La chronique du roman « Les Larmes de Pancrace » de Mallock

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 » Sept morts dans sept siècles tariront votre lignée.  » À cet avertissement proféré en décembre de l’an 1345 à l’encontre du Viconte Pancrace d’Armuth par le dernier des Templiers, la mort de Jean de Renom fait aujourd’hui un écho lugubre. Abattu par balles sur les marches de sa propriété, le châtelain payerait-il les fautes de ses aïeux ?
Alors que les coteaux bordelais saignent le soleil en un nectar somptueux, Mallock sonde les racines du mal et goûte à un breuvage bien plus amer : l’éternel venin des âmes…
Dans cette enquête, secrets de famille, meurtres en chambres closes et ambitions inavouables s’entrelacent tels les tortueux sarments qui envahissent au printemps les vignobles de France.

Il est sorti le 11 février 2016 aux Editions Fleuve noir.

Mon avis:

Jean De Renom est retrouvé mort devant chez lui. Sa femme, Camille De Renom, présente lors du crime est la principale suspecte. Elle ne se souvient de rien et ne nie pas être impliquée dans le meurtre de son mari. Fille d’une femme politique redoutée, l’affaire promet de faire beaucoup de bruit. Le commissaire Gilles Guédrout est chargé de l’enquête, mais étant un proche de la suspecte, il fait appel au commissaire Mallock, un très bon ami et ancien collègue. Lors de leurs investigations, les deux policiers et leur équipe vont se rendre compte que rien n’est simple et que ce crime prend racine dans des meurtres plus anciens…

Le style de Mallock est assez agréable à lire. Ses descriptions sont précises et donnent une bonne vue d’ensemble en jouant habilement avec les cinq sens du lecteur. Cela nous permet de nous faire une bonne idée du décor et des personnages. Ici pas de scènes sanglantes ni de violence physique, mais plus une pression psychologique exercée sur les enquêteurs et le juge.

Les faits se déroulent au présent, mais également au Moyen Âge où le château familial était déjà le lieu d’un crime sanglant. Ce parallèle entre l’histoire et le présent donne une dimension supplémentaire au récit, presque « mystique » où se mêlent malédiction, trésor et trahison.

L’intrigue est ainsi établie sur plusieurs niveaux et les enquêteurs devront démêler le passé avant de pouvoir résoudre leur enquête.

Parmi les protagonistes du récit, nous retiendrons le Commissaire Amédée Mallock. Il possède comme un sixième sens, qu’il appelle des « intuitions ». Ce don est un peu bridé, mais Mallock le libère grâce à la consommation de drogue. Sa personnalité est ambivalente, d’ailleurs elle se dissocie parfois en deux identités ; Mallock et Amédée. Il y a également Gilles Guédrout, son ancien collègue parti dans le sud pour faire ses preuves et devenir commissaire. Il demande au premier de l’aider dans son enquête, car il est bien trop proche de la suspecte. Déjà témoin des tours de magie du commissaire il sait se fier à son « don ». Enfin, le juge Max Balesta tient un rôle important. Malgré l’importance de l’affaire, il n’a pas peur de s’attaquer à un personnage public réputé intraitable. Il soutient les deux commissaires dans leurs démarches malgré les conséquences d’un éventuel échec.

Pour conclure :

Ce récit est très prenant. Les différentes « strates » de crimes donnent du relief à l’intrigue et un jeu de pistes intéressant. On retrouve des meurtres, des Templiers, des trésors, des secrets de famille… tous les ingrédients pour faire un bon polar. Le final est plutôt bon bien que l’identité du coupable soit prévisible et c’est là l’un des seuls bémol de cet ouvrage. 

Ecrit par Jess

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