La chronique du roman « Alice au Pays des Morts-Vivants » de Mainak Dhar

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Pays des Morts, Inde. Du monde d’hier, il ne reste rien, juste les armes, nécessaires à la survie. Depuis qu’un virus a réduit la quasi-totalité de l’humanité à l’état de zombies, le Comité Central règne sur cette partie du globe. L’instrument de son pouvoir : son armée, Zeus.
Alice, quinze ans, vit dans une communauté restée indépendante et libre. Pour toute école, elle n’a connu que celle du combat. Mais elle y excelle. Lors d’une patrouille, elle surprend un mort-vivant portant des oreilles de lapin roses qui sort subitement de terre, puis qui disparaît. Des rumeurs parlent d’un réseau souterrain où les Mordeurs se réfugient.
Sans l’ombre d’une hésitation, elle s’engouffre à sa suite. Et chute…

Il sort le 12 mai 2016 chez Fleuve Editions, Collection Outrefleuve.

Mon avis:

Voilà un roman auquel je n’ai pas pu résister rien qu’en lisant le titre et en voyant la couverture… Oui, je sais, c’est futile. Mais grand bien m’en fasse, car j’ai beaucoup aimé ce roman et notamment cette réécriture de conte.

En effet, Mainak Dhar reprend de nombreux éléments du conte classique (la reine, le lapin, le terrier, le chapelier fou…), le tout à la sauce zombie dans un monde post-apocalyptique situé en Inde. Alice, quinze ans, est une guerrière accomplie. Depuis sa naissance on lui a enseigné la survie et les techniques de combat pour faire face à l’ennemi : les Mordeurs. Ces êtres sont considérés comme des créatures stupides et décérébrées.

Mais le jour où Alice est prise au piège dans un terrier de Mordeurs, elle découvrira quelque chose qui ne correspond pas à l’image avec laquelle elle a grandi. Une autre vérité s’offre à elle et une prophétie dont elle serait la clé… Il en découlera une série d’évènements qui changeront sa vie à jamais, mais pas seulement la sienne…

Le style de Mainak Dhar est sommaire, addictif tout en étant très cinématographique. On s’immerge facilement dans son univers brutal et sanglant où règnent la cupidité, la conspiration et la soif de pouvoir. L’univers est bien dépeint, même si par certains aspects cela reste cliché, tout comme l’intrigue. En effet, on suit Alice qui découvrira une vérité tout autre que ce qu’on lui a appris. Elle devra se battre contre des puissances obscures qui veulent imposer leur suprématie par des moyens dès plus douteux. On s’apercevra, au fil de notre lecture, que les monstres ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Néanmoins, je regrette que certains passages ne soient pas plus exploités et j’ai trouvé le dénouement beaucoup trop simple et rapide. On demeure avec beaucoup de questions sans réponses et j’espère les avoir dans le prochain opus.

En ce qui concerne Alice, c’est un personnage très intéressant. L’histoire tourne clairement autour d’elle. Elle est déterminée et indépendante. De prime abord, elle peut paraître très froide, mais au fur et à mesure on s’attache à cette jeune fille pas comme les autres. Certes, elle fera des erreurs et elle en paiera le prix, mais c’est ce qui la fera grandir. Au fil des épreuves qu’elle traversera, elle s’affirmera. Évidemment, elle est entourée d’une galerie de personnages secondaires très intrigants et intéressants, bien que beaucoup ne survivront pas à cette première bataille.

Pour conclure :

« Alice au pays des morts-vivants » est un roman sombre et violent tout en étant fascinant. Il nous reste beaucoup à découvrir et je me demande où l’auteur veut nous emmener. J’ai été emballée par cette réécriture de conte que je trouve plutôt bien faite et c’est avec plaisir que je continuerais l’aventure avec Alice et ses zombies pas tout à fait comme les autres !

À découvrir.  

