La chronique du livre « Comprendre l’art moderne » de Fabrice Midal

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En s’interrogeant sur la modernité dans l’art, Fabrice Midal bouscule de nombreux clichés, propose une vision renouvelée du moderne et affirme : – Non, la modernité n’est pas une époque historique ayant un début et une fin, mais plutôt une manière de vivre inventée par les poètes dont au premier chef Hölderlin, Baudelaire et Rimbaud. – Non, la modernité ne défend aucune thèse, elle est une aventure poétique authentique qui remet en question la distinction entre fond et forme, esprit et corps, sacré et profane. – Non, la modernité n’est pas achevée, remplacée par l’art contemporain ou la postmodernité, mais est un possible toujours aussi ardent. Un ouvrage destiné à devenir une référence.

Mon avis:

Cet ouvrage m’intéressait énormément car il entrait parfaitement dans le cadre de mes études. En effet, au semestre dernier, j’ai pu étudier l’art moderne. L’enseignante en charge de cette matière s’est révélée passionnante autant que passionnée. Elle a vraiment su mettre certaines œuvres en avant d’artistes dits avant-gardistes à notre portée mais également ce qu’ils essayaient de représenter…

Avec cet essai de Fabrice Midal, je voulais prolonger la réflexion de mon cours un peu plus loin. La quatrième de couverture promettait un exposé clair et pédagogique. Malheureusement, je suis vraiment déçue par cette lecture car ce n’était pas exactement ce à quoi je m’attendais.

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En premier lieu, l’auteur ne s’intéresse pas uniquement à la peinture. Il évoque aussi rapidement le cinéma, fait une partie plus développée sur les poètes. Si j’ai lu mes classiques de la poésie française, notamment Baudelaire et Rimbaud, j’avoue que ce n’est pas du tout mon genre de prédilection ou que je connais le mieux. Je n’ai que quelques éléments de leurs biographies en têt et je ne me souviens pas forcément de leurs idées. Finalement, je suis passée à côté d’un certain nombre d’explications dans cette partie. Pour les peintres, j’avais déjà plus de matières pour comprendre où Fabrice Midal voulait en venir.

Le deuxième reproche que je peux faire à l’encontre de cet ouvrage est qu’il n’est pas forcément très clair et pédagogique, comme cela est dit dans le résumé. Il y a pas mal de passages que j’ai dû relire pour être sûre d’avoir tout saisie. Je ne l’ai pas trouvé forcément si facile d’accès. J’ai pu lire d’autres essais dont l’auteur était bien plus clair et compréhensible dans ses propos pour des lecteurs qui ne sont pas des experts dans la matière. Je me suis tout de même accrochée pendant plus d’une centaine de pages avant d’abandonner le livre dans un coin pour ne plus y revenir.

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Je pense que, sur l’art et notamment la peinture moderne, d’autres essais doivent être plus facile à lire. Au final, même en lisant entièrement la partie sur les peintres, je n’aurai pas été sûr de comprendre ce que c’était l’art moderne tel que l’auteur l’entendait. J’ai plus vu cet ouvrage comme une manière d’appréhender les œuvres relevant de l’art moderne que d’une réelle explication sur ce terme. Personnellement, je ne le recommande pas.

Ecrit par Avalon

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La chronique du roman « Washington Square » de Henry James

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New-York, milieu du XIXe siècle. Catherine Sloper est une jeune fille sans grande beauté et à l’esprit simple, mais elle est l’unique héritière du docteur Sloper qui a acquis une fortune importante. Lors d’un bal, elle rencontre le beau Morris Townsend. Il la courtise, elle tombe amoureuse et jure de l’épouser… Mais tiendra-t-elle son engagement, contre l’avis de son père qui menace de la déshériter, et le jeune homme est-il vraiment sincère ? Amour, argent et faux-semblants ; Washington Square, publié en 1881, dresse le portrait d’une société figée à l’aube d’une ère nouvelle.

