La chronique du roman « La Mort est une femme comme les autres » de Marie Pavlenko

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Imaginez un monde où personne ne s’éteint. Imaginez un service de soins palliatifs où personne ne succombe. Imaginez un univers où la mort en a ras la faux et fait un burn out. Emm n’en peut plus. Un matin, elle s’arrête et s’assoit. Ses bras sont de plomb, elle pèse une tonne, elle ne peut plus se lever. En se laissant aller à son spleen, elle rencontre Suzie, une jeune femme dont la gentillesse va l’émouvoir. Commence alors un périple extraordinaire au cours duquel Emm va découvrir la richesse de la nature humaine.

Il est sorti le 7 octobre 2015 aux Editions Pygmalion.

Mon avis:

Imaginez-vous un monde où plus personne ne meurt, quel que soit leurs blessures ou leurs maladies… Vous vous dites « chouette ! ». Eh bien, sachez que cela est un joyeux bordel semé d’horreur et de violence !

En effet, dans ce roman, Emm, alias la Mort, a décidé qu’elle en avait ras la lame de faucher les âmes. Elle est déprimée et son boulot ne la passionne plus. En gros, elle nous fait un burn out.

Sa fidèle acolyte, la Faux, dotée de parole et de conscience, tentera tout pour qu’Emm reprenne du poil de la bête. Malheureusement, toutes ses tentatives échoueront lamentablement…

Jusqu’au jour où Emm rencontra fortuitement Suzie. Une humaine de trente-et-un ans, en stade terminal d’un cancer, qui piquera sa curiosité.

Emm et Suzie formeront un duo improbable où l’une apprendra à l’autre que la vie n’est pas que mort…

J’ai adoré !

Je connaissais déjà Marie Pavlenko pour ses très bons romans en jeunesse et Young adult. Du coup, j’étais curieuse de la découvrir dans un tout autre genre. J’avoue ne pas avoir été déçue, même si l’histoire a un peu de mal à prendre son envol.

Marie Pavlenko nous livre là une réflexion sur notre société qui veut à tout prix fuir la mort. On peut apercevoir, sur un ton sarcastique, ce qu’il pourrait se passer si l’équilibre entre la vie et la mort était brisé. Je vous le dis franchement, ce ne serait pas beau à voir…

Pour ce qui est du scénario, il est bien mené, original et une fois passé le chapitre quatre, il vous sera impossible de lâcher le roman avant la fin. C’est très addictif. Bien que le livre soit court, l’auteur a parfaitement su nous faire ressentir un large panel d’émotion (violence, espoir, amour).

De plus, la galerie des personnages est juste excellente. Ils sont à la fois pittoresques, hauts en couleur et attachants. La relation entre Emm et Suzie est vraiment très belle.

Pour conclure :

« La mort est une femme comme les autres » est une réussite, malgré un début un peu lent. C’est un roman divertissant, attendrissant, mais pas seulement.

En fin de compte, je n’ai qu’un regret : que ma rencontre avec Emm, ce personnage atypique, soit déjà terminée.

À découvrir !

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