La chronique de « Sprite , T1 » de Yugo Ishikawa

Le « temps » ne s’écoule pas de la même manière pour tous les êtres humains…

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D’abord, des flocons noirs tombèrent du ciel… Puis il y eut ce terrible séisme, le raz de marée noir et… plus rien. Yoshiko, ses amies et son oncle se retrouvent bloqués au sommet d’un gratte-ciel quand la catastrophe frappe Tokyo. Aucun survivant ne sait ce qui s’est passé, mais déjà la panique s’empare de certains, tandis que d’autres profitent de la confusion pour s’approprier les maigres ressources restantes. Tous ont compris que leur monde ne sera plus jamais le même. 

Un thriller choc et haletant entre science-fiction et horreur.


L’histoire :

L’histoire n’est pas sans rappeler les événements récents au Japon, ce qui somme toute, contribue à rendre l’ensemble proche de notre réalité… du moins jusqu’à ce que les éléments surnaturels nous soient révélés.

Tout commence dans la ville de Tokyo au Japon, où nous faisons la connaissance de Sû, une jeune lycéenne qui est dévouée aux autres. On entre assez vite dans l’action car il suffit d’attendre quelques pages pour que la catastrophe, pas si naturelle que ça, frappe la ville. La jeune fille et ses deux amies se retrouvent coincées dans un gratte-ciel récent, raison pour laquelle elles survivent au désastre. Elles ne sont pas les seules rescapées et découvrent rapidement les comportements types des survivants. Qui ne sont pas toujours jolis.

Les scènes angoissantes ne sont pas faites pour les âmes sensibles car aucun être humain n’est épargné par l’étrange phénomène. Une eau sombre, que seuls quelques individus peuvent percevoir, semble recracher les gens qui y entrent sous forme de zombies, prêts pour la mort.

Le secret du phénomène nous est maladroitement révélé. C’est le seul bémol que j’ai relevé ici. Je n’ai toujours pas compris l’origine d’une telle catastrophe. Le personnage, ayant narré cette histoire, est assez perturbé mais je doute que le flou artistique dans l’esprit du lecteur soit dû à cela.

Heureusement, d’autres scènes viennent nous éclairer sur cet étrange faille temporelle. La chute de ce tome est surprenante et elle laisse supposer une suite qui le sera tout autant.


Le graphisme :

De ce côté-là, rien à dire. Les décors sont époustouflants de réalisme notamment les scènes d’horreur et celles où on a des gros plans de la ville en plein tsunami maléfique. Les traits des personnages sont très expressifs. Même ceux du chien sont stupéfiants. C’est d’ailleurs assez rare pour le souligner mais la présence d’un animal domestique est une singularité bien sympathique de ce manga.


Pour conclure :

Voici un manga qui vous collera de sacrés frissons dignes des plus grands films d’épouvante. On sent que ce tome sert à la mise en place de l’histoire d’où la sensation de précipitation. Ceci étant, maintenant que le décor est horriblement planté, il me tarde de connaître la suite. 

Merci aux Editions Kazé Manga

écrit par Julie

 

Editeur : Kazé Manga

Type : Seinen

Prix : 7,50 €

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La chronique de « L’arcane de l’aube , T1 » de Toma Rei

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Nakaba, princesse de sang royal, est envoyée en pays ennemi accompagnée de son unique serviteur, Loki, afin d’épouser leur prince et ainsi garantir la paix entre les deux royaumes. Rencontrant son mari pour la première fois le jour de son mariage, la jeune fille, malgré sa grande beauté, est tout de suite rejetée par son époux du fait de sa chevelure rousse, apanage des gens du peuple, alors que les rois se targuent d’une crinière d’ébène. Dans cet environnement hostile où les intrigues de cour peuvent être fatales, l’étrange pouvoir qui sommeille en Nakaba émerge doucement…

Graphisme :

Les dessins sont sublimes et d’une réalité émotionnelle étonnante. Les expressions faciales sont dépeintes avec tact. Les costumes et les lieux décrivent un autre temps, un temps plus moyenâgeux. On se sent réellement transporté dans cet univers si différent de l’ère contemporaine actuelle. C’est un pur plaisir pour les yeux de se laisser glisser page après page grâce à ces dessins tous plus réalistes les uns que les autres.

