La chronique du roman « Mon bel ennemi » de Sherry Thomas

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Qui est Catherine Blade ? Mi-chinoise, mi-anglaise, experte en arts martiaux, elle suscite forcément la curiosité. Est-elle une fugitive ? Une espionne ? Et pourquoi cherche-t-elle une mystérieuse tablette de jade ? Si tout le monde s’interroge à Londres, Leighton Atwood a reconnu au premier coup d’oeil Ying-ying, la sauvageonne nomade rencontrée huit ans plus tôt aux confins du Turkestan, la fille la plus dangereuse du nord de l’Himalaya et qu’il a aimée, avec passion. Aujourd’hui, elle le hait. Il y a entre eux tant de souvenirs douloureux, de serments trahis. Et pourtant il a juré qu’il n’y aurait jamais d’autre femme dans sa vie.

Il est sorti le 24 février 2016 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Ying-Ying, alias Catherine Blade, est en mission pour l’oncle de l’empereur de Chine. Elle doit récupérer deux des trois tablettes de jade qui comportent l’emplacement d’un trésor légendaire. Sa piste mène Catherine en Angleterre. A Londres, Catherine croise Leighton Atwood, le jeune homme qu’elle a rencontré huit ans plus tôt dans le Turkestan, qu’elle a aimé et qui l’a trahie. Fréquentant le même cercle de personnes, ils ne peuvent s’éviter, ce qui ravive les blessures de nos deux personnages.

Tout d’abord, je tiens à préciser une petite chose. « Mon bel ennemi » a été publié avant « Rendez-vous à Pékin », mais je pense qu’il serai vraiment dommage de passer à côté de l’ordre chronologique du récit. En effet, « Rendez-vous à Pékin » (sur l’enfance des héros) nous permet de comprendre tous les tenants et les aboutissants de « Mon bel ennemi ».

Le récit alterne entre le passé (1883) et le temps où se déroule l’action (1891). On navigue aussi entre les confins de la Chine et Londres, le dépaysement est garanti. Comme pour le précédent tome, on sent un véritable travail au niveau de la géographie et de l’aspect historique. J’ai découvert la plume de Sherry Thomas avec cette saga et j’en suis absolument ravie.

L’intrigue est passionnante, même si elle ne se concentre pas forcément sur la romance pendant une bonne partie du roman. Justement, je trouve que cela offre une certaine richesse au récit, un petit quelque chose en plus. On navigue ainsi entre la romance, la fiction historique et la quête de Catherine.

Au niveau des personnages principaux, Ying-ying et Leighton forment un très bon duo. On sent un profond attachement entre eux, et on les découvre sous un autre jour à travers les flashbacks. Tout au long du récit, nos héros sont sous tension, tentant de lutter contre leur attirance, contre leurs sentiments.

Catherine est une femme de caractère, une battante. Le côté naïf de sa personnalité a disparu et a laissé place à une femme qui sait ce qu’elle veut, et surtout ce qu’elle ne veut plus.

Quant à Leighton, il m’avait beaucoup plu et beaucoup touchée dans « Rendez-vous à Pékin ». Je l’ai trouvé un peu trop indécis dans ce tome, mais il fini par faire les bons choix.

En conclusion, j’ai adoré ce roman, tout comme son prédécesseur. L’intrigue est intéressante, tout comme la relation entre les personnages. Je suis ravie d’avoir découvert cette auteur et je vais assurément lire d’autres de ses ouvrages.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Rendez-vous à Pékin » de Sherry Thomas

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Fin du XIXe siècle. Séparés par des milliers de kilomètres, une fille et un garçon qui ne se connaissent pas grandissent dans des univers hostiles et luttent pour leur survie. Elle, Ying-ying, fille d’un Anglais et d’une concubine chinoise, initiée par un maître de l’ordre des Déesses sans Ombre, devient experte en arts martiaux. Lui, Leighton, fuit l’Angleterre et un oncle sadique pour se lancer à la recherche de son mentor bien-aimé, jusqu’aux confins de l’Asie. Et c’est dans la cité impériale de Pékin qu’après mille aventures leurs destinées se rejoindront…

Il est sorti le 27 avril 2016 aux Editions j’ai Lu.