La chronique du roman « Mr X » de Peter Straub

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Tous les ans, depuis son enfance, le jour de son anniversaire, Ned Dunstan est victime d’une transe durant laquelle il assiste, impuissant, à la même scène de massacre d’une violence insensée commise par un mystérieux homme en noir qu’il a surnommé « Mr X «. Saisi d’une prémonition, il retourne à Edgerton dans l’Illinois, la ville de son enfance, pour y revoir sa mère qui, effectivement, est mourante. Mais, avant de s’éteindre, celle-ci lui révèle le nom de son père et avertit Ned qu’il court un grave danger. Dans sa quête de ce père énigmatique, il va vivre quantité d’aventures extraordinaires qui vont lui permettre d’en apprendre plus non seulement sur sa propre identité, mais aussi sur une famille réellement fantastique. Il découvrira l’existence d’un inquiétant frère jumeau doté de pouvoirs surnaturels et sera soupçonné de trois meurtres avant de pouvoir enfin affronter le maléfique Mr X.

Il est sorti le 16 mars 2016 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Nous suivons Ned Dunstan, un jeune homme qui rentre chez lui voir sa mère qui est mourante. Sur son lit de mort, elle lui dévoile l’identité de son père. Dès lors, Ned part en quête de ce dernier, mais en faisant cela, il va déterrer des secrets qui entourent sa famille si particulière…

Le style de Peter Straub est agréable, toutefois l’auteur n’a pas réussi à me faire ressentir la moindre émotion, à part l’ennui. L’histoire est longue à démarrer et en ce qui concerne l’intrigue, elle n’est pas très originale. L’auteur aborde les thèmes de la théologie, de l’onirique, du double, avec un clin d’œil à H.P Lovecraft.

De plus, Peter Straub se perd dans des détails futiles qui ne font qu’alourdir le texte ainsi que le rythme. Le roman aurait pu être largement plus concis et soutenu.

D’autre part, je regrette que les dons, les phénomènes traumatiques ou l’horreur ne soient pas plus présents. En effet, ces éléments sont quasi aux abonnés absents, alors que c’est ceux qui m’attiraient le plus dans le récit.

Par ailleurs, je déplore également le fait que la résolution du mystère et que la confrontation avec Mr X soient si rapide. C’est simple voire bâclé, alors que c’était le point culminant de la lecture.

En ce qui concerne les personnages, je n’ai pas grand chose à dire, aucun n’a réellement retenu mon attention. Mr X était le caractère le plus intéressant, cependant, il est très peu présent dans le récit, dommage…

Pour conclure :

« Mr X » est un roman qui avait beaucoup de potentiel, malheureusement, je suis totalement passée à côté. Pour moi, il n’a pas été correctement exploité. Au lieu de nous donner un récit plein de frissons, de suspense aux notes surnaturel, cela demeure très fade.

J’ai été heureuse quand je suis arrivé au bout des 522 pages écrites avec une si petite police…

Ce fut une grosse déception, à vous de voir si vous voulez tenter l’aventure.

La chronique du roman « Bienvenue à Night Vale » de Joseph Fink & jeffrey Cranor

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Voici le roman inspiré par le podcast culte Bienvenue à Night Vale, qui vous ouvre les portes de la mystérieuse ville du même nom, perdue au cœur d’un désert dans le sud-ouest américain. Un endroit à part, peuplé de spectres, d’anges, d’extraterrestres et abritant d’inquiétantes conspirations gouvernementales… où l’on suit Jackie Fierro, jeune prêteuse sur gages débrouillarde, dans son enquête sur un inconnu énigmatique à la mallette en daim, et bien d’autres encore. Un univers étrange et poétique qui réjouira tous les fans de Twin Peaks.

Il est sorti le 23 mars 2016 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Ce roman est clairement un ovni. À mon avis, soit on adore ce genre complètement barré qui vous fait des nœuds au cerveau, soit on déteste. Personnellement, je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas aimé.

Ma lecture fut très laborieuse, je m’attendais à autre chose. Bien que l’on soit dans le saugrenu, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus structuré.

Nous allons à Night Vale dans une petite bourgade perdue au milieu du désert, avec des habitants étranges. Rien que ça, çam’a donné envie de découvrir le roman. Malheureusement, j’ai trouvé l’univers très peu exploité. On se concentre surtout sur deux femmes qui partent en quête d’une personne et tout le reste est éclipsé.

