Dans ma boîte aux lettres…#113

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Voici les livres reçus chaque semaine dans ma boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Passons aux acquisitions papier et ebook de cette semaine :

Et vous quelles acquisitions cette semaine ?

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La chronique du roman « Une lueur d’espoir » de K. A. Tucker

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Catherine Wright habite en Pennsylvanie, dans une petite ville où la population atteint tout juste deux mille habitants en dehors de la saison touristique. Elle est serveuse et s’occupe de sa fille de cinq ans. Une nuit, alors qu’elle rentre dans le brouillard d’un énième  » blind date  » organisé par sa patronne et amie Lou, elle tombe sur une voiture encastrée dans un arbre. Elle intervient et parvient à sauver la vie d’un des occupants avant que le véhicule s’embrase. 

Elle ne saura que bien plus tard qui elle a sauvé : Brett Madden. La star de hockey, héros national. Mais Catherine a déjà eu son heure de gloire quelques années auparavant, et la dernière des choses qu’elle souhaite, c’est d’être à nouveau sous la lumière des projecteurs et de voir son passé ressurgir. Elle ne révèle pas son identité. Et ça marche. Un moment… 

Jusqu’au jour où elle trouve l’homme qu’elle a sauvé devant sa porte. Il veut juste la remercier, mais il va bouleverser sa vie. 

L’amitié qu’ils ressentent l’un pour l’autre, dès les premiers mots échangés, se transforme peu à peu en quelque chose de plus profond que ni l’un ni l’autre ne s’attendait à ressentir. Un sentiment que Catherine n’est pas certaine de pouvoir gérer, un sentiment auquel elle a du mal à croire… Comment une superstar comme Brett Madden pourrait-il s’intéresser à une femme aussi normale que Catherine ? Combien de temps avant que cette étincelle qu’elle voit briller dans ses yeux ne s’éteigne ?

Il est sorti le 1 février 2018 aux Editions Hugo & roman.

Mon avis:

Lorsqu’elle avait 16/17 ans, Catherine a eu une relation avec son professeur d’anglais, et cela a détruit sa vie ainsi que ses relations avec ses parents. À 18 ans, elle a quitté le domicile familial où il régnait un climat nauséabond. Elle se met en colocation avec Mitsy, et décroche un emploi de serveuse chez Lou. Catherine se rend alors compte qu’elle est enceinte…

Nous retrouvons Catherine quelques années plus tard. Aujourd’hui elle a 24 ans, elle est toujours serveuse dans le relais routier, et elle a une fille de 6 ans nommée Brenna. Elle reparle à ses parents, mais leurs relations sont toujours tendues. Un soir après un rencard foireux elle est témoin d’un accident de la route. La voiture de la personne accidentée prend feu, alors Catherine fait sortir le passager de la voiture. Son meilleur ami Keith, qui bosse dans la police, lui dit qu’elle a sauvé une star du hockey : Brett Madden. Cela n’arrange pas Catherine, qui veut rester dans l’ombre et ne veut pas que sa vie privée soit étalée dans les journaux, comme lors du scandale de sa relation avec son professeur lorsqu’elle était adolescente.

L’essentiel de l’intrigue se déroule au présent, mais de temps en temps, on a des flash-backs de ce qu’a vécu Catherine il y a 7 ans. Dans l’ensemble, c’est une jolie histoire. Les deux héros sont attachants, et leurs histoires personnelles ainsi que leur histoire commune m’ont plu. 

Je me suis beaucoup attachée à Catherine, pourtant au départ ce n’était pas gagné. Lorsqu’elle nous parle de sa relation avec son professeur, je me suis dit que l’histoire n’allait pas me plaire. Et puis on avance de quelques années, et le personnage de Catherine gagne en profondeur, et en émotion. 

J’ai tout de même trouvé quelques longueurs au sein du récit, disons que le pavé de presque 600 pages se ressent. Il m’a également manqué le point de vue de Brett concernant tous ces évènements. Il est vrai que l’on retrouve très souvent une narration alternée en romance new-adult, et je m’y suis habituée!

Les personnages secondaires sont, pour la plupart, adorables, comme Keith, Lou, Leroy, le père de Bret… J’ai juste eu beaucoup de mal avec Misty, qui n’est pas méchante, mais que j’ai trouvée trop vulgaire et vraiment bête (heureusement qu’on ne l’a voit pas énormément) et la mère de Catherine, qui est une vraie conasse, même si elle tente de faire amende honorable vers la fin.

Un petit mot sur la qualité du livre en tant qu’objet : Franchement, c’est une honte, la maison d’édition a fait de nombreuses erreurs sur ce roman. Il y a de nombreuses fautes d’orthographe, des mots manquants, des erreurs sur les prénoms, des erreurs sur la profession des personnages, des erreurs sur l’âge des personnages, ou même des erreurs de prénoms lors des dialogues.