Mon avis:

Tout d’abord, je tiens à préciser que ce roman fait partie de l’univers de « Mon bel ennemi », autre roman de l’auteure paru récemment. « Rendez-vous à Pékin » est à lire en premier puisqu’il se concentre sur l’enfance des personnages.

Autre précision : « Rendez-vous à Pékin » n’est pas une romance, et j’avoue que je ne l’aurai pas classé dans la collection Aventures et passions. Je pense que ce roman appartient plutôt au genre de la fiction historique.

Ying-Ying, fille bâtarde d’une concubine chinoise et d’un étranger anglais, vit dans une province de Chine. Sa vie bascule lorsqu’elle apprend que sa nourrice fait partie de l’Ordre des Déesses sans Ombre et est une experte en arts martiaux. A des milliers de kilomètres de là, Leighton, un jeune futur aristocrate anglais, cherche à fuir son oncle sadique et terrifiant.

Tout au long du roman, on navigue entre l’Angleterre et la Chine, pour un dépaysement garanti. On sent un énorme travail pour tout ce qui est historique et géographique. On a vraiment l’impression de se rendre dans l’un ou l’autre des pays, faisant un bon dans l’espace au rythme des chapitres, suivant qu’ils soient consacrés à Ying-Ying ou à Leighton. Je n’avais jamais lu cette auteure et je suis absolument ravie de l’avoir découverte.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman, que ce soit du côté de Leighton ou de celui de Ying-Ying. Chaque personnage principal a de quoi nous envoûter. Ils ont chacun leur arc narratif, c’est prenant et passionnant. Je me suis attachée à Ying-Ying pour sa force de caractère, son évolution perpétuelle et sa naïveté. J’ai adoré Leighton pour son courage, sa témérité et son ouverture d’esprit.

Pour conclure, « Rendez-vous à Pékin » a été un véritable coup de coeur. L’histoire m’a captivée et je me suis très vite attachée aux personnages. Désormais, j’ai hâte de lire « Mon bel ennemi » pour retrouver ces personnages que j’ai tant aimés.

Ecrit par Noémie.

La chronique du roman »La légende des quatre soldats, Tome 1 : Les vertiges de la passion » de Elizabeth Hoyt

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Riche entrepreneur établi à Boston, Samuel Hartley se rend en Angleterre. Officiellement pour affaires, officieusement afin de rencontrer lady Emeline Cordon. D’emblée, celle-ci traite avec mépris cet Américain sans-gêne qui, comble du mauvais goût, porte des mocassins. En réalité, Samuel a un but bien précis. Le frère d’Emeline faisait partie de son régiment qui a massacré par les Indiens. Depuis ce jour funeste, il n’a qu’une obsession : découvrir le traître qui a causé la perte de ses camarades. Il est convaincu que c’est à Londres qu’il le trouvera, grâce à lady Emeline qui va l’introduire dans cette société anglaise si fermée. Qu’elle le veuille ou non, et même s’il doit heurter sa délicatesse toute britannique !

Il est sorti le 24 février 2016 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Angleterre, au XVIIIe siècle. Samuel Hartley, établi à Boston, traverse l’océan Atlantique, officiellement pour affaires. Officieusement, il enquête sur le traître qui a fait périr ses camarades quelques années plus tôt, lors de la bataille de Spinner’s Falls. Le frère de lady Emeline Gordon, Reynaud, est mort lors de cet affrontement. Samuel tire sur la corde sensible de notre héroïne pour qu’elle accepte d’introduire sa soeur Rebecca dans le monde afin qu’elle puisse se faire une place dans l’aristocratie londonienne.

J’ai passé un bon moment avec ce roman, même si ce n’est pas un coup de coeur. L’intrigue n’est pas dénuée d’intérêt, mais c’est du déjà vu, elle manque d’originalité. Quand on en est à sa centième romance historique (ou même plus, je n’ai pas compté) on a envie d’un peu plus de piquant, d’être surprise. Là, ce n’est pas le cas. L’histoire est plutôt lisse et convenue. Je n’irais pas jusqu’à dire sans saveur, car j’ai beaucoup aimé les interactions entre les personnages.