Histoire :

L’histoire pourrait être banale en soi mais je peux vous assurer que Toma a su la parsemer de touches d’ombre. Elles permettent de maintenir les dans un état de stress permanent en lui insufflant l’envie avide de connaître la suite.

On découvre une princesse livrée au royaume voisin pour maintenir une paix relativement fragile depuis des décennies. Mais elle a une tare en quelque sorte… Elle est rousse alors que les têtes couronnées ont des cheveux noirs. Seuls les gens du peuple présentent des couleurs différentes. Son époux, le prince Caesar, ne peut tolérer cette singularité et il le lui fait comprendre. Il s’en suit tout un tas de problèmes, de doutes entre ces deux personnages et le serviteur Loki de la princesse Nakaba.

Ce premier tome me laisse entièrement sur ma faim. Il reste tant de questions sans réponse qu’il me tarde de lire la suite.


Merci aux Editions Kazé Manga

Bande-annonce (VF) de L’ARCANE DE L’AUBE

http://www.kaze-manga.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=295:manga–bande-annonce-larcane-de-laube&catid=73:trailers-videos-de-nos-mangas&Itemid=250



Editeur : Kazé Manga 

– Collection : Shôjo 

– Parution : 28 avril 2011 

– Broché : 192 pages 

– Prix : 6.50 euros

écrit par Pearl

La chronique de « IKIGAMI , T2: Préavis de mort » de Motoro Mase

Quand la mort devient un acte de bravoure.

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Editeur : Kazé Manga

Type : Seinen

Prix : 7,95 €


Dans notre pays, une loi entend assurer la prospérité de la nation en rappelant à tous la valeur de la vie. Pour ce faire, un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est arbitrairement condamné à mort par une micro-capsule injectée lors de son entrée à l’école. Lorsque l’on reçoit l’Ikagami, c’est qu’il ne nous reste plus que 24 heures à vivre. Mais à quoi passer cette dernière journée, lorsqu’on n’a pas eu le temps de faire sa vie ? Que feriez-vous de vos dernières 24 heures ?


L’histoire :


Ce tome reprend le schéma narratif du premier opus en nous permettant de suivre les dernières journées de deux personnes auxquelles Fujimoto a délivré l’Ikigami.

1/ Kazuka est une jeune femme tranquille. Elle entretient une relation orageuse avec Takeshi qui a pour ambition de devenir réalisateur. Son rêve empiète sur sa vie privée puisqu’il se drogue afin d’être le plus performant possible. Lorsque Kazuka reçoit le préavis de mort, c’est l’heure des vérités. Takeshi prend conscience de l’amour de sa compagne et du soutien indéfectible qu’elle lui a apporté. La fin est tragique et sonne comme une punition pour avoir gaspillé sa vie, ce qui vient corroborer le discours abject de la Société.

2/ La seconde histoire m’a beaucoup touchée puisqu’elle concerne une vieille dame en maison de retraite, Mme Asakura qui croit reconnaître en un jeune auxiliaire de vie son défunt mari. Takebe, qui jusqu’ici a toujours été maladroit et ne se sentait pas vraiment utile, va enfin trouver un sens à sa vie. L’arrivée de l’Ikigami vient tout chambouler. Cette seconde histoire est émouvante et à la fois condamnable parce qu’encore une fois, l’acceptation du processus se fait en douceur. Takebe accepte sa mort et certains personnages osent même comparer celle-ci à un départ pour la guerre, comme si Takebe agissait au nom de la nation. Jusqu’à la fin il est manipulé et on s’insurge contre la sérénité qu’il affiche à cause des mensonges proférés.


Ce tome est très intéressant car il dévoile d’autres facettes de l’histoire.

Tout d’abord, il permet au lecteur d’entrer dans la vie privée d’un livreur de préavis de mort. On découvre ainsi les répercussions de cette tâche dans ses rapports avec autrui. En se séparant de sa petite amie, Fujimoto réalise une introspection sur lui-même très lucide mais malgré cela, on n’arrive pas à lui pardonner sa passivité. Dans le premier tome, on quittait un Fujimoto prêt à se révolter tandis qu’on le retrouve résigné à accomplir sa mission de « dieu de la mort ».

