la chronique du roman « Une aventure de Stéphanie Plum, t11 : comme onze comprend » de Janet Evanovich

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Trop c’est trop. Stéphanie Plum en a par-dessus la tête de se faire tirer dessus et de voir sa voiture exploser. Elle rend son badge de chasseuse de primes et décide de trouver un emploi normal, dont sa mère pourra parler à ses amies sans devoir faire le signe de croix. Mais son passé ne cesse de la hanter. Harcelée par un déséquilibré passionné d’explosifs, elle doit le démasquer avant qu’il ne la réduise en miettes. Et, pour ne rien arranger, la tension monte entre les deux hommes de sa vie, Joe Morelli, le flic le plus craquant de Trenton, et Ranger, le bad boyle plus sexy de la planète…

Il est sorti le 19 mars 2015 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Dans cet opus, Stéphanie a décidé de mettre un terme à sa carrière de chasseuse de prime. Sa vie est trop dangereuse, trop bizarre… Il est temps pour elle de trouver un job calme et raisonnable, en gros ennuyeux, et de bâtir un avenir.

Elle va s’essayer à différents boulots. Toutefois, avec Stéphaine, les ennuis ne sont jamais loin. Surtout quand un fantôme du passé a décidé de la hanter et de lui envoyer des petits messages flippants…

Nous voici encore embarqué dans une aventure déjantée et explosive de notre Stéphanie. On aurait pu croire que ce tome serait plus clame, mais pas du tout. Ça va à 100 à l’heure, les scènes avec ses nouveaux travaux sont à mourir de rire.

L’intrigue est addictive et bien menée. Une fois commencée, il vous sera impossible de la lâcher. Je l’ai dévorée. La lecture est dynamique, il y a beaucoup d’action et de rebondissements.

Concernant les personnages, on retrouve les mêmes. Ils sont toujours aussi loufoques et attachants.

C’est ce qui est formidable avec cette auteure, retrouver Stéphanie c’est comme se plonger dans son vieux pyjama tout chaud et tout doux, c’est du bonheur ! Et même si des détails sont récurrents dans chaque tome, on ne se lasse jamais.

Pour conclure :

Janet Evanovich nous offre avec « Comme onze comprend » une histoire hilarante, pleine de danger, de suspense et de romance. Une lecture divertissante et amusante ! Pour moi, c’est l’un des meilleurs tomes. C’est un coup de cœur !

Tout de suite après, j’ai enchainé avec le douzième opus, qui est tout aussi bon. L’auteur nous en révèle plus (enfin) sur Ranger et Stéphanie a fait le point sur ses sentiments, ce qui ne va pas être facile tous les jours. 😉

En bref, Lisez Stéphanie Plum !

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La chronique du roman « Une aventure de Stephanie Plum, t10 : Dix de retrouvés » de Janet Evanovich.

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Fâcheuse coïncidence ! Alors que Stéphanie Plum et sa partenaire Lula s’arrêtent à l’épicerie pour acheter des nachos, la boutique se fait braquer par le Diable rouge, membre des Exterminateurs de Comstock Street. La situation dégénère et, bien vite, la tête de Stéphanie est mise à prix. Elle n’a qu’une solution : se cacher dans le mystérieux appartement de Ranger, le chasseur de primes le plus sexy de Trenton. Ce qui n’est évidemment pas pour plaire à son petit ami par intermittence, Joe Morelli. Le compte à rebours a commencé, mais Stéphanie n’est pas du genre à se laisser abattre…

Il est sorti le 19 mars 2015 aux Editions Pocket, 6.80€.

Mon avis:

Nous voilà repartis pour une nouvelle aventure déjantée avec notre chasseuse de prime !
Tout commence par un voyage innocent en quête de nachos.
Mais Stéphanie et Lula se trouvent clairement au mauvais endroit au mauvais moment.
Elles se retrouvent témoins d’un braquage d’une épicerie commis par le Diable rouge, un malfrat activement recherché.
Malheureusement pour Stéphanie, elle a vu le visage de ce dernier…

Dès lors, les évènements vont se bousculer. Sa tête est mise à prix par un gang local. Sa solution : faire profil bas, se cacher dans une des planques de Ranger tout en continuant son travail, car, il faut bien qu’elle puisse payer son loyer !
Pour cela, elle sera accompagnée de Lula et mamie Mazur plus en forme que jamais !

