La chronique du roman « Amours scandaleuses » de Sylvia Day

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Mariée par procuration, lady Olivia prend la mer pour rejoindre son époux. Son navire est attaqué par le redoutable pirate Phoenix qui n’accorde aucune pitié à ses prisonnières… Pour arracher son frère à l’enfer du jeu, lady Julienne n’hésite pas à s’introduire, déguisée en homme, dans le club du libertin Lucien Remington. A ses risques et périls… Suite à un accident, le comte de Montrose trouve refuge dans un manoir isolé où vit une étrange jeune femme. Sa sensualité le subjugue, mais quels secrets cache-t-elle en ce lieu perdu ? Trois histoires de passion où l’audace-et la volupté mènent toujours à l’amour.

Il est sorti le 14 octobre 2015 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Je n’ai jamais lu de roman de Sylvia Day, pourtant j’en ai beaucoup entendu parler et j’ai même quelques uns de ces titres dans ma wish-list (notamment la saga Crossfire, et Les shadow stalkers). Je me suis donc lancée dans « Amours scandaleuses » avec l’espoir de trouver une plume sympathique, me donnant envie de me procurer d’autres livres de l’auteur. Malheureusement, ce n’est pas le cas, car je ressors de ma lecture assez déçue.

L’auteur nous propose trois histoires (ou nouvelles) dont les personnages évoluent aux alentours des années 1810. Chaque histoire se lit indépendamment des autres, mais on retrouve des personnages de l’une à l’autre.

Dans la première histoire intitulée « Plaisirs volés », nous nous trouvons en compagnie de lady Olivia qui, mariée par procuration, a décidé de prendre la mer pour retrouver son mari. Or son bateau se fait attaquer par le pirate Phoenix. Ce dernier tombe des nues lorsqu’il apprend qu’Olivia est sa femme, et celle-ci n’arrive pas à croire qu’elle a épousé un pirate et non un gentleman.

Je crois que c’est la nouvelle que j’ai le moins appréciée. Dès les premières pages, ça commence mal. Olivia n’en peut plus dès la troisième page et elle n’a qu’une envie, sauter sur Phoenix (ce qui arrive effectivement quelques pages plus loin). Olivia et Phoenix forment à eux deux un couple bien lubrique et on peut dire qu’ils se sont bien trouvés. Malheureusement, tout cela manque de passion ou même de sentiment. Le côté « pirate » n’est pas assez mis en avant et je le regrette. C’était un aspect intéressant de la nouvelle !

Dans la deuxième histoire « Le pari de Lucien », nous suivons Julienne dont le frère a disparu depuis plusieurs jours en laissant de grosses dettes à sa famille. Julienne décide de se déguiser en homme pour entrer dans le club de Remington, où son frère va souvent. Malheureusement, elle se fait rapidement repérer par le maître des lieux, qui est obsédée par elle depuis plusieurs semaines.

Là encore, l’histoire aurait pu être intéressante si elle n’avait pas été survolée ni parasitée par des pensées lubriques ou des scènes de sexe trop nombreuses. Je pense qu’il y avait matière à faire une intrigue très intéressante.

Et enfin, dans la dernière histoire « La duchesse folle » nous suivons l’histoire de Hugh (le frère de l’héroïne de la précédente histoire) qui demande assistance à la duchesse de Glenmoore après un accident avec son attelage.

C’est l’histoire que j’ai trouvée la plus intéressante, du moins au début. L’intrigue s’enlise et au final, j’ai presque zappé des paragraphes entiers tant je désespérais d’arriver à la fin (et pourtant, l’histoire n’est pas si longue que ça).

Pour moi, ces trois histoires regroupent tous les clichés du roman érotique basique et « bas de gamme » : de la vulgarité dans les scènes charnelles, des scènes de sexe trop nombreuses, une histoire survolée, un partenaire trop bien membré et forcément une héroïne trop étroite.

Je n’ai pas réussi à trouver les histoires intéressantes et je n’ai pas du tout accroché avec les personnages.

En conclusion, je referme ce livre avec un sentiment de déception. Désormais, j’hésite grandement à me lancer dans les sagas de l’auteur qui me tentaient jusque là. Je n’ai pas vraiment accroché avec le style de l’auteur (que je trouve trop vulgaire) ni avec ses histoires (qui manquent de profondeur) et encore moins avec ses héroïnes (bien trop « libertines »). Peut-être que la plume de Sylvia Day n’est pas faite pour moi, tout simplement.

Ecrit par Noémie