Pour un roman que l’on vend 17 €, c’est vraiment une honte de ne pas relire avant la mise en vente. Je ne comprends pas comment de telles erreurs sont possibles, sachant que normalement lors d’un parcours d’édition, il y a de nombreuses relectures et de nombreuses corrections. De plus, c’est vraiment préjudiciable pour l’auteure, qui pourtant n’y est pour rien puisqu’elle écrit en anglais.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Rencontre dans l’Upper East Side » de Sarah Morgan

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Voici Molly.
Rédactrice au courrier du cœur à New York, elle se considère comme une experte en relations amoureuses. Enfin, seulement celles des autres. Car pour elle, le grand amour de sa vie, c’est son dalmatien.
Et voici Daniel.
Avocat spécialiste des divorces, il est bien placé pour savoir que les relations amoureuses sont à éviter à tout prix. Pourtant, un beau matin, il se retrouve à faire des pieds et des mains pour emprunter un chien… tout ça dans le but de provoquer une rencontre avec la mystérieuse joggeuse qu’il croise quotidiennement à Central Park avec son dalmatien…
 
Molly et Daniel ont un avis bien arrêté sur les relations amoureuses. Leur rencontre risque de tout bouleverser…

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions &H.

Mon avis:

Molly est une jeune femme qui vit à New York depuis trois ans, après avoir fui Londres suite à un scandale. Depuis, elle a coupé les ponts avec son ancienne vie et s’en est réinventé une. Molly est psychologue, une spécialiste des relations amoureuses, et elle tient un blog pour donner des conseils. Molly est très compétente, mais son expertise ne s’étend pas à son cas personnel. En effet, elle a renoncé aux hommes depuis trois ans et a opté pour l’affection de son chien, Valentin. C’est un être fidèle et leur activité favorite est de courir le matin à Central Park. Mais ses certitudes vacillent lorsqu’elle fait la connaissance de Daniel, un homme très sexy et charismatique.

Daniel est un avocat spécialiste du divorce. Dès le premier jour où il l’a aperçue, il était accro. Dès lors, Daniel essaye d’attirer son attention, quitte à emprunter un chien. Son stratagème porte ses fruits et débute une relation tout doucement, à leur rythme. Mais ces deux êtres avec des cicatrices émotionnelles, ayant peur de l’engagement, avec une vision très différente de l’amour, arriveront-ils à passer outre leurs blessures pour s’autoriser à vivre une belle histoire avant que cela ne soit trop tard ?

J’ai adoré ! Le style de Sarah Morgan est prenant, plein d’émotions et de pep’ s. J’ai tout de suite été emportée dans ce récit délicieux et divertissant. La romance est bien construite. L’auteure fait évoluer leur relation lentement avec une série de rencontres pleines d’humour. Molly et Daniel vont prendre le temps de se connaître, de s’apprivoiser, avec une tension sous-jacente délicatement palpable.

Bien évidemment, chacun devra travailler sur son lourd passé affectif pour s’ouvrir à l’autre et le laisser entrer dans sa vie. Leur duo fonctionne à merveille, ils sont différents de bien des manières et pourtant semblables, ils se complètent parfaitement. D’autre part, j’ai beaucoup aimé la galerie de personnages secondaires qui gravite autour d’eux. Ils se démarquent tous individuellement par leur propre personnalité, ils sont touchants, attachants et très unis. J’ai également apprécié la relation qui lie Daniel à ses sœurs dont j’ai hâte de découvrir leur histoire.

Pour conclure :

Avec « Rencontre dans l’Upper East Side » Sarah Morgan m’a une fois de plus séduite. J’ai adoré cette comédie romantique pleine de bons sentiments, sous le signe de l’amour, de la famille et de l’amitié. Je recommande chaudement !

La chronique du roman « Le dernier royaume, Acte IV: Les déferlantes de givre » de Morgan Rhodes

 

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La guerre pour la possession de Mytica et de sa magie fait rage. Roi déchu, empereur cruel, princesse rebelle, héritier… tous sont prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de leur sang afin de régner sur cette terre sacrée.

Cléo : de nouveau privée de son trône, pris de force par Amara grâce à la magie qu’elle a volée, la princesse devra faire preuve d’imagination et d’énormément de courage pour protéger son peuple des envahisseurs. 
Magnus : au cœur d’un royaume plongé dans le chaos, tiraillé entre sa jeune sœur en danger de mort et ses nouveaux sentiments pour Cléo, le prince d’acier est de nouveau déchiré entre l’amour et le devoir. 
Lucia : enfin vengée de la mort cruelle de son premier et unique amour, elle s’allie au dieu du Feu et fomente avec lui la plus sinistre des vengeances. 
Jonas : après avoir échappé de justesse à la mort, il est de nouveau réuni avec la princesse Cléo. Et il est prêt à tout pour l’aider dans sa quête des Quatre Sœurs, les cristaux capables de déchaîner sur Mytica la puissance des éléments.

Il est sorti le 11 février 2016 aux Editions Michel Lafon. Il est sorti en format poche le 11 mai 2017.

