La chronique du roman « Mensonge d’une nuit d’été  » de Charlotte Marin

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Pour son retour d’Inde, les amis de Charlotte lui organisent une fête surprise. Martin, son ex dont elle est encore raide amoureuse, s’est incrusté. Piquée au vif par son attitude  » j’arrive-très-bien-à-vivre-sans-toi « , elle lui dit qu’elle va se marier. Cette annonce inespérée se propage comme un feu de pinède : tout le monde s’emballe… surtout sa mère. Le lendemain, Charlotte essaie d’effacer cet horrible mensonge, mais malheureusement, la vie n’est pas un écran magique. Sa mère lui avoue qu’elle a un cancer et que ce mariage est sa nouvelle raison de vivre. Terrassée, Charlotte lui laisse carte blanche pour tout organiser. Maintenant il lui faut un mari à tout prix ! Elle se lance à contrecœur dans ce mariage au bout de l’enfer, elle qui ne rêve que d’une chose : reconquérir Martin.

Il est sorti 19 juin 2014 aux Editions Pocket, 6.20€.

Mon avis:

Charlotte rentre de son voyage à Bombay où elle réalise un reportage sur les films de Bollywood, et en partie pour oublier Martin avec qui elle s’est séparée.

Le soir même après s’être retrouvée menottée en sous-vêtements à l’aéroport, sa sœur, lui à préparer une fête surprise avec amis et famille.

Cela serait fort distrayant pour quelqu’un qui n’aurait pas une tête à faire peur et qui tombe de sommeil. D’autant plus, que le sort s’acharne quand elle pose les yeux sur Martin. Cela trouble Charlotte plus qu’elle ne veut l’admettre. Mais suite à une discussion houleuse entre lui et elle, Charlotte lui annonce qu’elle a rencontré quelqu’un et qu’elle va se marier…

Dès lors, la nouvelle se repend comme un trainée de poudre, maintenant Charlotte doit trouver le fameux mari… Les problèmes ne font que commencer !

Le style de Charlotte Marin est vif et pétillant. On n’a pas le temps de s’ennuyer. On suit avec délice les galères qui s’enchaînent pour notre héroïne. On rit beaucoup !

Le récit est à la fois drôle, tendre et touchant. L’intrigue est agréablement menée et ça va à cent à l’heure.

On la voit tenter de se sortir de ce pétrin avec la collaboration de sa sœur. Cela donne de nombreux quiproquos et de scènes cocasses pour notre plus grand plaisir.

Toutefois, j’ai trouvé dommage que les trois années de romance entre Martin et Charlotte soient passées sous silence, cela aurait pu apporter un peu plus de profondeur.

À côté, on suit en parallèle les problèmes de couple de sa sœur que Charlotte essaye de résoudre et les soucis de santé de sa mère maniaco-dépressive.

En ce qui concerne les protagonistes, ils sont plaisants, humains, attachants et hauts en couleurs.

Charlotte est sarcastique et a un petit côté Bridget Jones. C’est un vrai chat et elle accumule les gaffes. Quant à sa relation avec Martin, ils ont un lourd passif, mais l’on voit bien qu’ils s’aiment. Mais seront-ils capables de traverser les obstacles qui se dressent sur leur passage ? De se remettre en question et de se donner une seconde chance ?

Pour conclure :

« Mensonge d’une nuit d’été » est un livre frais et hilarant avec une romance mignonne, bien que certaines parties manquent d’exploitations. Toutefois, cela reste une bonne suite et une lecture idéale pour se détendre.

N.B : le premier tome est Apocalipstick.

La chronique du roman « Une aventure de Stéphanie Plum, T5 : Cinq à sexe » de Janet Evanovich

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La semaine s’annonce chargée pour Stéphanie Plum. Au programme et dans le désordre remettre la main sur l’Oncle Fred avant que sa femme ne dilapide cinquante ans d’économie domestique. Identifier le propriétaire d’un corps découpé en morceaux. Se débarrasser d’un nain ombrageux qui a élu domicile chez elle. Echapper aux griffes d’un boxeur psychopathe qui a rencontré Dieu en prison. Trouver l’argent du loyer sans risquer sa peau en acceptant les missions spéciales que lui confie Ranger, son trop séduisant mentor. Dénicher LA petite robe noire pour vamper Morelli, le flic le plus sexy de la ville. A priori, rien d’insurmontable pour la tonitruante et désopilante Stéphanie Plum !
Il est sorti le 17 octobre 2013 (rééditions) aux Editions Pocket, 6.70€.

