La chronique du roman « Yesterday’s gone, saison 2, épisode 1&2 : Le prophète » de Sean Platt & David Wright

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Cinq mois se sont écoulés depuis que l’apocalypse s’est abattue sur la Terre. Les survivants se sont organisés, malgré la réalité cauchemardesque qui les cerne.
Brent vit désormais sur Black Island où une poignée d’hommes tentent de préserver les derniers vestiges de civilisation. Alors qu’il reste accroché à l’espoir de retrouver les siens, l’horreur va cruellement le frapper de plein fouet…
Le groupe de rescapés mené par Desmond a enfin quitté l’hôtel où il était piégé, pour s’installer dans une ferme de l’Alabama. Un semblant de quotidien s’est mis en place, bientôt bouleversé par une vague d’abominations qui s’abat sur eux…
Quant à Boricio, le tueur solitaire, il prend de plus en plus de plaisir à la tête de la Boricio Team. Et parmi ses jeunes recrues, contre toute attente, Charlie fait preuve d’aptitudes tout à fait enthousiasmantes…

Il est sorti le 8 septembre 2016 chez Fleuve Editions, collection Outre fleuve.

Mon avis:

On reprend l’histoire cinq mois après « L’avènement de la chose ». Brent est devenu un garde sur Black Island et le groupe de Brent et Mary arrive dans un sanctuaire dirigé par un prophète. Ces deux clans vont se demander s’ils n’ont pas échangé un enfer pour un autre, entre expériences et fanatisme religieux. Quant à la Boricio team, ils vivent dans un complexe où ils font leurs lois.

Dans cet opus, on voit les personnages que l’on suit depuis le début. On voit leur évolution et comment ils se sont organisés pour survivre dans ce nouveau monde. Tout cela en essayant de reconstruire ce qu’il s’est passé, en combattant ces mystérieuses créatures mortelles. D’autant plus, que ces dernières deviennent de plus en plus dangereuses et qu’elles sont bien déterminées à détruire ou à changer l’humanité.

L’intrigue est toujours aussi bien menée, elle est même plus intense. Les auteurs savent maintenir notre intérêt en nous donnant quelques miettes à nous mettre sous la dent, tout en gardant le mystère intact. Le rythme est rapide, le fait que chaque chapitre soit consacré à un personnage différent apporte une bonne dynamique. On a du mal à lâcher le roman une fois commencé.

En ce qui concerne les protagonistes, ils continuent d’être explorés et nous découvrons, à chaque fois, un peu plus de leur histoire. Les auteurs ont également de nouveaux caractères, ils sont très intrigants et ils apportent un autre souffle. J’ai aimé comment ils ont été intégrés et que toutes leurs histoires, finalement, s’entremêlent. C’est passionnant et addictif.

Pour conclure :

« Le prophète » est un excellent début pour cette nouvelle saison qui s’annonce meilleure que la première, avec de nombreux rebondissements. Maintenant, je n’ai plus qu’à me jeter sur la suite !

À lire !

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La critique du roman « Wild Fell » de Michael Rowe

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Sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure a résisté aux assauts des saisons depuis plus d’un siècle et gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants locaux prient pour que les ténèbres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent. Jameson a acheté la propriété avec l’intention d’y prendre un nouveau départ. Mais l’entité qui l’attend dans la maison est fidèle aux ombres qui y règnent. Elle a attendu Jameson toute sa vie… ou même plus longtemps

Il est sorti le 14 septembre 2016 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Tout commence en 1960, avec un prologue faisant allusion à des forces surnaturelles venant de la bâtisse Wild fell qui a été construite en 1800 par la famille Blackmore, sur une île entourée du Devil’s Lake près d’Alvina (Ontario). On raconte que, depuis que les affaires des propriétaires ont périclité, la demeure est devenue une ruine et que d’étranges créatures la peuplent.

