La chronique du roman  » La vie rêvée d’Éve, T1: La fuite » de Anna CAREY

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USA 2032. Seize ans après qu’un virus mortel a décimé la Terre, hommes et femmes vivent séparés. Ève, 18 ans, n’a jamais quitté l’enceinte de son école. Elle pense qu’un avenir radieux l’attend, jusqu’à ce qu’elle découvre la terrible vérité : les jeunes diplômées sont enfermées dans une clinique où elles enchaînent les maternités pour repeupler le monde dévasté. Horrifiée, Ève s’enfuit. Commence alors un voyage solitaire et périlleux à travers la Zone, où elle doit éviter les chiens sauvages et les hommes qui la terrifient. Jusqu’au jour où elle rencontre Caleb, un jeune rebelle qui gagne peu à peu sa confiance… puis son coeur. Mais dans ce monde ravagé, l’amour est un luxe qu’Ève ne peut se permettre. Sauf à le payer très cher.

Il est sorti le 21 mai 2015 aux Editions Pocket jeunesse.

Mon avis:

USA 2032. Un virus mortel a décimé la population de la terre. Depuis dix ans, Ève vit dans une école exclusivement féminine, entre quatre murs. Elles étudient et on les met en garde contre les dangers que représentent les hommes.

Le grand jour arrive, Eve a enfin fini ses études et elle va obtenir son diplôme pour aller apprendre son métier, à côté, dans cette grande tour grise. Son rêve se réalise enfin. Cependant, une élève lui fait part de déclaration extravagante sur son avenir réel. Étant curieuse et voulant se rassurer, Eve va tenter de voir ce qu’il se passe dans cette fameuse tour, et là, l’affreuse vérité lui éclate au visage. Son seul choix : fuir !

Mais comment faire quand on a toujours vécu derrière des murs, protégée de tout danger ? Saura-t-elle s’en sortir dans la Zone où trainent des créatures horribles et des hommes ?

Le style d’Anna Carey est très agréable et efficace. Cela nous offre une immersion rapide et totale dans le récit. Le rythme est soutenu, il se passe beaucoup de choses, on évolue entre rebondissements et action.

En ce qui concerne le scénario, c’est un schéma assez classique pour de la dystopie : éducation répressive, évasion, survie et critique d’un système politique. D’autre part, j’ai trouvé certaines coïncidences pratiques et des facilités dans le déroulement de l’intrigue. Toutefois, cela est habillement mené, ce qui rend le récit attrayant. Cependant, j’aurais apprécié que quelques passages soient un peu plus approfondis, notamment l’école, la tour grise, le gouvernement…

Pour ce qui est de l’univers, il est assez crédible, mais il manque d’exploitation. Beaucoup de questions restent sans réponses.

Du côté des protagonistes, j’ai bien aimé notre héroïne. Certes, elle est naïve, mais c’est en adéquation avec l’éducation qu‘elle a reçue. Eve fera de nombreuses erreurs et en payera les conséquences parfois désastreuses. D’ailleurs, toutes ces épreuves la feront déjà bien grandir.

On fait aussi la connaissance de Caleb, il est charismatique et patient. J’ai aimé la façon dont il est arrivé à faire changer la vision de l’homme à Ève. Leur relation est douce et évolue dans un rythme correct.

Pour conclure :

« La vie rêvée d’Ève » est une dystopie qui ne renouvèle pas le genre, mais qui est plaisante. Il y a un certain potentiel pour en faire une série passionnante. C’est rapide, intense et addictif !

C’est avec plaisir que je lirais la suite des aventures de notre héroïne. Anna Carey a su piquer ma curiosité, j’espère que tout sera un plus exploité !

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