La chronique du roman « Comme la mer en hiver » de Susanna Kearsley

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Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne. Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.

Il sort le 9 octobre 2015 aux Editions Charleston.

Mon avis:

C’est la première fois que je découvre l’un des titres du catalogue des éditions Charleston. J’ai vu plusieurs fois leurs ouvrages chroniqués sur la blogosphère et, souvent, les personnes étaient ravies de ce qu’elles avaient pu lire. Aussi, quand Comme la mer en hiver, m’a été proposé, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion, surtout qu’il était question d’un roman autour de l’Ecosse et de son histoire.

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Les révolutions jacobites semblent inspirer de plus en plus les auteurs, comme dans Outlander de Diana Gabaldon ou encore La Rose et la Tour de Fiona McIntosh. Ce qui m’a plus dans le roman de Susanna Kearsley, c’est justement l’aspect historique. Le château de Slains, par exemple, existe réellement et les comtes d’Eroll en furent bien les propriétaires initiales. Nathaniel Hooke, dont il est souvent question, est également un personnage historique ayant existé.

A ces éléments épars de réalité historique, la fiction vient se greffer. Elle vient autant servir le passé véritable que l’inverse. Pour ma part, c’est toujours la preuve d’un grand talent quand l’auteur arrive à brouiller habilement les frontières entre le vrai et ce qu’il a inventé pour écrire son histoire. J’ai aussi l’impression d’avoir appris deux trois petites choses sur cette période comme le rôle joué par les Français, par exemple.

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Le livre est divisé en deux parties. J’ai autant apprécié la partie qui se déroule à notre époque que celle qui se déroule lors de la révolution jacobite. Les deux ont un lien et, au début, le lecteur ne sait pas trop s’il s’agit juste de l’imagination du personnage principal qui est une écrivaine de romans historiques ou si elle a vécu au château de Slains dans une vie antérieure. Le lien entre les deux personnages ne venait ps comme un cheveu sur la soupe. Il est amené progressivement, au fur et à mesure des recherches effectuées pour le roman. C’est un aspect qui m’a énormément plu.

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Comme la mer en hiver fut une excellente surprise. Malgré quelques longueurs parfois, où j’aurai aimé que l’intrigue avance un peu plus vite car il y a de nombreuses questions dont je voulais les réponses, c’est un roman qui m’a plu. Susanna Kearsley décrit les paysages écossais d’une manière telle que nous avons l’impression qu’ils surgissent devant nous. Elle a également réussi à me faire prolonger ma lecture en allant faire quelques recherches pour savoir où s’arrêtait la réalité historique et où commençait la fiction. 

Ecrit par Avalon

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