Quel plaisir de retrouver toute la bande ! Le rythme est rapide, les scènes cocasses s’enchainent à une telle vitesse qu’ on n’a pas le temps de s’ennuyer une minute. C’est un vrai régal de revoir Lula et Stéphanie, nos Laurel et Hardy du cautionnement judiciaire, dans leur travail.

On a le droit à un drag queen chauffeur de bus pour enfant, une droguée aux chips et une attaque de chien en chaleur.

L’intrigue est menée à tambour battant, remplie de poursuites en voiture, armes à feu, querelles de famille et une consommation de beignets intensifs.

Le tout est écrit avec beaucoup d’humour, de tension sexuelle et de danger. J’avoue que le final est assez loufoque, mais tordant. Mais, je crois que ma scène préférée est celle où Connie, Lula et Stéphanie s’essayent à la torture, j’en pleurais de rire.

Quant aux amours de Stéphanie, elle fait toujours la girouette entre Ranger et Morelli même si ce dernier a de l’avance.

Pour conclure :

Janet Evanovich nous offre encore une aventure explosive. C’est un vrai concentré de bonheur !
Vivement la suite !

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La chronique du roman « Un palace en enfer » de Alice Quinn

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Sexy et grande gueule, Rosie Maldonne est une jeune mère de trois enfants qui a pour seules ressources les versements du RSA. Elle vit dans une vieille caravane, posée sur un terrain vague à quelques encablures de Cannes. Alors qu’elle se démène sans cesse pour trouver de l’argent, mettant en pratique son système D habituel, le destin finit par frapper à sa porte : un gros paquet de fric lui tombe dessus sans prévenir ! Dès lors, les ennuis commencent et les questions affluent : Qui est ce flic trop mignon qu’elle croise partout ? Pourquoi sa meilleure amie a-t-elle disparu avec son bébé ? Est-ce vraiment la mafia russe qui la pourchasse ? Cet argent tombé du ciel lui ouvrira-t-il les portes d’un palace, ou celles d’un enfer ? Première enquête de Rosie Maldonne, Un palace en enfer est un roman policier qui allie suspense et humour.

Il est sorti le 15 janvier 2015 aux Editions Michel Lafon, 16.95€.

Mon avis:

On fait la connaissance avec Rosie Maldonne, dite Cricri. Elle a 24 ans, habite dans une caravane avec ses trois enfants et ils survivent grâce à son système D et le RSA.

Rosie joue souvent de malchance, mais elle est déterminée à rester optimiste. Et elle  a raison. Un jour qu’elle emmène ses enfants jouer au McDo, elle trouve une enveloppe pleine de billets. Ça y est, à elle la belle vie !

Bien sûr cela était trop beau pour être vrai, car depuis elle se retrouve dans une histoire de corruption avec des « tontons flingueurs » aux fesses et pour en rajouter, sa meilleure amie Véro a disparu avec son fils…

Rosie est bien décidée à ne pas se laisser faire et à mener sa propre enquête, les ennuis ne font que commencer…

Le style d’Alice Quinn est simple, vif au langage familier, voire même un peu trop pour ma part. Cela m’a vite lassée, surtout les nombreux jurons. Le rythme est rapide, on peut dire que le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer. Action et rebondissements s’enchaînent à une vitesse folle.

Pour ce qui est du scénario, il est relativement bien mené, mais il manque parfois de détails pour que cela paraisse crédible. J’ai trouvé quelques incohérences et certaines scènes tirées par les cheveux. Il est intéressant, mais pas très original et un peu too much.

En outre, je n’ai pas accroché à l’humour, trop lourd, cela ne m’a fait ni chaud ni froid. Je n’ai pas ri une seule fois, c’est dommage pour un roman humoristique.

Pour ce qui est des protagonistes, là non plus je n’ai pas adhéré. Ils sont trop caricaturaux.

Rosie Maldonne a un tempérament de feu, mais je l’ai trouvée très aigrie, hargneuse et toujours sur la défensive. C’est une héroïne que j’ai trouvée plutôt énervante que touchante.

Quant aux autres personnages, ils sont nombreux, et peu approfondis. J’aurais aimé des caractères plus nuancés.

