La chronique du roman « Tous ces silences »de Elisabeth Herrmann

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Un meurtre atroce défraie la chronique berlinoise. Un meurtre qui choque d’abord par son extrême cruauté : le corps est retrouvé au Jardin Zoologique, en partie dévoré par des cochons. Ensuite parce que la coupable présumée est très rapidement identifiée. Trop rapidement, selon Sanela Beara, la jeune policière en patrouille arrivée en premier sur les lieux. Très réservée et mentalement instable, Charlie Rubin a tout de la coupable idéale. Elle a avoué le meurtre. Et pourtant, Sanela a des doutes, que partage également Jeremy Saler, le psychologue chargé d’établir le profil de Charlie. Qui la jeune femme cherche-t-elle à protéger ? Pourquoi ? Ils découvrent bientôt que de terribles souvenirs d’enfance traumatisent Charlie et la maintiennent à distance de son village natal, Wendisch Bruch. Des évènements scellés par le silence des quelques habitants qui restent, qui ne veulent plus en entendre parler, et pour cause…

Il est sorti le 9 juin 2016 chez Fleuve Editions.

Mon avis:

Sanela Beara, une jeune flic de 26 ans qui veut faire ses preuves, est appelée sur une scène de crime dans le parc animalier Teagerden, à Berlin. Dans l’enclos aux cochons se trouve un corps à moitié dévoré. Tout semble montrer du doigt Charlotte Rubin, alias Charlie, une employée du parc timide et taciturne.

Mais Sanela est persuadée que c’est plus complexe que cela. Sanela devra mener sa propre enquête, seule contre tous, pour trouver la vérité…

Le style de Elisabeth Hermann est très agréable. L’histoire se déroule lentement et la tension monte de façon exponentielle pour nous mener vers une fin bien moche.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est très bien menée. On remonte le temps sur vingt ans et, au fur et à mesure de l’investigation de notre héroïne, les pièces du puzzle se mettent en place chapitre après chapitre. L’auteur sait maintenir l’intérêt du lecteur, car nous nous posons des questions tout au long du récit.

Surtout lorsque nous explorons le passé de Charlie et de son village, qui cache un secret bien sombre. Elisabeth Herrmann nous montre également que l’Allemagne souffre encore du mur de Berlin malgré la réunification.

Pour ce qui est des protagonistes, ils sont bien fouillés psychologiquement. Chaque caractère est développé avec soin, en leur donnant un fond et une histoire.

Pour conclure :

« Tous ces silences » est un thriller classique avec certaines facilités, mais agréable. On développe nos propres théories tout du long jusqu’au final cruel, mais sans grande surprise.

C’est divertissant, à découvrir !

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