Emeline est plutôt du genre douce et gentille, mais au contact de Samuel elle ne peut s’empêcher d’être acide. En compagnie du soldat, sa rigueur britannique est également mise à rude épreuve. Emeline peine à garder son sang froid et on voit bien que Samuel aime la faire tourner en bourrique. C’est un homme qui a été élevé loin de la société anglaise et se fiche de certaines convenances et de l’étiquette (ce qui agace prodigieusement notre héroïne). Ce n’est pas un malotru, mais une personne normale, tout simplement. J’ai beaucoup aimé la simplicité de Samuel et son sens de l’honneur.

En conclusion, « La légende des quatre soldats, tome 1 : les vertiges de la passion » a été une bonne lecture malgré les petits défauts que j’ai pu souligner dans mon avis. J’ai très envie de découvrir ce que l’auteur nous propose dans son deuxième tome, le personnage principal m’intrigue !

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « À l’ombre d’une lady » de Julie Klassen

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Employée des Mayfield, Hannah Rogers survit à un terrible accident de voiture. Lorsqu’elle reprend conscience, tout le monde l’appelle lady Mayfield et la rassure en lui affirmant que son mari est toujours vivant, mais elle est devenue amnésique. Peu à peu, la jeune femme recouvre la mémoire et se rappelle qu’elle détient un lourd secret. Dans un monde où il est difficile de discerner les mensonges de la vérité, Hannah va devoir surmonter bien des épreuves pour sauver son honneur et mener à bien une mission mystérieuse à moins que l’homme qui l’aime dans l’ombre parvienne à la sauver…

Il est sorti le 24 juin 2016 aux Editions Milady.

Mon avis:

Angleterre, au début du XIXe siècle. Sir John Mayfield en a assez des infidélités de sa femme. Pour l’éloigner de son amant, il décide de les faire déménager pour une destination qu’elle ne connaît pas, avec de nouveaux domestiques. Toutefois, lady Mayfield parvient à convaincre son mari d’emmener Hannah Rogers avec elle, sa dame de compagnie. Prise dans une tempête, la voiture des Mayfield sombre dans un ravin. Les deux survivants sont secourus par les Parrish, les voisins de la nouvelle demeure des Mayfield. Hannah se réveille avec des blessures et l’esprit embrouillé, les Parrish la prennent pour lady Mayfield. Quant à sir John, il a de nombreuses graves blessures et est inconscient. Hannah décide de laisser durer un peu le malentendu le temps de trouver une solution afin de récupérer son fils, Danny, et de commencer une nouvelle vie.

Au début du roman, j’ai été happée par l’histoire. Les suites de l’accident, le malentendu qui se prolonge et se transforme en supercherie, j’ai beaucoup aimé. Il faut avouer que l’histoire est assez originale, je n’ai jamais lu une telle intrigue dans une romance historique.

Toutefois, agacée par les tergiversations amoureuses de l’héroïne, j’ai fini par me lasser et par m’ennuyer un peu au cours de ma lecture. En revanche, les derniers chapitres et la fin du livre ont ravivé fortement mon intérêt.

Le récit est ponctué de flashbacks. C’est un procédé qui, s’il est habilement mené, peut apporter beaucoup au roman. Heureusement, c’est le cas ici. L’auteur maîtrise ses flashbacks et ils nous permettent d’en savoir plus sur Hannah au fil de la lecture. Les différents mystères de l’histoire ne sont pas exceptionnels, mais ils sont bien travaillés et nous intriguent.

J’ai eu beaucoup de mal à apprécier Hannah, surtout dans la deuxième moitié du roman. C’est une jeune femme généreuse, une bonne mère et elle est prête à tout pour protéger son fils. Toutefois, elle a un côté vraiment girouette et l’on se retrouve vite avec un triangle « amoureux » (voire même un carré). Je sais qu’Hannah fait tout pour son fils, mais j’ai eu l’impression de la voir « se vendre » ) l’homme qui servirait mieux ses intérêts, plutôt que de choisir selon son coeur.

Du côté des personnages secondaires, j’en ai apprécié plusieurs. Le docteur Parrish est un homme bon et généreux qui a le coeur sur la main. Il apporte une touche de douceur et d’authenticité. Quant à la gouvernante Mrs Turrill, elle est adorable et j’ai eu un vrai coup de coeur pour elle. Becky, la nourrice, est touchante à sa manière.