Ce roman est sorti le 14 janvier 2015 aux éditions Le Livre de Poche, 6,90€.

MON AVIS :

En terminant cette lecture, mon avis est assez mitigé vu comme j’ai peiné à arriver jusqu’au bout. Washington Square a pour but de dépeindre les mœurs inconsistantes et les diverses tergiversations maritales du 19ème. On ne peut nier qu’il y réussisse en se fondant sur le cliché du coureur de dot qui s’en prend à une héritière fade mais qui possède néanmoins des principes dans lesquels j’ai choisi de retenir l’endoctrinement paternel.

Si après avoir lu Orgueil et Préjugés de Jane Austen, je m’étais fait la réflexion que cette histoire de chiffons et de mini-drames tenait du chef-d’œuvre grâce au style, il n’en va pas de même pour Washington Square, même si ce n’est pas tant la plume soignée qui est en cause. Je n’ai pas apprécié la connivence que le narrateur instaure avec le lecteur auquel il murmure des remarques peu pertinentes entre deux phrases (je n’avais pas non plus aimé ce choix dans Bilbo Le Hobbit de J. R. R. Tolkien) ; j’ai été lassée de suivre le déroulement répétitif des pensées de chacun des protagonistes mis en avant et qui sont assez caricaturaux. Le père cynique et imbuvable déçu de sa progéniture, la tante pénible et idiote qui envenime la situation et persiste tout du long, la fille disciplinée qui croit à l’amour et, enfin, le bourreau des cœurs dont on cherche à percer à jour les véritables intentions.

En dehors de la lenteur du récit, de sa redondance qui pourrait être qualifiée d’application dans la description du chemin tortueux de la pensée de l’époque, je me suis d’entrée braquée contre le personnage du père, plein d’orgueil et de vanité, qu’on a envie d’étrangler vu la vision qu’il a de sa propre fille.

Washington Square n’est pas un roman que l’on prend en vue de se divertir ou de s’identifier aux personnages. Il m’a fait l’effet d’être une étude poussée de la psychologie type des membres de la bonne société du 19ème qui sont vraiment mis dans des cases desquelles on ne les verra pas sortir.

Ecrit par Julie

La chronique du roman « Confessions d’un barjo » de Philip-K Dick

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Collectionneur obsessionnel, spécialiste autoproclamé des sujets les plus fumeux – invasions extraterrestres et fin du monde en tête -, génie de l’insolite un brin simple d’esprit, Jack Isidore ne fait de mal à personne, mais il est incapable de s’occuper de lui-même. En désespoir de cause, sa sœur Fay se résout à l’héberger dans la maison qu’elle partage avec son mari, Charley, et leurs enfants. La cohabitation est difficile, et le regard naïf que Jack porte sur le couple devient le révélateur d’une triste réalité : Fay s’enfonce dans une attitude égoïste et tyrannique, tandis que Charley se montre de plus en plus violent. Qui, en définitive, est le plus barjo des trois ?

Editions, J’ai Lu. Parution le 2 juillet. 346 pages. 6 €

Mon avis :

Jack Isidore est un être à part avec une perception des choses particulière. Un peu illuminé, il collectionne les revues de science-fiction, croit fermement en l’existence des extraterrestres et est persuadé d’être un « scientifique ».

Fay, sa sœur cadette, est mariée à Charley et a deux enfants. Prenant pitié de Jack, le couple l’héberge, mais tout n’est pas rose entre les deux époux.

Le récit est confié tour à tour à chaque protagoniste. On découvre comment les personnages se perçoivent les uns les autres et surtout ce qu’ils pensent d’eux-mêmes. On apprend à connaître leurs personnalités. Ainsi, Jack est persuadé d’être un scientifique érudit alors que les autres le voient comme un fou. Fay est vue comme un tyran insensible et cruel alors qu’elle-même semble consciente d’être trop dure et travaille sur elle. Charley est au premier abord un homme bourru et violent, mais il s’avère bien plus complexe que cela….