Pour conclure :

« Un palace en enfer » est un roman humoristique policier qui ne m’a pas convaincue. Pour moi, cela n’a pas fonctionné pour toutes les raisons expliquées ci-dessus, tout est dans l’excès.

Pour moi, l’aventure de Rosie Maldonne s’arrête là.

À vous de voir si vous voulez vous laisser tenter, car de nombreux blogueurs ont apprécié le livre. 

 

La chronique du roman « Mensonge d’une nuit d’été  » de Charlotte Marin

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Pour son retour d’Inde, les amis de Charlotte lui organisent une fête surprise. Martin, son ex dont elle est encore raide amoureuse, s’est incrusté. Piquée au vif par son attitude  » j’arrive-très-bien-à-vivre-sans-toi « , elle lui dit qu’elle va se marier. Cette annonce inespérée se propage comme un feu de pinède : tout le monde s’emballe… surtout sa mère. Le lendemain, Charlotte essaie d’effacer cet horrible mensonge, mais malheureusement, la vie n’est pas un écran magique. Sa mère lui avoue qu’elle a un cancer et que ce mariage est sa nouvelle raison de vivre. Terrassée, Charlotte lui laisse carte blanche pour tout organiser. Maintenant il lui faut un mari à tout prix ! Elle se lance à contrecœur dans ce mariage au bout de l’enfer, elle qui ne rêve que d’une chose : reconquérir Martin.

Il est sorti 19 juin 2014 aux Editions Pocket, 6.20€.

Mon avis:

Charlotte rentre de son voyage à Bombay où elle réalise un reportage sur les films de Bollywood, et en partie pour oublier Martin avec qui elle s’est séparée.

Le soir même après s’être retrouvée menottée en sous-vêtements à l’aéroport, sa sœur, lui à préparer une fête surprise avec amis et famille.

Cela serait fort distrayant pour quelqu’un qui n’aurait pas une tête à faire peur et qui tombe de sommeil. D’autant plus, que le sort s’acharne quand elle pose les yeux sur Martin. Cela trouble Charlotte plus qu’elle ne veut l’admettre. Mais suite à une discussion houleuse entre lui et elle, Charlotte lui annonce qu’elle a rencontré quelqu’un et qu’elle va se marier…

Dès lors, la nouvelle se repend comme un trainée de poudre, maintenant Charlotte doit trouver le fameux mari… Les problèmes ne font que commencer !

Le style de Charlotte Marin est vif et pétillant. On n’a pas le temps de s’ennuyer. On suit avec délice les galères qui s’enchaînent pour notre héroïne. On rit beaucoup !

Le récit est à la fois drôle, tendre et touchant. L’intrigue est agréablement menée et ça va à cent à l’heure.

On la voit tenter de se sortir de ce pétrin avec la collaboration de sa sœur. Cela donne de nombreux quiproquos et de scènes cocasses pour notre plus grand plaisir.

Toutefois, j’ai trouvé dommage que les trois années de romance entre Martin et Charlotte soient passées sous silence, cela aurait pu apporter un peu plus de profondeur.

À côté, on suit en parallèle les problèmes de couple de sa sœur que Charlotte essaye de résoudre et les soucis de santé de sa mère maniaco-dépressive.

En ce qui concerne les protagonistes, ils sont plaisants, humains, attachants et hauts en couleurs.

Charlotte est sarcastique et a un petit côté Bridget Jones. C’est un vrai chat et elle accumule les gaffes. Quant à sa relation avec Martin, ils ont un lourd passif, mais l’on voit bien qu’ils s’aiment. Mais seront-ils capables de traverser les obstacles qui se dressent sur leur passage ? De se remettre en question et de se donner une seconde chance ?

Pour conclure :

« Mensonge d’une nuit d’été » est un livre frais et hilarant avec une romance mignonne, bien que certaines parties manquent d’exploitations. Toutefois, cela reste une bonne suite et une lecture idéale pour se détendre.

N.B : le premier tome est Apocalipstick.