On suit Jackie qui reçoit un papier d’un homme énigmatique, où il est écrit « King City », et dont elle ne peut pas se débarrasser. En parallèle, on suit Diane et son fils Josh qui partent à la recherche de son père. Au bout d’un moment, leurs histoires vont se rejoindre et ces femmes vont unir leur force pour percer le mystère de ce morceau de papier et en même temps retrouver le père de Josh. Le tout va engendrer des évènements étranges, du moins, encore plus étranges que d’habitude…

Au final, on se rend compte que la trame de base est très simple et peu originale. Il y a une multitude de détails inutiles et plus loufoques les uns que les autres qui s’ajoutent à l’intrigue. Cela donne une histoire confuse, qui peine à progresser de façon significative et le tout reste ennuyeux. J’ai décroché plus d’une fois. De plus, j’ai trouvé le rythme très lent vu qu’il se passe peu de choses. Et le peu qu’il se passe, c’est la quatrième dimension puissance dix.

De surcroît, je regrette que tout l’univers, les conspirations et les légendes urbaines soient si peu exploités. Il y avait vraiment matière à faire quelque chose de bien.

Pour conclure :

« Bienvenue à Night Vale » est un livre inclassable. Pour ma part, et cela n’engage que moi, j’ai trouvé ça vraiment trop bizarre, inintéressant et confus. Cela a été un vrai calvaire de terminer ce roman.

Je pense que cela passe mieux à l’écoute via le podcast qu’en livre. En tout cas, si vous voulez vous faire un avis avant d’acheter le livre, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site du podcast (en VF). Car vous trouverez la même chose dans le roman, c’est écrit comme c’est parlé.

À vous de voir, toutefois c’est une grosse déception !

La chronique du roman « ZOMBIE, Ohio  » de Scott Kenemore

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Après avoir trouvé la mort dans un accident de voiture, Peter Mellor renait sous la forme dun mort vivant doté dintelligence (mais amnésique). Alors que la société sécroule autour de lui, cet ancien professeur de lOhio va vite comprendre que la vie de zombie nest pas toujours rose. Les humains, quelque peu réfractaires à ses nouvelles inclinaisons, essayent de le tuer dès quils le peuvent. Et son addiction à la matière grise ne le rend pas très populaire auprès de ses anciens amis. Pour ne rien arranger, Peter découvre que sa mort nétait pas accidentelle. Il décide de mettre sa nouvelle vie à profit et de résoudre son propre meurtre.

Il est sorti le 13 janvier 2016 aux Editions Panini Books, collection Eclipse.

Mon avis:

Le synopsis (qui m’a un peu fait penser à « Warm bodies » d’Isaac Marion) m’a tout de suite intriguée. En effet, il n’est pas commun que l’on se retrouve du côté des zombies 😉 C’est donc avec grand enthousiasme que j’ai entamé ma lecture.

Notre héros, Peter Mellor, se réveille dans la neige à côté de sa voiture fortement accidentée. Il comprend qu’il a du passer à travers le pare-brise. Désorienté, il a perdu la mémoire et ne sait plus qui il est. Sa quête d’identité va le mener dans la petite ville de Gant dans l’Ohio. Il y découvre son meilleur ami Sam, une invasion zombies qui dure depuis trois semaines, et… sa condition de zombie. Peter se sent seul, il sait qu’il sera incompris et se raccroche à son humanité tant qu’il peut cacher sa véritable « nature ». Toutefois, un évènement va lui faire complètement les pédales, et Peter embrasse pleinement sa nouvelle nature : un zombie avide de cerveaux bien spongieux. 

Le début avait tout pour plaire, et puis passé la centaine de pages, le rythme et l’histoire s’enlisent, jusqu’à éteindre mon intérêt peu à peu. L’intrigue en elle-même ne m’a pas passionnée outre mesure. De plus, l’aspect d’enquête sur la mort de Peter passe totalement à la trappe. On en entend parler juste quelques lignes, et hop, on passe à autre chose. C’est vraiment dommage. A vrai dire, je m’attendais à un livre de zombies un peu orienté polar, avec une quête d’identité et une enquête. Mais non.

Le roman est divisé en trois parties assez inégales. La première m’a plu, la deuxième est trop longue et sous exploitée, quant à la dernière partie, elle est pleine d’action mais bien trop rapide.

Le roman est alourdit par le fait qu’il n’existe aucun chapitre. Ce côté ‘lourd » du roman est également renforcé par le fait que son héros est un peu « pataud ».

