La chronique du roman « Les chiens »de Allan Sratton

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Cameron, un ado qui doit fuir un père hyper violent, s installe avec sa mère dans une ferme isolée. La maison a été le théâtre d une tuerie familiale, un demi-siècle plus tôt. Cameron enquête sur ce drame, et découvre peu à peu de nombreuses similitudes entre le passé et son histoire personnelle présente…

Il est sorti le 21 octobre 2015 aux Editions Milan.

Mon avis:

Je bouscule un peu mes habitudes de lecture avec ce thriller jeunesse glaçant d’Allan Stratton. La quatrième de couverture m’avait vraiment donné envie de connaître la résolution du mystère, ce qui semblait plutôt bien parti. Globalement, c’est un roman qui m’a tenu en haleine du début à la fin mais qui n’est pas non plus sans défaut.

 

L’auteur nous plonge tout de suite dans son histoire, en la commençant avec un rythme bien soutenu. En effet, les deux personnages principaux doivent fuir une nouvelle fois le père du héros. Il y a d’ores et déjà beaucoup de tensions mais également de mystères. Est-ce vraiment le père de Cameron qui les surveillait ? Pourquoi lui est sa mère le fuient-ils sans arrêt ? Est-ce que cette nouvelle maison est véritablement hantée ou est-ce juste Cameron qui est perturbé par ce nouveau déménagement ? Le roman prend un excellent départ et le lecteur ne peut qu’être happé par l’intrigue et les promesses qu’elle porte.

 

Effectivement, Allan Stratton pose petit à petit les échelons de l’histoire et de sa résolution. En faisant cela, il oscille également constamment entre hallucinations ou véritable présence d’un fantôme, folie ou réalité tout au long du roman. Certaines scènes, de ce point de vue, sont relativement parlantes et m’ont fait une forte impression.

 

Cependant, je dois ajouter un petit bémol à ce thriller. Vers le milieu du livre, il souffre d’une baisse de régime. L’intrigue semble un peu tourner en rond ou, du moins, il m’est apparu qu’elle s’essoufflait un peu, qu’elle commençait à manquer d’un certain dynamisme alors que, en comparaison, dès les premières pages, Allan Stratton mettait en place un rythme plutôt soutenu, haletant, qui donnait envie de tourner les pages à une vitesse folle. Mais, pendant une bonne partie du roman, je ne dirai pas que je me suis ennuyée car il y a des éléments qui nous font tout de même avancer dans la résolution de l’intrigue mais il manquait quelque chose.

 

Toutefois, cela ne m’a pas empêché, loin de là, de garder un bon souvenir de ma lecture. La manière dont l’affaire qui préoccupait Cameron, même si elle reste, finalement, sans surprise notable, semble logique et elle produit quand même son petit effet sur le lecteur. Les éléments de réponse se sont doucement mis en place et les réponses en découlent sans aucun étonnement. Il n’y a pas vraiment de grands rebondissements finaux qui viennent remettre en doutes nos hypothèses, nos certitudes. Mais, le roman se laisse tout de même découvrir avec plaisir.

 

Il est rare que j’apprécie autant un thriller, même jeunesse. Ce n’est pas le genre littéraire vers lequel je me tourne spontanément. Pour autant, Les chiensd’Allan Stratton est une lecture plus que positive, en définitif. En effet, l’enquête est résolue par la seule capacité d’enquête et de déduction du jeune personnage principal et non pas par des technologies à la pointe qui font tout le travail. Il n’y a pas d’effusion de sang, pas de mise en scène trop macabres qui prouvent que l’on peut faire un bon thriller ou un policier sans en faire trop.

Ecrit par Avalon

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