En conclusion, j’ai globalement apprécié « A l’ombre d’une lady » qui est une histoire assez originale dans le paysage des romances historiques. J’ai eu du mal à m’attacher à l’héroïne qui fait des choix que je n’ai souvent pas compris, mais elle a un bon fond et j’ai aimé suivre son histoire jusqu’au bout.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Les héritières, Tome 1 : Il était une fois un duc » de Tessa Dare

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Enfant, Isolde Goodnight croyait aux histoires merveilleuses de son père, écrivain à succès. A vingt-six ans, l’adversité lui a fait renoncer à ses rêves de petite fille. C’est alors qu’une lettre lui annonce un héritage inattendu. Pleine d’espoir, Isolde puise dans ses derniers deniers pour rejoindre Gostley Castle. Là-bas, elle est terriblement déçue : son parrain ne lui a pas légué d’argent, mais un château sinistre ! Pire, l’ancien propriétaire y réside toujours. Un malotru balafré, qui se présente comme le duc de Rothbury et… qui est aveugle. Comment pourrait-elle décemment le chasser de cette demeure, désormais leur seul refuge à tous deux ?

Il est sorti le 2 mars 2016 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Isolde Goodnight, surnommée Issy, se retrouve sans le sou. Son père était un écrivain connu mais tous ses biens ont été légués à son cousin, seul héritier mâle possible. Alors qu’Izzy est désespérée, une lettre inattendue lui annonce un héritage d’un oncle/parrain. Pleine d’espoir, Izzy se rend au rendez-vous à Gostley Castle. Toutefois, tout ne se passe pas comme prévu. On lui apprend qu’elle n’a pas hérité d’une coquette somme, mais du château délabré dans lequel elle se trouve. Cerise sur le gâteau : l’ancien propriétaire des lieux, le duc de Rothbury, conteste cet héritage et refuse de partir.

Je connaissais un peu la plume de Tessa Dare pour avoir lu une autre de ses sagas (« Les demoiselles de Spindle Cove ») et je l’avais trouvée très agréable. Toutefois, avec cette nouvelle série, je dois avouer que là, je suis complètement charmée !

Tessa Dare revisite le conte de “ La Belle et la Bête ” avec succès, en y ajoutant une petite touche d’humour et de folie. Rassurez-vous, on ne tombe jamais dans le loufoque, on reste dans le « gentiment fantasque » 😉 

Les évènements s’enchaînent, à chaque chapitre on a envie de tourner la page pour en recommencer un autre. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant (pas même une seule longueur dans le roman !) et j’ai englouti ce premier tome en quelques heures. J’ai été totalement prise par l’histoire de ces deux personnages complètement géniaux à suivre !

Les deux personnages nous offrent des joutes verbales délicieuses agrémentées de répliques piquantes bien senties. J’ai souvent ri et souri à la lecture de ce roman ! 

Izzy est une femme de caractère, une battante. Elle a peut-être évolué dans un monde de conte de fées, baignée dans les récits héroïques de son père, mais elle n’est pas pour autant naïve. Son côté déterminé va tout de suite coincé avec la personnalité de Ransom.

Parlons-en de Ransom ! Au début de notre histoire, c’est un vrai mufle. Il fait tout pour chasser Izzy de son château et n’est pas tendre avec elle (pourtant, elle n’a nulle part où aller ! Un mufle je vous dis !). Et pourtant, au fil des pages, le charme opère ! On tombe amoureuse de Ransom. Heu, Izzy tombe amoureuse de Ransom 😉

Pour conclure, « Les héritières, tome 1 : Il était une fois un duc » a été un véritable coup de coeur ! Tout est réuni pour passer un excellent moment : une intrigue addictive, des héros attachants et une écriture très fluide ! Rendez-vous très bientôt pour le deuxième tome.