En effet, Peter n’est pas vraiment le genre de héros que j’affectionne. Il n’est pas anthipatique, mais je ne l’ai pas trouvé attachant non plus. Pourtant, certains passages m’ont touchée et on sent que l’auteur fait un effort pour aborder un côté plus « psychologique » dans son récit. Cela n’a pas fonctionné pour moi, dommage. Les personnages secondaires ne sont pas assez développés pour que je ressente quelque chose de particulier à leur égard (autre chose que de l’indifférence j’entends).

Dans ce registre littéraire, j’aime beaucoup suivre l’évolution de l’invasion zombie. Malheureusement, on zappe tout de suite cette partie. En effet, Peter a perdu la mémoire et le peu d’informations qu’il amasse au fil du temps n’est pas suffisant.

En conclusion, « Zombie Ohio » est un roman qui n’a pas su me convaincre.  Le début m’a plu mais j’ai fini par m’ennuyer, et ce jusqu’à la fin du livre. J’ai vu que ce tome était le premier d’une trilogie (on ne dirait pas vu la fin) et je ne pense pas me laisser tenter par la suite.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Earthend, t1 : Vision de feu » de Gillian Anderson et Jeff Rovin

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Partout sur la planète, des adolescents sans aucun lien commencent à présenter des symptômes inexplicables. La fille du représentant indien à l’ONU se met à parler une langue qui n’existe pas et souffre de violentes visions. Une jeune Haïtienne manque de se noyer sur la terre ferme. Un étudiant iranien s’immole par le feu… A New York, la célèbre psychologue pour adolescents Caitlin O’Hara est chargée de traiter la fille de l’ambassadeur indien, qu’elle pense être sous le choc des tensions qui menacent son pays et pourraient bien mener à une guerre nucléaire. Mais très vite Caitlin est obligée de reconnaître qu’elle a affaire à un phénomène plus sinistre encore, lié à des forces issues d’une civilisation disparue…

Il est sorti le 3 février 2016 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Dr Caitlin O’Hara, psychologue pour enfants, se voit appelée par un ami, Ben, traducteur pour l’ONU, pour aider une jeune fille apparemment délirante. Il s’agit de Maanik qui se trouve avoir été témoin d’une tentative d’assassinat envers son père, l’ambassadeur de l’Inde. Mais au bout d’un certain temps, Cait est persuadée que cela ne vient pas d’un stress post traumatique. D’autant plus qu’au fil des jours, d’autres personnes sont soumises à des expériences similaires. Dès lors, Cait fera tout pour découvrir ce qui provoque ces hallucinations et les comportements pour le moins atypique qui en découlent…

J’avoue que le synopsis du roman m’avait tout de suite emballée : des évènements étranges, une enquête et un brin de surnaturel…le trio gagnant pour moi ! Mais voilà, à la fin de ma lecture, j’en ressort déçue…

Tout d’abord, le style d’écriture est plat, simple et les auteurs ont eu du mal à me faire passer des émotions. De plus, le rythme est en dent de scie, on alterne entre rapidité et lenteur. C’est même par moment ennuyeux. Je pense que cela est dû au scénario décousu, dense et brouillon, qui part dans tous les sens. C’est un joyeux mélange d’artéfacts magiques d’origine inconnue, de spiritualité, de mythologie nordique, de vaudou, de civilisation ancienne avec une technologie avancée, le tout agrémenté d’une société d’explorateurs sécrète et la menace d’une guerre géopolitique… Bref, cela fait beaucoup, beaucoup trop de choses.

De ce fait, le tout est assez survolé et cela manque d’explication et d’exploitation. De plus, j’avoue ne pas avoir trop cerné certaines corrélations entre certains fait et évènements. D’autre part, les changements qui apparaissent sur notre personnage principal ne sont pas crédibles, surtout dans sa façon de réagir à tout cela.

De surcroît, j’avoue avoir trouvé la résolution du conflit trop tiré par les cheveux.

En ce qui concerne les protagonistes, je suis restée en retrait. Ils ne m’ont pas touché particulièrement. Cait est complexe, mais pas assez travaillée, tout comme les autres d’ailleurs.

