La critique du roman « Chroniques d’un autre monde, Tome 01: Les marcheurs de la terre » de P. C. Cast.

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En représailles à l’action néfaste des hommes sur la Terre, le soleil a détruit les villes où règne désormais un peuple agonisant. Pour tenter de survivre, deux tribus ennemies se sont réfugiées dans la forêt.
Les Compagnons, guidés par leur chef, le Prêtre du Soleil, ont élu domicile dans les arbres pour échapper aux créatures qui grouillent au sol.
Les Marcheurs de la Terre se sont installés dans des tanières qui les protègent des prédateurs et parfois d’eux-mêmes… Atteints de la Fièvre de la Nuit, les hommes comptent sur leur Femme Lune pour les purifier de ce mal.

Nik, le fils du Prêtre du Soleil, veut prouver à son clan qu’il est digne de confiance.
Mari, la fille de la Femme Lune, n’a qu’une seule idée en tête : fuir.
Tout les oppose mais leur destin est lié.
L’avenir de cet autre monde est désormais entre leurs mains.

Il est sorti le 20 juin 2018 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Nous voici plongés dans un univers post-apocalyptique après que la terre et la nature se soient rebellées contre la technologie et l’homme. Depuis, les hommes dépendent complètement de cette dernière pour survivre et de rituels ancestraux, tout en évitant ses dangers (insectes mortels, humanoïdes mutants, scarabées meurtriers…).

Depuis, différents clans ennemis peuplent la terre. Nous allons suivre Mari, une marcheuse de la terre, héritière des pouvoirs de la lune, mais qui cache un lourd secret. Quant à Nik, il fait partie de la tribu des arbres. Il est très semblable à Mari, bien que pour des raisons différentes, il ne répond pas aux attentes de son peuple. Et l’on fait la connaissance de Oeil Mort, qui fait partie des changeurs de peau. C’est un jeune homme qui a soif de pouvoir. Nous allons suivre ces trois destinées, certains formeront des alliances tumultueuses pour combattre des forces terribles qui menacent de tout détruire…

Le style de P.C. Cast est agréable, prenant et descriptif. Cela nous permet de totalement nous immerger dans son monde. Quant à ce dernier, il est vaste et riche. Il fourmille de détails, cela va de la faune à la flore en passant par les caractéristiques propres à chaque tribu. De ce fait, le début du roman peut paraître un peu long, mais cela vaut vraiment le coup. C’est passionnant et j’ai été totalement happée par l’histoire.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est habilement menée. J’ai adoré suivre les aventures des différents personnages principaux. Chacun a sa propre quête. Tout est bien développé avec son lot d’action, de rebondissements et de révélations. Leurs chemins se croiseront, ils s’affronteront parfois pour le meilleur ou pour le pire, afin de changer le futur de leurs clans respectifs.

Quant aux protagonistes, ils sont plus ou moins sympathiques et se battent avec force pour leurs convictions et changer le monde et ses lois archaïques. Ils sont fouillés et loin d’être lisses.

De plus, de nombreux personnages secondaires enrichissent l’histoire. Tous sont bien représentés, chacun suivant son objectif afin de soutenir le récit.

Pour conclure :

P.C. Cast m’a agréablement surprise avec « Les marcheurs de la terre », les sept-cents pages se lisent toutes seules. C’est addictif, tout ne fait que commencer et j’ai hâte de découvrir la suite ! C’est un coup de cœur !  

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La chronique du roman « Grisha, Tome 02: Le dragon de glace » de Leigh Bardugo

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DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.

Un pays déchiré par la guerre civile.
Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs.
Un corsaire flamboyant et mystérieux.
Un soldat renégat, en proie aux doutes.
Une menace grandissante. Un danger imminent.

RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.

Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière.

Il est sorti le 20 juin 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Nous reprenons l’histoire là où l’on avait quitté Alina et Mal. Ils sont à Cafton depuis deux semaines, on suit leurs premiers pas dans cette nouvelle vie qui n’est pas évidente. L’identité d’Alina doit rester sécrète et ils sont traqués. Mais ils se retrouvent vite dans le collimateur du Darkling, plus puissant que jamais. Il est arrogant, aveuglé par l’ambition et son coup d’État a peut-être échoué, mais Ravka est au bord de l’effondrement. De ce fait, Alina devra faire face à des choix, entre sauver son pays, son pouvoir qui ne cesse de croître et l’amour, au risque de tout perdre….