D’ailleurs, l deuxième tome, intitulé « Des fleurs pour la mariée », est sorti le 6 juillet 😉

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « L’agence de Mme Evensong, Tome 3 : Les couleurs d’Eliza » de Maggie Robinson

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– Je sais que vous aimez votre travail à l’agence Evensong, Eliza. Mais mon beau-frère a besoin d’une gouvernante et je n’ai que vous sous la main. Comment refuser ce service à lady Raeburn ? Eliza se laisse convaincre et s’en va sonner chez Nicholas Raeburn, jeune peintre excentrique récemment débarqué à Londres avec sa fille. Elle découvre une étrange maison, où déambulent en plein jour des modèles nus. Quel endroit épouvantable pour une fillette de cinq ans ! Nicholas, fidèle à sa déplorable réputation, n’a que faire de ses sermons. Et la suite des événements tourne au cauchemar : tentative de meurtre, scandales, complots… Eliza serait-elle tombée dans l’antre du diable ? Il faut dire que Nicholas a un charme aussi sulfureux qu’irrésistible…

Il est sorti le 3 février 2016 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Octobre 1904, Eliza est réceptionniste à l’agence Evensong et adore son emploi. Toutefois, sa patronne, lady Raeburn, a besoin d’elle pour une mission spéciale. Son beau-frère revient tout juste à Londres et a besoin immédiatement d’une gouvernante pour sa fille. Ayant déjà occupé ce poste par le passé, Eliza est parfaitement qualifié pour l’emploi. De plus, Mary Raeburn lui promet que cela sera temporaire, le temps de trouver une vraie gouvernante qui prendra le poste définitivement.

Notre héroïne se laisse convaincre, mais elle était loin de se douter que la réputation de Nicholas Raeburn était si fidèle à la réalité. Peintre renommé, il peint beaucoup de nus et les modèles vont et viennent dans sa maison dans le plus simple appareil. Cette mission ne sera pas de tout repos pour la chaste Eliza.

Le duo formé par nos personnages principaux est efficace. L’auteur nous entraîne dans une intrigue plaisante à suivre, parfois drôle, pleine de rebondissements, où les personnages apprennent à se connaître dans un contexte assez particulier. Au delà de la romance entre les personnages, les complots, les paparazzis, et les scandales alimentent aussi le récit. C’est souvent drôle !

Entre Eliza et Nicholas, cela fait tout de suite des étincelles. Lui voit Eliza comme une femme guindée, collet monté et donneuse de leçons. Quant à Eliza, elle pense que Nicholas n’est qu’un débauché, quand bien même il est un très bon père. Au fil des pages, Eliza se rend compte qu’il n’est pas un artiste dévoyé mais qu’il a simplement une vision du monde différente de la sienne. Quant à Nicholas, il découvre qu’Eliza est simplement une femme bien éduquée, qui sait ce qu’elle veut, et qui cache en elle quelques excentricités.

Je regrette que Sunny ne soit pas davantage présente au sein de l’histoire. Après tout, elle est à l’origine de toute cette histoire (en effet, il lui faut une gouvernante). Cela aurait été bien de la voir dans des situations « normales » avec Eliza, et aussi dans des scènes un peu plus espiègles (c’est une petite fille pleine de vie et de malice).

En conclusion, j’ai adoré « Les couleurs d’Eliza » et j’ai même trouvé ce troisième tome meilleur que les deux premiers. L’auteur nous propose une histoire intéressante avec des rebondissements et des personnages de caractère. C’est une chouette romance historique qui m’a fait passer un très bon moment !

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Le captif » de Grace Burrowes

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Christian, duc de Mercie, combattait dans l’armée de Wellington quand il est tombé aux mains de l’ennemi. Enfin libéré, il apprend la mort de son épouse et de son fils. C’est donc un homme brisé qui, de retour cri Angleterre, reçoit la visite de lady Gillian venue lui annoncer que sa fille Lucille dépérit, seule dans son domaine de Severn. Consciente que Christian n’est pas capable pour l’heure d’assumer ses responsabilités de père et de châtelain, lady Gillian lui propose de l’aider. Elle aussi doit oublier ses propres démons et elle espère trouver l’apaisement à Severn.

Il est sorti le 24 février 2016 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

Peu avant la défaite de Napoléon, Christian Severn, duc de Mercie, est fait prisonnier. Il sera torturé pendant de longs mois. A son retour chez lui, c’est un homme affaibli, nourri par le désir de vengeance. Il est bien décidé à retrouver son bourreau et lui faire la peau. C’est alors que Gillian Greendale contrarie ses plans. Veuve et cousine de sa défunte épouse, Gillian l’implore de revenir à Severn pour s’occuper de sa fille Lucy qui se laisse dépérir depuis sa disparution. Mercie saura-t-il mettre de côté ses projets de vengeance ?

