La chronique des romans « Glacé »; « Le Cercle » & « N’éteins pas la lumière » de Bernard Minier

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Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d’un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l’enquête la plus étrange de toute sa carrière.

Glacé est sorti le 3 novembre 2016 aux Editions Pocket, 736 pages, 8,40€.

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Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Le cercle est sorti le 2 novembre 2017 aux Editions Pocket, 789 pages, 8,40€.

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« Tu l’as laissée mourir… »

Le soir de Noël, Christine Steinmeyer, animatrice radio à Toulouse, trouve dans sa boîte aux lettres le courrier d’une femme qui annonce son suicide. Elle est convaincue que le message ne lui est pas destiné. Erreur ? Canular ? Quand le lendemain, en direct, un auditeur l’accuse de n’avoir pas réagi, il n’est plus question de malentendu. Et bientôt, les insultes, les menaces, puis les incidents se multiplient, comme si quelqu’un cherchait à prendre le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption. Dans les ténèbres qui s’emparent de sa vie, la seule lueur d’espoir pourrait bien venir d’un certain Martin Servaz.

N’éteins pas la lumière est sorti  le 12 février 2015 aux Editions Pocket, 704 pages, 8,40€.

MON AVIS :

Aujourd’hui, c’est trois avis pour le prix d’un, parce que Bernard Minier le vaut bien ! Une découverte faite sous le sapin à Noël avec N’éteins pas la lumière, le troisième tome des aventures de Martin Servaz. À noter, et c’est chose rare dans une série, qu’on n’est pas perdu ni même spoilé si on commence la lecture des aventures de Martin dans le désordre. C’est, de surcroît, un personnage qui n’occupe pas forcément le devant de la scène puisque l’auteur excelle dans les voix multiples et adapte leur présence en fonction des besoins de l’enquête et de l’état psychologique, très vacillant après Le Cercle, de son héros.

Pour en revenir à Bernard Minier, on me l’a vendu comme un produit local (nous venons du même bled ou presque) qui faisait du bon boulot. D’accord, j’étais déjà conquise en m’imaginant redécouvrir mon sud ouest, ce qui explique que je ne me sois pas penchée sur la quatrième de couverture. J’ai pris une belle claque, tout de même, car si l’intrigue semble de prime abord déjà-vu, comme à chacun de ses livres (retenez de prime abord, svp), Bernard Minier réserve bien des surprises dans le traitement de ses scénarios et offre un style prenant qui le hisse au même niveau que Karine Giebel dans mes références de thrillers. Ce n’était d’ailleurs pas évident pour lui de passer dans le même registre (psychopathe harcelant une femme) après Juste une ombre que j’avais adoré.

Bernard Minier apporte une réelle densité à ses décors (beaucoup de recherches de sa part !) et à ses personnages (des failles, des mauvais caractères, des fous). J’ai envie de dire que le monsieur a tout compris concernant les ficelles d’un thriller efficace. Outre cela, ses romans sont loin d’être roses bonbon. C’est violent, gore, la pression n’a de cesse de monter au fil des pages et on peut dire que l’auteur n’épargne rien ni à ses héros, ni à ses lecteurs. De plus, Monsieur prend son temps pour déployer sa toile et on le suit, même quand on se dit que ça tourne un peu en rond, parce qu’il y a cette étincelle qui grossit grossit grossit… jusqu’à ce que l’intérêt du lecteur s’enflamme.

Si vous voulez du thriller addictif, foncez, je n’ai rien d’autre à dire !

Ecrit par Julie

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