Pour conclure :

« Visions de feu » est un thriller ésotérique avec de nombreux défauts, bien que les idées de base soient intéressantes, même si peu originales. Le récit manque d’entrain et les personnages de charisme. Je pense que mon aventure avec le Dr Caitlin O’Hara va s’arrêter là…

La chronique du roman « Yesterday’s gone – saison 1, T 1 & 2 » de Sean PLATT & David WRIGHT

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C’est à 2 h 15, en pleine nuit, que cela s’est produit. Mais ce n’est qu’au réveil, qu’ils s’en sont rendu compte. Le monde déserté. Vidé de sa population. Famille, proches, voisins, tous ont disparu. Volatilisés. Ils ne sont qu’une poignée, disséminés à travers le pays, les espaces vierges des États-Unis et ses villes désormais fantomatiques. Oubliés, rescapés, moins que vivants… ils n’ont aucune idée de ce qu’ils sont. De ce qui s’est passé. Ils cherchent ceux qu’ils aiment, des réponses à des questions qu’ils ne connaissent même pas. Mais ils ne sont pas seuls. Quelque chose les observe. Et attend… Avant de comprendre, ils vont devoir survivre.

Il sort le 10 mars 2016 chez Fleuve Editions, collection Outrefleuve.

Mon avis: 

Dans cette saga construite comme une série télévisée, nous suivons un groupe de personnes hétéroclite et décimé sur l’Amérique, le jour où ils se réveillent dans un monde désert. En effet, à 2 h 15 du matin 99,9 % de la population a disparue. Les rescapés : une mère et sa fille, un tueur en série, un prisonnier évadé, un enfant de huit ans, un ado et son beau-père violent… sont un échantillon de ceux que l’on va rencontrer.

Dans un premier temps, le récit va les introduire sans pour autant négliger l’intrigue. Dans un second temps, on entre un peu plus dans le vif du sujet. Chacun imagine les thèses les plus folles sur ce qu’il s’est passé, et on les voit tous réagir de manières différentes à cet évènement qui échappe à leur compréhension. Quelque chose a-t-il pris vie sur terre ? Pourquoi ? Et pourquoi sont-ils toujours là ?

Bien évidemment, nous n’aurons aucune réponse. Les auteurs nous donnent que très peu d’informations, une mise en bouche, mais qui suffit pour apporter du suspense et garder la curiosité du lecteur éveillée. On n’en sait pas plus que les personnages, on sait que quelque chose de mystérieux (et pas forcément très bon) rôde, c’est tout. On ébauche de nombreux scénarios, mais sans jamais obtenir de résultat.

Tout ceci est mené avec brio avec un style très visuel dans une atmosphère irréelle, silencieuse et étouffante. On est happé par le récit. De plus, la caractérisation des protagonistes est vraiment bonne. J’ai aimé l’alternance de point de vue à chaque chapitre, cela nous permet de bien mieux les cerner.

Pour conclure :

« Yesterday’s gone épisode 1&2 » est un tome introductif, un peu comme un pilote d’une série, qui nous donne qu’une envie… découvrir la suite ! Nous sommes aux prémices d’une histoire étrange et mystérieuse qui semble très prometteuse.

À voir ce que vaut la suite.;)

« Tandis que le monde meurt, t2: Se battre pour survivre » de Rhiannon Frater

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Le fort a accueilli de nouveaux survivants de l’apocalypse. Rien n’est facile dans ce nouveau monde où les morts marchent et chaque jour apporte son lot de problèmes. Alors que l’hiver, les pillards et les zombies menacent leur paradis de fortune, jenni et Katie vont devoir se battre pour survivre pendant que le monde meurt.

Il sort le 10 février 2016 aux Editions Panini Books, Collection Eclipse.

La chronique du roman « Sadako » de Koji SUZUKI

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Takanori Ando, graphiste spécialiste de l’analyse d’image, reçoit une vidéo amateur montrant un suicide à l’intérieur d’un appartement banal. Son client souhaite déterminer s’il s’agit d’un véritable suicide ou d’une mise en scène de génie. À chaque visionnage de la vidéo, Takanori se rend compte que le cadre de l’image se décale très légèrement, permettant de voir jusqu’au visage du suicidé : Seiji Kashiwada. Ce dernier est un serial killer condamné à la peine de mort pour le meurtre de quatre fillettes, douze ans plus tôt, et dont l’exécution a eu lieu peu de temps auparavant… Takanori se lance dans une enquête effrayante tandis que d’étranges phénomènes envahissent sa vie et celle de sa compagne.