Ce livre est vraiment intéressant à lire. Il ne rentre dans aucune case. Il s’agit certes d’un roman de littérature générale, mais on frôle le thriller et la comédie. En effet, il y a beaucoup de tension, de suspens. On se demande jusqu’où les personnages vont aller, comment en sont- ils arrivés là et les élucubrations de Jack tendent à rendre la situation comique. L’auteur sait parfaitement décrire les émotions et toutes sont présentes, de la haine à l’amour en passant par la jalousie… et c’est finalement la psychologie des protagonistes qui est le sujet principal de cette œuvre.

Pour conclure :

Il faut lire ce roman pour découvrir les méandres de l’esprit humain et des relations humaines.

Ecrit par Jessyca

La chronique du roman « Villa avec piscine » de Herman Koch

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Dans une banlieue chic d’Amsterdam, de nos jours. Marié et père de deux filles, le docteur Marc Schlosser, généraliste, est apprécié de sa clientèle pour ses qualités d’écoute et ses diagnostics éclairés. En réalité, Marc est capable d’établir un diagnostic dans les 30 premières secondes mais met un point d’honneur à accorder 20 mn à chaque patient, essentiellement pour le rassurer, lui dresser une ordonnance bien remplie et éviter à tout prix de l’envoyer chez un spécialiste. De ses patients, Marc se contrefout. Tout comme il est peu inquiet quand il apprend sa convocation devant le Conseil de l’ordre pour une erreur médicale : tous les membres se connaissent, que risque-t-il ? Un rappel à l’ordre, au pire une courte suspension ? Mais les choses se corsent lorsque la veuve du patient, un acteur célèbre, l’accuse publiquement de meurtre. Pour elle, c’est sûr, la mort de Ralph, son mari, est suspecte. Car Ralph est tombé malade juste après des vacances communes, dans une villa louée par le couple star. Qui dit vrai ? Marc a-t-il raté un symptôme ? Ou pire, a-t-il  » aidé  » la maladie de Ralph ? Que s’est-il passé cet été, dans cette villa avec piscine ?

Il est sorti le 7 mai 2014 aux Editions 10/18, 8.40€.

Mon avis:

QUAND DES VACANCES TO URNENT AU CAUCHEMAR

Herman Koch est un auteur très connu aux Pays-Bas où ses romans sont très appréciés. C’est le premier roman de l’auteur que je lis mais son premier roman, Le dîner, est dans ma bibliothèque depuis un bon moment. Cependant, après ma lecture de Villa avec piscine, je ne sais pas si j’ai envie de l’y en sortir.

UN ROMAN QUI M’A VRAIMENT MIS MAL À L’AISE

Si, au début, la sauce avait bien prise, elle est vite redescendue. En effet, le courant avec le personnage principal ne passait absolument pas. Le fait d’avoir un accès direct à ses pensées m’a fortement déplu. Cela prend trop le pas, à mon avis, sur l’intrigue et c’est un aspect qui devient vite lassant. Pour ma part, j’ai trouvé que c’était loin d’être intéressant également. Marc Schlosser a des pensées qui m’ont dérangé. D’un certain côté, je les ai véritablement trouvé malsaines. A tel point que j’ai vraiment été mal à l’aise de savoir tout cela.

Cependant, ce ne fut pas dans le bon sens du terme. Nous sommes parfois confrontés à des lectures qui nous sortent de nos zones de confort mais dans une bonne intention : pour nous faire réfléchir sur tels ou tels sujets, pour nous faire prendre conscience d’un problème ou que sais-je encore. Or, ce n’est pas ainsi dans Villa avec piscine. Le narrateur ramène tout au sexe, au corps humain dont il renvoie une image sale. C’est malsain et pas forcément nécessaire. De plus, ce n’est pas ce dont j’ai le plus envie en ce moment. Lire de telles choses, très peu pour moi. Au final, j’ai vraiment eu énormément de mal avec ce roman. J’ai fini par baisser les armes au bout de quelques pages.

