au cours de laquelle Ry Burke, tout juste âgé de dix ans, a fui la fureur dévastatrice de son père. Il n’a dû sa survie qu’à ses jouets, les Trois Inommables : le réconfortant et malicieux Mister Oursington, le sage Jésus en plastique, et l’étrange et inquiétant Teigneux, qui lui ont transmis force et conseils. 
Aujourd’hui l’heure est venue de quitter la ferme, et cette terre maudite de l’Iowa qui semble refuser de produire depuis que Marvin, le père tyrannique et maître des lieux, est en prison. 
Les Burke sont enfin prêts à se libérer du passé. Mais leurs démons refusent de lâcher prise, et la pluie des météorites qui s’abat sur la région va les déchaîner. 
Le matin du départ, Ry entend un fredonnement trop familier s’échapper de la cuisine. Marvin est de retour…

« Teigneux » est sorti le 8 février 2018 chez Fleuve éditions, collection Outrefleuve.

Mon avis:

Ry Burke, 19 ans, sa mère et sa petite sœur se débrouillent pour vivre dans leur ferme dont les terres ne donnent plus rien. Ry cherche a se distraire des sombres souvenirs qui ont jalonné son enfance jusqu’à l’âge de 9 ans où Martin Burke, un monstre, est depuis en prison. Sa vie se passe tant bien que mal jusqu’au jour où une météorite s’abat dans la cour de la ferme, en apportant avec elle un fragment d’un autre monde, mais qui sonne aussi le retour de son pire cauchemar. En effet, son père réapparait, et ce dernier est venu se venger. Ry pourra-t-il lui faire face à nouveau et sauver sa mère et sa sœur ? Devra-t-il faire revenir les « 3 sans nom » ?

Le style de Daniel Kraus est très immersif et cinématographique. Nous n’avons aucun mal à nous plonger dans son univers sombre et angoissant, imprégné de brutalité, apportant une tension qui monte crescendo pour atteindre le point culminant du récit.

L’histoire stressante et flippante de cette famille est très bien menée, avec des flashbacks occasionnels qui nous aident à comprendre ce qu’ils ont vécu. Le rythme est assez lent, mais sans jamais être ennuyeux, bien au contraire. Une fois commencé il nous est difficile de lâcher le roman. On plonge dans la psyché humaine où l’on porte un regard fasciné sur la capacité de l’esprit humain à faire face à l’innommable.

En ce qui concerne les protagonistes, ils sont bien fouillés, surtout celui de Ry. Ry est un personnage complexe ayant subi de graves traumatismes. On voit ce jeune homme se battre contre ses démons, les ravages psychologiques d’avoir grandi avec un père très violent. D’ailleurs, plus on avance dans notre lecture plus on peine à croire que les choses iront dans le bon sens. C’est absolument fascinant et addictif.

Pour conclure :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman si dérangeant et brutal. Daniel Kraus joue avec l’horreur de manière viscérale et psychologique. C’est un petit bijou dans le genre, mais il est assurément à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir.

En tout cas, j’ai adoré et je le recommande très chaudement !

La chronique du roman « La Liste de nos interdits » de Koethi ZAN

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– Ne pas se rendre seule à la bibliothèque le soir 
– Ne pas se garer à plus de six places de sa destination 
– Ne pas faire confiance à un inconnu 
– Ne pas sortir sans bombe lacrymo 
– Toujours repérer les sorties 
– Toujours suivre les règles 
– Ne jamais paniquer… 

ET LA RÈGLE N°1 
Ne jamais monter dans la voiture d’un inconnu 

Sarah et Jennifer ont tout prévu. Rédigé une liste exhaustive des dangers. Énuméré tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sûr. Aucun imprévu ne devait pouvoir les surprendre. Mais un soir, elles enfreignent la première règle. Elles prennent un taxi. Dès lors, le cauchemar n’aura plus de fin. 

Il est sorti le 14 septembre 2017 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Treize ans avant le début de l’histoire, Jennifer et Sarah se retrouvent enfermées dans un sous-sol avec deux autres jeunes filles, prisonnières de Jack Deber (on connaît le ravisseur dès les premières pages), un sadique sociopathe. Pendant trente-deux mois et onze jours, elles seront humiliées et torturées jusqu’à ce qu’elles s’échappent, mais seules trois jeunes femmes sur quatre ont pu s’enfuir, Jennifer n’a pas eu cette chance…

Dix ans plus tard, quand l’agent du FBI en charge de l’affaire l’informe que son tortionnaire risque de retrouver sa liberté, Sarah doit à tout pris trouver le corps de Jennifer et prouver que ce n’est pas seulement un bourreau, mais un meurtrier. Commence alors une enquête où Sarah devra lutter contre ses phobies et ses peurs pour apprendre l’horrible vérité…

Le style de Koethi Zan est agréable et fluide. On entre facilement dans son récit sombre aux diverses ramifications qui vous tient en haleine du début à la fin. L’enquête est bien menée avec des rebondissements et des révélations. Toutefois, j’aurais apprécié que l’agent du FBI soit plus présent ainsi que le ravisseur, pour apporter une autre dimension psychologique au récit. De plus, l’héroïne souffrant de stress post-traumatique brave ses craintes beaucoup trop facilement.