De nos jours, nous suivons James Browing, notre protagoniste. Avec lui, on retracera l’histoire de la maison et de ses occupants, tout en relatant la vie du jeune homme. On découvrira qu’il y sera étroitement lié, notamment par son amie imaginaire qu’il avait petit : Amanda

J’ai beaucoup aimé cette ghost story gothique. Elle contient tous les éléments de la littérature d’horreur classique :une maison isolée avec un sombre passé, une petite ville dont l’histoire continue à hanter ses habitants et des accidents mystérieux. Le tout se déroule dans une atmosphère angoissante, au rythme relativement lent, qui prend toute sa force avec un final surprenant. D’ailleurs, ce dernier vous donnera envie de reprendre votre lecture du début pour l’aborder d’un nouvel angle.

Michael Rowe a merveilleusement conçu son récit. On est happé du commencement jusqu’au dénouement, le tout est accompagné d’un personnage principal bien fouillé, intriguant et plaisant.

Pour conclure :

« Wild Fell » est une histoire de fantôme classique et oppressante tout en étant étonnante. Je le recommande à tous les amoureux du genre.

Bonne lecture !

je vous mets la couverture en Vo, car je la trouve absolument magnifique. 

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La chronique du roman « La déferlante, t1 » de Michael Buckley

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Trente mille créatures inquiétantes surgies de la mer : les Alphas.
*
Veulent-elles nous envahir ou fuient-elles un danger terrifiant ?
*
Lyric, une humaine, et Fathom, le prince des Alphas, doivent absolument s’entendre pour sauver l’humanité.

Il est sorti le 7 avril 2016 aux Editions Pocket Jeunesse.

Mon avis:

Lyric habite avec ses parents dans le quartier de la zone urbaine militarisé à Coney Island.

De puis trois ans, vivent dans des bidonvilles au bord de la plage, trente-mille migrants : les Alphas ou premiers hommes. Ces derniers ne sont pas des humains ordinaires, ce sont des créatures venues des profondeurs des mers. Chacun a un aspect et des capacités physiques différentes avec des qualités uniques.

De ce fait, les gens ont peur. Mais le gouvernement a décidé qu’il était temps d’essayer de les intégrer. Pour cela, Lyric est choisie pour aider le prince des Alphas à comprendre leur monde avec leurs us et coutumes. Bien que cette dernière soit réticente, elle n’a pas vraiment le choix. Car, sa famille cache un secret et pour que celui-ci ne s’évente pas, elle n’a pas d’autre option que d’accepter sa mission. À partir de là, tout ira de mal en pis et notre héroïne se découvrira un destin hors du commun…

Le style de Michael Buckley est très agréable, cinématographique et totalement immersif. Le rythme est rapide et il va crescendo jusqu’à un final explosif. Il y a du suspense, de l’action, des révélations et des rebondissements. L’auteur nous tient en haleine du début à la fin avec une atmosphère lourde et sombre.

En ce qui concerne l’univers, il est très original et riche. Toutefois, on sent que l’on en est qu’aux balbutiements. À mon avis, il nous reste encore beaucoup à découvrir, notamment sur la mythologie qui entoure les Alphas. C’est fascinant.

Pour ce qui est du scénario, il est habillement tissé. Ce premier tome pose les bases et l’on perçoit clairement la peur et la haine des gens envers ceux qui sont différents et qu’ils ne comprennent pas. Ce qui est est malheureusement encore un sujet actuel dans notre société.

Du côté des protagonistes, ils sont passionnants. Lyric est une héroïne forte et loyale, c’est une battante. Quant à Fathom, il est bien plus complexe. On ne peut pas dire que ce soit le personnage le plus sympathique au début. Il est arrogant, grossier et prompt à la violence. Mais Lyric ne se découragera pas. Leur relation se développera lentement de manière réaliste. Ils commencent extrêmement méfiants, mais comme ils passent du temps ensemble, ils découvriront qu’ils ont plus en commun qu’ils ne le pensaient.

D’autre part, la galerie de personnages secondaires qui gravitent autour de nos héros est très plaisante et apporte une bonne dynamique au récit.

Pour conclure :

« La déferlante » est un roman à l’histoire prenante, sombre et violente. On est happé dès les premières pages et à la fin, nous avons qu’une envie : lire la suite.

Michael Buckley m’a surprise et totalement conquise. Vivement le prochain tome !