J’ai beaucoup aimé ce second opus. Leigh Bardugo enrichi son univers. On en apprend plus sur les grishas, sur la politique du monde, les créatures et la magie; tous ces éléments qui font partie intégrante de l’univers très intéressant créé par l’autrice.

En ce qui concerne l’intrigue, elle s’étoffe entre manigances politique, luttes de pouvoir et recherche d’amplificateurs de magie. C’est bien rythmé, ça se lit vite, entre rebondissements, révélations et retournements de situations. C’est prenant et passionnant à suivre.

Du côté des protagonistes, Alina continue de se développer. Elle prend pleinement conscience de son pouvoir et de ses obligations bien que cela lui fasse peur. D’ailleurs, sa relation avec Mal sera mise à rude épreuve.

D’autre part, Leigh Bardugo intègre de nouveaux personnages absolument fascinants qui enrichissent le récit. Le corsaire Sturmbond, prétentieux et impertinent, deviendra un élément clé avec son équipage, et ce pour notre plus grand plaisir. Ils apportent un petit côté pirate et steampunk fort agréable.

Pour conclure :

Leigh Bardugo, avec « Le dragon de glace », ne m’a absolument pas déçue. J’ai été happée du début à la fin. Maintenant, je n’ai qu’une hâte : me plonger dans le final qui s’annonce épique !

C’est un coup de cœur !

À noter que le tome trois sort en octobre 2018. 

La chronique du roman « Les ailes d’émeraude, Tome 1 » d’ Alexiane de Lys

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A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis le tragique accident qui l’a privée de toute famille. Livrée à elle-même dans la ville foisonnante et hostile de Philadelphie, la jeune femme a la désagréable impression d’être suivie… jusqu’au jour où deux inconnus l’agressent. Au moment le plus critique, elle est tirée de ce mauvais pas par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Ce dernier ne lui est pas totalement étranger, et leur rencontre est loin d’être due au hasard. Grâce à lui, Cassiopée va découvrir sa véritable nature, avec ce qu’elle a de meilleur mais aussi de pire, et peut-être percer enfin les mystères de son passé…

Il est sorti le 28 mars 2018 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Depuis qu’elle a perdu sa mère dans un accident de voiture alors qu’elle avait 6 ans, Cassiopée, a toujours vécu en orphelinat. Le jour de sa majorité, Cassiopée doit quitter l’orphelinat et voler de ses propres ailes. Cassiopée se sent suivie et elle finit par se faire agresser dans la rue. Un homme étrange lui vient en aide, c’est lui qui la suivait. Il lui donne une enveloppe, et lorsque Cassiopée met la main dedans, elle se fait piquer et se retrouve malade toute la nuit. Notre héroïne prend alors la fuite et quelques jours plus tard, Cassiopée découvre qu’elle a des ailes qui ont poussé dans son dos.

Dès les premières pages, nous plongeons de plein fouet dans cette histoire. Le roman offre une bonne dose d’action, de rebondissements, de révélations, et le tout est justement dosé. Le récit est captivant et on tourne les pages sans s’en rendre compte. De plus, l’écriture de l’auteure est fluide et agréable. Alexiane de Lys nous offre un univers original et très intéressant. L’auteure a su se démarquer, en créent un univers avec des règles particulières et des créatures vraiment intrigantes. 

Ce livre renferme beaucoup d’humour malgré l’aspect tragique de la situation de Cassiopée. L’héroïne a souvent des réflexions qui m’ont fait sourire. Elle n’a pas « le complexe du héros » et encaisse comme elle peut toutes ces nouvelles choses qui lui arrivent, bonnes ou mauvaises. Cassiopée nous offre la bonne dose de courage, de rébellion et de détermination nécessaire à une intrigue plaisante.

