La chronique du roman « L’emprise du vice » de Nora Roberts.

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En visite chez sa sœur Kathleen à Washington, Grace, auteure de romans noirs, apprend que cette dernière a accepté un job d’opératrice de téléphone rose pour pallier des difficultés financières. Selon Kathleen, la société Fantasme garantit l’anonymat à ses salariés, mais Grace s’inquiète. Ses doutes tournent soudain au cauchemar lorsque Kathleen est retrouvée morte dans sa maison, étranglée avec le cordon de son combiné. Dévastée mais déterminée à venger sa sœur, Grace, aidée de l’inspecteur Jackson, se lance corps et âme à la recherche de l’assassin…

Il est sorti le 18 février 2015 aux Editions J’ai lu, 7.80€.

Mon avis:

Grace, auteure à succès (majoritairement des romans policiers), se rend chez sa sœur Kathleen pour quelques jours. Fraîchement divorcée, celle-ci semble peiner à s’en sortir émotionnellement, même si elle tente de cacher ses sentiments. Pendant son séjour, Grace fait la connaissance du charmant voisin de sa sœur : Ed Jackson, un flic à la brigade criminelle. Elle voit en lui un bon moyen d’alimenter ses futurs romans policiers (et puis, Ed Jackson est plutôt agréable à regarder !).
Kathleen, pour se payer un avocat digne de ce nom pour la garde de son fils, travaille pour Fantasme Inc, une entreprise de « téléphone rose ». La confidentialité est assurée, à la fois pour le client et l’opératrice. Pourtant, l’un de ses admirateurs finira par la retrouver, et l’assassiner.
L’enfer se déchaîne alors dans la vie de Grace. Outre le chagrin que lui provoque la perte de sa sœur, celle-ci se retrouve obsédée par la traque du tueur. Cela tombe bien, Ed et son partenaire Ben Paris sont chargés de l’enquête…

L’intrigue m’a beaucoup plu, même si on sent bien que le livre a été écrit à la fin des années 1980. Cela se ressent par rapport à la technologie de l’époque (téléphone fixe avec fil, pas de téléphone portable…), la façon de mener l’enquête, et les références culturelles. Toutefois, je n’ai pas été gênée par cet aspect un peu kitsch/vieillot, au contraire, j’ai trouvé ça très sympathique en fait.
L’enquête avance doucement mais sûrement, nous permettant de faire connaissance avec les différents personnages du roman, y compris le tueur. En effet, on se retrouve dans sa tête à plusieurs reprises et cela fait froid dans le dos.

Grace et Kathleen sont sœurs mais très différentes l’une de l’autre. Grace est étourdie, charmante au naturel, spontanée, auréolée de succès… Kathleen a tendance à tout contrôler, elle est pragmatique et abonnée aux fins de mois difficiles. Au final, Grace et Kathleen sont sœurs mais ne sont pas amies. Cela peine Grace, et cela devient pire une fois que sa sœur disparaît. Elle sait qu’elle ne pourra plus jamais se rapprocher de Kathleen, et est déterminée à trouver qui l’a tuée, en quelques sortes pour un ultime rapprochement.

Quant à Ed Jackson, ses sentiments pour Grace lui tombent dessus sans qu’il s’y attende. Il n’est pas contre le fait de s’engager, mais il a toujours imaginé que ce serait avec une femme complètement différente de Grace. Leur relation est mignonne et douce, même si les choses vont un peu vite selon moi (niveau sentiments).

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment avec « L’emprise du vice ». L’enquête est intéressante, tout comme les relations entre les personnages. C’était mon premier roman de l’auteure et je suis bien déterminée à en lire d’autres. J’ai envie de tester ses romances et ainsi que de découvrir d’autres thrillers/policiers.

Ecrit par Noémie