Néanmoins, cela n’en demeure pas moins une histoire prenante avec des personnages bien fouillés où l’on plonge dans la vie de Sarah avant, pendant et après son enlèvement. La fin est bien construite même si j’avais deviné le retournement final.

Pour conclure :

« La liste de nos interdits » est un thriller psychologique plaisant, bien que non exempt de défauts, où l’horreur est suggérée sur le thème de la torture et de la manipulation.

La chronique des romans « Glacé »; « Le Cercle » & « N’éteins pas la lumière » de Bernard Minier

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Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière.

Glacé est sorti le 3 novembre 2016 aux Editions Pocket, 736 pages, 8,40€.

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Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Le cercle est sorti le 2 novembre 2017 aux Editions Pocket, 789 pages, 8,40€.

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« Tu l’as laissée mourir… »

Le soir de Noël, Christine Steinmeyer, animatrice radio à Toulouse, trouve dans sa boîte aux lettres le courrier d’une femme qui annonce son suicide. Elle est convaincue que le message ne lui est pas destiné. Erreur ? Canular ? Quand le lendemain, en direct, un auditeur l’accuse de n’avoir pas réagi, il n’est plus question de malentendu. Et bientôt, les insultes, les menaces, puis les incidents se multiplient, comme si quelqu’un cherchait à prendre le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption. Dans les ténèbres qui s’emparent de sa vie, la seule lueur d’espoir pourrait bien venir d’un certain Martin Servaz.

N’éteins pas la lumière est sorti  le 12 février 2015 aux Editions Pocket, 704 pages, 8,40€.

MON AVIS :

Aujourd’hui, c’est trois avis pour le prix d’un, parce que Bernard Minier le vaut bien ! Une découverte faite sous le sapin à Noël avec N’éteins pas la lumière, le troisième tome des aventures de Martin Servaz. À noter, et c’est chose rare dans une série, qu’on n’est pas perdu ni même spoilé si on commence la lecture des aventures de Martin dans le désordre. C’est, de surcroît, un personnage qui n’occupe pas forcément le devant de la scène puisque l’auteur excelle dans les voix multiples et adapte leur présence en fonction des besoins de l’enquête et de l’état psychologique, très vacillant après Le Cercle, de son héros.

Pour en revenir à Bernard Minier, on me l’a vendu comme un produit local (nous venons du même bled ou presque) qui faisait du bon boulot. D’accord, j’étais déjà conquise en m’imaginant redécouvrir mon sud ouest, ce qui explique que je ne me sois pas penchée sur la quatrième de couverture. J’ai pris une belle claque, tout de même, car si l’intrigue semble de prime abord déjà-vu, comme à chacun de ses livres (retenez de prime abord, svp), Bernard Minier réserve bien des surprises dans le traitement de ses scénarios et offre un style prenant qui le hisse au même niveau que Karine Giebel dans mes références de thrillers. Ce n’était d’ailleurs pas évident pour lui de passer dans le même registre (psychopathe harcelant une femme) après Juste une ombre que j’avais adoré.

Bernard Minier apporte une réelle densité à ses décors (beaucoup de recherches de sa part !) et à ses personnages (des failles, des mauvais caractères, des fous). J’ai envie de dire que le monsieur a tout compris concernant les ficelles d’un thriller efficace. Outre cela, ses romans sont loin d’être roses bonbon. C’est violent, gore, la pression n’a de cesse de monter au fil des pages et on peut dire que l’auteur n’épargne rien ni à ses héros, ni à ses lecteurs. De plus, Monsieur prend son temps pour déployer sa toile et on le suit, même quand on se dit que ça tourne un peu en rond, parce qu’il y a cette étincelle qui grossit grossit grossit… jusqu’à ce que l’intérêt du lecteur s’enflamme.

Si vous voulez du thriller addictif, foncez, je n’ai rien d’autre à dire !

Ecrit par Julie

La chronique du roman « Love Murder » de Saul BLACK

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 » Souviens-toi de son visage. C’est le dernier que tu verras. « 

Une nymphe à la beauté inquiétante, Katherine Glass, patiente dans le couloir de la mort pour avoir torturé puis assassiné une dizaine de femmes. Mais son partenaire dans le crime, l’Homme au masque, court toujours… Et six ans après les meurtres, il recommence à tuer. Valerie Hart, l’inspectrice à qui l’on doit l’arrestation de Katherine, est décidée à enfin clore le chapitre. Pour parvenir à ses fins, elle est même prête à rendre visite à la vénéneuse détenue – cette femme qui éveille en elle des pulsions dangereuses et semble lire dans l’intimité de son couple. 
Avec cette nouvelle enquête de Valerie Hart, intrépide femme flic et fumeuse impénitente, Saul Black renouvelle son tour de force : emporter le lecteur dans une course-poursuite qui mêle humour, intelligence, suspense et tourments de l’âme.

