La chronique du roman « Un dimanche soir en Alaska » de Don Readen

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Quelques baraques bancales posées sur un monde en sursis. Aux confins de l’Amérique et des glaces, le petit village indigène de Salmon Bay vit ses derniers instants. Bientôt, le littoral cédera, la baie l’engloutira. En attendant la barge chargée de les mener au nouveau site, les habitants disent adieu à la terre – cette terre où plane l’esprit des ancêtres, cette boue où les petites filles dessinent des histoires… Adieu à la toundra pelée, à la station de radio locale où Jo-Jo, le DJ, passe sans fin des vieux disques, aux chemins de planches et aux mélopées yupik… Tyler, le premier esquimau de la planète allergique au froid, Dennis dit  » l’Embrouille « , Angelic, Panika, Josh, Junior et les autres – tous sentent pourtant que Salmon Bay n’a pas dit son dernier mot. Avant la grande traversée, pour le meilleur peut-être, le village leur réserve un cataclysmique chant du départ…

Il sort le 10 septembre 2015 Chez Fleuve Editions.

Mon avis:

Dans une semaine, les habitants de Salmon Bay vont devoir quitter cette terre de leurs ancêtres. En effet, aux confins de l’Amérique et des glaces, ce village d’indigènes vit ses derniers instants. Après de nombreuses années d’inondations, d’érosion côtière et le changement climatique, Salmon Bay va disparaître de la carte.

Don Rearden nous plonge dans un moment intimiste où l’on vit avec les Yupiks, où leur mode de subsistance est en grande partie traditionnel, leurs dernières heures à Salmon Bay. À travers les différents personnages, tous aussi authentiques que touchants, humains et inoubliables, nous allons découvrir les rites millénaires d’une culture, leur croyance, leurs traditions orales. Bien que l’on ai l’impression de voir un village qui se disloque avec la révélation de certains secrets, cela demeure un peuple unit face à l’inévitable.

Don Rearden a une très belle écriture et elle très prenante. Tout est bien dépeint, avec justesse. L’histoire de ces autochtones ne peut que nous toucher. Au début, j’ai eu un peu de mal avec le récit non linéaire, qui alterne passé proche et présent, on s’y habitue vite. Quant au rythme, il est lent, mais jamais ennuyeux. On vit avec l’harmonie des couchers et des levers du soleil, jusqu’au départ. Néanmoins, l’auteur nous offre un certain nombre de rebondissements.

J’ai adoré découvrir leur culture, leur lien et leur respect envers la nature qui les nourrit. J’avoue que j’ai ressenti beaucoup d’apaisement pendant ma lecture malgré le drame qui se joue.

Pour conclure :
Don Rearden a écrit un très beau roman qui est dans l’ère du temps et qui ne peut que trouver une résonance en nous vu le sujet abordé.
« Un dimanche soir en Alaska » est une superbe histoire authentique et en toute simplicité qui vous touchera.

À lire !

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2 réflexions sur “La chronique du roman « Un dimanche soir en Alaska » de Don Readen

  1. cassie 9 septembre 2015 / 13:54

    ce n’est pas ce que je lis en temps normal mais je me le note, merci pour la découverte 😉

    • Fangtasia 9 septembre 2015 / 18:54

      Ce n’est pas ce que je lis non plus en temps normale. mais ça été une lecture reposante.

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