CONCLUSION

Villa avec piscine ne fut, malheureusement, pas pour moi. Je suis passée totalement à côté et j’ai quelques appréhensions à commencer Le dîner. Ce ne sera sûrement pas pour tout de suite.

Ecrit par Avalon

La chronique du roman « Dans les rapides » de Maylis De Kerangal

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« T’es rock, t’es pas rock. La vie rock. Ce n’est pas gravé sur les disques, ce n’est pas imprimé dans les livres. Une épithète consubstantielle, un attribut physique comme être blonde, nerveux, hypocondriaque, debout. Rock rock rock. Le mot est gros comme un poing et rond comme un caillou. Prononcé cent fois par jour, il ne s’use pas. Dehors le ciel bouillonne, léger, changeant quand les nuages pèsent lourd, des milliers de tonnes bombent l’horizon derrière les hautes tours, suspendus. Être rock. Être ce qu’on veut. Plutôt quelque chose de très concret. Demandez le programme ! ». Le Havre, 1978. Elles sont trois amies inséparables. Un dimanche de pluie, elles font du stop, et dans la R16 déboule la voix de Debbie Harris, la chanteuse de Blondie. Debbie qui s’impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle.

Il est sorti le 4 juin 2014 aux Editions Folio, 5.60€.

Mon avis:

POURQUOI CE LIVRE ?

Quand l’éditeur me l’a proposé, j’ai tout de suite dit oui car Blondie est un groupe que j’apprécie énormément. L’idée d’un roman d’apprentissage basé sur la musique et la découverte d’un style ou d’un artiste particulier m’a énormément charmé. Malheureusement, ce n’est pas une lecture que je garderai en mémoire.

DU POINT DE VUE DE L’HISTOIRE

Cette dernière ne m’a pas énormément parlé. L’intrigue se déroule dans les années 70, une période que je n’ai pas connu car je suis née au début des années 90. Les considérations de ce groupe d’adolescentes ne sont pas les mêmes que celles de mon époque. J’ai peut-être été moins touchée par cette histoire. Il y avait une certaine distanciation qui ne m’a pas permis de pleinement entrer dans l’histoire, de me sentir proche d’elles.

Pour les nostalgiques des années 70, je pense qu’ils pourront largement y trouver leur compte. Pour ma part, j’avoue que je suis restée bien en dehors de ce roman. Dans les rapides est un ouvrage sur une génération en particulier. Il faut l’avoir vécu ou bien être passionné par les années 70 pour apprécier ce roman. En effet, il y a de nombreuses références que je n’ai pas forcément saisi ou compris.

LE STYLE DE L’AUTEUR

C’est la deuxième raison pour laquelle Dans les rapides fut une déception. Je n’ai pas du tout accroché avec la manière d’écrire de Maylis de Kerangal. J’avais pu lire, notamment concernant son premier roman, Naissance d’un pont, qu’elle avait un style très poétique. A mon avis, il est plutôt alambiqué plutôt que plein de poésie. L’auteur partait parfois trop loin et elle m’a souvent perdu. En effet, je n’ai pas toujours compris l’image qu’elle essayait de développer. Je suis restée un peu sceptique devant ce roman où pas grand-chose m’a réellement plu.

Il y a quelques passages qui m’ont plu mais il y a eu un certain nombre de choses qui m’ont plu et ils font surtout référence à Blondie, à son emblématique chanteuse et à leur musique. Cependant, c’est bien le seul aspect qui m’a plu car tout le reste, finalement, m’a légèrement déçu.

CONCLUSION

J’attendais beaucoup de ce roman mais il y a eu un certain nombre de choses qui m’ont énormément déplu. Ce ne fut pas un ouvrage pour moi. Aimer le groupe Blondie n’est pas suffisant pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.