Vous l’aurez compris, Cassiopée est une jeune femme que j’ai beaucoup appréciée. Comme je le disais plus haut, elle est courageuse, déterminée, charismatique et attachante. Toutefois, Cassiopée possède une certaine fragilité que l’on découvre peu à peu, surtout dans les bras de celui qui la fera irrémédiablement changer.

J’ai aimé tous les protagonistes, qu’ils soient bons, mauvais, ou perdus entre les deux. Chaque personnage a sa place dans l’histoire, et leurs personnalités sont bien travaillées. J’ai beaucoup aimé Gabriel, qui se révèle au fil des chapitres. Shapira est un personnage un peu « incontrôlable » et qui, je suis sûre, va nous révéler des surprises dans les prochains tomes. Camille est un personnage énigmatique dont le voile mystérieux se lève peu à peu. 

Pour conclure, « Les ailes d’émeraude » a été une excellente surprise. C’est un roman young-adult à l’ambiance particulière qui possède un univers spécial et très intéressant. De plus, l’intrigue est bien rythmée et l’héroïne est très attachante. J’ai hâte de lire la suite.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « The Kiss (livre 3) » de Marie Rutkoski

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La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l’Orient comme allié et, pour ennemi, l’Empire qui l’avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s’il ne parvient pas tout à fait à l’effacer de sa mémoire. Mais sa décision est prise : il n’a plus que faire de celle qui, le croit-il, soutient l’Empereur envers et contre tout, malgré les innocents massacrés, malgré le danger qui menace Arin et les siens… Mais la vérité est tout autre. C’est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l’héritier de l’Empire. Droguée – une façon de s’assurer de son obéissance -, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l’entourent, tout souvenir de sa vie passée. Déjà, plus au sud, les combats font rage, et les vies d’Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l’enclume… Pour elle comme pour lui, l’heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ? Dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, découvrez les jeux de pouvoir, les coups de bluff et les enjeux vertigineux de la partie de poker menteur à laquelle se livrent deux espions pris dans les nasses de deux causes ennemies !

Il est sorti le 15 mars 2018 aux Editions Lumen.

Mon avis:

Nous reprenons là où l’on s’était arrêté à la fin de « The crime ». Arin est en pleine préparation de la guerre qui s’annonce tout en essayant d’oublier la trahison de Kestrel. Il peaufine, à l’aide de ses alliés, le peuple Dacra, un plan de bataille pour faire tomber l’Empereur.

Pendant ce temps, Kestrel chemine vers le nord dans les mines, dans un camp de travail, après que son père l’ai reniée et accusée de trahison. Alors qu’elle cherche désespérément un moyen de s’évader, elle espère que le message qu’elle a envoyé à Arin lui est parvenu. Plus les jours passent, plus son esprit s’enlise. Est-ce qu’elle pourra sortir de cet enfer ? Leurs sentiments seront-ils assez forts pour leur permettre de se retrouver, de voir au-delà des manigances et combattre leur ennemi commun ?

J’ai adoré ce dernier tome. Le rythme est entraînant. On tourne les pages avec avidité entre rebondissements, révélations et action, le tout dans un monde dur et cruel. En ce qui concerne l’intrigue, elle est riche et bien menée. En plus d’aborder intelligemment le sujet de la guerre et de toutes ses composantes, l’autrice n’oublie pas l’évolution et l’histoire des personnages. C’est plein d’émotions et passionnant.

Du côté des protagonistes, ils sont touchants et attachants. Marie Rutkoski explore le passé d’Arin ainsi que le personnage de Roshar, qui est fascinant à suivre. L’autrice a étoffé les caractères des héros. Ils grandiront à travers les nouvelles épreuves qu’ils auront traversées et ils devront accepter les conséquences de leur choix. Quant à la romance entre Kestrel et Arin, elle est beaucoup plus réfléchie et mature.

Pour conclure :

Marie Rutkoski clôt parfaitement sa trilogie avec « The Kiss ». La narration est intelligente, les personnages complexes et fascinants. Elle apporte toutes les réponses à nos questions. J’ai tout aimé et c’est avec un petit pincement au cœur que je quitte cet univers.