Je dois bien avouer que mon sentiment est assez partagé concernant ce roman. D’un côté, j’ai aimé les personnages individuellement, et d’un autre côté je n’ai pas vraiment été transportée par l’histoire ni par le couple que forment nos héros. Pour moi, l’auteur nous présente une histoire plutôt lisse et convenue, sans réelle surprise. Cela aurait pu ne pas me gêner si j’avais réussi à ressentir un peu d’émotions et de passion. Malheureusement, cela n’a pas été totalement le cas.

J’ai été très touchée par l’histoire personnelle de Mercie et de Gillian. Ils ont tous les deux un passif mouvementé, chargé d’émotions négatives et d’évènements tragiques. Du coup, j’ai été très touchée par nos deux héros et je me suis même attachée à eux. L’évolution de Mercie, homme brisé qui apprend à se reconstruire, m’a énormément plu. J’ai aimé tout l’aspect psychologique du récit. Il en va de même pour Gillian, qui, la pauvre, a eu son lot de souffrances.

Toutefois, je n’ai ressentie aucune alchimie entre eux. Pour moi, c’était comme un soufflé qui retombe. A mon sens, Mercie et Gillian n’ont pas ce petit truc spécial qui fait que l’on s’attache à leur couple.

En conclusion, « Captif » a été une bonne lecture malgré les défauts que j’ai pu souligner dans ma chronique. J’ai très envie de découvrir ce que l’auteur nous propose dans son deuxième tome, le personnage principal m’intrigue beaucoup.

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Les duchesses, Tome 6 : Le duc de Villiers » de Eloisa James

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Le duc de Villiers a un problème : père de six enfants naturels, il doit trouver une épouse capable de leur donner une éducation et de les imposer dans la haute société. Autrement dit, une fille de duc. Le choix est restreint : il y a lady Eleanor, caustique et piquante, qui s’habille hélas comme un sac, et lady Lisette, fantasque, sans doute un brin écervelée, mais si belle… Il doit se décider. Villiers fera son choix d’une manière pragmatique, oubliant un peu vite que le mariage est aussi affaire de coeur, et le sien risque fort de ne pas sortir indemne de cette foire à la duchesse…

Il est sorti le 2 décembre 2016 aux Editions J’ai Lu.

Mon avis:

J’avais eu un peu de mal à apprécier les deux premiers tomes de la saga à cause des héroïnes un brin pleurnichardes. Le troisième tome sur lady Harriet m’avait réconcilée avec la plume d’Eloisa James, je m’étais régalée. Et depuis ce troisième tome, j’enchaîne les bons moments et les coups de coeur avec cette saga.

« Le duc de Villiers » un tome que j’attends depuis les débuts de la saga, car il est un personnage phare de cette série. Jemma et Villiers sont des personnages que l’on retrouve tout au long des tomes, et je suis ravie d’avoir découvert l’histoire de Jemma (dans le précédent opus) et j’avais hâte de découvrir celle de Villiers. Alors, est-ce que j’ai été charmée ? C’est un grand OUI !

Juin 1814, le duc de Villiers a récupéré une partie de ses six enfants illégitimes. Il doit encore retrouver ses deux petites jumelles. Villiers est décidé à les élever comme s’ils étaient issus d’un mariage respectable et à prendre soin d’eux. Pour cela, notre duc haut en couleurs doit trouver une épouse, et plus spécialement une duchesse. Lorsque Villiers rencontre lady Eleanore, fille de duc, à un bal organisé par Jemma de Beaumont, il sent qu’il pourrait bien s’entendre avec elle. Néanmoins, il doit étudier toutes les options possibles. Villiers rend donc visite à lady Lisette dans le Kent, en même temps que lady Eleanore (qui est amie avec elle).

Le duo formé par nos personnages principaux est efficace. L’auteur nous entraîne dans une intrigue plaisante à suivre, très drôle, où les personnages apprennent à se connaître dans un cadre assez particulier. 

Eleanore est une jeune femme qui paraît au départ peu sûre d’elle, et cela s’explique à cause de son passé sentimental. Toutefois, au fil des pages, on la voir prendre de l’assurance et c’est vraiment plaisant ! 

