La chronique du roman « Les lumineuses » de Lauren Beukes

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Harper Curtis n’était qu’un marginal, prêt à tout dans le Chicago sombre et violent de l’hiver 1931. Jusqu’à ce qu’il trouve refuge dans une maison abandonnée, jusqu’à ce qu’il voie Jinsuk, Zora, Willie, Kirby et les autres lui apparaître dans une auréole de lumière, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il doit toutes les tuer, et que la maison va l’y aider. Ainsi débute sa folle croisade meurtrière à travers le XX e siècle. Mais l’une de ses victimes va survivre. Assoiffée de vengeance, attentive aux indices anachroniques qu’Harper sème derrière lui, approchant bientôt d’une vérité pourtant impossible…

Il est sorti le 11 juin 2015 aux Editions Pocket (rééditions).

Mon avis:

Ce roman est un hybride. L’histoire de base se réfère à l’univers du thriller, mais la trame de fond s’inscrit dans les récits de la SF.

Pour mettre en avant cette histoire de tueur en série voyageant dans le temps, Lauren Beukes a eu l’intelligence de déstructurer son récit, circulant d’une époque à l’autre à travers ses chapitres dont les époques se mélangent. La construction est maitrisée, suffisamment complexe pour attiser la curiosité, suffisamment cohérente pour ne pas perdre le lecteur qui ne serait pas habitué à ce genre de lecture.

Cela donne un récit un peu étrange, assez commun de par son histoire de tueur, assez audacieux de par son élaboration. Une manière de proposer au lecteur tous les codes du (des) genre(s), mais explosés façon puzzle.

Le tout étant plutôt bien écrit, on se prend vite au jeu. Il y manque cependant un petit « je ne sais quoi » indéfinissable, pour faire passer ce roman de bon moment de lecture à une lecture plus marquante.

En tant qu’amateur des deux genres littéraires, deux notions me semblent pouvoir être importantes : le « comment » et le « pourquoi ».

L’auteure s’est affranchie du « comment », ce qui n’est absolument pas un souci, à mon sens. Pas de grandes explications pseudo-scientifiques, donc, sur ce voyage à travers les périodes. Place à l’imaginaire du lecteur, et c’est une bonne chose.

Plus gênant, à mon avis, est le peu de développement concernant le « pourquoi ». Sans entrer dans le détail afin de ne rien déflorer de l’histoire, je suis resté sur ma faim tant l’auteure élude les choses. Resté sur ma faim pour la fin également, trop prévisible.

Au final, une lecture qui mérite qu’on s’y attarde, mais qui ne va pas au bout de son ambition. Manque certains prolongements et la petite étincelle pour faire exploser le tout.

Ecrit par Gruz

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