Il est sorti le 5 octobre 2017 aux Editions Presses de la cité.

Mon avis:

En 2009, Katherine Glass, qui a été arrêtée par l’inspectrice Valérie Hart, a été reconnue coupable du viol, de la torture et du meurtre de six femmes. Les preuves sont incontestables, avec des vidéos d’elle et de son partenaire masqué effectuant des actes horribles et dépravés. Malheureusement, ce dernier n’a jamais été capturé.

En 2015, Valérie Hart se voit enquêter sur le meurtre horrible d’une jeune femme. Tous les indices la conduisent dans une direction inquiétante, la prison de Red Ridge, où Katherine est enfermée. En effet, le complice de cette dernière semble refaire surface et il est bien décidé à ce que Katherine soit de la partie. Commence alors un jeu du chat et de la souris étrangement fascinant où Valérie devra voyager dans l’obscur esprit de Katherine, ce qui pourra se révéler fatal…

Le style de Saul Black est toujours aussi agréable. Quant à l’intrigue, c’est bien écrit, convaincant et bien rythmé, même si elle est de facture classique et que j’ai deviné très rapidement qui se cachait derrière le complice de Katherine. Toutefois, ce n’est pas grave, car le point fort de la trame c’est la relation insidieuse entre Valérie et Katherine. Cela m’a un peu fait penser à l’excellent roman « Le silence des agneaux ». On sonde la psyché humaine. L’auteur nous entraîne dans l’exploration de la personnalité envoûtante et séduisante de Katherine. C’est une femme intelligente qui fascine autant qu’elle écœure. Et malgré tout qu’elle sait sur Katherine, Valérie ne peut s’empêcher d’être attirée vers elle. C’est très complexe et leurs rencontres sont captivantes à suivre.

Quant à Valérie, elle a beaucoup changé depuis le premier opus, peut-être trop, sans réelle transition, ce qui m’a un peu déstabilisée. J’avoue que j’aime un peu moins cette face de Valérie que j’ai trouvée un peu trop lisse. Néanmoins, cela reste un personnage plaisant à suivre.

Pour conclure :

« Love murder » est un thriller divertissant qui ne renouvèlera pas le genre, mais qui est fascinant à lire rien que pour la relation entre Valérie et Katherine.

La chronique du roman « Le boucher de Chicago » de Robert Bloch

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Le boucher de Chicago Chicago, 1893. Une foule immense afflue des quatre coins des États-Unis pour admirer l’Exposition universelle. Ses architectes, qui voulaient créer une cité de rêve, la surnommèrent la Ville Blanche. Profitant des travaux liés à cette grandiose installation, G. Gordon Gregg a fait construire une demeure imposante, sorte de château gothique destiné à héberger le visiteur de passage. À y regarder de plus près, c’est une tout autre affaire. Chambres sans fenêtres, escaliers dérobés, trappes secrètes… Gregg est un homme magnétique, et lorsque plusieurs femmes qu’il a séduites disparaissent, on imagine une arnaque à l’assurance. Mais Crystal, jeune journaliste exaltée et intrépide, soupçonne de son côté un dessein plus diabolique…

Il est sorti le 5 octobre 2017 aux Editions 10/18.

Mon avis:

1893, la ville de Chicago est en émoi, car l’exposition internationale, appelée aussi foire mondiale de Chicago, va bientôt ouvrir. Le Dr G. Gordon Gregg en profite pour faire construire un « château » avec sa pharmacie, son cabinet ainsi que des chambres à louer pour les voyageurs.

Crystal, journaliste intrépide, suit son fiancé lors d’un de ses rendez-vous professionnels où elle rencontre le beau Dr Gregg récemment veuf. Ce dernier l’obsède, mais plus elle s’intéresse à cet homme plus elle aimerait connaître ce qui se cache derrière la façade courtoise et amicale de ce bon vieux docteur… quitte à rentrer dans l’antre du diable.

J’ai adoré ce petit roman. Robert Blach a une plume très agréable. Je me suis facilement plongée dans cet univers sombre à l’atmosphère suffocante. L’auteur a su avec brio s’approprier l’histoire du tristement célèbre tueur en série H.H. Holmes. Il est connu pour avoir tué un grand nombre de personnes (hommes, femmes et enfants) dans son château pourvu de trappes, de portes dissimulées, de passages secrets qui étaient destinés à servir ses funestes desseins. L’histoire est succincte, j’aurais apprécié avoir un peu plus de détails et que soit un peu plus développé par moments. Toutefois, Robert Blach a su nous dépeindre la psychologie et la folie de cet homme charismatique, froid et manipulateur. En ce qui concerne l’intrigue, elle est bien menée et plaisante. Le personnage de Crystal est très agréable et elle n’a pas froid aux yeux.

Pour conclure :

« Le boucher de Chicago » mélange habilement fiction et histoire pour nous donner un récit passionnant et frissonnant. L’auteur nous plonge dans la noirceur humaine dans les années 1800.

À découvrir !