Le duc de Villiers est un personnage qui a beaucoup évolué depuis le début de la saga. Il devient moins formel, plus espiègle et plus drôle. J’ai aimé le voir essayer de se dépatouiller dans son rôle de père. J’ai également beaucoup apprécié de le voir se battre pour obtenir ce qu’il souhaite.

Du côté des personnages secondaires, je les ai trouvés très bien travaillés, même si la plupart d’entre eux m’ont énervée ! La mère d’Eleanore trop coincée, Lisette complètement énervante (on dirait qu’elle est bipolaire ou qu’elle le fait exprès), le fameux Gideon complètement à côté de la plaque… Pourtant, ils font vivre le récit aussi bien que les personnages principaux, même s’ils sont diablement énervants ! J’adore 🙂

En conclusion, j’ai adoré ce tome consacré au héros phare de la saga, le duc de Villiers. La plume d’Eloisa James est toujours aussi addictive. Elle nous offre une histoire à la fois drôle, touchante et des personnages plaisants à suivre. Vivement le prochain tome !

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « La chronique des Bridgerton, Tome 1 : Daphné et le duc » de Julia Quinn

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A la naissance de son fils, le duc de Hastings jubilait. Hélas, l’enfant bégaie ! Affront insupportable pour le duc, qui l’a renié sans pitié. Le jeune Simon a donc grandi, solitaire et assoiffé de revanche. Après de brillantes études, il a bourlingué de par le monde jusqu’à la mort de son père, et c’est désormais porteur d’un titre prestigieux qu’il revient en Angleterre où il est assailli par une horde de mères prêtes à tout pour marier leurs filles. Mais Simon ne s’intéresse pas aux débutantes. Sauf peut-être à Daphné Bridgerton, qu’il a rencontrée dans des circonstances cocasses. Comme Simon, elle voudrait qu’on la laisse en paix. Une idée machiavélique naît alors dans l’esprit du duc…

Il est sorti le 13 janvier 2016 aux Editions J’ai lu.

Mon avis:

Avril 1813, Simon Basset revient d’un voyage à l’étranger suite à la mort de son père, le duc de Hastings. La haute société s’attend désormais à ce qu’il se marie pour avoir un héritier pour son titre prestigieux. Toutefois, Simon n’a aucune envie de convoler. Il fait la rencontre de Daphné Bridgerton lors d’un bal, la soeur de son ami Anthony Birdgerton. Elle aussi désire éviter la pression de la haute société (et celle de sa mère) qui la pousse à se marier au plus vite. Daphné veut choisir son futur mari, elle ne veut pas épouser n’importe qui ! Nos deux héros vont conclure un arrangement : ils vont feindre de craquer l’un pour l’autre. Pendant que Simon fera la cour à Daphné, les mères de filles à marier le laisseront tranquille. Quant à Daphné, elle attirera plus de prétendants, car c’est bien connu, les hommes désirent toujours ce que les autres convoitent… 

 

L’auteur nous offre une histoire pleine de panache. L’intrigue est intéressante, prenante, dont le tout est saupoudré d’une bonne dose d’humour. Vous vous doutez bien que leur plan ne va pas se dérouler comme prévu ! Ils vont se retrouver attachés l’un à l’autre, et vont devoir faire face à certaines difficultés.

J’ai aimé le fait que les héros ne craquent pas l’un pour l’autre instantanément. Certes, ils sont attirés l’un par l’autre, mais ils prendront le temps de se connaître et de voir évoluer leurs sentiments.

 

J’ai adoré suivre l’évolution des personnages principaux, aussi bien dans leur relation que dans leur psychologie personnelle.

Daphné est issue d’une fratrie de huit enfants et est la fille aînée. C’est donc à elle que revient le rôle de se marier en premier (ses soeurs n’ont pas encore fait leur entrée dans le monde). Ayant grandi sous la coupe de ses trois grands frère, Daphné a du apprendre à se défendre et elle en a développé un fort caractère.

Quant à Simon, c’est un jeune homme au passé très lourd. J’ai été très touchée par les périodes de son enfances qui nous sont racontées. Il a eu une enfance en totale opposition avec celle de Daphné et c’est intéressant de voir comment cela va compliquer leur relation.

Du côté des personnages secondaires, la famille Bridgerton recèle de protagonistes hauts en couleurs. La mère, lady Violet, a souvent des remarques très drôles. Quant à ses enfants, j’ai adoré les voir mettre leur grain de sel dans la relation entre Simon et Daphné.

