La chronique du roman « Moi, la grosse » de Matteo Cellini

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On n’est pas heureuse quand on a 17 ans et des kilos en trop. Beaucoup de kilos en trop. Dès qu’elle fait un pas hors du cocon familial, Caterina devient  » Cate-la-grosse « ,  » Cate-la-bouboule  » ou  » Cater-pillar « . Mais rien ne l’atteint, ni personne. Repliée sur son mal-être, elle est une forteresse imprenable. À l’approche de son dix-huitième anniversaire, et de la fête en préparation, saura-t-elle enfin fêler la carapace des apparences ?

Il est sorti le 4 février 2016 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Lorsque ce roman m’a été proposé en partenariat, j’avais à la fois très envie de le découvrir mais également un peu peur de son contenu. En effet, tout ce qui est relatif aux poids me gêne énormément, me met mal à l’aise. J’ai souffert pendant quelques années de troubles du comportement alimentaire et j’avais perdu beaucoup trop de poids. Ce roman était aussi presque comme un petit défi personnel.

 

L’auteur italien évoque le mal être d’une adolescente de bientôt dix-huit ans, obèse, et qui supporte mal le regard des autres. Je redoutais que le roman ne devienne qu’une histoire pathétique, faite pour prendre en pitié les personnes obèses et ce n’est pas du tout ce que j’avais envie ni même besoin de lire. J’ai donc été ravie mais également soulagée de voir  qu’il n’en était rien. Je pense que j’aurai très mal supporté.

 

Matteo Cellini propose un roman tout en finesse et profondeur. Il ne porte jamais de jugement de valeurs sur les différents personnages et leurs conditions physiques. Il y a une certaine pudeur qui se dégage de l’intrigue. Caterina est une jeune fille attachante, lucide sur le monde mais elle a encore des choses à apprendre sur elle-même et sur les autres. Elle peut aussi se révéler surprise par ce que les autres peuvent réellement penser d’elle.

 

Le roman est également tout en émotion mais sans jamais en faire trop. Il y a de très beaux passages pour décrire le mal être que le personnage principal vit notamment avec des images fortes. J’ai souvent eu la gorge nouée et je me disais que Caterina méritait le bonheur mais, au fur et à mesure que l’intrigue se déroule, l’auteur fait comprendre au lecteur qu’elle avait tout de même tout pour être heureuse mais qu’elle ne pouvait pas encore le voir.

 

Moi, la grosse est une très belle découverte à laquelle je ne m’attendais pas. Je ne lis quasiment pas de romans contemporains, autre que nordiques mais encore, pas aussi souvent que je le souhaiterai. Des auteurs italiens, je ne connaissais qu’Alessia Gazzola mais je pense sérieusement à me pencher sur ces derniers car ce roman de Matteo Cellini est un énorme coup de cœur que je recommande.

Ecrit par Avalon

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