La chronique du roman « Une aventure de Stéphanie Plum, T5 : Cinq à sexe » de Janet Evanovich

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La semaine s’annonce chargée pour Stéphanie Plum. Au programme et dans le désordre remettre la main sur l’Oncle Fred avant que sa femme ne dilapide cinquante ans d’économie domestique. Identifier le propriétaire d’un corps découpé en morceaux. Se débarrasser d’un nain ombrageux qui a élu domicile chez elle. Echapper aux griffes d’un boxeur psychopathe qui a rencontré Dieu en prison. Trouver l’argent du loyer sans risquer sa peau en acceptant les missions spéciales que lui confie Ranger, son trop séduisant mentor. Dénicher LA petite robe noire pour vamper Morelli, le flic le plus sexy de la ville. A priori, rien d’insurmontable pour la tonitruante et désopilante Stéphanie Plum !
Il est sorti le 17 octobre 2013 (rééditions) aux Editions Pocket, 6.70€.

Mon avis:

Nous voici plongés dans une nouvelle aventure décapante de notre plus gaffeuse chasseuse de prime. Comme toujours, elle n’a pas son pareil pour s’attirer les ennuis et faire exploser les voitures !

Dans ce tome, Stéphanie est engagée par sa famille pour retrouver l’oncle Fred qui a subitement disparu. Bien que mamie Mazur est persuadée que les extraterrestres y sont pour beaucoup, Stéphanie prend cette affaire très à cœur. D’ailleurs, celle-ci se retrouvera plus dangereuse que prévue et plus complexe. D’autant plus que les cadavres s’accumulent…

En outre, elle se voit contrainte de trouver un autre travail pour arrondir ses fins de mois, car les défauts de comparution se font rares. Son nouvel employeur ? Son mentor, l’énigmatique Ranger.

Autant vous dire que ça va dépoter un max !

Se rajoute à tout ça, une personne de petite taille qui ne se laissera pas facilement attraper, qui offre son lot de scènes cocasses. Un bookmaker qui s’incruste dans sa vie par rapport à l’oncle Fred. Il est agaçant, pas très net, mais relativement sympathique. Et, pour terminer, un psychopathe qu’elle a arrêté lors de sa toute première enquête est de retour, et pas pour le meilleur !

D’autre part, le cœur de Stéphanie balance entre deux hommes. L’intérêt de Ranger envers notre chasseuse de prime devient plus apparent, ce qui attise la jalousie du sexy Morelli pour notre plus grand plaisir. ^_^

Du côté des protagonistes, on retrouve tous ceux des tomes précédents. J’apprécie toujours autant Lula, une ancienne prostituée, qui fonce bille en tête. Mais, mamie Mazur est ma préférée, et de loin… Elle ne peut pas s’empêcher d’intervenir dans les investigations de Stéphanie, elle est toujours aussi fêlée du bocal, aime encore les salons funéraires et ne sort jamais sans son flingue.

Quant à Stéphanie, elle est humaine, culottée aux langages imagés. On ne peut que l’adorer.

Autant vous dire qu’avec une galerie de personnages pareils, on rigole très souvent. Ils sont mémorables, passionnants et hauts en couleur. De plus, leurs dialogues sont savoureux, colorés avec une bonne dose de sarcasme.

En tout cas, MERCI à Mme Janet Evanovich d’avoir créé Stéphanie Plum. Ce n’est jamais ennuyeux, ni répétitif. C’est déjanté et tordant. Le rythme est soutenu, on ne voit pas les pages défiler et le style est toujours aussi vif et percutant, un vrai régal !

 

Pour conclure :

« Cinq à sexe » ne nous déçoit pas. C’est amusant, divertissant, alliant mystères, meurtres et romance. Décidément, je ne m’en lasse pas !

C’est un réel concentré de bonheur, une lecture qui donne la patate !

Une série à ne surtout pas manquer ! Un coup de cœur.

 

Micro avis sur le roman « Queen Betsy , T9: Vampire et déboussolée » de Mary Janice Davidson

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Betsy brûle de découvrir enfin tous les mystères du Livre des Morts, et Satan lui a promis qu’elle pourrait le lire sans perdre la tête. Problème : Betsy et sa demi-sœur Laura doivent aller en enfer. Juste le temps d’une visite de courtoisie à la mère de cette dernière et d’un rapide voyage dans le temps. Une expérience dont les conséquences pourraient s’avérer catastrophiques : les deux jeunes femmes risquent de modifier l’avenir à tout jamais.

Il sort le 26 avril 2013 aux Editions Milady, 7,10€.