À découvrir, coup de cœur !

❤ ❤ ❤

La chronique sur le roman  » Yesterday’s gone saison 1 : épisode 5 & 6 : L’avènement de la chose » de Sean Platt & David Wright

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Luca a délivré Paola du rêve qui la gardait prisonnière. Mais le petit garçon a payé le prix fort : à son réveil, il avait vieilli de cinq ans en quelques instants. Et la Chose qui menaçait Paola n’a fait que se déplacer : elle se tient désormais au cœur du petit groupe de rescapés retranché dans l’hôtel. À l’extérieur, les créatures ne cessent de se multiplier, et attendent…
À New York, Brent et Luis sont abasourdis par l’ampleur de l’atrocité : des monceaux de corps humains recouvrent Times Square. Leur espoir : un ferry pour Black Island où un semblant d’autorité tenterait de réorganiser les restes de l’humanité.
Les premières révélations tombent comme un couperet, laissant présager que le pire reste à venir…

Il est sorti le 9 juin 2016 chez Fleuve Editions, Collection Outre fleuve.

Mon avis:

Dans cette fin de la première saison, on reprend là où l’on s’était arrêté. Le style est toujours aussi immersif et l’ambiance est sombre et violente. En ce qui concerne le scénario, il est toujours bien mené, bien que l’on avance doucement. D’autres éléments apparaissent, et cela nous fait nous poser encore plus de questions. On se demande toujours à quoi nous avons affaire : alien, sorte de zombie, un mélange, cela reste très trouble. On ébauche diverses théories sans jamais en avoir une satisfaisante. Les auteurs nous laissent avides d’avoir des réponses.

« L’avènement de la chose » a un rythme rapide avec de l’action et des rebondissements. Néanmoins, le mystère s’épaissit toujours. Le caractère et la personnalité des protagonistes s’affinent, toutefois certains vont disparaître et de nouveaux vont faire leur apparition. Cela permet de continuer d’alimenter le récit sans que cela devienne ennuyeux ou lassant.

Pour conclure :

« L’avènement de la chose » est une très bonne suite qui clôture bien la première saison et lance la seconde. Tout fonctionne très bien et c’est toujours aussi addictif. J’ai hâte de lire la suite.

A découvrir, si ce n’est pas déjà fait !

La chronique du roman « Zoo » de James Patterson & Michael Ledwidge

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À Los Angeles, deux lions dévorent leur gardien. Dans l’État de New York, des chasseurs sont tués par des ours bruns. En Inde, un éléphant piétine à mort son cornac… Partout, les bêtes, sauvages et domestiques, se montrent brusquement d’une agressivité inouïe à l’encontre d’une espèce bien particulière : l’homme. Seul Jackson Oz, docteur en biologie à l’université de Californie, a conscience de la menace : l’humanité court à sa perte. Bientôt la Terre ne sera plus qu’un vaste zoo sans cages, dont les animaux auront pris le contrôle. Numéro un mondial du suspense, James Patterson délaisse le temps d’un roman ses intrigues policières pour nous livrer un thriller apocalyptique.

Il est sorti le 4 mars 2016 aux Editions le livre de poche.

Mon avis:

James Patterson est connu comme le loup blanc des romans de suspense. Le voilà qui délaisse ses intrigues policières traditionnelles pour nous proposer (en collaboration avec Michael Ledwidge) un thriller apocalyptique qui a du chien !

Imaginez le pitch : les animaux se soulèvent contre l’homme pour d’obscures raisons ; l’homo sapiens faisant l’autruche avant que tout le monde ne se vole dans les plumes.

Scénario improbable ? Et pourtant, les deux auteurs arrivent à retomber sur leurs pattes.

Chapitres courts, rythme haletant, mélange de récits à la première et à la troisième personne : c’est un véritable blockbuster littéraire qui nous est proposé.

Une première partie exotique (puisque se déroulant partiellement en Afrique), mais un peu convenue (si je cherche la petite bête) et une deuxième partie plus étonnante, à l’intrigue rusée comme un renard.