La chronique du roman « Jackaby, livre 1 » de William Ritter

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Abigail Rook, 17 ans, débarque en Amérique. La tête pleine de rêves d’ailleurs, elle espère vivre l’aventure avec un grand A.
Elle fait la connaissance d’un étrange personnage, Jackaby, qui lui offre un emploi. Détective doué de facultés de médium, il est capable de voir les phénomènes surnaturels.
Pour sa première mission, Abigail accompagne son nouveau patron sur les lieux d’un crime particulièrement sanglant. Jackaby soupçonne l’assassin de ne pas être humain, ce que la police refuse de croire. Mais les meurtres s’enchaînent et confirment les soupçons du détective…

Il est sorti le 13 juin 2018 aux Editions Bayard.

Mon avis:

Récemment arrivée à New Fiddelham, en Nouvelle-Angleterre, Abigail Rook a besoin d’un emploi. Elle rencontre R.F. Jackaby, qui est détective spécialisé en phénomènes inexpliqués. Son don lui permet de déceler la vérité là où les autres ne voient qu’illusion. De ce fait, il fournit ses services à la police. Dès son premier jour, Abigail se retrouvera dans une affaire de meurtre sordide. Dès lors, avec l’énigmatique Jackaby, elle découvrira un univers complètement nouveau et incroyable, car le tueur en série qui sévit ne serait pas tout à fait humain…

Le style de William Ritter est très agréable, prenant et immersif. On plonge facilement dans son univers convaincant, utilisé de manière intelligente, peuplé de créatures surnaturelles (lutin, banshee, nymphe, trolls, etc.). Le tout dans une atmosphère typique de l’ère victorienne.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est habilement menée, il y a de la consistance et du relief. L’auteur a su garder l’intérêt du lecteur éveillé tout du long. C’est avec plaisir que l’on suit l’enquête jusqu’à son dénouement.

Du côté des protagonistes, Abigail Rook est une héroïne délicieuse, curieuse, forte et qui n’a pas froid aux yeux. Abigail a le don de remarquer les détails ordinaires, mais importants, ce qui en fait une assistante parfaite pour Jackaby.

Quant à ce dernier, c’est un personnage complexe, astucieux avec un petit côté excentrique. Il n’est pas sans rappeler l’illustre Sherlock Holmes, sans le côté surnaturel.

Le duo que forment Abigail et Jackaby fonctionne à merveille et leurs dialogues sont savoureux. D’autre part, la galerie de personnages secondaires qui les entoure sont fascinants, notamment le fantôme, le canard et le mystérieux Charlie.

Pour conclure :

« Jackaby » est un policier surnaturel bien ficelé avec de l’humour et une dose de macabre. C’est bien rythmé. J’ai été agréablement surprise et j’attends avec impatience les nouvelles aventures de Jackaby et d’Abigail.

À découvrir !

La chronique du roman « Dividing Eden, livre 1 » de Joelle Charbonneau.

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Résumé:

Lorsque leur père le roi et leur frère aîné meurent, les jumeaux Carys et Andreus doivent s’affronter dans une série d’épreuves pour déterminer lequel des deux régnera sur le royaume d’Eden.
Eux qui n’ont jamais pensé à accéder au pouvoir et qui ont passé toute leur vie à se protéger mutuellement se retrouvent en concurrence pour la première fois. Andreus bénéficie du soutien du Conseil, Carys de celui du peuple. Impossible a priori de les départager, mais, dans l’ombre, chacun intrigue pour voir son favori monter sur le trône.
Malgré leur attachement, s’engage une bataille sans merci entre le frère et la soeur. Jusqu’où sont-ils capables d’aller pour obtenir la couronne ? Peuvent-ils continuer à se faire confiance ? Doivent-ils écouter les conseils de ceux qui, prétendument pour leur bien, les éloignent l’un de l’autre ?

Il est sorti le 6 juin 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Voici l’histoire du destin d’un frère et d’une sœur qui se sont toujours protégés et qui vont se retrouver contraints de se battre l’un contre l’autre pour le trône du royaume d’Eden.

Ce récit sera teinté de secrets, de manipulations, de tromperies et de conspirations. Nous allons rencontrer des personnages détestables ayant soif de pouvoir ou trop naïfs pour voir derrière les apparences. D’autres se battront pour que la lumière puisse vaincre le mal qui se tapit dans l’ombre.

