La chronique du livre « A la poursuite du grand chien noir » de Roddy Doyle

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Le grand chien noir est arrivé à Dublin pendant la nuit. Il répand la peur. Les autres animaux ont essayé de prévenir leurs maîtres, en vain. Les enfants de Dublin, menés par Gloria et Simon, partent à sa poursuite, aidés par des animaux.

Il est sorti le 2 septembre 2015 aux Editions Flammarion jeunesse.

Mon avis:

Roddy Doyle est un des auteurs irlandais que j’ai beaucoup lu, que ce soit ses romans pour adultes que ses livres jeunesses. J’aime sa manière de parler de l’Irlande et des relations familiales. Je n’ai jamais été déçue… Jusqu’à maintenant. Mais avant d’aller plus loin, je tenais à remercier les éditions Flammarion Jeunesse pour ce roman.

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Le postulat de départ était pourtant plus qu’alléchant. Roddy Doyle voulait partir d’un fait d’actualité qui est encore sur toutes les lèvres, la crise économique. Pourtant, c’est un fait que les enfants ne connaissent pas forcément très bien. Ils se demandent pourquoi les adultes n’ont plus autant le cœur à rire. En réalité, c’est plutôt une des conséquences de la crise économique qui est visée, la « dépression ». Elle est évoquée à travers le Grand Chien noir. De ce point de vue, je trouve cette image très bien choisie pour les enfants. Je la trouve forte et évocatrice. L’idée de la pourchasser amène une petite touche fantastique qui n’est pas déplaisante et qui fait de ce roman un petit conte moderne.

Cependant, ce que j’ai vraiment apprécié, c’est la manière dont les relations familiales sont évoquées. Il y a toujours beaucoup de tendresse et il est souvent question des différentes générations qui se retrouvent autour d’un problème ou d’un événement commun. C’est flagrant dansTrois femmes et un fantôme ou dans sa trilogie autour d’une même famille (The Commitments, The Snapper…). Il y a aussi sa manière d’évoquer l’Irlande. Il pointe souvent des problèmes de société comme les mères-filles (The Snapper), la pauvreté, les violences conjugales (La femme qui se cognait aux portes) et maintenant la crise économique qui frappe le pays. Il en parle toujours avec fierté et une certaine poésie. Il y a de très beaux passages qui rendent hommage à la ville de Dublin dans ce roman, « le Grand Chien Noir de la dépression a volé le cœur de Dublin, le cœur à rire ».

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Néanmoins, par d’autres aspects, j’ai réellement été déçue par ce roman. En premier lieu, je n’ai pas trouvé les illustrations franchement très jolies. Elles ne rendent pas un bel hommage au livre. Je m’attendais à mieux. Par ailleurs, il m’a semblé quelque peu ennuyeux. Il y a certains passages qui auraient mérités d’être coupés ou plus succincts. Ce sont des considérations  secondaires par rapport à l’intrigue principale, à ce dont il est réellement question. Le rythme est ralenti et j’ai vite décroché. Le livre est pourtant bien conseillé dès 10 ans. J’aurai donc imaginé quelque chose de plus rythmé dès le début mais l’intrigue met un peu de temps avant de réellement démarrer.

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A la poursuite du Grand Chien Noir est une déception et elle est d’autant plus que c’est un auteur que j’apprécie tout particulièrement. Il en faut bien un dans sa bibliographie mais le thème est à retenir.

Ecrit par Avalon

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