Mon avis:

Nous voici plongés dans une nouvelle aventure décapante de notre plus gaffeuse chasseuse de prime. Comme toujours, elle n’a pas son pareil pour s’attirer les ennuis et faire exploser les voitures !

Dans ce tome, Stéphanie est engagée par sa famille pour retrouver l’oncle Fred qui a subitement disparu. Bien que mamie Mazur est persuadée que les extraterrestres y sont pour beaucoup, Stéphanie prend cette affaire très à cœur. D’ailleurs, celle-ci se retrouvera plus dangereuse que prévue et plus complexe. D’autant plus que les cadavres s’accumulent…

En outre, elle se voit contrainte de trouver un autre travail pour arrondir ses fins de mois, car les défauts de comparution se font rares. Son nouvel employeur ? Son mentor, l’énigmatique Ranger.

Autant vous dire que ça va dépoter un max !

Se rajoute à tout ça, une personne de petite taille qui ne se laissera pas facilement attraper, qui offre son lot de scènes cocasses. Un bookmaker qui s’incruste dans sa vie par rapport à l’oncle Fred. Il est agaçant, pas très net, mais relativement sympathique. Et, pour terminer, un psychopathe qu’elle a arrêté lors de sa toute première enquête est de retour, et pas pour le meilleur !

D’autre part, le cœur de Stéphanie balance entre deux hommes. L’intérêt de Ranger envers notre chasseuse de prime devient plus apparent, ce qui attise la jalousie du sexy Morelli pour notre plus grand plaisir. ^_^

Du côté des protagonistes, on retrouve tous ceux des tomes précédents. J’apprécie toujours autant Lula, une ancienne prostituée, qui fonce bille en tête. Mais, mamie Mazur est ma préférée, et de loin… Elle ne peut pas s’empêcher d’intervenir dans les investigations de Stéphanie, elle est toujours aussi fêlée du bocal, aime encore les salons funéraires et ne sort jamais sans son flingue.

Quant à Stéphanie, elle est humaine, culottée aux langages imagés. On ne peut que l’adorer.

Autant vous dire qu’avec une galerie de personnages pareils, on rigole très souvent. Ils sont mémorables, passionnants et hauts en couleur. De plus, leurs dialogues sont savoureux, colorés avec une bonne dose de sarcasme.

En tout cas, MERCI à Mme Janet Evanovich d’avoir créé Stéphanie Plum. Ce n’est jamais ennuyeux, ni répétitif. C’est déjanté et tordant. Le rythme est soutenu, on ne voit pas les pages défiler et le style est toujours aussi vif et percutant, un vrai régal !

 

Pour conclure :

« Cinq à sexe » ne nous déçoit pas. C’est amusant, divertissant, alliant mystères, meurtres et romance. Décidément, je ne m’en lasse pas !

C’est un réel concentré de bonheur, une lecture qui donne la patate !

Une série à ne surtout pas manquer ! Un coup de cœur.

 

Micro avis sur le roman « Queen Betsy , T9: Vampire et déboussolée » de Mary Janice Davidson

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Betsy brûle de découvrir enfin tous les mystères du Livre des Morts, et Satan lui a promis qu’elle pourrait le lire sans perdre la tête. Problème : Betsy et sa demi-sœur Laura doivent aller en enfer. Juste le temps d’une visite de courtoisie à la mère de cette dernière et d’un rapide voyage dans le temps. Une expérience dont les conséquences pourraient s’avérer catastrophiques : les deux jeunes femmes risquent de modifier l’avenir à tout jamais.

Il sort le 26 avril 2013 aux Editions Milady, 7,10€.