L’intrigue est habilement menée. L’auteure nous surprend et elle met nos nerfs à rude épreuve. J’ai été totalement happée dans cet univers riche et intriguant bien que de facture assez classique. D’ailleurs, j’aurais apprécié un peu plus d’explications sur ce dernier et les créatures dangereuses qui habitent dans les montagnes. Le rythme est entraînant bien que le premier tiers nous présente le monde, établit les personnages et leurs rôles respectifs. Cela n’en est pas moins passionnant. Après, tout s’accélère entre action, rebondissements et révélations. Le tout est écrit par un style très agréable et addictif.

Pour conclure :

« Dividing Eden » est une fantasy YA qui se dévore d’un bout à l’autre. On tourne les pages avidement dans ce récit aux protagonistes convaincants, plongés au cœur d’intrigue politique.

Je le recommande chaudement à tous les amoureux du genre. J’ai hâte d’avoir le second tome entre les mains pour savoir comment tout cela se terminera. C’est un coup de cœur !

À noter que c’est une duologie et que le résumé du livre arrive 120 pages après le début du roman.

La chronique du roman « Les ombres de Julia, Tome 01: La fille de la noyée » de Catherine Egan


91f74nVf-lLJulia a la capacité inhabituelle de se rendre invisible. Elle ne disparaît pas exactement. Elle recule simplement en un point de l’espace où la plupart des gens ne peuvent plus la percevoir. C’est une capacité dangereuse dans une société qui a interdit toutes les formes de magie et noie les sorcières dans des cérémonies publiques. Mais c’est utile pour un voleur et un espion. Et Julia l’a compris : le crime paye.

Elle est d’ailleurs très bien payée pour infiltrer la grande maison de Mme Och, espionner ses locataires étranges et s’informer sur les transactions suspectes qui s’y déroulent. Julia découvre qu’une sourde menace plane sur toute la maisonnée.

Mais cette découverte va aussi faire basculer son existence. Car elle n’avait pas imaginé que le traître dans la maison puisse être… elle-même.

Il est sorti le 7 mars 2018 aux Editions Milan.

Mon avis:

Julia, seize ans, a la capacité inhabituelle de passer inaperçu. C’est une aptitude dangereuse dans une société où toute forme de magie (tatouage, amulettes, chiromancie…) est prohibée et où l’on noie les sorcières. Mais cela lui est très utile dans son métier de voleuse et d’espion. D’ailleurs, sa nouvelle mission paye très bien. Julia se fait passer pour une servante dans la propriété de Mme Och. Très vite, elle s’aperçoit que ses habitants sont mystérieux et elle est persuadée qu’il y a un lien entre eux et une étrange série de meurtres.

À partir de là, sa mission dérapera totalement et quand elle comprendra ce que l’on attend réellement d’elle, devra faire des choix et en payer le prix…

Le style de Catherine Egan est très agréable. L’univers que l’auteure a créé est intrigant, riche, plein de magie et de créatures qui ne demandent qu’à se dévoiler.

En ce qui concerne l’intrigue, j’avoue qu’au départ c’était un peu confus. On ne savait pas trop en quoi consistait la mission de Julia. On est parachuté dedans et cela peut être un peu déroutant. D’autant plus que le rythme est assez lent, le temps que l’auteure pose les bases de son monde et nous présente les personnages. Toutefois, plus nous allons avancer plus on sera happé et les pièces du puzzle s’emboiterons au fur et à mesure et le récit prendra son envol entre action, rebondissements et révélations.

Du côté des personnages, Julia est clairement le caractère principal. C’est une jeune fille forte, intelligente et intrépide et sa morale sera mise à rude épreuve. Elle fera des erreurs, mais elle apprendra de celles-ci. En ce qui concerne ceux qui gravitent autour d’elle, ils ont tous de l’importance et apportent de la richesse à l’histoire. Ils sont tous attachants et bien dépeints.

Pour conclure :

« La fille de la noyée » est un tome introductif plein d’aventure et de sorcellerie. C’est un début prometteur pour cette saga divertissante et immersive. Je lirai la suite avec plaisir.