Ecrit par Avalon

 

La chronique du roman « Les lavandières de Brocéliande » d’Edouard Brasey

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Toussaint 1943. Gwenn, une jeune orpheline, découvre l’une de ses consœurs, lavandière, noyée dans le lavoir de Concoret, un petit village en lisière de la forêt de Brocéliande. Dahud, doyenne et mère de la victime, incrimine les lavandières de la nuit, ces créatures surnaturelles qui, d’après les légendes bretonnes, lavent les linges ensanglantés de leurs enfants mort-nés. Les soupçons se portent bientôt sur deux suspects bien réels : Philippe de Montfort, un jeune noble à qui l’on prête une liaison avec la défunte, et Loïc, un charbonnier bossu méprisé de tous. Les deux hommes inspirent à Gwenn des sentiments contradictoires. Amitié, admiration, pitié, amour ? Quand Loïc est pourchassé par les SS qui l’accusent de terrorisme, Gwenn le conduit au Val-sans-Retour où se sont réunis de jeunes résistants réfractaires au STO. Mais la malédiction continue de poursuivre les lavandières de Brocéliande…

Il est sorti le 7 mai 2014 aux Editions Le livre de poche, 8.10€.

Mon avis:

LEGENDES BRETONNES ET VIE QUOTIDIENNE

Un seul mot a suffi à me convaincre de lire ce roman : Brocéliande. La forêt mythique des légendes arthuriennes avec le Miroir aux Fées, le Val sans Retour… Pour l’avoir visité avec l’office du tourisme de Tréhorenteuc, il ya quelques années, j’avais très envie de redécouvrir les lieux de ma visite. Je ne connaissais pas cet auteur et son roman m’a littéralement enchanté.

UN DRAME A BARENTON

Les lavandières de Brocéliande commence lors d’une chaude journée du mois de mai 1914 où cinq jeunes amis vont à la fontaine de Barenton pour que les fées bénissent une union. Tout le roman est construit autour de la catastrophe qui s’est produite ce jour-là. La Bretagne est une terre de légendes et, parfois, cela s’en ressent. Les superstitions ont la peau dure, malgré la présence forte de la religion catholique. Les habitants des villages aux alentours de la forêt croient encore aux fées et à leurs malédictions, aux lavandières de sang. Pourtant, nous ne sommes pas dans un roman fantastique. Il est juste intéressant de voir le poids des croyances « païennes » sur un petit village isolé.

Il y a également des aspects de la vie quotidienne d’un petit village breton lors de l’Occupation avec toutes les questions relatives à la Résistance et à la collaboration, bien entendu, la manière dont les habitants réagissent face aux privations, à l’injustice… En lisant ce roman, on se rend compte qu’il y a aussi les différences entre les aristocrates, les bourgeois et les gens plus simples. Comment les uns essaient coûte que coûte de maintenir les apparences, les autres de sauver leurs peaux sans trop de dommages ou de survivre simplement… C’est un récit de vie avant tout.

DES SECRETS

Comme dans tout village, celui de Concoret regorge de secrets à cacher et qu’il n’est jamais bon de voir éclater au grand jour. Certains resteront enfouis mais à un prix élevé. Tout ce qui a autour, le fait de menacer quelqu’un de révéler un secret ou tout tenter pour l’étouffer, quitte à acheter le silence d’une personne, est vraiment prenant à lire. Le lecteur peut voir venir certains d’entre eux mais tout l’intérêt réside dans le fait de savoir comment il va éclater ou, s’il va être dévoilé, quelles en seront les conséquences.

Les lavandières de Brocéliande se double d’une petite enquête policière. En définitif, je n’ai pas réussi à le lâcher avant de connaître la toute fin, de savoir ce qui allait arriver aux personnages qu’on avait appris à aimer tout au long, si l’assassinat d’Annaïg allait rester impuni ou non… Pour moi, ce fut une très belle découverte.