Mon (micro) avis:

Une page se tourne.
L’histoire prend une tournure beaucoup plus sombre et glauque. L’auteure nous offre de nombreuses révélations notamment sur Sinclair, Tina et sur l’avenir de Betsy et Laura, qui fait froid dans le dos. On voyage au cœur de l’Enfer et à travers les âges, c’est très intéressant, bien que certains passages soient un peu long et que notre Reine des vampires soit quelque peu agaçante. Mais la fin est surprenante et l’on se demande comment tout cela va évoluer.
La saga change de ton, hâte de savoir ce que donne la suite !

La chronique sur le roman « Et Ellie fut heureuse » de Harriet Evans

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À vingt-deux ans, Eleanor Bee a trois buts dans la vie : déménager à Londres pour faire carrière dans l’édition, avoir les moyens de s’offrir un café et un croissant tous les matins, et ne jamais tomber amoureuse – après avoir tiré les conclusions du divorce de ses parents, elle ne croit plus au prince charmant.

Quand enfin elle arrive dans la capitale, rien ne se passe comme prévu. Elle accumule les gaffes, trouve que sa carrière ne décolle pas et, pire que tout : elle a un coup de foudre ! C’est alors qu’une échappatoire miraculeuse apparaît : Ellie est promue dans une maison d’édition new-yorkaise…

Dix ans après, Ellie vit toujours à New York et tout lui sourit, sa carrière, sa vie sentimentale… Mais a-t-elle vraiment échappé à ses démons londoniens ? Le passé a toujours une étrange manière de vous rattraper !

Il sort le 14 février aux Editions Presses de la cité, 484 pages, 22€.

MON AVIS :

Et Ellie vécut heureuse est un roman dans lequel je suis entrée lentement, mais qui au final m’a fait passer un bon moment de lecture, d’autant que mon intérêt est allé en grandissant au fur et à mesure que l’héroïne mûrissait.

Je n’ai pas lu les livres Bridget Jones, mais je suis une inconditionnelle des films, et j’ai parfois eu l’impression (surtout en début) que l’auteure avait voulu surfer sur la vague de la jeune femme complexée et maladroite au possible, qui cherche le prince charmant sans se l’avouer, et qui se tourne inconsciemment vers les vilains crapauds. Malheureusement, les touches d’humour étaient plutôt rares, et les situations cocasses ne faisaient pas autant mouche que celles vécues par l’impayable Bridget Jones.

En dehors de ces aspects négatifs, j’ai beaucoup apprécié que l’histoire se développe dans le milieu de l’édition, avec cet éternel combat entre ce que devrait être la littérature : divertissante ou instructive ? À noter que les titres contemporains cités de façon récurrente par Ellie ne nous parlent pas forcément, ce qui est vraiment dommage. Grâce à cet aspect professionnalisé du récit, on ne tombe pas dans la banale recherche de l’amour, et ma foi, c’était plutôt sympathique de connaître les potins de bureau quand on ne les vivait pas au travers de l’héroïne.

Ce qui est plutôt réussi dans ce roman, c’est le basculement du léger vers le sérieux, qu’on ne voit pas vraiment venir, notamment avec le sujet sensible de l’alcoolisme bien amené ici. Vers la moitié du livre, on en vient à plus apprécier Ellie qu’on suit tout de même sur une période de dix ans habilement découpée en fonction d’événements marquants. Elle mûrit et arrive à analyser sa famille et les problèmes qu’elle a un peu ignorés par lâcheté. On comprend enfin le pourquoi de son comportement, et cela lui confère une plus grande profondeur tout en facilitant l’identification.

Côté relations amoureuses et dépaysement, on est bien servis, car entre un Londres familier et cosy et un New York pimpant et revigorant, on peut dire qu’Ellie fait toutes sortes d’expériences. C’est une jeune femme qui se métamorphose progressivement sous nos yeux, qui s’affirme et développe ses goûts en matière d’hommes. Il y a un côté mauvais timing dans l’une de ses relations en particulier qui nous agace car dans la vraie vie, on pourrait s’y retrouver confronté, mais heureusement, les horloges des deux protagonistes finissent par s’accorder, et on a notre happy end.

Voici un pur livre chick lit qui commence de manière légère en se focalisant sur les débuts professionnels et amoureux très chaotiques de l’héroïne, pour finalement nous la rendre plus attachante en cours de route. L’univers de l’édition devrait ravir bon nombre de lecteurs qui apprécieront d’entendre parler boutique.

Ecrit par Julie