Il est sorti le 10 novembre 2015 aux Editions Pocket.

Mon avis:

Apparemment « Sadako » est une pseudo suite de la trilogie de « Ring ». Mais franchement, cela ne m’a pas gênée, car Kôji Suzuki nous fait un résumé plus que satisfaisant (sur plusieurs pages) de la trilogie via un personnage du récit. D’ailleurs, je pense que ce roman n’apportera rien, à part une répétition de « Ring » pour ceux qui ont déjà lu ce dernier.

J’avoue que l’auteur a su tenir mon intérêt éveillé avec son intrigue, malgré son style simpliste et une histoire un brin rocambolesque. Toutefois, je concède qu’il m’a perdue par moments avec ses explications scientifiques un peu confuses et la fin m’a laissée dubitative. On demeure avec des questions sans réponses et c’est frustrant.

Néanmoins, j’ai adhéré a ce mélange de paranormal et de science, ainsi qu’a cette ambiance si particulière, sombre et stressante, que l’on retrouve souvent dans les films d’horreur japonais.

Pour conclure :

« Sadako » n’est pas vraiment un thriller, j’avoue que j’ai du mal à lui coller une étiquette. En tout cas, c’est un roman qui se laisse lire, mais cela manque clairement d’exploitation. C’est dommage, car tous les ingrédients étaient là pour faire quelque chose de bien. À mon avis, mieux vaut lire « Ring ». 😉

 » ZOMBIE USA, T01 : OHIO » de Scott Benemore

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Après avoir trouvé la mort dans un accident de voiture, Peter Mellor renaît sous la forme d’un mort vivant doté d’intelligence (mais amnésique). Alors que la société s’écroule autour de lui, cet ancien professeur de l’Ohio va vite comprendre que la vie de zombie n’est pas toujours rose. Les humains, quelque peu réfractaires à ses nouvelles inclinaisons, essayent de le tuer dès qu’ils en ont l’occasion. Et son addiction à la matière grise ne le rend pas très populaire auprès de ses anciens amis. Pour ne rien arranger, Peter découvre que sa mort n’était pas accidentelle. Il décide de mettre sa nouvelle vie à profit et de résoudre son propre meurtre.

Il sort le 13 janvier 2016 aux Editions Panini Books, collection Eclipse.

La chronique du livre « Attaques répertoriées » de Max Brooks, illustrations d’Ibraim Roberson

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Ceux qui n’apprennent rien du passé sont condamnés à le répéter. Depuis l’âge de pierre jusqu’à celui de l’information, les morts-vivants ont menacé d’engloutir l’humanité. Ils arrivent. Ils ont faim. N’attendez pas qu’ils vous surprennent !
Vous trouverez ici les principales attaques zombies recensées depuis l’aube de l’humanité. Dans la savane africaine, contre les légions romaines, en haute mer avec Francis Drake… chaque civilisation a dû les affronter. Autant de leçons à méditer et à retenir. Organisez-vous avant qu’ils se soulèvent.
Recueillies par le plus grand spécialiste mondial des zombies, ces Attaques répertoriées nous révèlent de quelle manière d’autres cultures ont fait face et survécu à cet immémorial fléau viral. Cette immersion dans les horreurs du passé permettra peut-être de nous préparer face à celles de demain.

Il est sorti le 12 novembre 2015 aux Editions Le livre de poche.

Mon avis:

Voici un roman graphique dont le concept est de couvrir brièvement une série d’épidémie de zombie, survenant tout au long de l’histoire, à partir de 60 000 ans avant J.C jusqu’à 1992.

Cela se lit très très vite (une demi-heure). D’une part, car le livre est court (144 pages) et aussi à cause de la quasi-absence de texte.

Néanmoins, les illustrations très explicites de Ibraim Roberson nous narrent ces histoires sans aucun souci. J’ai beaucoup aimé son trait de crayon très expressif et détaillé. Le choix de couleur noir et blanc est parfait pour donner cette ambiance sombre et gore au livre. Les scénarios sont intéressants et j’ai apprécié que cela soit basé sur des faits réels.

En bref, un roman graphique divertissant et sympathique fait pour les fans de zombie et des romans de Max Brooks.