Le tout restant extrêmement accessible, une sorte de roman de Michael Crichton grand public, sans grand discours scientifique (mais avec une vraie explication de fin et un message écolo sous-jacent, mais chut je reste muet comme une carpe).

Un roman hyper efficace dans le genre, qui se boit comme du petit lait si on recherche un pur divertissement made in USA qui a tout de même le bon goût d’être malin comme un singe.

On pourrait craindre que ce genre d’idée batte de l’aile très vite, mais Patterson & Ledwidge arrivent (grâce à la deuxième partie) à nous happer dans leurs filets et à nous refiler la chair de poule par moment.

Le tout tient la route également grâce au style direct des auteurs, qui ont la bonne idée d’égrainer le récit de traits d’humour inattendus mais bienvenus.

Ce genre d’intrigue aurait sans doute mérité un traitement moins « à l’américaine » (avec ce formatage qui « impose » de ne pas dépasser 370 pages) et Patterson & Ledwidge tombent de temps en temps dans les facilités anthropomorphiques.

Maintenant, ce n’est pas moi qui vais leur chercher des poux pour si peu, moi qui me suis jeté dans la gueule du loup de cette intrigue avec un plaisir non dissimulé.

Quant à savoir si ce genre de scénario n’arrivera que quand les poules auront des dents, allez savoir…

Ecrit par Gruz

La chronique du roman « Alice au Pays des Morts-Vivants » de Mainak Dhar

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Pays des Morts, Inde. Du monde d’hier, il ne reste rien, juste les armes, nécessaires à la survie. Depuis qu’un virus a réduit la quasi-totalité de l’humanité à l’état de zombies, le Comité Central règne sur cette partie du globe. L’instrument de son pouvoir : son armée, Zeus.
Alice, quinze ans, vit dans une communauté restée indépendante et libre. Pour toute école, elle n’a connu que celle du combat. Mais elle y excelle. Lors d’une patrouille, elle surprend un mort-vivant portant des oreilles de lapin roses qui sort subitement de terre, puis qui disparaît. Des rumeurs parlent d’un réseau souterrain où les Mordeurs se réfugient.
Sans l’ombre d’une hésitation, elle s’engouffre à sa suite. Et chute…

Il sort le 12 mai 2016 chez Fleuve Editions, Collection Outrefleuve.

Mon avis:

Voilà un roman auquel je n’ai pas pu résister rien qu’en lisant le titre et en voyant la couverture… Oui, je sais, c’est futile. Mais grand bien m’en fasse, car j’ai beaucoup aimé ce roman et notamment cette réécriture de conte.

En effet, Mainak Dhar reprend de nombreux éléments du conte classique (la reine, le lapin, le terrier, le chapelier fou…), le tout à la sauce zombie dans un monde post-apocalyptique situé en Inde. Alice, quinze ans, est une guerrière accomplie. Depuis sa naissance on lui a enseigné la survie et les techniques de combat pour faire face à l’ennemi : les Mordeurs. Ces êtres sont considérés comme des créatures stupides et décérébrées.

Mais le jour où Alice est prise au piège dans un terrier de Mordeurs, elle découvrira quelque chose qui ne correspond pas à l’image avec laquelle elle a grandi. Une autre vérité s’offre à elle et une prophétie dont elle serait la clé… Il en découlera une série d’évènements qui changeront sa vie à jamais, mais pas seulement la sienne…

Le style de Mainak Dhar est sommaire, addictif tout en étant très cinématographique. On s’immerge facilement dans son univers brutal et sanglant où règnent la cupidité, la conspiration et la soif de pouvoir. L’univers est bien dépeint, même si par certains aspects cela reste cliché, tout comme l’intrigue. En effet, on suit Alice qui découvrira une vérité tout autre que ce qu’on lui a appris. Elle devra se battre contre des puissances obscures qui veulent imposer leur suprématie par des moyens dès plus douteux. On s’apercevra, au fil de notre lecture, que les monstres ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Néanmoins, je regrette que certains passages ne soient pas plus exploités et j’ai trouvé le dénouement beaucoup trop simple et rapide. On demeure avec beaucoup de questions sans réponses et j’espère les avoir dans le prochain opus.