L’espoir renaît tout de même vers la fin lorsque le système lui rappelle les justifications complètement utopiques de son existence. Tous les moyens sont bons pour assurer la pérennité de la Société. Une société qui ne lésine pas sur les moyens pour duper ses membres d’une manière ingénieusement diabolique. Le soutien mis en place est un rouage qui n’a de sens que parce qu’il assure une non contestation de l’Ikigami. Cela nous conforte dans l’idée qu’il n’y a rien d’humain dans le procédé puisque les gens ne comptent pas. Ils ne sont que des pions qu’on ménage pour éviter de faire des vagues.


Le graphisme :

Les illustrations sont toujours aussi réalistes. J’ai notamment apprécié la mise en valeur des souvenirs des personnages et le décompte toujours aussi dramatique.


Pour conclure :

Je suis toujours aussi séduite par le concept de ce manga et même si j’apprécie de suivre les réactions des condamnés, j’attends une certaine évolution pour la suite car le scénario pourrait devenir répétitif et me lasser. Pour l’instant, ce n’est pas le cas mais on ne sait jamais 😉 

 


écrit par Julie

la chronique de « Bloody Kiss » T1 et 2 de Kazuko Furumiya

Tome 1

Kiyo Katsuragu travaille dur pour devenir avocate. Un jour, elle hérite d’un manoir qui appartenait à sa grand-mère (qu’elle n’a jamais vue de sa vie). Mais ce manoir est habité par deux vampires !! Cette jeune fille vit à présent avec des vampires dans le plus grand respect!


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Tome 2

Kiyo a été choisie comme fiancée par Kuroboshi, un garçon moitié vampire, moitié humain. Un jour, Kuroboshi débarque au lycée en compagnie de son serviteur Arche, ce qui provoque une belle pagaille dans la vie de Kiyo !! Alors qu’elle commence enfin à apprécier la vie scolaire avec eux, un rival apparaît pour Kuroboshi! Voici le dernier volume de cette histoire d’amour peuplée de vampire !!


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Résumé :

Kiyo, jeune lycéenne hérite de sa grand-mère un manoir quelque peu délabré. Bien que décidée à le vendre elle va le voir, y découvre qu’il est squatté non par des sans-abris, mais par des créatures bien plus inquiétantes des vampires : un maitre et son serviteur. Kuroboshi têtu moitié vampire moitié humain décide de faire de cette magnifique humaine sa fiancée qui en tant que telle il ne peut s’abreuver que de son sang. Son serviteur Arche protège son maitre et dans l’ombre aide Kiyo à voir plus clair dans les sentiments de son maitre. Elle ne s’est quoi faire avec ses propres émotions sans trop savoir pourquoi elle les refoulent. Un jour un ancien camarade de la lycéenne So Mizukami devenu chasseur de monstres entendons là vampires atterris dans le lycée de nos deux héros. Faisant ressortir chez kuroboshi de la jalousie et de l’envie d’une vraie relation avec Kiyo qui quant à elle veut le protéger de So sans qu’aucun des deux ne s’en aperçoivent ! Ce qui crée des combats et des disputes dans ce trio infernal qui oblige la jeune fille à avouer ses sentiments envers le vampire au grand plaisir de celui-ci.

Mon avis :

Un manga romantique dans un univers gothique.

Ce que je reproche dans les mangas, en général c’est une uniformité du croquis des personnages du même sexe. Kazuko lui met une différence dans les dessins de ses sujets.

J’adore le côté mâle autoritaire, toujours à tenter le diable de Kuroboshi, quitte à essuyer un refus et s’en offusquer quand il arrive. Quant à Kiyo que dire vraiment ! Rafraîchissante avec une « pêche ». Son caractère l’empêche de se laisser abattre, on ne peut que se laisser porter par elle. Ses sentiments envers Kuroboshi tantôt accepté tantôt repoussés nous mènent dans encore plus de « scène de combats » qui apporte cette note d’humours que je recherche.

Je l’ai adoré dès la première page le seul bémol que ce soit si court deux tomes, ce n’est pas assez pour moi.

Allez l’acheter, il est mordant!

Édition : Glénat – Collection : Shojo – Prix : 6.90 Euros

écrit par Eden