La chronique du roman « Zombie nostalgie » de Steve Oystein

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Au milieu de l’océan Atlantique se cache une petite île dont les services de renseignements américains et européens ont gardé secrète l’existence depuis la Première Guerre mondiale. Les cartes officielles ont été manipulées et le moindre esquif qui s’approche est coulé. En janvier 1989, un homme se réveille nu dans un hangar sur l’île. Sa peau est grisâtre, son corps froid, ses gourds. Il ne sait ni où il est, ni comment il atterri là. Fait encore plus troublant : il n’a aucune idée de qui il est. , Pris en charge par le service d’accueil de l’île de Labofnia, il comprend que son arrivée n’a rien d’exceptionnel. Depuis toujours, les futurs Labofniens surgissent spontanément sur l’île. Ils ignorent leur identité, n’ont aucun souvenir de leur vie antérieure, n’éprouvent aucun désir, aucune émotion. Leur vie n’est pas régie par le sommeil ou la nourriture. Perdus, ils s’abandonnent à une pathétique pantomime en imitant le comportement des vivants. Mais certains refusent de renoncer au rêve de pouvoir un jour ressentir, même si le moyen d’y parvenir défie toute notion d’humanité…

Il est sorti le 4 novembre 2015 aux Editions Actes sud.

Mon avis:

Voici un roman de zombie qui sort des sentiers battus. J’avais très envie de le découvrir, mais je ressors de ma lecture assez déçue.

On suit Johannes Van der Linden. Il se réveille un jour dans une pièce sombre, nu et sans aucun souvenirs. Il découvre qu’il est sur une île mystérieuse, Labofnia, avec des habitants tout aussi mystérieux. Ils ont la peau grisâtre ainsi qu’une motricité réduite et bancale. Il s’aperçoit au fil des heures qu’il n’a ni besoin de manger, de respirer et qu’il ne ressent aucun sentiments. Sa « vie » se résume désormais à une pauvre comédie en imitant le comportement humain.

Mais certains Labofniens refusent cet état. D’ailleurs, il existe un groupe ayant une méthode particulière pour être plus « vivant ». Johannes se joint à eux, mais une autre question se pose à lui… dès lors, Johannes est bien décidé à quitter Labofnia pour partir en quête son identité. Il va rechercher une possibilité d’une vie, même pour un mort.

Le style de Oystein Stene est agréable, même si parfois il est trop descriptif. Si vous pensiez trouver de l’action ou du gore comme dans les autres romans du genre, passez votre chemin. Le rythme est très lent et il ne se passe pas grand chose. Toutefois, quelques passages sont intéressants, notamment les archives sur l’île. Qui sont-ils et d’où viennent-ils, sont les questions centrales qui construisent l’élan narratif. Malheureusement, la réponse est plutôt décevante, le récit évolue de manière trop superficielle pour se terminer davantage comme une parodie.

Néanmoins, j’ai bien apprécié le folklore de ces zombies hors normes.

Pour conclure :

« Zombie nostalgie » est un roman purement existentiel, ce qui l’a rendu, pour moi, ennuyeux.
Le concept était intéressant, mais pas assez exploité à mon gout.

À vous de voir si vous voulez tenter la lecture…

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