En ce qui concerne Alice, c’est un personnage très intéressant. L’histoire tourne clairement autour d’elle. Elle est déterminée et indépendante. De prime abord, elle peut paraître très froide, mais au fur et à mesure on s’attache à cette jeune fille pas comme les autres. Certes, elle fera des erreurs et elle en paiera le prix, mais c’est ce qui la fera grandir. Au fil des épreuves qu’elle traversera, elle s’affirmera. Évidemment, elle est entourée d’une galerie de personnages secondaires très intrigants et intéressants, bien que beaucoup ne survivront pas à cette première bataille.

Pour conclure :

« Alice au pays des morts-vivants » est un roman sombre et violent tout en étant fascinant. Il nous reste beaucoup à découvrir et je me demande où l’auteur veut nous emmener. J’ai été emballée par cette réécriture de conte que je trouve plutôt bien faite et c’est avec plaisir que je continuerais l’aventure avec Alice et ses zombies pas tout à fait comme les autres !

À découvrir.  

La chronique du roman « Mr X » de Peter Straub

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Tous les ans, depuis son enfance, le jour de son anniversaire, Ned Dunstan est victime d’une transe durant laquelle il assiste, impuissant, à la même scène de massacre d’une violence insensée commise par un mystérieux homme en noir qu’il a surnommé « Mr X «. Saisi d’une prémonition, il retourne à Edgerton dans l’Illinois, la ville de son enfance, pour y revoir sa mère qui, effectivement, est mourante. Mais, avant de s’éteindre, celle-ci lui révèle le nom de son père et avertit Ned qu’il court un grave danger. Dans sa quête de ce père énigmatique, il va vivre quantité d’aventures extraordinaires qui vont lui permettre d’en apprendre plus non seulement sur sa propre identité, mais aussi sur une famille réellement fantastique. Il découvrira l’existence d’un inquiétant frère jumeau doté de pouvoirs surnaturels et sera soupçonné de trois meurtres avant de pouvoir enfin affronter le maléfique Mr X.

Il est sorti le 16 mars 2016 aux Editions Bragelonne.

Mon avis:

Nous suivons Ned Dunstan, un jeune homme qui rentre chez lui voir sa mère qui est mourante. Sur son lit de mort, elle lui dévoile l’identité de son père. Dès lors, Ned part en quête de ce dernier, mais en faisant cela, il va déterrer des secrets qui entourent sa famille si particulière…

Le style de Peter Straub est agréable, toutefois l’auteur n’a pas réussi à me faire ressentir la moindre émotion, à part l’ennui. L’histoire est longue à démarrer et en ce qui concerne l’intrigue, elle n’est pas très originale. L’auteur aborde les thèmes de la théologie, de l’onirique, du double, avec un clin d’œil à H.P Lovecraft.

De plus, Peter Straub se perd dans des détails futiles qui ne font qu’alourdir le texte ainsi que le rythme. Le roman aurait pu être largement plus concis et soutenu.

D’autre part, je regrette que les dons, les phénomènes traumatiques ou l’horreur ne soient pas plus présents. En effet, ces éléments sont quasi aux abonnés absents, alors que c’est ceux qui m’attiraient le plus dans le récit.

Par ailleurs, je déplore également le fait que la résolution du mystère et que la confrontation avec Mr X soient si rapide. C’est simple voire bâclé, alors que c’était le point culminant de la lecture.

En ce qui concerne les personnages, je n’ai pas grand chose à dire, aucun n’a réellement retenu mon attention. Mr X était le caractère le plus intéressant, cependant, il est très peu présent dans le récit, dommage…

Pour conclure :

« Mr X » est un roman qui avait beaucoup de potentiel, malheureusement, je suis totalement passée à côté. Pour moi, il n’a pas été correctement exploité. Au lieu de nous donner un récit plein de frissons, de suspense aux notes surnaturel, cela demeure très fade.

J’ai été heureuse quand je suis arrivé au bout des 522 pages écrites avec une si petite police…

Ce fut une grosse déception, à vous de voir si vous voulez tenter l’aventure.