Mon avis:

Nous reprenons là où « le ralliement des ténèbres » s’était arrêté. Nous retrouvons Magnus et Cléo qui ont fui à Liméros après l’acte de haute trahison de ce dernier. Cléo est bien décidée à reconquérir son trône. Quant à Magnus, il veut reprendre sa destinée en main. Au même moment, Lucia part avec le dieu du feu pour assouvir une vengeance et sa soif de pouvoir et Jonas, le rebelle raté, tente de revenir et raviver la rébellion…

J’ai adoré ma lecture ! Encore une fois, Morgan Rhodes nous offre une histoire totalement addictive, imprévisible avec de nombreux rebondissements. On ne s’ennuie pas une seconde.

Pour ce qui est du scénario, il ne cesse de s’étoffer et de se développer. Des alliances se forment, d’autres volent en éclat. On se passionne à suivre tout ces retournements de situation, ces trahisons et manipulations.

En ce qui concerne le monde, il continue de s’enrichir. On en découvre encore un peu plus sur les quatre sœurs et sur un nouveau royaume, celui de Kraeshien, dirigé par un homme sans scrupules.

Du côté des personnages, on les voit grandir, évoluer et faire des choix, qui malheureusement ne seront pas forcément les meilleurs et seront lourds de conséquences. J’espère que certains apprendront de leur erreur. Alors que certains personnages disparaissent (oui, comme à son habitude l’auteur ne nous ménage pas) d’autres font leur apparition. D’ailleurs, Morgan Rhodes leur offre leur propre point de vue, ce qui apporte un souffle nouveau à la saga et redistribue les cartes pour notre plus grand plaisir. J’ai apprécié également qu’il y ait eu plus d’interactions entre les divers protagonistes.

Pour conclure :

« Les déferlantes de givre » est une excellente suite. L’auteur nous emporte facilement dans son histoire explosive entre romance, complot et magie. J’ai hâte de lire le prochain opus, car je me demande vraiment comment tout cela évoluera… C’est un coup de cœur !

❤ ❤ ❤

La chronique du roman « Mange tes morts » de Jack Heath

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La faim justifie les moyens.

Cameron Hall, 14 ans. Disparu en rentrant de l’école ; rançon exigée. L’horloge tourne, la police est impuissante : c’est une mission pour Timothy Blake. 
Timothy (nom de code  » le pendu « ) a un don. Il lit dans l’esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s’ennuyer avec un Rubik’s Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur. Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d’être pauvre, non. Pas le fait d’être affublé d’un coturne toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy. Mais cette fois, et malgré l’appui de l’agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler. 

Ce thriller survolté et sans tabou ne vous laissera aucun répit. Accessoirement, il se pourrait qu’il vous incite à devenir végétarien.

Il est sorti le 22 mars 2018 aux Editions Super 8.

Mon avis:

Un garçon de 14 ans disparaît en rentrant de l’école. Sa mère reçoit un appel pour une rançon. Les ravisseurs ne lui donnent que quelques heures pour rassembler l’argent et sauver son fils. La police n’ayant aucune piste, ils décident de faire appel à Timothy Blake, surnommé « le pendu ». Il est connu pour résoudre n’importe quelle énigme ou casse-tête en moins de deux semaines. Il est sans-le-sou, voleur, menteur et sociopathe, mais son esprit est précis, analytique et il remarque les petits détails que tout le monde a manqués. Il est le dernier recours de la police.

Timothy fera équipe avec l’agent du FBI R. Thistle qui est en charge de le « surveiller », bien qu’elle ne connaisse pas ses penchants les plus sombres… Mais Timothy risque d’être tombé sur un tueur plus rusé que lui !

J’ai adoré ! Le style de Jack Heath est prenant, incisif et très cinématographique. On a aucun mal à plonger dans cette enquête complexe avec ce héros très atypique. C’est bien construit, rythmé avec de l’action, des rebondissements et des révélations. Mais le gros point fort c’est Timothy Blake, un personnage ambigu aux multiples facettes et lucide sur ses actes. C’est un homme horrible et cannibale, et en même temps, il fera tout pour sauver des gens en danger. Il est plein de contradictions, ce qui en fait quelqu’un de complexe, touchant et de fascinant à suivre. De plus, avec des falshbacks, l’auteur nous explique ce qui a pu déclencher ses pulsions et comment il en est venu à travailler pour le FBI, c’est captivant. D’autre part, j’ai aimé le personnage de l’agent R. Thistle, elle offre un autre point de vue, nous montre que le passé peut définir nos choix et notre avenir suivant le chemin que l’on choisit. Ils sont totalement opposés et pourtant quelque chose les unit.

Pour conclure :

« Mange tes morts » est un roman noir, un thriller sauvage, sanglant, original et captivant mené par un personnage alliant Sherlock Holmes, Dexter et Hannibal Lecter. Ce fut une excellente découverte et s’il y a une suite, je la lirais avec plaisir.

À noter que ce n’est pas un livre pour les âmes sensibles. J’ajoute que j’ai adoré le fait que chaque chapitre commence par une petite énigme.