La chronique du roman « Appelez la sage-femme » de Jennifer Worth

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Londres, années 1950. Jeune infirmière, Jennifer Worth décide de parfaire sa formation de sage-femme et rejoint les sœurs d’un couvent anglican, Nonnatus House, situé dans les docks de l’East End. À 22 ans, elle s’apprête à vivre l’expérience de sa vie dans cette maternité qui vient en aide aux plus pauvres. Récit de cet apprentissage, de sa rencontre avec les sœurs, alors qu’elle-même ne croit pas en Dieu, mais aussi tableau des quartiers déshérités du Londres d’après-guerre, son témoignage est à la fois bouleversant et empreint d’optimisme.

Il est sorti le 4 février 2015 aux Editions Le livre de poche, 7.60€.

Mon avis:

« Appelez la sage-femme » est un roman qui m’a beaucoup émue. C’est un témoignage fort qui ne m’a pas laissée indifférente, et grâce auquel j’ai appris beaucoup de choses.

Après quatre ans d’études d’infirmière, Jennifer Worth, âgée de vingt-deux ans, décide d’intégrer le couvent de Nonnatus House pour parfaire sa formation de sage-femme. Elle nous décrit sa vie et sa formation dans les quartiers pauvres du Londres des années 1950. On suit Jennifer dans son quotidien, mais aussi dans ses souvenirs, chaque chapitre faisant référence à un fait marquant ou à un personnage qui l’a touchée d’une manière ou d’une autre.

On se rend compte que faire ce métier dans les années 1950 était à la fois magnifique et terrible. Il fallait s’attendre à tout et avoir le cœur bien accroché. On prend conscience qu’un accouchement aujourd’hui est presque facile, comparé à ceux des années 1950 et aux conditions dans lesquels ils étaient pratiqués.

En lisant ce livre, j’ai été étonnée de voir autant de misère et de conditions d’hygiène si déplorables. Quand bien même nous sommes dans les années 1950, il s’agit tout de même de l’Angleterre ! Jennifer Worth ne fait pas que nous donner son témoignage en tant que sage-femme. Grâce à elle, on en sait plus sur les conditions sociales de l’East End, et de l’Angleterre de l’après-guerre en général. On également prend conscience de tous les progrès de la médecine dans le domaine de l’accouchement, de l’obstétrique, du suivi prénatal et du suivi post natal.

les maladies qui les compliquent considérablement (MST, rachitisme, éclampsie, accouchement en siège…). L’auteur dépeint aussi les problèmes sociaux qui touchent la population de l‘East End (pauvreté, violence domestique, surpopulation, prostitution, les workhouse…) et j’ai été terriblement choqué par tout cela, sachant que cela s’est produit il y a à peine soixante ans.

La plupart des personnages rencontrés par l’auteur m’ont beaucoup touchée : Mary la prostituée Irlandaise, Carmen la femme aux nombreux bébés, le mari de Carmen, la vieille Mrs Jenkins…

C’est un témoignage simple, bien écrit mais sans poésie, franc et honnête. Ce livre m’a laissé à la fois une impression de tristesse (pour ces femmes de l’époque, pour ces pauvres bébés…) mais aussi d’espoir et d’humour. Si les conditions font que la mort et la maladie rôde, l’auteure a toujours un œil optimiste et Jennifer nous invite, quelque part, à voir le meilleur et à célébrer la vie.

Pour conclure, « Appelez la sage-femme » est un témoignage émouvant sur les conditions des femmes en général (sages-femmes, religieuses, ou simples patientes) dans le Londres des années 1950. J’ai été très émue par ce livre, et je vous le recommande !

Ecrit par Noémie

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