La chronique du roman « Meg Corbyn , Tome 1: Lettres écarlates » de Anne Bishop

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Meg Corbyn a vécu toute sa vie coupée du monde, traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules se servant de ses visions du futur pour s’enrichir. Lorsqu’elle s’enfuit, ils sont prêts à tout pour la récupérer, même à s’aventurer sur le territoire des Autres. Ces créatures de cauchemar prêtes à éradiquer l’humanité au moindre faux pas auprès desquelles Meg va trouver refuge. Mais si Simon Wolfgard, loup-garou et chef de la communauté, est d’abord intrigué par cette humaine intrépide, il pourrait à tout moment décider de simplement éliminer cette source de danger pour les siens…

Il est sorti le 16 avril 2014 aux Editions Bragelonne, 20€.

Mon avis:

Meg Corbyn est une cassandra sangue, une prophétesse du sang. Elle est capable de percevoir des brides de l’avenir lorsqu’elle s’incise la peau.

L’histoire débute, quand Meg cherche un refuge en plein hiver après s’être échappée de l’institution où elle était prisonnière. Elle va obtenir l’asile dans l’enclos de Lakeside, un quartier où se trouvent les Terra Indigène dans lequel la loi humaine ne s’applique pas.

Meg, bien qu’elle se situe en territoire dangereux, estime que c’est sa meilleure chance de survie, même si beaucoup d’humains considèrent ces créatures impitoyables, meurtrières et déraisonnables.

Pour Meg, elle voit tout différemment, ce qui est certainement du à sa perception inhabituelle de l’univers et de son « éducation ».

Dès lors, son entrée dans ce monde changera sa vie ainsi que celle de l’enclos de Lakeside…

L’écriture de Anne Bishop est parfaite et très addictive. L’auteure sait nous tenir en haleine du début à la fin, même si au départ le rythme est un peu lent, le temps de poser les bases, le décor et les personnages. De ce fait, cela nous immerge totalement dans cet univers fascinant à l’atmosphère pesante.

Quant à l’intrigue, il y en a plusieurs qui gravitent autour de la fuite de Meg et le contrôleur qui tente, par tous les moyens, de la récupérer. Nous avons des espions qui cherchent des informations et une manière de briser l’emprise des « Autres » sur les humains. Et une nouvelle drogue dévastatrice fait son apparition. Au milieu de tout cela, nous suivons l’intégration de Meg dans l’enclos, qui devra faire face à beaucoup d’hostilité et de méfiance, ainsi que son apprentissage de la vie. C’est passionnant.

En ce qui concerne l’univers que Anne Bishop a créé, il est riche, intense, terrifiant et extraordinaire. Tout est bien construit et expliqué. Les êtres surnaturels que l’auteure a imaginé ne sont pas tendres, ni romantiques. Ils sont au sommet de la chaîne alimentaire où ils exercent leur domination sur les humains qu’ils considèrent comme des « singes » et de la nourriture. Les humains ne sont que tolérés, car s’ils transgressent les lois des Terra Indigène, ils se feront un plaisir de les dévorer.

J’ai bien apprécié la diversification des créatures que l’on croise. On fait la connaissance de métamorphes de toutes sortes (grizzli, coyote, corbeau, chouette, loup…), de vampires (dont Anne Bishop a une vision quelque peu originale), d’Elementaires et d’autres encore.

Pour ce qui est des cassandra sangue, je me demande si Anne Bishop ne sait pas inspiré de la mythologie grecque, plus précisément de l’histoire d’Apollon et de Cassandre qui avait le don de voyance.

Du côté des protagonistes, ils sont étoffés et uniques. On en rencontre de nombreux, mais ils sont tous mémorables et apportent indéniablement de la richesse au récit. Nous avons Simon Wolfgard, chef de l’enclos. Il est brutal, sauvage et maladroit dans ses rapports avec les humains. C’est lui qui acceptera Meg sur le territoire. J’ai aimé voir le développement lent, mais crédible de leur relation.

 
Il y a également Tess, un des caractères le plus intriguant et fascinant. Elle prendra Meg sous son aile. Et, nous avons notre héroïne atypique et touchante. Elle est ignorante, craintive et douce, elle a tout à apprendre de la vie. Au fil des pages, on la verra évoluer en quelqu’un de plus fort.

J’ai aimé son rapport avec un louveteau traumatisé.

En bref, les personnages sont géniaux, un casting complet aux tempéraments variés avec des adversaires plausibles.

Pour conclure :

« Lettres écarlates » est une excellente urban fantasy. Tout est fait pour vous scotcher aux pages, les protagonistes, l’univers et l’intrigue. Ça ne manque pas de piquant, de suspense et d’actions.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un aussi bon roman.

Un livre à savourer et à ne pas louper !

C’est un coup de cœur !

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3 réflexions sur “La chronique du roman « Meg Corbyn , Tome 1: Lettres écarlates » de Anne Bishop

  1. stelphique 26 mai 2014 / 15:54

    Bon on fait comment pour résister???Quelle chronique !! déjà qu’il me tentait trop………

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