Mon (micro) avis:

Une page se tourne.
L’histoire prend une tournure beaucoup plus sombre et glauque. L’auteure nous offre de nombreuses révélations notamment sur Sinclair, Tina et sur l’avenir de Betsy et Laura, qui fait froid dans le dos. On voyage au cœur de l’Enfer et à travers les âges, c’est très intéressant, bien que certains passages soient un peu long et que notre Reine des vampires soit quelque peu agaçante. Mais la fin est surprenante et l’on se demande comment tout cela va évoluer.
La saga change de ton, hâte de savoir ce que donne la suite !

La chronique sur le roman « Et Ellie fut heureuse » de Harriet Evans

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À vingt-deux ans, Eleanor Bee a trois buts dans la vie : déménager à Londres pour faire carrière dans l’édition, avoir les moyens de s’offrir un café et un croissant tous les matins, et ne jamais tomber amoureuse – après avoir tiré les conclusions du divorce de ses parents, elle ne croit plus au prince charmant.

Quand enfin elle arrive dans la capitale, rien ne se passe comme prévu. Elle accumule les gaffes, trouve que sa carrière ne décolle pas et, pire que tout : elle a un coup de foudre ! C’est alors qu’une échappatoire miraculeuse apparaît : Ellie est promue dans une maison d’édition new-yorkaise…

Dix ans après, Ellie vit toujours à New York et tout lui sourit, sa carrière, sa vie sentimentale… Mais a-t-elle vraiment échappé à ses démons londoniens ? Le passé a toujours une étrange manière de vous rattraper !

Il sort le 14 février aux Editions Presses de la cité, 484 pages, 22€.

MON AVIS :

Et Ellie vécut heureuse est un roman dans lequel je suis entrée lentement, mais qui au final m’a fait passer un bon moment de lecture, d’autant que mon intérêt est allé en grandissant au fur et à mesure que l’héroïne mûrissait.

Je n’ai pas lu les livres Bridget Jones, mais je suis une inconditionnelle des films, et j’ai parfois eu l’impression (surtout en début) que l’auteure avait voulu surfer sur la vague de la jeune femme complexée et maladroite au possible, qui cherche le prince charmant sans se l’avouer, et qui se tourne inconsciemment vers les vilains crapauds. Malheureusement, les touches d’humour étaient plutôt rares, et les situations cocasses ne faisaient pas autant mouche que celles vécues par l’impayable Bridget Jones.

En dehors de ces aspects négatifs, j’ai beaucoup apprécié que l’histoire se développe dans le milieu de l’édition, avec cet éternel combat entre ce que devrait être la littérature : divertissante ou instructive ? À noter que les titres contemporains cités de façon récurrente par Ellie ne nous parlent pas forcément, ce qui est vraiment dommage. Grâce à cet aspect professionnalisé du récit, on ne tombe pas dans la banale recherche de l’amour, et ma foi, c’était plutôt sympathique de connaître les potins de bureau quand on ne les vivait pas au travers de l’héroïne.

Ce qui est plutôt réussi dans ce roman, c’est le basculement du léger vers le sérieux, qu’on ne voit pas vraiment venir, notamment avec le sujet sensible de l’alcoolisme bien amené ici. Vers la moitié du livre, on en vient à plus apprécier Ellie qu’on suit tout de même sur une période de dix ans habilement découpée en fonction d’événements marquants. Elle mûrit et arrive à analyser sa famille et les problèmes qu’elle a un peu ignorés par lâcheté. On comprend enfin le pourquoi de son comportement, et cela lui confère une plus grande profondeur tout en facilitant l’identification.

Côté relations amoureuses et dépaysement, on est bien servis, car entre un Londres familier et cosy et un New York pimpant et revigorant, on peut dire qu’Ellie fait toutes sortes d’expériences. C’est une jeune femme qui se métamorphose progressivement sous nos yeux, qui s’affirme et développe ses goûts en matière d’hommes. Il y a un côté mauvais timing dans l’une de ses relations en particulier qui nous agace car dans la vraie vie, on pourrait s’y retrouver confronté, mais heureusement, les horloges des deux protagonistes finissent par s’accorder, et on a notre happy end.

Voici un pur livre chick lit qui commence de manière légère en se focalisant sur les débuts professionnels et amoureux très chaotiques de l’héroïne, pour finalement nous la rendre plus attachante en cours de route. L’univers de l’édition devrait ravir bon nombre de lecteurs qui apprécieront d’entendre parler boutique.

Ecrit par Julie