LE MOT DE LA FIN

J’aimerai vraiment lire d’autres ouvrages de l’auteur, notamment ceux qu’il a écrits sur la Bretagne. J’ai aimé son écriture. Edouard Brasey a un véritable talent de conteur. Il sait réellement comment captiver son lecteur. En tout cas, je suis tombée sous le charme et je recommande cette lecture. Depuis quelques temps où j’enchaînais les romans qui me plaisaient que moyennement ou pas du tout, celui-ci a su me ravir et c’est un coup de cœur.

Ecrit par Avalon

La chronique du livre « Ce regard en arrière » de Nuala O’Faolain

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Nuala O’Faolain ne baisse jamais la voix. À travers ses chroniques publiées entre 1980 et 2008, elle pose un regard extralucide sur les mécanismes intimes du pouvoir et de l’impuissance : en examinant la société irlandaise, l’omniprésence de l’Église, la vieillesse ou la condition des femmes, elle s’affirme en témoin de son temps et conscience universelle.

Ceux qui ont lu les romans de Nuala O’Faolain auront l’émouvant sentiment de la retrouver telle qu’en elle-même dans sa lucidité et sa tendresse pour le monde.

Il est sorti le 7 novembre 2013 aux Editions 10/18, 408 pages, 8.80€.

Mon avis:

Partenariat

Je tenais à remercier les éditions 10/18 pour cet ouvrage. Il y a longtemps que je voulais découvrir Nuala O’Faolain, auteur et journaliste irlandaise reconnue. Ce fut donc l’occasion parfaite de la lire et d’en apprendre plus sur l’Irlande, pays qui me fait rêver.

Un recueil d’articles publiés

Ils vont de 1980 à 2008 et ils sont toujours en relation avec l’actualité du moment. Certains m’ont paru un peu obscurs car je n’avais aucune connaissance des événements qui étaient relatés. Pour certains, je n’étais même pas encore née. Pour d’autres, ils ne font pas forcément partie de l’histoire avec un grand H mais de ce que j’appelle la petite histoire. Je suis donc passée un peu à côté de ceux-là. Mais, ce ne fut pas forcément le cas pour la majorité.

En effet, une très grande part des chroniques présentées étaient relatives à des sujets qui m’intéressaient beaucoup plus. Ils avaient plus souvent trait à des thèmes autour de la société avec des questions de religion, de pauvreté. Nuala O’Faolain prenait l’exemple de la société irlandaise. J’y ai largement trouvé mon compte avec cet aspect de l’ouvrage, d’autant plus que je me passionne pour tout ce qui touche l’Irlande. Il est donc naturel que ce point m’ait passionnée.

Le style de l’auteur

Nous ne trouvons plus beaucoup de telles chroniques dans la presse, aujourd’hui. Je ne dirais pas qu’il a un côté désuet dans cette manière d’écrire et de construire ses articles mais presque. Pour autant, il m’a sincèrement plu. Il y a parfois un peu de piquant dans ces textes, de l’ironie… Toutefois, c’est surtout dans la façon dont l’auteur veut nous faire réfléchir. Elle pose énormément de questions dont certaines ne trouvent pas de réponses car c’est au lecteur de les trouver, d’y réfléchir. A la lecture de Ce regard en arrière, même si les articles étaient vieux de plusieurs années, j’avais l’impression de faire une lecture active, de prendre pleinement part à ces derniers.

Conclusion

C’est un recueil qui m’a bien plu mais qui n’est pas à recommander à tous. Il peut se révéler vite indigeste pour ceux qui n’aiment pas les écrits journalistiques. J’y ai, pour ma part, trouver mon compte. Cependant, j’avoue que je ne l’ai pas lu d’une traite. Une ou deux chroniques par jour, seulement. 

Ecrit par Avalon