En conclusion, « Daphné et le duc » a été un véritable coup de coeur ! C’est un roman qui nous offre une intrigue plaisante, beaucoup d’humour et des héros géniaux. J’ai hâte de lire le deuxième tome, qui est déjà dans ma bibliothèque 😉

❤ ❤ ❤

Ecrit par Noémie

La chronique du roman « Secrets de famille, Tome 3 : Un soir de folie » de Victoria Alexander

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De passage à New York, la sage Delilah Hargate s’offre un soir de folie en s’abandonnant dans les bras de Sam Russel, séduisant Américain rencontré quelques jours plus tôt. Elle est veuve et doit bientôt repartir en Angleterre, ils ne se reverront jamais. Pourquoi se priver ? Elle n’imaginait pas que, fou amoureux, Sam se ferait inviter au mariage de sa soeur et débarquerait au manoir familial. Horrifiée, Delilah l’ignore, bien décidée à ne pas succomber à son charme. Fille docile, soeur aimante, épouse dévouée, Delilah ne se reconnaît plus. Qui est-elle ? Que veut-elle ? Il serait temps de le découvrir…

Il est sorti le 2 décembre 2015 aux Editions J’ai lu.

Mon avis :

Je pense que la saga « Secrets de famille » renferme des tomes assez inégaux en terme de qualité. Je n’avais pas trop accroché avec le premier tome « Un prince de rêve », qui était passé d’une lecture sympathique au début à une lecture soporifique sur la fin. Toutefois, j’avais adoré le deuxième tome « Un séducteur de rêve », surtout grâce au duo de personnages. Qu’en est-il de ce troisième tome « Un soir de folie » ?

Juin 1887, Delilah Hargate, veuve depuis trois ans et très attachée à l’étiquette, se laisse aller lors d’un voyage aux Etats-Unis. En effet, elle rencontre Sam Russell et ils finissent par passer la nuit ensemble. Sam semble sous le charme, mais Delilah le prévient que cela ne se reproduira pas et qu’ils ne se reverront jamais. Toutefois, cinq mois plus tard, voilà que leurs routes se croisent à nouveau. Delilah découvre que Sam n’est autre que le meilleur ami de Grayson, le futur mari de sa soeur Camille. Sam arrive en Angleterre et va séjournée pendant trois semaines au manoir de la famille. Delilah ne veut absolument pas que quiconque découvre qu’ils se sont déjà rencontrés et à fortiori qu’ils ont partagé une nuit torride. Nos deux héros font semblant de ne pas se connaître, mais leur attirance l’un pour l’autre va les pousser à se « mettre en danger ». 

Dans la première moitié du roman, l’intrigue est vraiment plaisante. J’ai adoré voir les deux personnages lutter contre leur désir d’être ensemble. Au début, leur dynamique « d’attraction/répulsion » est drôle et on a le droit à d’excellentes joutes verbales. Je les imaginais très bien se tirer dans les pattes et cela me faisait beaucoup sourire.

Toutefois, cet affrontement finit par tourner au ridicule. En effet, l’histoire s’enlise et on finit par s’ennuyer face aux évènements redondants et face à l’attitude désagréable et l’entêtement de Délilah.

En ce qui concerne les personnages, comme je le disais, Delilah est très intéressante au début puis son caractère a finit par franchement m’énerver. Elle devient insupportable face à Sam, et je ne sais pas comment on peut supporter une telle girouette ! De plus, elle a un petit côté « aristo qui n’a jamais retroussé ses manches » qui est certes normal pour l’époque, mais qui ne me plaît pas pour autant.

Sam est plus débrouillard, plus ancré dans les réalités de la vie (en tous cas la vie à cette époque). C’est un homme d’affaires avisé, cultivé et intelligent. Il souhaite faire un mariage d’amour, il veut une femme qui soit son égale. C’est un incurable romantique et cet aspect de sa personnalité est très sympa.

En conclusion, la première partie du roman m’a beaucoup plu, mais la suite beaucoup moins. J’ai fini par m’ennuyer et par être pressée de terminer le livre. C’est dommage. L’héroïne devient vraiment trop énervante.

Ecrit par Noémie