La chronique du roman « La maîtresse de Rome » de Kate Quinn

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Jeune esclave juive soumise aux caprices de l’arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s’emploie de son mieux à les séparer. Cette dernière n’est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas à être remarquée de l’aristocratie romaine… et d’un dangereux admirateur : l’empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Mus secret.

Il est sorti le 26 janvier 2012 aux éditions Presses de la Cité, 20,90€.

MON AVIS :

La maîtresse de Rome est un livre prenant comme on a rarement l’occasion d’en lire. On s’immerge totalement dans la Rome antique avec la violence, la luxure et les intrigues politiques qui la caractérisaient alors. Ce roman n’est pas un simple récit historique, car il va bien au-delà de la présentation d’une époque et de ses coutumes qui aurait pu paraître rébarbative. L’auteure a créé une véritable épopée, une fresque vivante riche en émotions et pas dénuée d’humour, qui vous tiendra en haleine du début à la fin, et même après…

Grâce à une écriture d’une fluidité déconcertante, Kate Quinn nous raconte une histoire épique au goût de légende. On entend les rugissements des fauves dans l’arène, les cris des gladiateurs, les acclamations du public. On perçoit aussi les odeurs des marchés, des parfums capiteux, et celles moins reluisantes de la mort et de la trahison. On se révolte devant l’esclavage, une servitude humaine qui nous échappe mais que l’on prend en pleine figure.

Si l’ambiance nous envoie déjà un gros coup de poing dans la tête, il faut savoir que les personnages nous expédient au sol, nous empêchant définitivement de nous relever jusqu’au coup de glas final. Parce que oui, avec ce livre, on a l’impression d’être dans une arène où on joue sa vie. Il y a une telle authenticité dans les voix de chacun des protagonistes, qui nous livrent des versions différentes de cette histoire. Certaines parlent d’amour, de rédemption et d’espoir, mais aussi de sang et de vengeance. D’autres, a contrario, chantent les mots de la manipulation et de la cruauté à l’état pur. Je crois que je n’ai jamais eu autant envie de tuer un personnage que dans ce roman…

La quatrième de couverture est finalement assez trompeuse, car on s’attend à une banale histoire d’amour. Oui, elle est bel et bien là, et elle nous touche du fait des épreuves que nos amants maudits doivent traverser dans le temps. Mais ce roman ne se résume pas à ces deux personnages. Les destins de plusieurs familles se retrouvent irrémédiablement liés, et c’est avec beaucoup de fébrilité qu’on attend que se croisent tous ces chemins en un final qui fait très très plaisir.

Adeptes des séries Spartacus et Rome, ce livre est INCONTOURNABLE pour vous. Et pour les autres, si entre l’amour, les coups bas et les combats, vous ne trouvez pas votre compte, je ne comprends vraiment pas… Sachez que pendant 724 pages, je me suis cru au cinéma, et comme lorsque je regarde un film génial, j’en aurais presque oublié de manger.

Infos complémentaires :

L’auteure est la fille d’un historien spécialiste de l’époque sur laquelle elle écrit. Ceci explique cela 🙂

Ce tome fait partie d’une série de trois livres qu’on peut apparemment lire dans le désordre. Le prochain tome (je pense la suite logique, Empress of the Seven Hills) sortira chez les éditions Presses de la Cité courant été 2013.

Voici les résumés traduits des autres tomes resitués par rapport à celui-ci :

1 – Daughters of Rome (traduction True blood addict)

69 ap. J.-C.L’Empire romain est sur le point d’être transfiguré. L’Année des quatre empereurs va tout changer, surtout la vie de deux sœurs qui ont un intérêt très personnel dans l’issue finale. Élégante et ambitieuse, Cornelia incarne l’essence de la parfaite femme romaine. Elle ne vit que pour voir, un jour, son fidèle époux devenir Empereur. Sa sœur Marcella est plus distante, se positionnant en témoin de l’histoire au lieu de s’y impliquer vraiment. Mais quand un coup d’État sanglant bouleverse l’Empire, les deux femmes doivent manœuvrer avec précaution pour rester en vie. Tandis que Cornelia tente de recoller les morceaux de ses rêves brisés, Marcella se découvre un talent caché, celui d’influencer les hommes les plus puissants de Rome. Mais au final, il ne peut y avoir qu’un seul Empereur… et une seule Impératrice.

2 – La maîtresse de Rome

3 – Empress of the Seven Hills (traduction true blood addict)

Puissant, prospère, encore et toujours en pleine expansion dans le monde sauvage, l’Empire romain a atteint son apogée sous le règne du bien-aimé empereur Trajan. Mais ni Trajan, ni son règne ne peuvent durer éternellement…

Impétueux et entêté, Vix, le célèbre ex gladiateur, retourne à Rome pour y faire fortune. La tortueuse et insaisissable Sabine, fille du sénateur Marcus, rêve d’aventure. Parfois, amants, parfois ennemis, Vix et Sabina sont unis par l’affection qu’il porte à Trajan. Mais d’autres sont déjà en train de comploter dans l’ombre. L’ambitieux Empereur Trajan, quant à lui, a ses propres plans pour Sabine. Et l’aristocratique Hadrien, le protégé de l’Empereur et l’ennemi mortel de Vix, a des ambitions qu’il garde pour lui car elles sont liées à une mystérieuse prophétie.

Lorsque Trajan chute, le soldat endurci, l’énigmatique Empereur, la jeune fille aventureuse, et le politicien intrigant seront tous emportés dans un tourbillon mortel teinté de désir et de mort qui pourrait sceller leurs destins et celui de l’Empire romain avec…

Ecrit par Julie

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4 thoughts on “La chronique du roman « La maîtresse de Rome » de Kate Quinn

  1. Valérie (alias Boukitum) 5 février 2013 / 20:55

    Il me tentait depuis un petit moment celui-là : devant ce commentaire élogieux, je ne peux que m’incliner… Allez je l’entame ce soir (par contre j’attends le T2 de Belinda Bornsmith d’un jour à l’autre par la Poste, alors 724 pages… il va falloir que je le dévore.)

    • Elodie 7 août 2013 / 00:34

      Ce livre est tout simplement ÉPIQUE ! Je suis bien partie pour le dévorer en à peine trois jours non-stop. Mon Dieu que les personnages sont attachants. (même cette garce de Lepida) L’histoire entre Arius et Théa est belle, magnifique et digne d’un film, d’un téléfilm même ! Mais ce qui est le plus excitant reste sans nul doute les complots sous la Rome antique. Un seul mot : ÉPIQUE !

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